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compilateur quelconque en a fait le livre canonique des Juges. — Les trois premiers chapitres sont un exposé de l'état du pays après la mort de Josué, «le l'humiliation des Israélites d'abord, puis de leur première idolâtrie; les chap. 4-46 renferment l'histoire des six oppressions et des six délivrances; c'est l'histoire des juges proprement dite-, les chap. 47-24 contiennent enfin deux épisodes de la profonde immoralité qui s'était introduite en Israël après la mort de Josué, et qui amena sur ce malheureux pays but de calamités, et la destruction presque totale de la tribu de Benjamin.
Pour plus de détails, v. îtavernick, Einleit., II. p. 57-141, et le commentaire de Studer, publié à Berne, 4835.
JUIFS, ("est le nom que prirent collectivement tous les enfanis d'Israël sans distinction de tribu après le retour de l'exil; il dérive soit de Juda la première des tribus, soit du royaume de Juda, auquel la plupart de ceux qui revinrent dans leur patrie avaient appartenu : des raisons politiques contribuèrent peut-être aussi il ce que les membres des tribus d'Israël se confondissent par un même nom avec ceux de Juda, parce que c'est à ces derniers seuls que le texte de l'èdit de Cyrus semblait rendre la liberté. Le nom de Juifs ou Judéens a dès lors prévalu.
L'histoire des Juifs est ainsi, en quelque sorte, la continuation de celle des Hébreux ou des Israélites; c'est l'histoire des cinq siècles qui séparent l'Ane, et le N. T; les Juifs sont à Babylone, à Nlnive, en Egypte, dans toutes les colonies de la dispersion : ils ne sont plus groupés autour du temple, et ne célèbrent plus leurs solennités religieuses soUs les auspices du sacritleateur et de l'arche sainte. Ce sont les livres apocryphes, c'est Josèphe, c'est Philon, qui racontent leur histoire, ce n'est plus la Bible; à peine si le livre d'Ester nous raconte la grande délivrance qui leur est accordée, puis la Bévélation se tait sur ce qui les concerne. Le N. T. nous les montre de nouveau, Israélites transformés, presque méconnaissables par suite des persécutions qu'ils ont subies, et surtout par suite de leur contact avec les peuples de ce monde. L'exil de Babylone fut le dernier châtiment des Juifs Idolâtres, et l'épreuve leur fut profitable ; dès lors, instruits par l'expérience, Ils ne coururent plus après les dieux étrangers, mais Ils n'en demeurèrent pas moins matériels et charnels, et lorsque le Messie vint, ils le rejetèrent, ne voulant rien d'un roi faible, méprisé, dont la gloire n'était pas de ce monde : ils le crucitièrent. et le sang du Juste re tomba sur eux; la ruine de Jérusalem, la dèvRstalion du pays, la dispersion du peuple vengèrent ce forfait inouï, et les païens sont entrés dans l'alliance de grâce qu'àvait rejelée la race élue, la
nation sainte. Quel est maintenant l'avenir de ce peuple longtemps si béni ? Cet avenir est sans doute plus brillant encore que son passé, car les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance; ils seront entés de nouveau; on peut prévoir leur retour à Jérusalem, leur conversion, et par eux l'évangélisalion et la conversion du monde, « car si leur chute a été la richesse du monde, et leur diminution la richesse des gentils, combien plus le sera leur abondance, Rom. 4 4. « — Les temps actuels sont signilicalifs a cet égard, et sans entrer dans des développements que le plan de ce travail ne comporte pas, je me borne à renvoyer au discours de M. Gaussen, « Les Juifs enfin évangélisés, et bientôt rétablis, » ainsi qu'au Voyage en Orient de MM. Keith, Black, Bonar et tiac - Cheyne : « Les Juifs d'Europe et de Palestine. » r. aussi Guers, Israël aux derniers jours.
