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succès contre les Perses, avec désavantage contre les Romains. Sous ses premiers rois, avant Philippe le père d'Alexandre, elle était très resserrée, ayant au nord la Dardanie, à l'est la Thrace, au sud la Thessalie, à l'ouest Plllyrie ; Philippe recula ses bornes au delà du fleuve Strymon et y réunit la Thessalie ainsi qu'une partie de l'Epire et de la Thrace. Les nombreuses montagnes qui l'entouraient et la traversaient en divers sens, renfermaient des mines d'airain et donnaient naissance à plusieurs fleuves qui assuraient au pays une grande fertilité, et enrichissaient ainsi ses plaines et ses vallées. Parmi les rois qui gouvernèrent la Macédoine, deux sont nommés 4 Macc. 8, 5., Philippe III (V) et Persée. Les démarches politiques de ce dernier l'ayant rendu suspect au sénat romain, la guerre lui fut déclarée, et malgré quelques premiers succès, la Macédoine fut vaincue et soumise par Paul Emile (4 68 av. C); elle fut partagée en quatre provinces, et son indépendance momentanément respectée; mais les dissensions et la rivalité de deux prétendants au trône nécessitèrent bientôt une nouvelle intervention des armes romaines, et la Macédoine fut définitivement constituée en province proconsulaire; c'est sous celle forme qu'elle apparaît dans le N. T., Act. 46, 9. 48, 5, 49, 24. Rom. 45, 26. 2 Cor. 4, 46. 44, 9. Pbil. 4, 45.; son nom est joint à celui de l'Achaïe, 2 Cor. 9, 2. 4 Thess. 4, 8. Ses quatre villes principales étaient Amphipolis, Thessalonique, Pella et Pélagonie; le N. T. nomme encore Philippes, Néapolis, Apollonie et Bérée, q. v. — ». aussi Kittim.
MACPÉLAH (double), Gen. 23, 9. 47., territoire sur lequel se trouvaient le champ et la caverne qu'Abraham acheta d'Héphron, pour en faire la sépulture de sa famille; cf. 23, 49. 25, 9. 50, 4 3. Cette caverne était située dans le voisinage de Mamré et d Hébron.— ». Héphrou et Sépulcres.
M ACTES, Soph. 4, 41., nom propre peutêtre d'une vallée près de Jérusalem ; saint Jérôme pense «1 celle de Siloh, le paraphraste caldéen à celle de Cédron, Kosenmuller à celle des faiseurs de fromage, ». Jérusalem; ce sont autant de suppositions en l'air. Le nom de Mactès, qui signifie alvéole, a fait croire à quelques auteurs (Calmet) que ce lieu était le même que Bamath-Léhi, où Samson vit s'ouvrir une dent de laquelle jaillit une fontaine ; c'est une explication un peu forcée; le mieux est certainement de ne rien décider.
MAUIAN (jugement), Madianites. Peuplade arabe descendue d'Abraham par Kétura, Gen. 25, 2. 4. Elle ne tarda pas a se répandre et à devenir forte et commerçante, puisqu'aux jours de Jacob, nous voyons déjà les Madianites for-
més en caravane, traverser le désert pour se rendre de Galaad en Egypte, au travers de la Palestine, Gen. 37, 28. 36. Ils paraissent avoir habité d'abord, comme bergers nomades, les vastes plaines de l'Arabie Pétrée, voisines de l'Egypte, Ex. 2, 15.; ils vivaient sous l'autorité d'un chef a la fois sacrificateur et prince, Jcthro, et poussaient leurs troupeaux jusqu'aux environs du mont Sinaî, 3, 4 . Cependant ils ne s'y trouvaient pas au moment où les Israélites traversèrent le désert, et Jétbro, parent de Moïse, dut quitter les lieux qu'il habitait pour venir à la rencontre de celui-ci, Ex. 18, 4. Nomb. 10, 29. Plus tard nous les trouvons a l'orient de la terre promise, dans les plaines de Moab, où de bonne heure déjà des conflits avaient eu lieu entre les Moabites et les Madianites, Gen. 36, 35.; alors ces deux peuples sont alliés, et ils s'unissent dans le mal pour séduire