AHI
2* Prophète du Seigneur, qui habitait à Silo. Ce fut lui, selon toute apparence, qui encouragea Salomon à construire le temple, 4 R. 6, 44., et qui le menaça ensuite du démembrement de son royaume, 44, 9. 29. 42, 45. Ayant rencontré Jéroboam dans un champ, il déchira sa robe en douze pièces, et lui en donna dix, comme signe de la domination qu'il exercerait sur dix tribus d'Israël. Plus tard, et dans sa vieillesse avancée, le même prophète fit entendre au même roi des paroles bien différentes, lorsqu'il annonça à son épouse déguisée la mort de leur 01s Abija el la ruine de toute leur maison, 44, 2. Il a écrit des mémoires sur les temps de Salomon et de Jéroboam, mais ces prophéties, comme tant d'autres, se sont perdues, 2 Chr. 9, 29. — 3° De la tribu d'issacar, père de Bahasa le meurtrier et le successeur deNadab, 4 R. 45, 27.
AHIKAM (frère de l'ennemi), fils de Saphan el père de Guédalia, 2 R. 22, 42. 25, 22. 2 Chr. 34, 20. Jér. 26, 47-24. 40, 6. Il fut envoyé par Josjas, roi de Juda, rauprès de Bulda la prophélesse, pour la consulter sur le livre de la loi qui avait été trouvé dans le temple. Membre du conseil du roi sous Jéhojakim, il prit le parti de Jérémie contre les sacrificateurs, el empêcha qu'il ne fût livré au peuple, el qu'on ne le fit mourir.
AimiAHATS (frère de la colère). 4» Beaupère de Saùl, 4 Sam. 44, 50. — 2° Fils et successeur de Tsadok, souverain sacrificateur, 2 Sam. 45, 36. 47, et 48, rendit à David d'importants services pendant la rébellion d'Absalon. Chargé de faire passer au monarque les précieux avis de Cusaï, il se tenait avec Jonathan caché derrière la fontaine de Roguel. Une servante vint leur annoncer les résolutions qui venaient d'être prises par Absalon, et ils partirent; mais, dénoncés par un garçon qui les avait découverts, ils furent poursuivis el durent se cacher à Bahurim, dans la maison d'un partisan de David, qui avait au milieu de sa cuur un puits au fond duquel ils descendirent. La femme de la maison étendit un grand drap sur l'ouverture de la citerne et y répandit du grain pilé; puis, lorsque les émissaires furent arrivés, elle les éloigna par de faux renseignements et rendit la liberté à ses hôtes. — Ce fut encore Abimabals qui annonça le premier à David la défaite d'Absalon, mais il remit à un autre le soin de lui répondre sur le triste sort de sou fils, sachant bien qu'une pareille nouvelle serait peu favorable à celui qui l'apporterait. — Hazaria, son (ils, lui succéda dans l'exercice de la sacrificature. 1 Chr. 6, 8.
AMMAN, Jos. 45, 44. Jug. 4, 40, un des lils de Hanak, fut chassé de flébron après que Caleb eut pris cette ville, v. Hanak.
AHIMELEC (frère du roi). 4° Fils d'Ahitub. Au milieu des difficultés qui mettent tant de confusion dans l'histoire de la succession des grands prêtres, on ne sait pas encore si Ahitub a eu deux fils souverains sacrificateurs, ou s'il n'en a eu qu'un seul portant a la fois les deux noms d'Ahija et d'Aliimélec (à ce dernier il faut en tout cas joindre encore celui d'Abiathar, q. v.). D'après 4 Sam. 22, 4 4. Ahimélec parait avoir rempli pendant longtemps les fonctions de son ministère, ce qui rend assez difficile la supposition qu'un frère les aurait exercées avant lui. Il est donc probable que Ahija et Ahimélec ne sont qu'un seul et même individu. Ce fut lui qui, pendant l'expédition de Migron contre les l'hilistins, consulta l'Eternel et qui, ne recevant point de réponse, lit connaître au peuple que Jonathan avait, sans le vouloir, violé le serment de Saùl qu'il ne connaissait pas. Il avait sa résidence à Nob avec le tabernacle el un certain nombre de sacrificateurs. David, fuyant la cour et Saùl, se réfugia auprès d'Ahimélec, qui lui donna à manger des pains de proposition. Il remit de plus à David l'épée de Goliath, que l'on conservait dans le tabernacle comme le trophée d'une grande et glorieuse victoire. Ahimélec fit cela, ne connaissant rien des discussions qui régnaient entre David et Saul; il vivait trop loin de la cour, et n'avait eu aucun moyen d'apprendre ces querelles intestines domestiques entre le gendre et le beau-père; mais l'ombrageux et jaloux monarque n'en eut pas été plus lui informé parDoëg, qu'il fil massacrer le grand pontife et tous les prêtres de Nob.
