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parle d'Alexandre comme d'un personnage connu, d'où l'on peut conclure que cet Alexandre avait Tait plus tard un voyage à Rome. Paul, écrivant à Timothée (î* ép.), semble bien avoir en vue ce même individu, d'autant plus qu'il ne lui donne pas d'autre désignation que celle de son métier, la croyant suffisante pour le faire reconnaître. Celui de la 1™> épître est plus difficile a déterminer ; il paraît que c'était un Juif qui cherchait à faire du mal à Paul en attaquant publiquement sa doctrine. Saint Paul le livre à Satan pour qu'il apprenne à ne plus blasphémer, et Ton peut croire qu'il est différent d'Alexandre le forgeron, puisque dans la 2e à Tim., écrite plus tard, l'apôtre parle de ce dernier comme d'un homme qui n'a pas encore reçu la récompense de son impiété.
— Alexandre le Grand, roi de Macédoine ou de Javan, n'est pas nommé dans l'Ecriture, mais il est annoncé par les prophètes, et spécialement par Daniel, tantôt sous l'image d'un léopard, 7, 6., tantôt sous celle d'un bouc, 8, 5., cf. encore 2, 32. Il respecta les dieux de tous les pays dont sa dévorante ambition lit la conquête, et garantit en particulier aux Juifs la liberté de conscience.
ALEXANDRIE, ville célèbre de la Basse- Egypte. Elle était située entre le tac Maréotis et le Canoplque ou bras le plus occidental du Nil, à peu de distance de la Méditerranée. Alexandre le Grand en fut le fondateur et ne tarda pas à y être enseveli dans un cercueil d'or. — Le célèbre Dinocrale avait fait le plan de cette ville et en avait donné les dimensions; elle occupait un espace d'environ 25 kilo m. Le palais, qui faisait à lui seul la cinquième partie de la ville, était du côté de la mer, et renfermait la résidence royale, le musée et les tombeaux des princes. La principale rue avait 35 mètres de largeur et traversait toute la ville. Les Ptolémées,. qui succédèrent à Alexandre, en firent pendant deux siècles la capitale de l'Egypte. La proximité de la mer Rouge et de la Méditerranée, y attirait le commerce du monde entier, de sorte qu'après Rome il n'y 'avait pas de cité plus florissante. Elle possédait une bibliothèque fameuse, recueillie par les ordres de Ptolémée Pbiladelphe; c'est le même prince sous les auspices duquel fut commencée la première traduction des livres saints, 280- 222 av. C. Quoique ce travail soit connu sous le nom de version des Septante, le nombre de ceux qui y coopérèrent est fort incertain : les auteurs le font varier de cinq à soixante et douze, et le chiffre le plus faible semble approcher davantage de la vérité. — La bibliothèque d'Alexandrie fut brûlée par les Arabes ou Sarrasins l'an 642 de 1ère chrétienne. Lorsqu'ils s'emparèrent de cette ville, elle comptait 4,000 palais,
400 places, 4,000 maisons de bain, et 42,000 personnes uniquement employées à la vente des légumes et des fruits. Ce n'est plus guère maintenant qu'un immense village qui n'a rien ée remarquable que ses ruines, et un commerce assez étendu.
Celte capitale de l'Egypte a toujours eu pour habitants, depuis l'époque d'Alexandre, un grand nombre de Juifs , quelquefois jusqu'à cent mille et au delà. Une partie d'entre eux étant revenus à Jérusalem, concoururent à la persécution dont Etienne fut le premier martyr, Act. 6, 9. Apollos était natif d'Alexandrie, 18, 24., et le vaisseau qui transporta saint Paul â Rome venait de cette ville (27, 6.), dont les navires, chargés de blé, faisaient assez ordinairement le trajet d'Egypte en Italie et débarquaient à Pouzzoles, 28, M. — 50,000 Juifs y furent massacrés par l'ordre de Néron ; et quand les Arabes en firent la conquête, ils y trouvèrent 40,000 Juifs qui leur payèrent le tribut.
