‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 22 sur 398 · A III · texte numérisé non relu

A III

prnntés à l'ouvrage de Schrœder cité plus haut.

AGRIPPA. 4° Hérode Agrippa, Act. 42, 4.53. v. Hèrode. 2° Agrippa, fils de celui-ci, était à Rome auprès de l'empereur Claude lorsque son père mourut, l'an 44 de Jésus-Christ. L'empereur penchait à lui transférer toute l'autorité dont son pére avait joui, mais ses courtisans l'en détournèrent, en considération de la jeunesse du prince, a peine âgé de 47 ans. L'année suivante, le gouverneur de la Syrie voulut un instant contraindre les Juifs à lui remettre les ornements de leur souverain sacrificateur pour les placer dans la tour Ànlonia, sous la garde des Romains; mais Agrippa obtint la révocation de cet ordre. — Hèrode, oncle d' A grippa, roi de Chalcide, étant mort, l'an i<>, sa succession fut donnée à son neveu, mais lui l'ut de nouveau retirée au bout de quatre ans : l'empereur l'en dédommagea, du reste, en lui conférant le gouvernement de cinq provinces, notamment de l'Abilène et de la Trachonite, auxquelles Néron ajouta bientôt Julia dans la Pérée, et une partie de la Galilée, à l'occident de la mer de Tibériade. II s'occupa avec zèle d'embellir les villes de son ressort, et surtout Jérusalem ; mais malgré cela il ne fut jamais aimé des Juifs, à cause de l'arbitraire avec lequel il déposait des souverains sacrificateurs et en établissait de nouveaux. Lorsque Festus fut nommé gouverneur de la Judée, l'an 60, Agrippa et sa sœur Bérénice se rendirent à Césarée pour le complimenter. I/apôlre Paul y était alors détenu et venait d'en appeler à César. Festus ayant entretenu Agrippa de cette affaire, celui-ci désira vivement d'entendre le prisonnier ; il fut tellement charmé du sens droit et de la majesté qui régnait dans le discours de Paul, qu'il se sentit à moitié convaincu de la vérité de l'Evangile. « Tu me persuades à peu près d'être chrétien ! » s'écria-t-il un moment, comme s'il oubliait son caractère de juge et de roi ; mais ce ne fut, hélas ! qu'une émotion passagère : homme juste, doux, et bon Juif du reste, Agrippa ne voulait de la religion que ce qui ne gênait pas sa morale particulière, et il ne considéra les paroles de Paul qu'en juge chargé d'en examiner la culpabilité, sans penser qu'elles pussent le concerner lui-même. On a de lui quelques lettres, et Josèphe nous a conservé une harangue qu'il prononça pendant le siège de Jérusalem, pour engager son peuple à cesser une résistance impossible. Après la ruine de Jérusalem, il se relira à Rome avec sa sœur, et mourut âgé de 70 ans environ, dans les premières années du règne de Trajan (vers 404), et non l'an 90, comme le portent par erreur la plupart des Dictionnaires, ». Act. 25 et 26.

AGUR, fils de Jaké, auteur du chapitre 30 de* Proverbes, du reste inconnu. Quelques-uns

pensent que cesl Salomon lui-même qui aurait voulu se cacher sous ce pseudonyme ; opinion qui ne se peut guère soutenir. En effet, pour quelle raison aurait-il changé de nom? Pourquoi se serait-il caché; pourquoi d'ailleurs Salomon, qui s'appelle encore fils de David alors même qu'il change de nom, Eccl. 4, 4., se serait-il appelé ici tils de Jaké sans aucun motif plausible? Le style de ce cbapitren'esl point non plus celui de Salomon dans le reste des Proverbes; ce n'est pas l'homme qui a reçu de Dieu une sagesse extraordinaire qui peut venir dire : « Certainement je suis le plus hébété de tous les hommes, et il n'y a point en moi de prudence humaime, » v. 2; ce n'est pas non plus l'homme et le roi le plus riche du monde qui peut dire à Dieu : « Ne me donne ni pauvreté ni richesse, » v. 8, et la lecture de ce chapitre tout entier trahit évidemment une personnalité différente.

Agur parle îi ses deux amis ou disciples, Ithiel et Ical, de sa grande ignorance dans les mystères des profondeurs divines ; il exprime sa vénération pour la parole de Dieu, et semble répondre à des questions qui lui auraient été adressées. — Composé peut-être par un des sages dont il est parlé 24, 23., ce fragment aura sans doute été recueilli par les gens d'Ezéchias, de même que les cinq chapitres qui précèdent. Cf. 25, 4.

AH, expression de la douleur, Ez. 30, 3. v. Hélas.

AH A! Ps. 35, 24. 25. 40, 47. Ez. 25, 3, interjection qui exprime le mépris, la dérision, l'insulte; à l'exception peut-être d'Es. 44, 4 4. où elle marquerait la satisfaction.

AHAVA, Esd. 8, 45. 24. 34., petite rivière de la Caldée ou de l'Assyrie, sur les bords de laquelle Esdras rassembla les captifs qu'il devait ramener en Judée, et où il publia un jeûne, « afin, dit -il, de nous humilier devant notre Dieu, le priant de nous donner un heureux voyage pour nous et pour nos familles. » Selon quelques-uns, ce serait le fleuve connu sous le nom d'Adiava qui coulait dans l'Adiabène; d'autres, à cause d'Esd. 8, 45., prennent Ahava pour une ville ou un district, et le comparent avec le pays de Hava nommé ï R. 47, 24.

AH1HESER. 4° Chef des enfants de Dan, Nomb. 2, 27. 7, 66-74 . 2° Benjamite et parent de Saùl, 4 Chr. 42, 2. 3. sq., chef d'archers et de frondeurs, et vaillant homme, vint au secours de David, lorsque, fuyant devant Saûl, ce malheureux roi était enfermé daus Tsiklag.

AHIJA (frère de l'Eternel). 4° Fils d'Ahitub et arrière-pelit-fils d'Héli, souverain sacrificateur du temps de Saul, 4 Sam. 4 4, 3., probablement le même qu'Abiniélec 22, 9. q. v.—

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