MAC
d'assonance. Selon Royle, le lys du Cantique serait le nénuphar d'Egypte (nymphéa lotus), ce que le contexte rend peu probable; ce serait plutôt la violette ou le jasmin. Enfin, quant au lys des champs, Matin. 6, 28., Kilto pense que c'est l'amaryllis jaune (oporanthus luteus); d'autres croient que c'est la tulipe; et F. Bovet y voit l'anémone rouge, fort abondante aux enviions de Jérusalem et sur les bords du lac de Gtnésarelh.
Quelques psaumes, 45, 1., etc., portent pour épigraphe : « pour le chanter sur sosannim; » Jérôme et Aquila traduisent ce mot par lys; il vaut mieux, peut-être, entendre par là un instrument à six cordes, ayant la forme d'un lys. v. cet art.
LYSANIAS, gouverneur ou tétrarque de l'Abilène lorsque Jean-Baptiste commença sa mission, n'est nommé que Luc 3, 4., et nulle part dans l'histoire profane; on pense qu'il était fils ou petit-fils d'un autre Lysanias qui fut mis à mort par Marc Antoine (34 av. C.), et donna une partie de son royaume à Cléopatre. Paulus et d'autres ont voulu conclure du silence de l'histoire et de Josèphe en particulier, que le nom de Lysanias dans le passage de saint Luc, était une erreur, une faute de copiste, et qu'il fallait lire : « Philippe, tétrarque de l'Iturée, de la Trachonile et de l'Abilène de Lysanias, c'est-àdire de l'ancienne Abilène; » mais ce n'est qu'une supposition, et l'accord des manuscrits la repousse; il n'y avait aucune raison pour que Josèphe parlât de ce Lysanias, et le témoignage de Luc peut et doit suffire, quand on se rappelle son exactitude ordinaire et la facilité avec laquelle, originaire d'Antioche et voisin d'Abilène, il aura pu connaître en détail l'histoire de cette petite tétrarchie.
LYSIAS (Claude), Act. 23, 26. Chiliarque romain, tribun commandant de la garnison qui se trouvait à Jérusalem dans la forteresse Antonia, et à la tête de laquelle il était placé en l'absence du gouverneur Félix, lorsque, au cinquième voyage de Paul dans cette ville, il fut appelé à intervenir entre lui et le peuple. Il s'empara de l'Apôtre et le fit charger de chaînes, puis l'interrogea sur les motifs de son arrestation; il croyait tenir un prisonnier célèbre, un Egyptien qui, quelques jours auparavant, avait excité une sédition et emmené au désert 4,000 hommes. La défense de l'accusé n'ayant pas répondu à l'attente du tribun, celui-ci allait lui faire donner la question quand il apprit que Paul était Romain ; le lendemain il le fit comparaître devant le sanhédrin ; mais ces magistrats comme le peuple ne trouvèrent que des cris, des vociférations, des menaces et des violences à opposer à la vérité. Lysias dut derechef faire proléger Paul militairement. Une
seconde comparution devait avoir lieu, mais ce n'était qu'un prétexte pour fournir à une quarantaine d'assassins l'occasion d'enlever et de tuer Paul ; Lysias fut averti de ce complot par le neveu de l'Apôtre et prit ses mesures en conséquence : 470 hommes, archers et cavaliers, furent commandés pour conduire l'Apôtre en sûreté a Césarée Stratonis au bord de la mer, et le remettre entre les mains de Félix â qui Lysias écrivit une lettre favorable à l'accusé. — Toute la conduite de Lysias est digne d'un brave soldat ; ignorant de bien des choses, il ne comprend rien aux questions théologiques juives, il prend Paul pour un révolutionnaire égyptien, il s'étonne d'apprendre qu'il sait le grec, il ne s'informe pas même si son prisonnier est Romain, et veut procéder avec lui de la manière ordinaire dont on traitait les étrangers; mais tout est chez lui ferme, juste et loyal ; il s'assure du prévenu autant pour le protéger que pour s'en emparer, et toujours il le traite avec convenance, le soustrait à la fureur du peuple, à celle du conseil, à celle des conjurés; il traite amicalement le neveu du prispnnicr, l'écoute, prend d'énergiques mesures pour que la justice puisse avoir son libre cours, et recommande, dans son préavis à Félix, le prévenu qu'il regarde comme innocent. Quelle différence entre cette conduite et celle d'un Hérode, d'un Pilale, ou d'un membre du sanhédrin! c'est parmi les païens que l'apôtre de la vérité, persécuté par les siens, a trouvé les protecteurs les plus fermes et les plus honorables, Lysias et Jules le centenier ; toutefois il ne parait pas que ces hommes si honorables selon le monde, aient recherché ou goûté la vérité, car dans ce monde, l'honneur et les verlus naturelles ne tiennent que trop souvent lieu de religion.
LYSTRE (dissolvant). Ville de Lycaonie, lieu de naissance de Timothée, non loin de Derbe et d'lconium,Acl.4 4, 6. 24. 46,4.2 Tim. 3, 44. C'est là que Paul et Barnabas, ayant guéri uu homme impotent de ses pieds dès sa naissance, furent adorés à l'égal des dieux par la foule, qui voyait en eux Mercure et Jupiter, puis bientôt après lapidés sur la suggestion de quelques Juifs. Pline joint cette ville à la Gala'.ie; on trouvé maintenant à sa place un petit bourg nommé Latik.
MAATH, Luc 3, 26., fils de Mattathie, l'un des ancêtres de Jésus par Marie ; inconnu.
MACÉDOINE, pays qui a joué un rôle considérable dans l'histoire ancienne, mais dont les frontières varièrent souvent à la suite des guerres que ses possesseurs soutinrent, avec