2° Ahimélec ou Abimélec, fils d'Abialbar (ou Ahimélec), exerça la souveraine sacrificature de concert avec Tsadok que Saul avait mis a la place du premier Abimélec son père. Ce serait alors le même qu'Abiathar q. v. En tous cas ce fut sous son ministère que David distribua les sacrificateurs en 24 ordres ou séries, 4 Chr. 24, 3. 6. 48, 46. 2 Sam. 8, 47. 20, 25.
3° Uétbien à qui David proposa, de même qu'à Abisaï, de l'accompagner au camp de Saul, 4 Sam. 26, 6.
A HUN OH A. M (frère de la grâce). 4° Fille d'Ahimahats el femme de Saùl, 4 Sam. 4 4, 50. On ne voit pas que Saùl ail eu d'autre femme (sauf Ritspa, 2 Sam. 3, 7) et l'on peut croire que ce premier roi d'Israël s'est écarté des mœurs orientales soit par respect pour la loi de Dieu.Dt'Ut. 47, 47., soil pour ne pas effrayer le peuple déjà prévenu, 4 Sam. 8, 43.
2° Ahinobam de Jizrébel, 4 Sam. 25, 43., seconde femme de David, mère d'Aronon, 4 Chr. 3, 4., suivit son mari à Gain, 4 Sam. 27, 3-, fut faite prisonnière par les Hamalccites lors du pillage de Tsiklag, 30, 4-5., fut délivrée
par David, v. 48.. et l'accompagna à Hébron, 2 Sam. 2, 2. 3.
AI1IO ou Ahjo (son frère), 2 Sam. 6, 3. 1 Chr. 13, 7., allait devant Panne pendant que son frère lluza marchait à côté, lorsqu'on la reconduisait de la maison d'Abinadab à Jérusalem. S'il eût été à la place de son frère, il eût eu sans doute la même tentation si naturelle de retenir l'arche chancelante, et il eût péri comme lui. Pourquoi Dieu a-t-il assigné a deux frères des emplois qui devaient amener pour l'un et pour l'autre un résultat final si différent? C'est le mystère qui se retrouve dans toute vie d'homme.
AHITUB (frère de bonté). 1° Fils de Pbinées et frère d'Icabod. Son père étant mort dans cette fameuse journée oû l'arche tomba entre les mains des Philistins, il sui ci da à son grandpère Héli et remplit ainsi les fonctions de souverain sacrilicateur sous Samuel. Il fut remplacé par son fils Ahija ou Ahimélec, 1 Sam. 14, 3. 2° Fils d'Amaria, descendant d'Eléazar, fils d'Aaron, ne paraît pas avoir exercé la sacrilieature; il eut pour fils Tsadok, 1 Chr. 6, S. 3° Fils d'un autre Aniaria, et père d'un autre Tsadok, 1 Chr. 6. 11.
AHOLA et AHOL1BA, Ez. 23, deux noms supposés, le premier signifiant sa tente (de l'Eternelj, le second, ma tente est là. Ces deux femmes, filles d'une même mère, et qui se sont prostituées aux Egyptiens et aux Assyriens, représentent, l'une, le royaume d'Israël ou de Samarie, et l'autre, le royaume de Juda, qui ont io)ité les abominations idolâtres de l'Egypte et de l'Assyrie : aussi l'Eternel a réduit ces épouï>es adultères à la plus dure servitude, et elles ont été menées en captivité.
AUOLIAB. v. Belsaléel.
AOOL1RAMA. Gen. 36, 2 sq., femme d'Esaù et mère de Jéhus, Jahlam et Korah. Un de ses descendants fut le chef d'une tribu du même nom, v. 41.
AHUZAT, ami du second Abimélec qu'il accompagna, de même que Pieol, lorsqu'il vint pour traiter alliance avec Isaac, Gen. 26, 26. (Quelques versions traduisent « une compagnie d'amis, » au lieu de Ahuzat et son ami.)