Le christianisme s'introduisit de bonne heure à Alexandrie, par le ministère, à ce que l'on croit, de saint Marc l'évangéliste, vers l'an 59 ou 60 : après sa mort il fut remplacé par Anien qu'il avait converti dès ses premières prédications. Clément, Origène, le grand Athanase et beaucoup d'autres serviteurs de Dieu furent successivement la gloire de cette Eglise. Pendant plusieurs siècles, l'évêque d'Alexandrie partagea avec ceux d'Anlioche, de Constantinople et de Rome, la direction souveraine de l'Eglise chrétienne; il avait sous sa juridiction les Eglises de la partie orientale de l'Afrique. L'école d'Alexandrie jouit longtemps d'une fort grande vogue, l'école juive d'abord, puis l'école chrétienne. Outre d'éloquents prédicateurs, elle a produit d'habiles copistes des saintes Ecritures, et sous ce dernier rapport nous avons un échantillon de leurs travaux dans le célèbre manuscrit d'Alexandrie, qui se trouve maintenant au Musée britannique de Londres, et qui fut écrit par Thécla, jeune fille noble de celle cité. — La Vulgate a traduit à tort par Alexandrie la ville de No qui se trouve Nab. 3, 8. Jér. 46, 25. Ez. 30, 1 4. 15. et ailleurs, v. No.
ALGUES, ». Roseaux.
ALGUMMIM. r. Almugghim.
ALLÉLUIA, en hébr. Hallelou-Jah (Célébrez l'Eternel). C'est le mot qui termine le recueil des psaumes, 150, 6. Use rencontre vingl-qualre fois dans les trente-sept derniers psaumes où nos versions l'ont traduit, tandis qu'elles lui ont conservé sa forme hébraïque, Apoc. 19, 1- 3. I. 6. La même idée est exprimée Ps. 19, <• 2. 11. 33. 97-102; etc. La forme Hallelou eth Jehovah, plus régulière, se trouve Jér. 20, 13. et fréquemment dans les psaumes. C'est le chant de triomphe et de reconnaissance de ceux
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qui se sont confiés en l'Eternel; c'est par un Alléluia que se termineront les souffrances des fidèles, et celles de l'Eglise.
ALLIANCE. On appelle ainsi la relation qui s'èlaWit entre des parties qui, séparées antérieurement, se rapprochent l'une de l'autre sous diverses conditions et dans divers buts, et qui consolident ce rapprochement par certains rites et par certaines promesses qui le rendent sacré. Ce rapprochement est donc opéré par un lien, et comme ce lien introdnit souvent entre ceux qu'il rattache un genre d'unité ou de communauté, alliance désigne quelquefois non pas le lien seulement, mais encore ce qui fut lié ou plutôt l'état d'union qui en dérive. Dans ce cas, alliance et communion ont un même sens, Matth. 26, 28. i Cor. tO, 16. Of, une même communauté ou un même corps ne pouvant être animés que d'une seule et même vie, on comprendra facilement pourquoi toute participation à une même nourriture (comme principe de cette même vie) constatait une alliance déjà consommée ou acceptée, tout comme ce qui déterminait un droit à celte participation commune, constatait la consommation elle-même de l'alliance; cf. Ex. 21, les v. 4. 5. 6. avec 9. 10. 41. Quant à l'alliance, c'est-à-dire quant aux liens proprement dits, ils ressortaient nécessairement de la qualité et des circonstances des personnes qui entraient dans de pareils rapports, car de celte qualité ou de ces circonstances se tiraient les considérations qui fixaient, non-seulement la nature et le caractère du traité que l'on voulait former, mais celles surtout par lesquelles se spécifiaient encore les Intérêts et les avantages des personnes qui y voulaient entrer, Ex. 49, 4. 20. 2. Gen. 31. 43. 15,7. Jos. 9,9. 1 Sam. 20. 15.
Du reste, une alliance ne se faisait point sans quVIle imposât des obligations qui lui étaient particulières, et qui, le plus souvent, se trouvaient réciproques pour chacune des parties. Gen. 26, 28. Êx. 19. 5. Gen. 3!, 50. 52, 54. Observer ces obligations devenait indispensable, puisqu'elles étaient autant de conditions sans l'accomplissement desquelles le contrat formé ne pouvait obtenir la réalisation de sa fin. On devait, par conséquent, envisager de pareilles obligations ou de pareilles conditions comme si étroitement unies aux alliances, que si, de part et d'autre, elles n'étaient pas fidèlement remplies, les liens du traité lui-même se rompaient inévitablement. Toute la valeur de l'alliance dépendait ainsi de l'engagement que prenait chaque parlie de respecter les nouveaux devoirs qu'elle venait de contracter et de ne se rien permettre qui pût détruire ou troubler les nouveaux rapports dans lesquels
elle venait d'entrer. Or cet engagement consistait en une promesse solennelle, c'est-àdire accompagnée de serments et de témoignages, et comme le traité tirait d'elle toute sa force, faire cette promesse et la garder se disaient l'un et l'autre : confirmer l'alliance, Gai. 3, 15. et 47. Dan. 9, 27. Cette confirmation étant une promesse d'observer une alliance faite, suivait naturellement l'alliance ellemême.