Israël et le perdre, Nomb. 22; issus d'Abraham, ils devaient être épargnés par leurs frères d'Israël, mais les honteuses machinations dont ils se rendirent coupables attirèrent sur eux la vengeance divine; Moïse les attaqua et en fil un grand carnage, Nomb. 25 et 34, cf. Jos. 43, 24. Sous les juges, lorsque les Israélites furent délinitivement établis en Canaan, les Madianites alliés aux Hamalécites et à d'autres hordes arabes, firent de fréquentes incursions sur leur territoire et ravagèrent leurs moissons jusque sur la fontière du pays des Philistins, Jug. 8, 3. 42. 6, 2. ; mais enfin Gédéon les surprit dans les plaines de Jizréhel où ils s'étaient rassemblés, Jug. 6, 33., les repoussa au delà du fleuve au sud de Scythopolis, les frappa derechef dans le voisinage de Succoth et en délivra définitivement le peuple dont il était juge, 7 et 8; cf. Ps. 88, 9. 11. Es. 9, 3. 40, 26. Hab. 3, 7. Leur nom est encore rappelé comme celui d'un peuple commerçant, Es. 60, 6., dans un passage où le prophète, parlant des temps messianiques, et racontant quelle sera alors la gloire finale du peuple juif, dit que toutes les nations s'empresseront de venir déposer devant lui leurs tributs.
Il est difficile de déterminer exactement d'après l'Ecriture, le territoire qu'occupait cette peuplade; les géographes arabes du moyen âge (Edrisi et Abulfédaj parlent des ruines d'une ville nommée Madian, qui était située sur les côtes orientales du golfe élanilique; Josèphe connait de même une ville Madiène au bord de la mer Rouge, ce qui placerait le pays de Madian entre la partie du golfe d'Arabie, l'Arabie Heureuse, et les plaines de Moab. On comprendrait, dans ce cas, que les Madianites aient pu faire le commerce de caravane entre l'Egypte et l'Arabie ; mais il reste douteux que ce soit là qu'on doive chercher celte peuplade sous Jé-
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thro, d'autant plus qu'à une époque postérieure, 1 R. 44, 48., Madian est placé entre 1rs Edomites et le désert de Parau. Il vaut donc mieux admettre qu'à côté des Madianites proprement dits, qui formaient comme le corps du la nation, et dont le territoire était au sud de Moab, il se trouvait une autre peuplade, plus nomade, détachée de la grande famille, qui habitait les déserts de l'Arabie entre Canaan, Edom et le mont Sinaï; c'est l'opinion de Kosentnuller. Quelques auteurs (Calmelj admettent qu'outre Madian fils d'Abraham, il y avait un autre Madian fils de Cus, et ils se fondent sur ce que Séphora fille de Jéthro et femme de Moïse, est appelée cusite (éthiopienne), Nomb. 12, t., bien qu'elle fût Madianite, si toutefois c'est de Séphora qu'il s'agit dans ce passage, ce qui est incertain; ils comparent encore Hab. 3, 7., où Madian est nommé comme voisin ou parent de Cus ou Cusan. Toutefois cette question est obscure et ne peut être décidée.
Les Madianites furent d'abord gouvernés par des anciens, Nomb. 22, 4., plus tard par des princes et des rois, Nomb. 35, 15. 18. 31, 8. Jug. 7, 25. 8, 3., qui paraissent au temps de Moïse avoir été tributaires de Sihon, roi des Amorrbéens, Jos. 43, 21. Ils étaient extrêmement nombreux, Jug. 6, 5. 7, 42. 8, 40., possédaient une grande quantité de chameaux, Jug. G, 5. 7, 12. Es. 60, 6., et avaient acquis de fort bonne heure un grand bien-éirè matériel par le commerce et l'élève des bestiaux, Jug. 8, 24. Leur divinité nationale était Bahal-Pèhor, q. v., Nomb. 25, 3. 18. — Après l'exil leur nom se retrouve encore, Judith 2, 16. ; mais il disparaît dès lors pour se fondre avec celui d'Arabes, plus général et plus connu.