AIGLE. Ex. 19, 4. Lév. 11,13. Deut. 32, 11. et ailleurs. L'aigle a toujours été regardé, dans le langage populaire, comme le roi des oiseaux a cause de sa force, de sa férocité, de la rapidité et de l'élévation de son vol, et de la terreur qu'il inspire aux autres habitants de l'air. C'est un oiseau solitaire, parce qu'il lui faut une grande étendue de pays pour se procurer sa nourriture : deux paires d'aigles ne se trouvent jamais dans le même voisiuage. Il n'attaque l'homme que rarement, et les petits animaux jamais. S'il ne peut dévorer sa proie en entier,
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il n'y revient pas une seconde fois, car il méprise la chair qui sent. I) niche seulement surles rochers les plus élevés et les plus inaccessibles à l'homme ; et Balaam, dans sa prophétie, Nomb. 24, 21., lui compare sous ce rapport les Kcniens. — Job 39, 30. sq. nous donne l'histoire naturelle de cet oiseau. Deut. 32, 11. nous parle des soins tout particuliers de l'aigle pour apprendre à voler à ses jeunes aiglons. Ex. 19, 4. est une allusion à l'ancienne croyance que l'aigle emporte ses petits sur ses ailes, ou qu'il les aide à voler en planant au-dessous d'eux pour les soutenir s'ils venaient à tomber. Job 39, 33. est littéralement vrai de certaines espèces d'aigles qui mangent les corps morts, à moins qu'ils n'exhalent une odeur de putréfaction trop forte. Notre Sauveur a fait une espèce d'allusion à ce pa -sage lorsqu'il dit : «< Où sera le corps mort, là s'assembleront les aigles. » Dans Matin. 24, 28., cette parole semble avoir le sens plus général : partout où la corruption se montre, on trouve de Taux Christs tout prêts a en profiler; mais Luc 17, 37. doit s'entendre particulièrement des aigles romaines qui fondirent sur le peuple juif pour s'en emparer, après qu'il eut perdu toute vie religieuse et nationale et qu'il ne fut plus qu'un corps mort. — Du reste, dans le passage de Job, quelques-uns pensent que l'aigle serait ici confondu avec le vautour, comme cela se fait souvent dans le langage ordinaire, v. encore Prov. 30,17. — Mich. 1, 16. ne peut s'appliquer qu'au vautour; les mots qui mue ne se trouvent pas dans l'original, et le prophète veut parler d'un oiseau qui a naturellement la tête nue; or aucune espèce d'aigle n'est dans ce cas. Il est souvent fait allusion dans l'Ecriture a la rapidité du vol de l'aigle, Deut. 28, 49. 2 Sam. 1, 23. Jér. 4, 13. Hab. 1, 8., etc. ; à la distance extraordinaire de laquelle il découvre sa proie, Deut. 28, 49; à l'impétuosité avec laquelle il se précipite pour s'en emparer, Job 9, 26. Prov. 30, 19. Le vol de l'aigle est aussi grandiose qu'il est impétueux et rapide; aucun nuire oiseau ne s'élève aussi avant dans les airs; il laisse derrière lui les nuages et les régions du tonnerre et de l'éclair; son nid s'élève sur les sommets des rochers, et « entre les étoiles, » Abd. 4. Jér. 49, 16. Job 39, :i0. 31. Cette immense élévation , jointe à une vue rapide et si perçante qu'il passait pour regarder le soleil en face, Pont fait prendre comme symbole du prophète.
L'aigle est un des quatre animaux qui entrent dans la composition des chérubins, Ez. 4, 10. Ap. 4, 7. — Ps. 103, o. Es. 40, 31, se rapportent à l'opinion anciennement très répandue que par la mue l'aigle, chaque printemps, renouvelle son plumage et rajeunit ses forces, ou selon d'autres, qu'il atteint un âge très avancé,
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et que dans sa vieillesse il roue et acquiert une nouvelle jeunesse avec de nouvelles plumes. Cyrus,qu'Esaïe, 46, 11., compare prophétiquement à un aigle, avait en effet cet oiseau pour ses armes. Les Perses, d'après les anciens auteurs, avaient pour enseignes un aigle d'or aux ailes déployées : il est probable qu'ils tenaient ce symbole des Assyriens qui le portaient déjà sur ieurs bannières, circonstance qui nous fait comprendre pourquoi les écrivains sacrés font si souvent allusion à l'aigle et a ses ailes quand ils décrivent la marche victorieuse des armées assyriennes, Os. 8, 1. Jér. 48, 40. Es. 8, 8. et ailleurs, v. Animaux impurs, et Vautour.
AIL, un des fruits de l'Egypte que les Israélites regrettaient au milieu des privations du désert, Nomb. 11, 5. C'est Pallium sativum de Linné, de la famille des liliacées; sa tige plate et creuse se termine en ombelle et s'élève à un mètre environ. Il se trouvait en abondance en Egypte et en Palestine; les Juifs le recherchaient à cause de sa douceur el de son goût agréable; on s'en sert encore en Orient comme d'un plat favori. Les Grecs, au contraire, et les Romains, l'avaient en horreur, soit a cause de son influence pernicieuse sur la santé (Pline 20, 23), soit à cause de son odeur : ces derniers avaient même appelé les Juifs fœtentes, a cause de leur haleine habituellement forte et corrompue par l'ail.
