‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 211 sur 398 · JOU · texte numérisé non relu

JOU

nord ; c) que ce jour *st postérieur au 20 mars et antérieur au 24 juillet; Chaubard le fixe au 5 juillet environ ; la lune devait se trouver dans son troisième quartier; d) enlin, que le soleil n'était levé que depuis 26 ou 27 minutes lorsqu'il s'est arrêté.

La géologie renferme encore tant de mystères que l'on ne saurait rien affirmer ; chaque savant présente son système, et nous commande le doute par son absolutisme même. Il suffit d'ouvrir un ouvrage quelconque pour s'en convaincre. Le travail de Chaubard nous a paru ne pas répondre à tout d'une manière satisfaisante, mais il a le grand mérite d'être simple, sans prétentions, naturel, et de se rapprocher de la révélation plus que tous les autres systèmes, ce qui est une garantie contre l'erreur , car c'est toujours là qu'il faut en revenir. Ce qu'il dit des terrains de la dernière formation est d'ailleurs plus fort et plus solide que les raisons qu'il allègue pour expliquer les formations précédentes.

2° Josué de Bethsémès, 4 Sam. 6, 4 4. C'est au milieu de son champ que s'arrêtèrent les jeunes vaches que les Philistins avaient attelées au char qui devait emmener du milieu d'eux l'arche sainte. Les deux génisses furent offertes en holocaute à l'endroit même où elles s'étaient arrêtées, mais l'indiscrète curiosité des Bethsémites donna à ce lieu un renom de malheur, à cause delà plaie soudaine qui futleur châtiment.

JOTBA. v. Jatha.

JOTHAM (la perfection de l'Eternel), 4° le plusjeune des fils de Gedéon, et celui qui échappa seul au massacre de toute la famille, ordonné par Abimélec, Jug. 9, 5. Il est connu par la fable qu'il raconta aux gens de Sichem, la première fable que l'on découvre dans toute l'antiquité, et qui prend place deux siècles au moins avant le grand fabuliste de l'Orient : cette fable de l'égoisme puni se dislingue par son élégance, sa poésie, et la justesse de son application. Jotham ne lira, du reste, pas d'autre vengeance des Sichémites qui avaient abandonné la famille de son père, et il s'enfuit en diligence à Béer entre Jérusalem et Béthel.

2° Jotham, onzième roi de Juda, fils et successeur d'IIozias, occupa le trône pendant seize ans (737-741 ). Il lit le bien devant l'Eternel, sans pouvoir cependant extirper l'idolâtrie de Juda, 2 R. 15, 35., cf. 2 Chr. 27, 2. La nation seule fut coupable du bien qu'elle empêcha le roi de faire, et Jotham eut un règne prospère et florissant : il pourvut à la sûreté du royaume par la construction de place fortes, et agrandit la porte principale du temple. Au dehors ses armes triomphèrent des Hammonites, et il en reçut pendant trois années un riche tribut en argent et en blé. Il mourut en paix, et fut enseveli dans

les sépulcres de ses pères. Son nom se retrouve Es. 1, 1. 7, 1. Os. 1, 1. Mich. 4, 1. 4 Chr. 5, 47. Matin. 4,9. Son avènement au trône fut marqué parle commencement du ministère d'Esaïe, qui fut son contemporain ainsi qu'Osée et Miehée.

JOTSADAK. v. Jéhotsadak.

JOUR. Les Hébreux (comme tous les peuples qui identifiaient leurs mois avec les lunaisons) comptaient leurs jours d'un coucher de soleil à l'autre, selon le commandement de Moïse, Lèv. 23, 32. Les Romains avaient deux sortes de jours avec des noms différents, le jour civil et le jour naturel : le premier était le même que ehez nous; le second, qui était celui de la vie ordinaire, commençait à six heures du matin, et finissait a six heures du soir. Le jour civil des Juifs variait en longueur, suivant les saisons de l'année, mais était toujours partagé en douze parties ou heures, Jean 41, 9., qui devaient elles-mêmes varier considérablement, puisque les plus longs jours allaient jusqu'à 44 heures 42 minutes, tandis que les plus courts ne comptaient que 9 heures 48 minutes, et que la différence était ainsi de 4 heures 28 minutes. 11 ne paraît pas du reste que les Héiireux, avant l'exil, aient connu d'autres divisions du jour que la division naturelle du matin, du midi, Gen. 43, 16. Deift. 28, 29., et du soir; on peut y joindre encore l'aurore et le crépuscule : c'est des Babyloniens qu'ils ont pris, comme les Grecs aussi, d'après Hérodote, 2, 409., la division du jour en 42 heures, Dan. 4, 49. 5, 5., division qui fut dès lors généralement adoplée et qu'on retrouve dans le N. T. C'est à la même époque probablement que remonte aussi la division du jour en quatre parties, et celle de la nuit en quatre veilles, q. v. — Quant aux jours de la création et aux jours de fêle, v. ces articles.

C'est par journées de chemin que les premiers patriarches, et même les Juifs postérieurs, jusqu'après les temps de l'exil, appréciaient les distances, Gen. 30, 36. 34, 23. Ex. 3, 48. 5, 3. iNomb. 4 0, 33. 33. 8. Deut. 4, 2. 4 R. 49, 4. 2 R. 3, 9. Jon. 3, 3.; cf. 4 Macc. 5, 24. 7, 45. Tob. 6, 1. La même expression se retrouve encore dans leN. T., Luc 2, 44., et dansJosèphe. Dans les anciens lemps, cette manière sommaire de mesurer l'éloignement de deux villes était la plus ordinaire, peut-être la seule, comme elle est encore en usage de nos jours chez les Arabes et les Perses ; mais au point de vue géographique, c'est une évaluation sans valeur, les journées des caravanes variant aisément de 6 à 12 lieues; la journée moyenne est évaluée à 7 lieues; Hérodote, 4, 404., qui a donné à la journée moyenne le chiffre le plus élevé, lui donne 200 stades ou 8 lieues.

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