Pour qu'une alliance fût consommée, il fallait que cette alliance et que la promesse de la garder fussent consacrées par certains actes religieux. Ces actes avaient deux buts : 1<> de réclamer une intervention et par conséquent une sanction divine; 2° de consommer le traité, en d'autres termes, de le mettre en activité par une démonstration solennelle qui exprimait à la fois son caractère et sa réalité.
L'acte qui réclamait l'intervention et la sanction de la Divinité, consistait dans Hne reconnaissance formelle d'un Dieu, et comme témoin delà vérité des traités, et comme exécuteur du bien et du mal que leur observation ou que leur transgression méritait.
Ces fonctions de témoin et d'exécuteur des contrats, quoiqu'elles appartinssent à Dieu proprement, pouvaient cependant, par une autorisation légale ou spéciale de sa part, être transmises à d'autres. Mais ces deux fonctions étant réunies en Dieu, le devaient être également dans ceux qui les recevaient de lui, Deut. 17, 7. Du reste, l'une et l'autre avaient un même office; elles exigeaient un témoignage rendu à l'inviolabilité des Iraités, par conséquent leur exécution, en tant qu'elle dépendait de Dieu et non plus des hommes seulement. Ce témoignage ou celle exéculion n'étaient donc qu'un jugement de Dieu direct ou indirect, c'est-à-dire sa bénédiction ou sa malédiction, imposées en vertu de l'alliance elle-même, et suivant la fidélité des contractants.
L'acte religieux qui, dans une alliance quelconque, consacrait une sanction pareille était d'une double espèce : c'était d'abord un signe qui, comme symbole, constatait quelle était cette intervention dont chacune des parties reconnaissait la validité, et qui, comme témoignage quelquefois monumental, constatait en même temps la réquisition que l'on en avait faite; c'était ensuite un serment par lequel on déclarait se soumettre el s'attendre à être jugé par le tiers intervenant (appelé témoin), selon les termes de l'alli-incc et scion la manière dont on l'aurait gardée. Quant au serment lui-même, la nature du traité le pouvait aussi modifier, c'està-dire qu'il appelait séparément la bénédiction ou la malédiction, ou qu'il certifiait la possibilité de l'une et de l'autre. Dans certains cas, il
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était accompagné d'un symbole qui montrait que la sentence méritée était immédiatement imposé»*, symbole dont le sens devenait alors sacramentel.
L'acte qui servait à consommer une alliance, ou plutôt à la mettre en vigueur par une démonstration solennelle, laquelle devait exprimer à la fois et la réalité et la nature du lien qu'elle établissait entre les contractants, cet acte précédait le serment et variait d'après la nature du contrat. Il parait, du moins, s'être distingué de certains rites païens par ce côté essentiel, que jamais, dans ses formes, il ne confondait une alliance profane avec une alliance dont le but était proprement religieux. Enfin, il était luimême réclamé comme témoignage ; et indépendamment d'un rapport quelconque avec la religion, certains symboles lui donnaient, par leur signification, le caractère sacré qu'il devait toujours posséder. Quant aux rites qui accompagnaient de semblables contrats, ils offrent des modifications que la variété des circonstances sert à expliquer. Ces explications sont donc renvoyées ù l'article qui traite le sujet particulier auquel elles se rapportent. Nous nous bornons ici à indiquer les formes les plus indispensables et les plus inhérentes au cérémonial des alliances contractées.
