‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 237 sur 398 · LYC · texte numérisé non relu

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avec le sabbat, est souvent nommée â côté du Jour du Seigneur, 2 R. 4.23.Am. 8, 8.; « T. Os. 2, 41. Col. 2, 16. Chaque septième néoménie (nouvelle lune), comme le sabbat d'une semaine de mois, était célébrée d'une manière plus solennelle, avec un holocauste de plus-, c'était un mémorial de jubilation, Lév. 23, 24, Nnmb. 29, i. — Tacite (Germ. 14) et d'autres auteurs parlent d'un usage pareil chez quelques peuples de l'antiquité, de prières adressées à la nouvelle lune, et de festins joyeux, célébrés le jour OU le sacrificateur chargé de cet office annonçait publiquement que la reine des cicux recomçait â croître; il ne s'agissait évidemment pas de la détermination mathématique de la conjonction de h lune et du soleil, mais de la phase apparente et du croissant visible. — Les Juifs modernes n'ont pas abandonné celte tradition de la loi, mais ils n'interrompent pas pour cela leurs travaux ni leurs affaires ; les femmes seules ne font rien ce jour-là : le soir après le renouvellement de la lune, dès qu'ils aperçoivent le croissant, Ils se rassemblent pour faire une prière à Dieu, dans laquelle ils l'appellent créateur des planètes, et restaurateur de la nouvelle lune; ils font en même temps une commémoration de David, et se séparent après s'être salués.

LUZ (départ, séparation), ancien nom de Béthel (q. v.), Gen. 28, 49. 38, <>. Jtig. 4, 23-, cf. 2(i., située sur les frontières de la tribu de Benjamin, mais sans qu'on en puisse déterminer la position. C'est la famille de Joseph qui la conquit après l'avoir fait explorer; une famille de Luzites ayant été épargnée dans le massacre général, à cause d'un service que son chef avait rendu aux espions de Joseph, elle se relira au pays des Héthiens, cl y bâtit Une ville qui fut nommée Luz en souvenir de l'ancienne. Rosenmuller pense à Luza, qU'Eusèbe place â 3 milles de Siehem ; Studer la cherche sur les côtes de la Phénieie; mais d'après Jos. 48, 43., il faut plutôt la chercher non loin de l'ancien Réthel, et en effet, Y. de Velde a trouvé près de là des ruines appelées Lots : en tout cas, c'est le seul sens possible de ce passage qu'on a trop souvent oublié : le nouveau Luz a été reconstruit dans le voisinage de l'ancien, et a pris ensuite le nom de Béthel.

LYCAOME (louve), province de l'Asie Mineure, dans laquelle se trouvaient, d'après Ad. 4 4, 6. 4 4., les villes de Lystre et de Derbe. qui, cependant, appartenaient alors d'une manière plus exacte à la Ualatic; car cette dernière province en avait absorbé quelques autres plus petites, et le hom de Lycaonie n'avait conservé aucune valeur politique ou diplomatique; il s'employait dans les Mations ordinaires et dans la conversation, comme ren- I

fermant une idée géographique connue et déterminée, de même qu'on dit en France le Languedoc, la Provence ou le Limousin, et sur tout comme on emploierait les noms des départements si l'ancienne division géographique venait â être rétablie. La Lycaonie appartenait au plateau du Taurus qui la séparait, au midi, de la Cillcie; c'était une longue plaine accidentée, située entre deux chaînes de montagnes, et dont le sol, fortement imprégné de matières salines, n'offrait que fort peu de sources potables, au point que, dans quelques endroits, l'eau était devenue une marchandise; mais les pâturages y élaient d'autant meilleurs, et le commerce de menu bétail y avait acquis une grande importance. On trouvait beaucoup d'ânes sauvages errant dans les districts montagneux, la langue lycaonienne, Act. 44, 14., était, d'après Jablonsky. une espèce d'assyrien; d'autres croient que c'était un grec corrompu; le problème n'est pas résolu, et ne se résoudra pas. — Selon Pline, un petit district à l'orient du pays, du côté de la Cappadoce, aurait cependant conservé le nom politique de Lycaonie -. il y place Thebasa sur le Taurus, et Hyde sur les frontières de la Galatie et de la Cappadoce; Ptolémée y ajoute encore Iconium.

