‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 225 sur 398 · LÉO · texte numérisé non relu

LÉO

couplet bien connu : «« Ecoutez, etc. » v. Caïn.

2° Lémec ou Lhmec, Gen. 5, 25. 1 Clir. 1, 3. Luc 3, 36., descendant de Seth et tlls de Méthusélah. vécut sept cent vingt-trois ans (A. M. 1 454-21 77). Il devint père de Noé à l'âge de cent quatre-vingt-huit ans, et lui donna son nom, qui emporte l'idée de repos, « parce que, dit-il, celui-ci nous soulagera de notre œuvre et du travail de nos mains sur In terre que l'Eternel a maudite. »> Ces paroles, qui dans leur sens le plus simple pourraient ne se rapporter qu'à la joie de Lémec d'avoir un fils pour aide et compagnon de sa vie, renferment aussi une première trace des espérances messianiques : Lémec voyait que le péché était arrivé à son comble, et que le Jugement de Dieu ne pouvait se faire attendre; Il prévoyait que son flls serait un instrument remarquable dans la main de Dieu, et H aura, comme tant d'autres, rapproché dans la perspective prophétique des événements qui devaient être séparés par des siècles, la délivrance de Noé et la délivrance du monde par Jésus.

LÉMUEL, Prov. 31, 1. Selon les uns, c'est un nom symbolique, mais il ne présenterait comme tel aucun sens convenable (Dieu avec euxP); d'autres y voient, au moyen de quelques changements de lettres, le nom de Salomon; d'autres, en recourant à l'arabe, y trouvent le nom d'Ezéchias; et la mère de re roi serait, ou bien Bathsébah, ou bien Abi; d'autres pensent enfin à quelqu'un do ces petits rois inconnus, voisins de la Judée, mais c'est encore moins vraisemblable. L'opinion la plus générale , qui prend Lémuel pour Salomon, a quelque chose de naturel quand on considère l'ensemble du recueil des Proverbes; elle se justifie aussi par le contenu de ce 31e chapitre, qui renferme de si beaux conseils à un Jeune roi, v. 2-9., de si sages avertissements d'une mère pieuse a son jeune fils, et une description si pleine de grâce et de vérité du caractère d'une épouse vertueuse, 4 0-31 . ; on comprend parfaitement ces paroles dans la bouche de Hathsébah, qui, enlevée a son premier époux, aurait dû partager le repentir du séducteur si elle avait été complice, et dans tous les cas se rattacher toujours plus fortement à la vertu conjugale, qui seule peu! assurer le bonheur de l'époux et de l'épouse. Mais on se demande pourquoi et à quel propos Salomon aurait pris Ici le pseudonyme de Lémuel ; on ignore pourquoi Salomon se serait caché sons un faux nom, et il suttit de cette improbabilité pour faire rejeter celle supposition. On doit admettre que Lémuel était peut-être, comme Agur, un des sages dont il est parlé 24, 23.; ou bien que c'est un nom fictif, et que Salomon, ou un autre auteur inspiré, aura mis dans la bouche d'une mère, également fictive, les conseils

qu'il fait adresser au jeune roi. — Les deux fragments de ce chapitre sont complélement indépendants l'un de l'autre, pour la forme comme pour le fond.

LENTILLES (ervum lens), petit légume bien connu, qui dépasse rarement S décim. de hauteur, et dont les fleurs bleuâtres rappellent celles des pois; il en est parlé Gen. 25, 34. 2 Sam. 47, 28. 23, 14. Ez. 4, 9. Les lentilles d'Egypte étaient fort estiméesdes anciens, principalement celles d'Alexandrie; on les cultivait également en Palestine, 2 Sam. 23, 41., oU elles étaient, comme aujourd'hui encore en Orient, une nourriture sans doute toujours frugale, mais appétissante, et que ne dédaignent pas même les riches et les grands. D'après le voyageur Shaw, on fait bouillir un plat de lentilles avec de l'huile et de l'ail; ainsi apprêtées, elles forment une espèce de bouillie couleur chocolat, qu'Esan a bien pu appeler « de ce roux, » et qui est encore la nourriture la plus habituelle de presque toutes les classes. En Arabie, on mêle du riz et des lentilles par portions égales, on arrose le tout de beurre fondu, et c'est pour la classe mjoyenne son principal et presque unique régal, surtout pour le repas du soir(lbmkhanin. Dîogène de Laêrte, comme Esaii,a nommé ce potage un plat roux, et cette, dénomination lui convient d'autant mieux qu'en Orient les lentilles ont une cosse rouge-brun. Il résulte du passage d'Ezéebiel qu'on faisait aussi du pain de lentilles; Athénagore et Celsc disent la même chose, et Sonnini l'appuie de son témoignage pour l'Egypte actuelle, mais seulement dans les temps de famine et pour les classes pauvres.

LÉOPARD, Caut. i, 8. Es. 11, 6. Jér. 5, 6. 13,23. Os. 13, 7. FJab. 1, 8. Dan. 7, 6. Apoc. 13, 2. C'est par ce mot que nos versions traduisent partout l'hébreu namer : d'autres, comme Luther, Winer, etc., le traduisent par panthère. Il n'est pas facile de décider laquelle de ces deux traductions doit être préférée, vu que tous les détails que l'Ecriture sainte donne de cet animal conviennent aussi bien à l'un qu'à l'autre : la seule chose qui prouverait en laveur de la panthère, c'est qu'elle parait avoir été connue en Palestine (p. Secizen et Bur«khardt), tandis que le léopard y aurait été rare et peutêtre même inconnu. D'un autre côté, l'analogié du caldéen, du syriaque, de l'arabe et de l'éthiopien {DochanJ, de même que l'uniformité de traduction des Septante, de Jérôme et des anciens, sembleraient militer fortement en faveur de nos versions. Mais à la hase de tout cela régne une confusion d'histoire naturelle, la confusion de trois espèces voisines et différentes, la panthère, l'once, et le. léopard. La pardalis des Grecs a eu successivement en latin les noms de panthère, de parti, et de léopard ;

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