AIRAIN. L'hébreu Nechosheth, dans la Bible, désigne le cuivre, et non pas le métal que nous appelons communément airain ou bronze, lequel est d'une invention plus moderne. On sait que l'usage de l'airain, ou bronze, a précédé celui du fer. Déjà dans la septième généraiion après Adam, Tubal-Caïn travaillait ce métal, Gen. 4, 22. Chez les anciens Hébreux les armes étaient de cuivre, même les arcs, I Sam. 17, 5. 6. 38. 2 Sam. 22, 35. 1 R. 4 4, 27. Job 20, 24. Les Philistins lièrent Samson avec des chaînes de cuivre, Jug. 4 8, 24. Beaucoup de meubles et ustensiles du tabernacle, les colonnes du temple de Salomon, 4 R. 7, 43-21., le grand bassin appelé la mer d'airain, 2 R. 23, 43., et d'autres objets qui servaient aux sacrifices étaient pareillement de cuivre, 2 Chr. 4, 16., de même que les miroirs de femmes, Ex. 38, 8., cf. Job 37, 4 8. Les marchands de Mésec et de Tubal apportaient des vases de cuivre au marche de Tyr, Ez. 27, 43.
Il est aussi parlé ailleurs de cuivre poli el brillant, et l'on croit que c'était le métal connu des Grecs et des Romains sous le nom daurichalcum. Il y en avait de naturel et d'artificiel; ce dernier, appelé tés pyropum, ou )raXxi; Zpuacs£oi;ç par Aristote, était une sorte de cuivre jaune ou de laiton. L'aurichalcum naturel est peu connu : les anciens ne nous ont laissé
que des renseignements incomplets à cet égard ; il paraît qu'il avait l'éclat et la couleur de l'or, et la dureté du cuivre, et comme on le tirait des Indes, quelques savants pensent que c'était noire platine ; mais la chose est peu probable. Le trésor de Darius renfermait plusieurs vases de ce métal, v. encore Esd. 8, 27. De nos jours il y a des savants qui croient que l'aurichalcum est un métal dont parle le voyageur Chardin et dont il dit qu'il se trouve dans l'île de Sumatra, qu'il y est plus estimé que l'or, et que les rois seuls ont le droit de le posséder : il lient le milieu entre l'or et le cuivre. Sa couleur est un rose pâle très lin; il se laisse facilement polir et surpasse l'or en luslre el en éclat. Rochart et d'autres encore supposent que ce métal est désigné, Ez. 4 , 4. 27. 8, 2., par le mot caldéen Ilasmal (qui signifie composition d'or et de cuivre), auquel le prophète compare la clarté lumineuse et brillante qu'il voyait dans sa vision céleste. Les versions grecque et latine traduisent ce dernier mot par Elcclrum, qui désigne non-seulement l'ambre jaune, mais encore un métal composé d'or et d'argent, très estimé des anciens à cause de son éclat. L'apôtre Jean, Apoc. 1, 15. 2, 48., rend ce mot par XaAxcÀifavsv, cuivre ardent, ou cuivre qui brille comme s'il était ardent; Luther le rend par laiton, Bo chart y voit une composition d'or et d'argent; mats ces traductions ne sont que des hypothèses plus ou moins probables, et toutes les savantes recherches que l'on a pu faire jusqu'à nos jours n'ont encore amené aucun résultat clair el satisfaisant sur ce point.
AJALON. 1° Ville de latribu de Dan, assignée aux lévites descendants deKéhath, Jos.21,24., près de Tiranah et non loin de Betbsémès, 2 Chr. 28, 18. Il paraîtqu'elle demeura au pouvoir des Amorrhëens jusqu'au temps de Hozias ou de quelque autre puissant roi de Juda. Les Philistins la reprirent sous Achaz. Ce fut là peut-être que Saiil cessa de poursuivre l'armée des Philistins, battue à Micmas; cf. Jos. 19,42. 21, 24. 1 Sam. 14, 31. Ou pense que c'est audessus de cette ville que Josué commanda à la lune de s'arrêter; elle devait être non loin de Haï et de Gabaon. Jos. 10, 12. — 2° Ville de Benjamin, à 5 ou 6 kilom. environ à l'est de Réthel (Eusèbe) ; elle fut fortifiée par Roboam. 2 Chr. 11,10.— 3° Dans Zabulon, sépulture d'Elon, juge d'Israël. Jug. 12, 12.
Quelques-uns comptent une quatrième ville de ce nom en Ephraïm près de Sichem ; mais nous pensons que cette ville n'est autre que la première qui sérail tombée entre les mains des Ephraïmites, cf. Jos. 21, 2i. avec 1 Chr. 6, 69.
— Foliée d 'A jalon , espèce d'enfoncement dans le plateau d'Ephraïm, se dirigeant de l'esl à l'ouest, long d'environ 18 kilom. et large de 9.