LYCIE (loup), Act. 27, î>., province de l'Asie Mineure, sur la côte sud-ouest, et vis-à-vis de Rhodes ; elle appartenait encore â la région du mont Taurus, qui formait sa frontière nordouest, et la séparait, en allant vers le sud, de la Pisidie et de la Pamphylie; un bras de cette chaîne s'avançait dans l'intérieur du pays, sous 1<* nom de Kragus, parallèlement au Taurus; entre les deux, coulait le Xanthe, célébré par les poètes de l'antiquité. La Lycie était donc une contrée montagneuse, malgré quelques plaines et quelques ports; â l'ouest, elle avait la Carie; Telmesse était la dernière ville dans celle direction; au nord et au nord-est, la Phrygie et la Pisidie; â l'esl, la Pamphylie; au sud , la Méditerranée, appelée aussi mer Lycienne près des côtes, qui sont escarpées et rudes, mais munies de ports commodes. Son sol et son climat sont à peu près les mêmes qu'en Cilieie : la terre n'était pas sans fertilité; cependant, c'est du voisinage de. la mer, plus qtte de la culture du sol, que les Lyciens, toujours réputés bons marins, au dire d'Hérodote, tiraient les plus grands avantages. Parmi les villes assez nombreuses de celte contrée, le N. T. nomme P.ilara. la capitale, Pliaselis et Myr i, q. v. — Longtemps cette peuplade républicaine sut, par sa conduite sage cl les alliances que ses villes avaient formées entre elles, détendre sa liberté contre les tentatives des Romains: mais l'empereur Claude réussit enfin a ia soumettre â son sceptre, et la fil administrer par un président

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ou légat, conjointement a?ec la Pamphylie.

LYDDE {étang), v. Lod.

LYDIE. 1° Province de l'Asie Mineure qu'Auliochus le Grand, vaincu par les Romains, dut abandonner à leur allié, Eumèm\ roi de Pergame. Elle avait été le centre d'un grand empire, dont le dernier roi, Crésus, vaincu par Cyrus, 548 av. C, est bien connu. A la mort d'AltalusHI Pbiloméior (133 av. C), la Lydie, avec toute la contrée circonvoisinc soumise à la couronne de Pergame, passa sous la domination immédiate des Romains, et fut dès lors considérée comme une partie de la province d'Asie. Son territoire s étendait, à l'exception des villes de la côte ionienne, depuis le promontoire de Mycale jusqu'à l'embouchure de PHermus; sa frontière septentrionale naturelle était un bras de la chaîne du Taurus, tandis qu'à l'orient et au midi, un autre embranchement de la même chaîne, longeant la rive droite du Méandre, séparait la Lydie de la Pbrygie et de la Carie. Une autre montagne, le Tmolus, traversait la contrée, qui avait cependant aussi quelques plaines considérables, et jouissait d'un climat agréable et d'une grande fertilité. Parmi les villes lydiennes, le N. T. nomme Sardes, Tnyatire et Philadelphie. Les Lydiens apparaissent déjà dans l'A. T. sous le nom de Lud; très réputés pour leur habileté industrielle, pour leurs magniliques travaux de pourpre et pour l'étendue de leur commerce, ils s'amollirent et s'efféminèrent sous la domination des Perses (Hérodote).

2° Nom propre d'une marchande de pourpre de Thyatire, établie à Philippes en Macédoine. Païenne de naissance, mais prosélyte juive, elle suivait assidûment le culte du vrai Dieu : c'était hors de la ville, dans un lieu sans doute modeste, et près du fleuve Strymon ; car les Juifs de la dispersion, souvent persécutés ou difficilement tolérés, n'avaient pas partout, dans les villes, des synagogues ou des lieux de culte réguliers; ils se réunissaient comme ils pouvaient, en plein air, peut-être dans des lieux consacrés a d'aulres objets, et recherchaient volontiers le voisinage des rivières plus favorable aux ablutions. C'est dans une de ces réunions que Lydie entendit saint Paul, Act. 16,14.; le Seigneur lui ouvrit le cuuir : elle fut convertie et bnptisée avec toute sa famille. Unie ainsi aux apôtres par le lien de la foi, elle insiste auprès d'eux (Paul, Luc et Silas), pour qu'abandonnant le lojris mercenaire qu'ils occupent dans Philippes, ils viennent demeurer chez elle, et y goûter les douceurs de l'hospitalité chrétienne. Sa maison parait être devenue le centre du petit troupeau qui se forma dans celle ville, et conserva pour saint Paul un vif sentiment d'affection, qui se perpétua chez tous ceux

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