‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 216 sur 398 · Jug · texte numérisé non relu

Jug

Jos. 4 2, 22. 19, 37. 20, 7. 21 Elle était fortifiée, 2 R. 43, 29. 4 Cbr. 6, 76. Jo.sèphe la met sur les frontières de la Galilée et de la Phénicie, et lui donne les environs de Tyr pour territoire. — 2° Ville au sud de Juda, Jos.45,23. — 3° d'Issacar,4 Chr. 6,72.t>.Kison.

KÉDOR-LAHOMER (race qui domine), Gen.

4 4, 4.(env. 2400 av. C), roi d'Hélam. Plus fort que tous les autres petits chefs des contrées avoisinantes, il avait su, pendant douze années, se rendre et se conserver tributaires les rois de Sodome, de Gomorrhe et des autres villes de la plaine qui, enfin, lasses du joug, se soulevèrent et refusèrent de payer le tribut. Au bout d'une année, pendant laquelle Kédor, sans doute, avait pris ses mesures, il s'avança contre les rebelles, accompagné de trois rois, ses voisins. Les princes des cinq villes s'armèrent et vinrent au-devant de lui; mais déjà Kédor-Lahomer était triomphant ; il venait de conquérir toute la vallée orientale du Jourdain ; il avait pénétré jusque dans l'Idumée, et la défaite des cinq rois n'était plus pour lui qu'un succès facile ; il les rencontra dans la vallée de Siddim, pleine de l'asphalte qui donna plus tard son nom à la mer qui engloutit les cinq villes. Ce terrain de bitume et les crevasses qui le traversaient, génèrent les mouvements des rois de la plaine : ils furent battus; ceux de Sodome et de Gomorrhe furent tués; tous s'enfuirent ou furent faits prisonniers; leurs vivres et leurs richesses tombèrent au pouvoir de l'ennemi. Mais, parmi les captifs, il s'en trouvait un qui craignait Jèhovah : c'était Lot; sa présence devait être la délivrance de tous. Abraham, informé du malheur de son neveu, part avec 348 de ses serviteurs, partage ses troupes en bandes, fond de nuit sur le camp ennemi, met en fuite Kédor et ses alliés, et leur reprend, avec leurs prisonniers, toutes les richesses qu'ils avaient injustement enlevées. Kédor s'enfuit jusqu'à Hohar, près de Damas.

KÉHATH (congrégation), second fils de Lévi, Gen. 46, 4 4. Nomb. 3, 47. 4 Chr. 6, 4., naquit en Canaan, et fut père de Hamram. et, par lui, grand-père de Moïse et d'Aaron. Ex. 6, 16-20.; il vécut o»nl trente-trois ans. Ses descendants, l'une des trois branches lévitiques, furent chargés, dans le désert, de porter l'arche et les ustensiles du tabernacle, Nomb, 4, 4. Ils étaient au nombre de 2,750 personnes de trente à cinquante ans, à la sortie d'Egypte.

KÉH1LAH (qui divise), ville des plaines de Juda, Jos. 45, 44. 4 Chr. 4, 49. Néh. 3, 47. 48. Elle fut prisi' par les Philistins et délivrée par David, 1 Sam. 23. Elle était située à quelques ligues est d'Eleuthéropolis; une ancienne tradition y place le tombeau du prophète llabaciic. KÉMOS (maniant), divinité nationale des Moa-

41, 24. 2 R. 23, 43., cf. Jér. 38, 7., dont Salomon même autorisa le culte en Israël, 4 R. 4 1 , 7. Quelques-uns, sur l'autorité de Jérôme, la confondent avec Bahal-Péhor; d'après l'étymologie, on pourrait la croire identique avec Béelzébub ; d'autres croient que c'était le dieu de la guerre. Une tradition juive porte que Kénu* avait pour emblème une étoile noire. On en bit encore Saturne, ce que son rapprochement ét Molooh, 4 Rois 4 4,7. 2 R. 23, 43. rend asseï vraisemblable, v. Caldéens.

KEN AN, ». Caïnan.

KÉNATH, ville de Galaad, à laquelle Nobab donna plus tard son nom, Nomb. 32, 42, Jug. 8, 44. 4 Chr. 2, 23. Eusèbe et Jérôme l'appellent Kanatha et la placent en Arabie (Trachonite); Ptolémée et Josèphe la mettent en Ccelésyrie et la comptent avec la Décapole. — Burckhardt a trouvé des ruines assez considérables portant le nom de Kanuat.

KÉNAZ (nid), père de Hothnie), Jos. 15. 47. v. Kéniziens.

KÉNIENS (propriété, achat) ou Kiniens, 4 Chr. 2, 55., peuplade dont le nom correspondrait a celui des Troglodytes grecs; ils habitaient des montagnes et des rochers inaccessibles, Nomb. 24, 24. C'était une des tribus cananéennes, Gen. 45, 49.; leur demeure était au couchant de la mer Morte, vers le sud, et s'étendait assez en avant, du côté de l'Arabie, sur le territoire des Hamalécites, puisque Jéthro, le beau-père de Moïse, était Kénien, Jug. 4, 46, et que, du temps de Saul, les Kéniens étaient mêlés avec les Hamalécites, 4 Sam. 4 5, 6. H parait que la parenté d'alliance qui existait entre Moïse et cette peuplade, fut pour elle une branche de salut; car, quoique les Kéniens fussent du nombre de ces Cananéens qui devaient être exterminés pour céder la place à Israël, on en retrouve plusieurs vivant en diverses parties de la Palestine, principalement dans le nord, Jug. 4, 11. 17. 5, 24.; peut-être ceux qui se soumirent furent-ils admis a jouir de ce privilège, comme sous Josué les Gabaonites; les autres se retirèrent en Idumée. Leur territoire faisait partie de celui qui fut donné plus tard à la tribu de Juda.

KÉNIZIENS, peuplade cananéenne inconnue; elle n'est nommée que Gen. 45, 49. On croit qu'ils habitaient le midi de la Judée. Le nom de Kénizien se retrouve Nomb. 32, 42. Jos. 4 4, 6. 4 4.; est-ce qu'il rappelle celle tribu ? Est-ce que Kénaz, Jos. 45, 47. Jug. 4.43., aurait pris luimême son nom de la tribu à laquelle auraient appartenu ses ancêtres? Ou bien n'y a-t-il là qu'un rapport accidentel, et le nom de Kénaz serait-il devenu, à son tour, un nom patronymique? On ne peut décider, mais celte dernière supposition est la plus probable.

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