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opinioo, que Dieu, par un effet subit de sa toutepuissance, fit oublier aux hommes, ou à la plus grande partie d'entre eux, leur langue primitive, et leur en apprit de nouvelles, ou les força de s'en créer d'autres par le besoin de se comprendre et l'impuissance où ils se trouvaient de se servir de la langue qu'ils avaient parlée précédemment. — Quoi qu'il on soit, on avait voulu conclure de la diversité radicale des langues a la diversité fondamentale des races humaines, et les derniers travaux, en établissant que toutes les langues ont, malgré leurs différences, des alunites évidentes, ont au contraire fourni un nouvel argument en faveur de l'unité de la race humaine, v. Niebubr, Rœm. Gescb.; Wiseman, 2* Disc.; Maury, la Terre et l'Homme; Panchaud, la Bible et la Science moderne.

Outre l'hébreu, q. v. Est. 8, 9., la Bible fait encore mention de quelques autres langues, le cananéen (?), Es. 19, 18., le caldéen.Dan. 1, 4., l'araméeii, que les mages parlaient à la cour de Babylone, Dan. 2, 4., et qui est aussi employé dans quelques édits des gouverneurs perses eu Palestine, Esd. 4, 7., cf. 2 H. 1», 20., l'asdodien, Néh. 13, 24., et dans le N. T. le syro-caldéen, le grec, le lathi et le lycaonien, Jean 19, 20. Act, 14, 11. 21, 37. Apoc. 9, 11. Luc 2;», 38., sans parler des langues qui furent parlées le jour de la Pentecôte, Act. 2, 8. — On ne trouve du reste chez les Juifs aucune trace d'interprètes, sauf le seul cas Es. 36, 11. où il ne s'agissait pas même d'une langue différente, mais seulement d'un autre dialecte de la même langue. De cette absence de truchemaus ou a conclu, peut-être un peu vile, que l'étude des langues étrangères était assez cultivée des Juifs sinon par goût, du moins par nécessité, car ils avaient de continuels rapports de commerce avec les Egyptiens, par exemple, et avec les Assyriens; le grec cependant parait avoir fait exception, car l'on raconte que Jérusalem étant un jour assiégée sous les Asmonéens, fut livrée par un Juif qui parlait grec, et que depuis ce temps on maudit quiconque parlerait cette langue perfide et traîtresse; d'autres expliquent ce fait d'une autre manière, et le rattachent soit à la haine profonde soulevée par l'occupation étrangère, soit aux inconvénients qui résultaient pour le judaïsme de la traduction de la Bible eu grec par les Sepianle.

Quant à la question de la glossolalie, ou don des langues, dont il est parlé à plusieurs reprises dans le N. T., 1 Cor. 12 et 14, et surtout Act. 2, elle est plus du ressort de la foi que de celui de la scieneo; non-seulement on ne peut rien ajouter et rien retrancher à ce qui nous est raconté des phénomènes de la Pentecôte, mais encore on ne peut ni tout comprendre, ni tout concilier. On a compté eu Allemagne seulement,

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