Ce qui figurait l'alliance comme lien et communauté, c'est-à-dire ce qui figurait l'alliance elle-même, c'était ordinairement un repas pris en commun, Gen. 26, 30. 34, 46. Jos. 9, 44. Quand la communauté fondée était une communauté religieuse, alors seulement le repas se faisait avec les victimes du sacrifice, Deut. 27, 7. Le pain et le vin, mais surtout le sel, paraissent avoir été habituellement employés. Le sel particulièrement tirait des qualités qui lui appartiennent, un sens symbolique correspondant à l'idée même d'alliance. Par cette puissance qu'il a d'attaquer dans un corps certaines parties, en même temps qu'il en conserve d'autres, par celte action amie et ennemie qu'il exerce à la fois sur tout aliment, il était le symbole le plus naturel d'un contrat dont la vertu propre est justement de vous rendre et l'ami de ceux qui sont les amis de votre allié, et l'ennemi de ceux qui en seraient les ennemis, Gen. 42, 3. Mais une alliance faite en ces termes : « Je bénirai ceux qui le bénissent, et je maudirai ceux qui te maudissent, » étant considérée comme l'alliance la plus sacrée et la • plus indestructible que l'on pût former, le sel, dont la propriété est de conserver, exprimait doublement le caractère de semblables alliances, : de ces alliances éternelles que, dans certains < endroits, l'Ecriture nomme également, à cause i de cela, des alliances de sel, Nomb. 48, 19. t 2 Chr. 43, 5. Enfin, l'épitbèle d'alliance accom- t
t pagne le mot sel là où il est ordonné de le faire t entrer dans la composition de tout ce que l'on
> devait offrir à Dieu d'après son alliance, Lév. 2,
, Un autre rite non moins solennel et non ■ moins répandu dans toute l'antiquité (il a donné ' son nom au mot hébreu qui signifie alliance,
> Berilh, de Barah, disséquer, tailler, partager), consistait à partager un ou plusieurs animaux
i en des parts qui se plaçaient de manière à 3e cori respondre,Gcn. 45, 40; les parties contractantes : passaient entre ces moitiés, et donnaient ainsi à entendre qu'elles entraient dans les mêmes rapports qui avaient précédemment uni les membres de la victime. Cette interprétation sera peut-être contestée, mais toutes les autres se fondent sur des points de vue qui semblent inconciliables avec le seul exemple que l'Ecriture nous fournisse d'une alliance faite de celte manière, l'alliance de Dieu avec Abraham. — Jér. 34, 48, n'est point en opposition avec ce que nous venons de dire ; car rien ne prouve que les deux parts représentassent les deux parties contractantes.
Un dernier usage que nous consignerons sur ce point, et dont il est parlé Gen. 24, 28., fut de donner à celui avec lequel on voulait contracter, une portion de son propre bien.
Les parties contractantes, leur sincérité dans les engagements qu'elles avaient pris, sont également figurées dans le rituel des alliances par des signes matériels et visibles, destinés à servir quelquefois de témoignages permanents, Gen. 31, 46. Les symboles employés dans ce but étaient habituellement des pierres; on les érigeait en un monceau, suivant le nombre des parties conlractanles, et si l'alliance où elles entraient était une alliance religieuse, on en faisait un autel, Ex. 24. 4. A l'égard de ces autels, il est constamment ordonné de les construire de pierres non taillées, Ex. 20, 25. Deui. 27, 5. Jos. 8, 31 . Cet ordre fut donné, d'abord afin que ces autels ne fussent point une occasion de révolte contre le commandement exprès de n'offrir des sacrifices qu'au lieu que l'ElerneJ aurait désigné lui-même (pour celle même raison ils se faisaicnl de terre dans les autres cas), mais surtout afin qu'ils marquassent plus expressément leur genre de destination et qu'ils réprésentassent par leur propre intégrité la vie, la plénitude, la sainteté du témoignage dont ils faisaient foi, Deut. 27, 8. 4 Pierre 2, 5. I R. 6, 7. Eph. 2, 22. Jean 49, 36. Ex. 42, 46.
La consécration des alliances, en tant que ces alliances sont une promesse à garder, trouve dans le rituel des symboles correspondants. Cette consécration consiste, avons-nous dit, dans l'invocation d'un témoignage divin, invocation qui imposait au lien établi, et surtout à
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la promesse donnée, un caractère inviolable et sacré; néanmoins elle ne les convertissait jamais en dos rapports proprement religieux, si déjà ils ne l'étaient pas par eux-mêmes. Ce témoignage invoqué était habituellement représenté par des pierres ; tantôt ces pierres étaient carrées, alors elles étaient le symbole reconnu de l'univers; tantôt elles étaient non taillées, et elles représentent davantage l'œuvre de Dieu : dans ce dernier cas elles étaient tout ensemble un témoignage rendu à Dieu, et un témoignage venant de Dieu. Dans l'un et dans l'autre cas, les deux ou la terre étaient invoqués en témoignage. Ces pierres donnaient à entendre que celui qui est l'auteur de la création devait être le Dieu du témoignage, l'auteur des serments, le Dieu par lequel on devait jurer, cf. Phil. 2, 40. 14. Apoc. 5, 8., etc. Jos. 24, 22. et Deul. 27,9. Celui qui érigeait une telle pierre faisait donc un acte de foi, et il en usait comme d'un gage de sa propre fidélité. C'est pourquoi aussi Dieu, voulant donner à son peuple, au sujet de son alliance avec lui, un gage (ou un témoin) de sa propre fidélité, il employa pour signe dansle second temple une pierre carrée (Théod. Haeaeus, De lapide fundamenti, dans le Thésaurus Dgolini, t. VIII), et dans le premier deux tables de pierre, qui sans doute, sous une forme appropriée aux circonstances, représentaient ces cieux et cette terre où Dieu a partout écrit de son doigt le témoignage, c'est-à-dire sa loi. Le nombre sept avait une place sacrée parmi les symboles destinés à la consécration du serment. Il représente le monde dans sa durée; mais cette durée, elle est envisagée elle-même dans son rapport aven le témoignage de Dieu. De là l'emploi de ce nombre dans notre cas; Hérod. 3,8. Gen. 21, 30. Christ comme témoin est également représenté par une pierre à sept yeux, Zach. 3, 9., cf. Apoc. 5, 6.
