‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 217 sur 398 · KIK · texte numérisé non relu

KIK

KÉPHIR AH (petite lionne), 4° Ville des Gabaonites qui fut ensuite cédée à la tribu de Benjamin, Jos. 9, 17. 48, 26. — 2° Fils de Kiriath-Harim, Esd. 2, 25.

KÉREN-HAPPUCH. v. Jémjma.

KËRÉTHIENS,4 Sam. 30, 4 4. et ailleurs. Ce nom qui désignait sans doute primitivement les habitants de l'Ile de Crète, fut conservé ensuite ù leurs descendants les Pbilistins. v. Caphtorim.

KÉR1JOTH (les villes), 4° Ville de Juda, Jos. 45, 25., probablement le lieu d'origine de Judas le traître, q. v.— 2° Ville moabite>, Jér. 48, 24. 44. Am. 2, 2.

KÉRITH (qui coupe), 4 R. 47, 3-6., un des affluents du Jourdain, sur les bords duquel Elie fut nourri par les corbeaux de l'air; il descend des montagnes d'Ephraïm.

KRTSIHA. v. Jémima.

KÉTURA (parfumée), Gen. 25, 4.4 Chr. 4, 32., seconde femme d'Abraham, ou plutôt une simple concubine qu'il prit après la mort de Sara; quelques-uns pensent qu'elle était cananéenne, d'autres croient que c'est Agar qu Abraham rappela auprès de lui, les motifs de son expulsion n'existant plus. On n'en sait rien, mais ce dernier cas est peu probable. Elle donna au patriarche six fils, qu'il renvoya comme Ismaël après leur avoir fait des présents, ce qui semble bien prouver qu'il ne voyait pas en eux sa postérité, et qu'il ne les considérait pas comme légitimes.— Quelques auteurs prétendent qu'Abraham avait déjà épousé Kétura du vivant de Sara.

KIRROTH-TAAVA (sépulcres de la convoitise), Nomb. 14, 34. v. Campements.

K1DON, 4 Cbr. 43, 9. v. Nacon.

KIJUN, Am. 5, 26. ». Caldéens.

KIKAJON, Jonas 4, 6-40. Saint Jérôme, après avoir traduit l'hébreu par lierre, avoue qu'il ne se contente de celle traduction inexacte que parce que le mot propre manque en latin, et qu'il aime mieux cependant mettre dans ce passage un mot bien connu que d'y laisser subsister le terme hébreu, qui pourrait donner lieu à des malentendus plus fâcheux encore que l'inexactitude. Il pense d'ailleurs comme Celse (et plus tard Bochart, Calmet, Michaëlis, Rosenmuller, Harris, Gesenius, Winer, etc.), que le kikajon est la même plante que les Egyptiens appellent kiki, et les Arabes el kéroa, en français le ricin ou la palme de Christ. « En Grèce, rapporte Hérodote (2, 94.), cette plante croit spontanément et sans culture; mais les Egyptiens la soignent, ils la sèment sur les bords des rivières et des canaux, et lui font produire en grande abondance des fruits d'une odeur très forte, qu'ils pressent ensuite, et dont ils extraient une huile bien connue, qui a des qualités médicinales, et qui brûle avec autant d'éclat et de facilité que l'huile d'olive. Les

Egyptiens appellent la plante silUcyprfon, et l'huile kiki. » — Niebuhr, dans sa description de l'Arabie, décrit ainsi l'el kéroa : « Cette plante a la forme d'un arbre, quoique son tronc n'ait pas la consistance du bois ; chacune de ses branches est terminée par une seule large feuille à six ou sept lobes; le sujet que j'examinai était près d'un ruisseau qui l'arrosait continuellement; en cinq mois il avait crû de 8 pieds el portait alors des fleurs et des fruits, mûrs et non mûrs : les feuilles et les fleurs que je détachai de la tige se flétrirent en fort peu de minutes, comme font celles de tous les végétaux d'un rapide accroissement. On l'appelle à Alep paima Christi. Les chrétiens et les juifs de Mosul (Ninive), disent que ce n'est pas cette espèce dont il est parlé dans l'histoire de Jonas,mais une autre aux feuilles plus nombreuses et plus Lirges, et d'un développement plus prompt. » — Le ricin (ricinus communis), est une plante bisannuelle, de la famille des euphorbiacées, qui atteint en quelques jours la hauteur d'un arbre pouvant cacher un homme sous l'ombrage de ses feuilles; sa tige, d'abord herbacée, devient plus tard ligneuse, mais elle est creu-e en dedans, pleine de nœuds et d'articulations, et munie de grandes feuilles à longs pétioles, ayant la forme de feuilles de vigne, plus lisses ei plus noires que celles du plane, dentelées en forme de scie : les fleurs sont jaunes, et dans les deux sexes, sans corolles; leur fruit est une gousse ou silique triangulaire, munie de poils durs et piquants, dont les grains donnent l'huile blanche ou jaunâtre doni nous avons parlé. On trouve principalement cet arbuste en Arabie, en Egypte et en Syrie, et le rabbin Kimhi raconte que les Orientaux ont l'habitude d'en planter devant leurs maisons et sur le devant de leurs boutiques pour se procurer ainsi quelque ombrage.

Ces détails sont d'accord avec ce que le passage de Jonas fait connaître du kikajon, pourvu toutefois qu'on ne presse pas outre mesure les mots du récit : rien n'indique combien de temps cet arbuste a mis à crotlre, quoiqu'il soit évident que son développement a été fort prompt ; Dieu le prépara, est-il dit, el les paroles du verset 40 : « il est venu en une nuit, » marquent simplement, ou bien en général la rapidité de son accroissement, ou bien qu'en une nuit il a crû assez pour donner au prophète le bienfaisant ombrage qu'il lui refusait la veille encore, quoiqu'il eût déjà une certaine hauteur et des feuilles en germe. Le dessèchement de la plante s'explique de la même manière; il a élé rapide, comme sa venue : l'ardent soleil dont Jonas se plaint aura nui à l'arbuste, et lever qui le ronge peut être, pris littéralement, comme au>si l'on peut l'entendre d'une espèce de chenilles noi-

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