‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 238 sur 398 · LYS · texte numérisé non relu

LYS

qui se joignirent plus tard à cette première famille chrétienne, (r. Rilliet, Comm. aux Phillpp., p. 17-20.)

LYRE. r. Musique et Harpe.

LYS. C'est de cette fleur magnifique et pure (lilium candidum) qu'il est sans doute parlé 1 R. 7, 10. 22. 26. 2 Chr. 4, 5. Cant. 2, 2. 16. 4, 5. 5, 13. 6, 2. 3. 7, 2. (mal traduit muguet dans nos versions), Os. 14, 5. Matth. 6, 28. Luc 12, 27; elle a fourni au Cantique de Salomon de belles images, et aux ornements du temple de beaux modèles. Le lys a un périgone de six feuilles qui, soudées par le bas eh forme de cloche, se séparent, en s'évasant vers les bords, comme une couronne. 11 croit, sans culture, dans les campagnes de la Judée, où il a fourni à notre Sauveur une de ses plus touchantes comparaisons sur la sollicitude universelle de la Providence divine. On en trouve de blancs, de rouges, de jaunes et d'orangés. Il y a des lys de jardins et des lys de montagnes, des lys de neige et des lys de feu. — Selon quelques auteurs cependant (Souciel), c'est de la couronne impériale (fritellaria) qu'il serait parlé dans l'Ecriture, autrement nommée encore lys royal, lys persique. le lusaï ou tusac des Perses, dont la fleur ne diffère guère de celledu lys que par sa couleur rouge-brun, et parce qu'elle s'incline, et se renverse presque comme une couronne, a l'extrémité de la lige qui est surmontée par une touffe de feuilles; la tige est environ de la grosseur du doigt, ronde, d'un pourpre foncé, et haute d'un mètre. La fleur est souvent double, elle nombre, comme l'ordre de ses feuilles, est assez variable dans ce cas. Chaque feuille de cette fleur a, à sa base, une glande qui sécrète une humeur aqueuse, laquelle se forme ordinairement, vers le milieu du jour, en une perle très blanche, et distille peu a peu des gouttes d'eau très pures et très claires; c'est a cause de cette particularité, comparée avec Cant. 5, 13. (elles distillent la myrrhe franche), que quelques auteurs, notamment Rosenmuller, ont cru devoir traduire l'hébreu shuslian par couronne impériale. Celte traduction convient dans tous les passages cités, mais le lys va également bien; peut-être le même mot peut-il s'appliquer uux deux fleurs, à cause de leurs divers rapports extérieurs; mais l'accord des anciens favorise davantage la traduction lys : on sait, d'ailleurs, combien celte fleur était recherchée, ainsi que la rose (p. Virg., Egl. 10, 25.), et l'excellent parium que les anciens savaient en préparer (Plin. 15, 7.). Le nom hébreu de celle plante signitle six, et vient peul-êlre du nombre de ses feuilles, peut-être aussi de la Susiane, province persane, d'où les lys paraissent avoir été importés en Palestine; ce peuvent aussi n'être là que des rapports accidentels

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