KIR
res, assez grandes, et fort nombreuses, qui pendant les jours les plus chauds de l'année éclosent sur certains arbres, notamment sur le kik;ijoit, et en rongent en une seule nuit toutes les feuilles, sans qu'il reste plus de l'arbre autre chose qu'un squelette. Mais si cette bistoire tout entière peut s'expliquer naturellement, elle n'en a pas moins été amenée par l'intervention directe de l'Eternel-Dieu, et il est possible que la venue et la mort du kikajon aient été plus rapides qu'elles ne le sont d'ordinaire.
A cet arbuste malheureux se rattache le souvenir du grand ègoïsme du prophète; Jonas voulait que Ninive périt, mais il voulait épargner le kikajon, parce que le salut de Ninive compromettait la vérité de sa prophétie, et que la mort de l'arbrisseau était pour lui une cause de souffrance physique ; il recherchait son intérêt propre, et tenait peu compte de la vie de 420,000 hommes.
IMus tard le même arbrisseau a été une source de troubles dans une portion de l'Eglise chrétienne. Saint Augustin, s'appuyant de l'autorité des Septante, du syriaque et de l'arabe, croyait que le kikajon signifiait la citrouille; saint Jérôme, d'après Aquila, Symmaque et Théodotion, avait traduit par lierre : de là, grande rumeur et grand scandale un jour dans l'Eglise d'Assyrie ; on parla d'hérésie, et la version de Jérôme dut être positivement condamnée sur ce point, pour éviter un schisme à propos d'une différence entre deux grands et pieux docteurs dont il semble maintenant prouvé que l'un et l'autre se trompaient.
KI.MHAM, 2 Sam. 49, 36., fils ou petit-fils de Barzillaï, cf. 4 R. 2, 7., remplaça ce vieillard auprès de David et suivit son maître a Jérusalem. Il parait que parmi les présents qu'il reçut de David ou de Salomon, se trouvait une grande métairie aux environs de Bethléem, dans laquelle s'arrêtèrent, comme dans un hospice, Jobanan et les Juifs qui, après la ruine de Jérusalem, se rendaient en Egypte, Jér. 41 , 17. Peut-être aussi était-ce un hospice que Kimham avait fait bâtir en ce lieu pour servir de retraite aux voyageurs, comme sont les caravansérails en Orient. Le nom de Guérulh, conservé par nos versions dans ce passage, doit se traduire par hospice.
KINNÉRETH, Jos. 13, 27. v. Génésareth.
KIH (ville), 4° ou Kira, Es. 22, 6., district du royaume d'Assyrie, dans lequel furent transportés les habitants de Damas pris par Tiglatb- Piléser, 2 R. 46, 9. Am. 4, 5. 9, 7. Es. 22, 6. C'est la contrée située auprès du fleuve Cyrus, qui, réuni à l'Araxe, se jette dans là mer Caspienne, et a conserve jusqu'à nos jours dans le pays le nom de Kura. — 2° Très forte ville du pays des Moabites, située sur un rocher de craie haut et escarpé, qui domine tout le pays,
et d'où l'on peut voir dans le lointain la ville de Jérusalem : le paraphraste caldéen l'appelle Kéracca (c'est-à-dire forteresse de; Moab, et les auteurs arabes la mentionnent dans l'histoire des croisades, sous le nom de Karak ou Karek. Outre les Turcs, elle renferme trente-cinq familles de Juifs chrétiens, qui s'y sont réfugiés de Jérusalem ou d'ailleurs; ils n'y sont point vexés et jouissent de la même liberté qu« les Turcs ; ils exercent une grande hospitalité, et sont plus pieux que bigots. Le voyageur Burckhardt, qui y a séjourné trois semaines, a dû passer un jour dans chaque maison. 11 y a quelque chose d'admirable dans cet exercice de l'hospitalité; mais les Bédouins en abusent : ils arrivent le soir avec leurs chevaux, se font nourrir pour économiser leurs propres provisions, puis repartent. Seetzen et Burckhardt parlent du château ruiné et des restes de fortifications de cette ville, qui n'est plus qu'un gros bourg situé à trois lieues sud d'Har-Moab ; elle est encore le siège nominal d'un évéque grec qui réside à Jérusalem. — C'est probablement, selon Vittïnga,la même que Kir-Hérès, Es. 46, 41. Jér. 48, 34. 36., et que Kir-Harésflb, Es. 16, 7. 4 4. 2 R. 3, 25.
KIHIATH (villes), ville de Benjamin, Jos. 4 8, 28., que quelques-uns pensent être la même qui. sous le nom deKiriath-Jéharim,auraitpassé plus tard à la tribu de Juda, dont elle était voisine.
KIRIATUAJIM, 4» ville de Ruben, à l est du Jourdain, à une journée de Palmyre, Nomb.32, 37. Jos. 43, 49. Elle avait d'abord appartenu aux Erains, Gen. 4 4, 5., puis aux Àloabites (cf. Deul. 2, 9.), qui s'en trouvèrent de nouveau en possession aux jours de l'exil, Jér. 48, 1 . 23. Ez. 25, 9. Eusèbe et saint Jérôme la mentionnent sous le nom de Korias ou de Corajatba, et la mettent à 1 0 milles romains de Médéba. On n'est pas d'accord sur l'emplacement de ses ruines. — 2° Ville lévitique dans la tribu de Nephlhali, 4 Chr. 6, 76., la même qui est appelée Karthan, Jos. 24, 32.
KIRIA I H-ARBAH. v. Hébron.
KIRIATII-Hl/TSOTH, Nomb. 22, 39., ville des Moabites.
KIRIATH-JÉHARIM (ville des forêts), aussi appelée Babala, Jos. 4b, 9., Kiriatb-fiahal, 45, 60., et Bahalé de Juda, 2 Sam. 6, 2., était une ville de Juda, Jug. 4 8. 4 2., sur la frontière occidentale de la tribu de Benjamin, Jos. 9, 17. 18, 43. I Chr. 2, 50. Elle fut pendant quelque temps le siège de l'arche de l'alliance, 4 Sam. 7, 1.2 Sam. 6, 2. 4 Chr. 4 3, 6. v. encore Jér. 20, 20. Esd. 2, 23. Neh. 7, 29. Eusèbe la met a 9 milles de Jérusalem, au nord-ouest, dans la direction «le Lydda.
K1RIATH-SEPHER (ville du livre), plus tard appelée Débir (oracle), Jos. 40, 38., cf. 45, 45.