JULE, cenlenier de la cohorte appelée Auguste (l'empereur avait donné son nom à une cohorte dans chaque légion). C'est à lui que Paul et quelques autres prisonniers furent remis pour être conduits en Italie, Ad. 27. Il témoigna toujours beaucoup de déférence pour l'Apôtre, et lui permit d'aller voir ses amis a Sidon. Plus tard, la navigation étant devenue dangereuse, Paul conseilla au centenier de s'arrêter a Beaux-Ports, mais celui-ci, plus confiant en l'expérience du pilote, crut pouvoir continuer sa route. Cependant une forte tempête ne tarda pas à menacer le navire, la vie de tous ceux qui le montaient fut exposée a un danger imminent, et les conseils de Paul furent recherchés et suivis. Jule rendit alors a Paul service pour service, et lui sauva la vie ainsi qu'à tous ses compagnons de captivité, que les soldats voulaient mettre à mort pour les empêcher de s'évader; à Rome enfin, il remit les prisonniers au préfet du prétoire, et paraît avoir obtenu pour Paul un traitement plus doux que celui de la prison, et la liberté dedemeurer à part.
JtiLlE, Rom. 46, 45., femme disciple de Rome, l'épouse de Philologue selon Origène, du reste inconnue. Quelques-uns méme pen sent que Julie ou plutôt Julias était on homme.
JLNIAS (de Jution), Rom. 46, 7., ou peutêtre Junie, serait, dans ce dernier cas, la sœur d'Andronique, ou sa femme : c'est le sentiment de Chrysostome, de Théophylacte, et d'autres; elle était parente de saint Paul. Le nom d'apôtres que Junias partage avec Andronique a fait croire que c'était un homme. Incertain.
JUPITER (père secourable). v. Caldeens.
Celte divinité bien connue des Grecs et des Romains, n'a été connue des Juifs sous ce nom qu'après l'exil quand Antiochus Epiphanes voulut les contraindre d'adorer Jupiter Olvmpien â Jérusalem, et Jupiter l'Hospitalier à Guériiittt,
KAD
KEO
2 Macc. 6, 2. A l'époque des apôtres, Barnabas fut pris pour Jupiter en même temps que Paul pour Mercure, et on voulut leur offrir des sacrifices dans le temple de Jupiter qui était à Lystre, Acl. 14, 4 2. 43. Des taureaux couronnés sont désignés dans ce passage comme victimes, cf. Iliad., 2, 401. yfcneid., 3, 24. 9, 6*7.
JUSTE. 4° v. Barsabas. — 1° Juste, chrétien d'entre les gentils, logea Paul à Corinthe lorsque celui-ci eut quitté Aquila pour se tourner des Juifs vers les païens. D'ancien» manuscrits portent qu'il s'appelait Tite Juste, d'où Chrysostome et Grotius ont cru que c'était le même que Tite à qui Paul a écrit ; mais c'est une opinion peu probable. — 3° Jésus appelé Juste, honorablement mentionné par saint Paul parmi le petit nombre de ceux qui, Juifs de naissance, travaillaient activement avec l'Apôtre a l'évangélisation des Juifs, Col. 4, 14. Du reste inconnu. — 4° ». Jacques 2°.
JUSTICE. ». Juge.
JUTTA, ville sacerdotale de la tribu de Juda, située sur un plateau à peu de distance d'Hébron, Jos. 15,55. 21, 16. Non loiude là se trouvait une des sources du Besor. Quelques-uns pensent que c'est la ville indiquée Luc 4, 39., et ils lisent la ville de Juda ou Jutla, au lieu de une ville, trouvant celle dernière expression trop vague pour Luc qui aime à préciser.
KAB. ». Cab.
RABTSÉEL. ». Jékabtséel.
KADÈS, la même que Bené-Jahacan, ». Campements; la même que Kadés-Barné, Nomb.
