‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 24 sur 398 · ALE · texte numérisé non relu

ALE

Celle vallée, près de Gabaon, est celle sur laquelle la lune s'arrêla au commandement de Josué.

,AJEI,ETB-HASSACBAR, ». Psaumes.

ARIS. 4° Roi de Gain, auprès de qui David se réfugia par deux fois. La première fois, il contrefit l'insensé afin de donner le change aux officiers philistins qui paraissaient avoir reconnu en 'ui le vainqueur de Goliath et le héros d'Israël, 4 Sam. 24, 40-45; la seconde fois, toujours eu fuite, il revint avec 600 hommes, et Akis, sur sa demande, lui donna Tsiklag pour demeure. David y passa seize mois en paix avec Jes Philistins, mais faisant des excursions continuelles sur les terres de leurs amis. Il devait même servir dans les troupes d'Akis contre Saùl; mais la méfiance des principaux officiers l'éloignade l'armée, au regret d'Akis lui-même.

2° Autre roi de Gath du temps de Salomon, 4 R. 2, 39. 40.

Akis I est appelé Abimélec au Ps. 34, 4 ., ce qui s'explique par le fait que ce dernier nom q.v. était une désignation générale Rappliquant à tous les rois des Philistins, comme Padischa aux rois de Perse, Pharaon aux Egyptiens, etc.

ALBATRE. Mattli. 26, 7. Marc 4 4, 3. Luc 7, 37. Espèce de carbonate ou de sulfate de chaux, pierre gypseuse assez semblable au marbre, mais moins dure et plus difficile à polir; ordinairement blanche comme la neige, quoiqu'on en trouve aussi qui tire sur le gris, le rouge ou le brun. C'est en Egypte, en Syrie, en Grèce qu'elle est en plus grande abondance. Quelques savants croient que l'albâtre est aussi désigné sous le nom d'onyx. L'albâtre blanc était autrefois très eslimé : on le travaille facilement pour en faire des ornements de sculpture, des meubles, des pieds de lits, des chaises, des vases, Jes écuelles, des boites de senteur, etc. Comme on préférait les flacons d'albâtre pour garder les parfums, parce qu'on pensait qu'ils s'y conservaient mieux que dans d'autres (Pline 43,2. Hérod. 3, 20.), le mot albâtre désignait par extension un vase ou flacon d'albâtre : ces derniers avaient pour l'ordinaire un long col, et l'ouverture en était cachetée, de sorte que pour en faire sortir les parfums il fallait briser le cachet : c'est ce qui est indiqué Marc 44, 3. où nous voyons la femme pécheresse répandre sur la tête du Sauveur le nard du vase précieux : elle ne rompit sans doute pas le vase même, ce qui n'eût pas été facile aux faibles mains d'une femme, mais elle en brisa le cachet, ou, comme on peut aussi traduire, elle V entama sur sa tôle, elle commença à le verser sur la tête de Jésus (Malt h. et Marc), et répandit le reste sur ses pieds (Jean 42, 3). — Dans le passage 2 R.

43., les Septante (probablement pour la «ison indiquée plus haut) traduisent par albâ-

tre le mot hébreu qui signifie proprement une ccuelle.

ALEPD, première lettre de l'alphabet hébreu. On trouve quelques psaumes (25, 34, 37, 414, 142, 419 et 4 45) dont le premier verset commence par un Aleph et les autres versets par chacune des lettres suivantes de l'alphabet. Quoi qu'en pensent les Juifs, il n'y faut pas chercher de mystère; c'est une forme de vers acrostiches que le poète sacré a préférée, et voilà tout. Ces psaumes étaient plus faciles à retenir parce que, pour chaque verset, la mémoire était aidée de l'ordre alphabétique. Le roi Lémuel, Prov. 34 , a suivi une marche semblable dans les paroles d'instruction qu'il nous a conservées; et Jérémie a de même écrit en vers abécédaires ses quatre premières élégies sur la ruine de Jérusalem. Les chap. 4, 2 et 4 ont 22 versets suivant le nombre des lettres de l'alphabet; le chap. 3 en a 66, parce que trois versets de suite commencent par la même lettre; r. l'art. Lamentations. Au Ps. 419, chaque strophe a 8 versets.

ALEXANDRE. 4° Fils de Simon de Cyrène, Marc 45, 24. Son frère Rufus, leur mère et lui semblent avoir été bien connus des premiers chrétiens : ils étaient eux-mêmes, selon toute apparence, membres de l'Eglise. Rom. 46, 4 3.

2° Alexandre Lysimaque d'Alexandrie, frère du célèbre Philon, et le plus riche des Juifs de son temps, fit au temple de magnifiques présents. II fut jeté en prison par l'ordre de Caligula, qu'il avait sans doute refusé d'adorer, et ne fut rendu à la liberté que par l'empereur Claude. Quelques auteurs pensent que c'est lui que nous voyons, Act. 4, 6. dans la compagnie des souverains sacrificateurs et des anciens, lorsqu'on fit emprisonner les apôtres après la guérison de l'impotent. Cependant l'identité est peu probable, car le frère de Philon remplissait à Alexandrie les fonctions d'alabarque (premier magistrat, chef des Juifs en Egypte), et ne pouvait par conséquent pas faire partie du sanhédrin à Jérusalem. On ne saurait alors autre chose de cet Alexandre sinon qu'il était de la race sacerdotale.

3° Le forgeron, 2 Tim. 4, 44. 45. cf. Act. 49, 33. 1 Tim. 4, 20. S'agit-il d'une seule personne, ou de deux, ou de trois dans ces différents passages? Dans les Actes, pendant l'émeute d'Ephèse, un Juif, nommé Alexandre, veut parler au peuple; c'est un ouvrier eu argenterie, et le nom de forgeron peut s'appliquer à lui dans ce sens ; mais on ne sail pas s'il veut parler pour sauver Paul, ou si c'est pour rejeter sur les chrétiens toute la faute en en déchargeant les Juifs. Luc a écrit, selon toute apparence, à Rome et pour quelqu'un qui ne connaissait pas en détail les affaires de l'Asie, et cependant il

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