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se faisaient en bois, et qu'ils ne tardaient pas à être pétrifiés par la source. L'an 66 de Christ, sous Néron, cette ville fut détruite par un tremblement de terre, mais déjà rétablie sous Marc- Auréle. Tacite place ce tremblement de terre dans la septième année de Néron, c'est-à-dire entre 60 et 61, en ajoutant que, malgré la grandeur du désastre, les riches habitants de Laodicée la firent reconstruire, au moins en grande partie, dans la même année, v. Phrygie. On eu voit encore des ruines assez considérables sous le nom d'Eskihissar.

LAPIDATION. Ce supplice (v. Jugements, Peines) était infligé, d'après les lois israélitiques, à tous ceux qui avaient outragé la majesté de Jehovah, aux idolâtres, séducteurs, blasphémateurs, violateurs du sabbat, faux prophètes, devins, pronostiqueurs, etc., comme à ceux qui avaient soustrait ou dérobé une chose vouée à l'interdit, Lév. 20, 2. 27. ai, 4 4. Deut. 13, 1.6., cf. 18, 20.47,2. Nomb. 15,32. 4 H. 21,10. Jos. 7,25. Act. 6, 43, 7, 58., à des tils notoirement et obstinément rebelles, vicieux et désobéissants, Deut 24, 18., à des fiancées ou à des épouses inlidèles, et à leur séducteur, Deut. 22, 30. 23. — D'après les rabbins (t>. Mishna Sanhed. 7, 4.), les enfants qui avaient maudit leurs parents, et ceux qui avaient commis un inceste, les pédérastes et ceux qui s'étaient souillés par la bestialité, étaient également lapidés; Moine les condamne d'une manière générale à la peine de mort, Lév. 20, sans indiquer leur genre de supplice, mais les termes dont il se sert « son sang est sur lui, » (9. 41. 12. 13. 16.) ont fait penser aux talmudisles que le législateur avait implicitement indiqué la la* pidalion. La même peine est aussi prononcée, une seule fois, contre un animal, le taureau qui aurait tué un homme, Ex. 21, 28., cf. Lév. 20, 15.

L'Ecriture sainte ne décrit nulle part la manière dont la senlt-nce était exécutée : on voit seulement que c'était sur la place publique, en dehors de la ville, Lév. 24, 44. 23. Nomb. 46, 36. 4 R. 21, 10, 43. Act. 7, 56., et que les témoins devaient les premiers jeter la pierre au condamné, Deut. 17, 7. Act. 7, 56., cf. Jean 8.7. D'après les rabbins, il y avait deux sortes de lapidation, l'une consistant simplement a accabler de pierres le coupable, l'autre d'après laquelle on le conduisait sur une hauteur escarpée élevée d'au moins deux longueurs d'homme; un des témoins le précipitait, et l'autre, pour l'achever, lui roulait une grosse pierre sur le corps; si cela ne suffisait pas, la multitude ellemême achevait le malheureux. — La lapidation servait aussi, dans certains cas, à l'exécution d'une prompte justice ou d'une vengeance populaire, la multitude grossière sachant, comme

la royauté « 4 R. 21» 40., se débarrasser ainsi de ceux qui avaient eu le malheur de lui déplaire, Ex. 8, 26. 17, 4. Mallh. 24 ,35. Luc 20, 6. Jean 40, 31. 41, 8. Act. 5, 26. 7, 57. 14, 49., non-seulement chez les Juifs, mais chez d'autres peuples, depuis les jours de Moïse jusqu'à ceux de Jésus.

LAPIN, v. Shaphan.

LAPPIDOTH. Déhora est appelée épouse de Lappidoth, Jug. 4, 4.; il est assez probable, en effet, que c'est le nom de son mari : quelquesuns cependant ont voulu y voir le nom de son village; d'autres le nom de sa profession, faiseuse de lampes.

LASÉE. v. Crète.

LAUDANUM. C'est probablement la substance qu'il faut entendre par le mot hébreu lot, Gen. 37, 25. 43, 43., que nos versions ont traduit par myrrhe. L'analogie entre les noms grecs et orientaux, lorsqu'il s'agit de certains produits naturels rares et précieux, est toujours un guide probable, surtout lorsque le l ontexte tend à confirmer la signification donnée, et ne l'inflrme pas. Aucun des anciens interprètes ne parait avoir connu le laudanum, et ils ont mis en avant diverses traductions et hypothèses en désaccord les unes avec les autres ; parmi les modernes, le voyageur Burkhardt voit dans lot la plante du loto, ce qui ne peut concorder avec les passages ci-dessus ; et Michaëlis y a voulu voir la pistache, mais l'hébreu a déjà pour cela un autre nom. — Le laudanum est une espèce de résine bien connue des anciens naturalistes, Hérodote, Dioscoride, Pline. Odoriférante, molle et onctueuse, on s'en servait pour des fumigations, on en faisait aussi des huiles pour oindre à l'orientale les personnes qu'on voulait honorer; et la médecine elle-même en faisait un grand usage. On le recueillait des feuilles d'un arbrisseau (cistus labdauiferus), qui croit en Arabie, en Chypre et en Syrie; il s'élève à environ 60 centim. de hauteur, avec des feuilles lancéolées, lisses, d'un vert foncé à la partie supérieure, blanchâtre à la face inférieure; les fleurs, à cinq lobes, sont de couleur purpurine, et la capsule, de cinq à dix loges, est presque ronde. La résine, que quelques-uns ont prise pour une espèce de rosée, se recueille avant le lever du soleil, au moyen de bandelettes de cuir auxquelles elle s'attache facilement ; on promène avec soin ces lanières sur les feuilles de l'arbre, et lorsqu'elles sont bien chargées de résine, on les dépouille, et on recueille le parfum en petites plaques ou gâteaux (ïourneforl). Un procédé plus ordinaire, en Arabie, consiste simplement à pousser deschèvres dans ces buissons ; les poils de leur barbe balayent les feuilles et recueillent en abondance le jus visqueux qu elles

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