Enfin la consécration des alliances, en tant que ces alliances sont un lien et une communion établis entre plusieurs, ne se célébrait point d'après des rites religieux, si les rapports fondés sur ces alliances n'étaient eux-mêmes essentiellement religieux- Ainsi aucun sacrifice, aucune libation, aucune participation à la victime, aucun signe d'une consécration personnelle n'accompagnait une alliance purement humaine. Les cérémonies païennes, par exemple celles des Grecs (lliad., III, 254), celles des anciens Arabes (Hérod., 3, 8), celles des Scythes (Hérod., 4, 70.,comp. Sall.,Cat., 22), celles des Lydiens et des Mèdes, consistaient toutes au contraire dans une participation des contractants à la victime (lliad., III, 273), ou dans une corrélation établie mystiquement entre eux par la communication de leur propre sang (Hérod., ',14). L'un et l'autre étaient défendus à l'Is-
raélite; boire le sang lui était interdit, le sacrifice appartenait au temple.
L'usage de partager un animal en deux moitiés, et de passer entre elles, fut commun à plusieurs peuples de l'antiquité. Delà sont venues, en hébreu, les expressions Berith (partage), Karath Berith (partager); mais rien ne prouve que les mots/œdu* icere, ferire, percutere et Spxia T£}xvetv, en soient également déduits (voyez cependant le passage de l'Iliade cité plus haut). Quoi qu'il en soit, rien ne nous oblige à voir dans ce rite un sacrifice proprement dit, plutôt qu'un acte symbolique et solennel dont le sens a été indiqué, lequel paraît certain à l'égard des Juifs; rien ne prouve qu'il en fût autrement chez les autres nations (Hérod., 2, 1 39. 7, 39. , comp. liv. 4 , 24 . Soph . , A jax , 4 4 77. sq.). Cela explique pourquoi nous ne trouvons rien de pareil dans la consécration des alliances de Dieu avec son peuple, et pourquoi encore ce signe n'était point un signe de réciprocité, et s'employait seulement quand l'une des parties était sommée par l'autre de donner un témoignage figuratif des engagements qu'elle contractait, Gen. 45, 8.
De là dérivent néanmoins certaines formules d'imprécation ou de malédiction, qui pourtant ne contredisent en rien ce que nous venons d'avancer, puisqu'elles démontrent justement que l'animal partagé ne figurait que l'une des parties du contrat, Jér. 34, 49.
ALLON-BACUTH, Gen. 35, 8., chêne sous lequel fut ensevelie Débora, nourrice de Rébecca ; son nom signifie chêne des pleurs.
ALMODAD, Gen. 40, 26., peuplade arabe de la famille des Joktanides, mais du reste inconnue. Bochart pense aux Allonmaïotes de Ptolémée dans l'Arabie Heureuse.
ALMUGGH1M, 4 R. 40, 44. 42., ou Algummim, 2 Chr. 2, 8. 9, 40. 44.; espèce de bois qui se trouvait au nombre des marchandises que la flotte syrienne apportait d'Ophir, du temps de Salomon. Ces deux noms désignent la même chose, car de pareilles transpositions de lettres se font presque involontairement, et ont leurs analogues dans toutes les langues. — Dans le passage du livre des Rois, les Septante traduisent ce mot par « du bois travaillé et taillé, » Jérôme et la Vulgate par « ligna thyina, » et dans les passages des Chroniques, les Septante le rendent, ainsi que les traductions latines, par « bois de pin. » S'attachant à ces anciennes interprétations, quelques savants ont cru que rAlmuggbim était un bois résineux et odoriférant; mais un tel bois n'aurait pu être propre à l'usage auquel le destinait Salomon, car il en fit faire, non-seulement des instruments de musique, mais encore des barrières et des piliers. Par la même raison, et plus en-