MADMEN, ville de Moab, Jér. 48, 2. Cependant l'interprète alexandrin et la Vulgatc ont pris ce nom pour un appellatif, et traduisent u lais-toi donc. »
MADMËNA (fumier), Es. 10, 31., ville inconnue, du voisinage de Jérusalem.
MADON, ville royale des Cananéens dans le nord de la Palestine, Jos. 11, 1. 12, 19.; Calmet pense, mais sans motifs, qu'il faut lire Maron, et chercher celle ville dans le bourg Maronia en Syrie, à 30 milles est d'Antioche, nommé par saint Jérôme, et probablement le même que Maronee dont parle Plolémée.
Schwartz et Ptohinson identifient Madun avec le Kefr-Menda actuel, vieille ruine où I on a retrouvé des sarcophages et d'autres débris.
MAGDALA (tour), Malin. 15, 39.. p.ïiie ville de Galilée située a l'angle occidental du lac de Génésareth dans l'endroit de sa plus grande largeur, à 5 kilom. de Tibériade, a 8 de la sortie du Jourdain, près de I embouchure d'une petite rivière qui ne tarit jamais, au pied de
•oehers escarpés qui forment le bord du plateau, et dans lesquels on remarque des grottes. Marie- Magdeleine devait son nom a cette bourgade où elle était née, Luc 8, 2. On ne trouve plus maintenant qu'un misérable village du nom de Medgel. qui renferme «les ruines dont l\irchiteclurc indique une très haute antiquité, entre autres une tour (hébr. migdal) qui expliquerait le nom de Magdala donné à cet endroit. — Le village de Dalmanutha, q. v., appartenait, à ce qu'on croit, au territoire de Magdala.
MAGES. Ce mol est mède ou persan, et signifie grand; il désignait primitivement, comme nom propre, une tribu mède qui avait en quelque sorte le monopole des choses saintes, le soin *des objets relatifs au culte, et le devoir d'instruire la jeunesse et l'âge mùr dans les mystères de la superstition, comme la famille de Lévi était chez les Hébreux la tribu dépositaire des oracles de Dieu et chargée de la cure des Ames. La caste des mages passa des Mèdes chez les Perses, à qui elle communiqua la civilisation ; elle acquit bientôt un développement et une puissance prodigieuses, et accapara l'instruction publique, la religion, la divination et la magie; ils jouirent d'un grand crédit auprès des rois, mars se servirent de leur influence pour intervenir dans la politique, et présidèrent à plusieurs révolutions (Hérodote 3, 61.}, comme il est arrivé à tant d'ordres ecclésiastiques qui se sont rendus successivement aimables à force de souplesse, nécessaires à force d'habileté, et redoutables a force d'audace et d'intrigues. Zoroastre, au septième siècle avant l'ère chrétienne (selon d'autres, au sixième sous Darius Hystaspe), introduisit plusieurs réformes chez les mages mèdes, qui s'adonnaient parlieulièremenl à l'astrologie et à lïnterprëtaiiondes songes; il les divisa en trois classes, les herbeds ou élèves, les mobeds ou maîtres, et les desturmobeds ou maîtres parfaits.
Il est aussi parlé de mages chez les Caldéens, Jér. 39, 3. 13., et les auteurs profanes nous montrent la même caste chez un grand nombre d'autres peuples de l'antiquité ; Pline parle de mages de l'Arabie, de l'Egypte et de l'Ethiopie-, l'interprète grec Aquila donne le même nom à ceux qui interrogeaient les morts, Deut. 18, II.; de même encore Théodotion pour désigner les astrologues de Babylone. Dan. 2, 2., cf. Matth. î, I . Il n'est pas a croire que les mages perses et mèdes aient volontairement abandonné leurs prérogatives a d'autres, mais on peut supposer que ce nom est devenu d'un usage plus étendu, et qu'il a servi plus lard à désigner d'une manière générale les sages d'autres nations ; les Caldéens appelaient probablement ainsi leurs savants, et Jéréraie