50, 14., cf. 32,8. Jos. 14, 7., et peut-être aussi que Méribah -Kadès, quoique diverses circonstances puissent faire douter de l'Identité. Elle s'appela d'abord Hen de Mispat, ou source du jugement. C'était une ville entourée d'un district du même nom, au sud-est de la Palestine, dans le désert de Tsin, sur les front ières d'Edom, non loin de Guérar, Gen. 14, 7. 16, 14. 20, 1. Nomb. 20, 1. 27, 14. 33, 36. 34. 4. Deul. 32, 51. Jos. 10, H. Plusieurs souvenirs se rattachent a son nom : la mort de Marie, sceur de Moïse, INomb. 20, l'envoi des douze espions, et les négociations avec le roi d'Edom, Nomb. 20, 14. Jug. 14, 47., la défaite d'un de ses rois par Josué, Jo?. 4 2, 2i., enfin la défiance de Moïse et d'Aaron au sujet du rocher d'eau vive, et leur condamnation. INomb. 20, 2. Le nom de Kadès, qui signille saint, fut donné à cette station lors du second campement des Israélites, et parce que l'Eternel se sanctifia en eux, Nomb. 20. 1 3. Cette ville est donnée plus tard comme frontière méridionale du pays, et notamment de la tribu de Juda, Nomb. 34, 4. Jos. 45, 3. 1! est
possible cependant que Méribah -Kadès soit différent de Kadès-Barné; mais il en était, en tout cas, peu éloigné; quanta Méribah, ». cet an. — On dislingue encore un autre Kadès, ou plutôt Kédès, q. v.
K\DMONIENS (les Orientaux}, nom d'une peuplade cananéenne, Gen. 45, 49., cf. Jug. 10, 5., du reste inconnue, que l'on place au delà du Jourdain, à l'orient de la Phénicie, et non loin du Liban. Quelques-uns pensent queCadmus avait appartenu à cette tribu, cl qu'Hevmione, sa femme, avait reçu son nom du mont Hermon ; ils trouvent une analogie de plus : les Kadmoniens étaient Héviens, et la racine de ce dernier nom signifie serpent ; de là, disent -ils, la fable des dents du dragon semées par Catlmus, et des hommes vaillants qui en naquirent.
KAGAIL Lév. 11, 22. ». Sauterelles.
KAIMON, ville de Galaad, appartenant à la tribu de Manassé, et dans laquelle fut enseveli Jaîr, Jug. 10, 5.
KAKKAA, ville siluèe dans la partie méridionale de la tribu de Juda, Jos. 15, 3.
KARKOIt. lieu au d<là du Jourdain, du côté de l'Arabie, Jug. 8, 10. Eusèbe et Jérôme pensent au château de Carcaïa ou Carcaria, à une journée de Pétra, ce qui s'accorde assez bien avec le récit sacré, si Nobah, qui paraît avoir été à l'est de Karkor, 8, 4 4., est, en effet, comme le dit Eusèbe, a 8 milles sud d'Esbue, v. Nobah.
KEBAR (force), ou Chaboras, fleuve de la Mésopotamie, qui prend sa source près de Rasel-Aïn, et qui coule d'abord ft l'est, puis au sud, et à l'oueM, reçoit le Mygdonlus, <»t se jette dans l'Euphrate, près de Circesium. Une partie des dix tribus avait été transportée sur les rives de ce fleuve, et c'est de là qu'Ezéc-htcl a daté plusieurs de ses prophéties, Ez. 4, 3. 3, 45. 23. 10, 15. 22.
KÉDAR (noirceur), et Kédaréniens, peuple descendant d lsmaél, Gen. 25, 13., horde nombreuse vivant dans des tentes, toujours nomade, et dont on ne peut pas indiquer, d'une manière précise, le territoire, puisqu'ils en changeaient stiuvent. Ils erraient dans les déserts de l'Arabie, vers le nord-est de la Palestine, étaient riches en troupeaux, faisaient un grand commerce, et excellaient à tirer de l'arc, Es. 21, 16. 42, 11.60, 7. Cant. 4,5. Ps.120, 5. Ez. 27, 21. Jèr. 2, 10. 49, 28. Ce sont probablement les Cédréens de Pline. La langue de Kédar, chez les rabbins, désigne l'arabe.
KEDKMOTH (antiquité), ville de Ruberi, appartenant aux Lévites, Jos. 13, 18. 21, 37. t Chr. 6, 79. Près de là se trouvait un désert, Dent. 2, 26.
KËDÈS (saint) ou Kadès. 1» Ville de Neph- Ihali, lévitique, et l'un des six lieux de retug •
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d'Israël, d'abord résidence d'un roi cananéen, bites et des Hammonites, Nomb. 24, 29. Jug.