MÉD
gnirent la médecine proprement dite, le traitement des maladies internes, même des maladies de l'esprit, 2 Chr. 16, 42. 4 Sam. 16, 46., mais sans donner à cette difficile science un bien grand développement. L'emploi des médecins, assez rare avant l'exil, 2 Chr. 16, 42. Jér. 8, 22., fut plus fréquent dans la suite, Marc 5, 26. Luc 4, 23. 5, 34 . 8 , 43.; les esséniens, en particulier, consacrèrent leurs loisirs soit à l'élude, soit au traitement des maladies. Le livre de l'Ecclésiastique (38, 4-3.), tout en ramenant à Dieu la guérison du malade, professe un grand respect pour la médecine « que Dieu a créée, » dit-il. Les remèdes le plus ordinairement employés étaient l'huile, le baume, îles bains, des eaux thermales et des emplâtres, Jér. 8, 22. 46, 4 1. 51, 8. 2 B. 20, 7. 5, 40. Luc 40, 34. Jean 5, 2. Josèphe, Antiq., 17, 6, 5. Parfois aussi, dans la méfiance qu'inspirait encore un art si jeune et si inexpérimenté, l'on avait recours à des devins ou magiciens, qui par leur rites superstitieux, leurs amulettes, leurs prières et leurs chants, devaient guérir les malades et notamment les possédés : c'est probablement l'emploi de remèdes de ce genre qui attira sur Asa le blâme et la peine qu'il encourut, et qui l'empêcha de se relever de son lit de maladie, 2 Chr. 46, 42., cf. 2 R. 5, 4 4. Jér. 8, 47. Une espèce de police de sauté est instituée, I.év. 43 et 14, contre la lèpre, et l'exercice en était confié aux prêtres; ils n'étaient pas chargés de guérir ou de nettoyer, mais d'inspecter et de constater la présence ou la guérison de celte hideuse maladie, Luc 47, 4 4. D'autres prescriptions sanitaires étaient également établies par Moïse, relatives soit à la nourriture, soit aux purillcations. D'après Lightfoot, un médecin particulier (medicus viscerum) aurait élé attaché au service du temple, à cause des fréquentes indispositions et des refroidissements auxquels étaient exposés les prêtres, qui devaient remplir leurs fonctions nu-pieds.
MÉDIE, Mèdes. Celle contrée, qui porte, dans l'Ecriture sainte, le nom du troisième tils de Japhet, lirait son nom, suivant les Grecs, de Médus, fils de Médée, qui fut femme d'Egée, roi d'Athènes. Obligée de fuir l'Atlique, parce qu'on découvrit les embûches qu'elle dressait à Thésée, elle se retira dans le pays qu'on appelait alors plus particulièrement Asie, et donna le nom de Médes à ses habitants. La Médie n'a pas toujours eu les mêmesliraites : ses défaites et ses victoires ont quelquefois apporté, dans son étendue, de notables changements. Elle touchait au nord à l'Arménie, dont elle était séparée par l'Araxe, et bordait ensuite le rivage méridional de la mer Caspienne; à l'orient, était l'Asie proprement dite ; au midi, la Perse et la Susiane; au couchant, l'Assyrie ; elle était com-
prise entre les 34-40° lat. nord, et vers le 70° long.. La partie septentrionale, sur les côtes de la mer Caspienne, était humide, froide, malsaine; une chaîne de montagnes qui rejoignait plus loin l'Anti-Tuurus, la séparait du reste de la Médie. Une peuplade rude, forte et indépendante, habitait ces demeures sauvages qui portent encore, de nos jours, le nom de Masanderan ou Silan. Au sud , se trouvait la Médie Atropalène, séparée, à l'ouest, de l'Arménie par le mont Caspius qui vient de l'Ararat,el resserrée, au sud et au sud-est. entre les montagnes de l'Oronte, qui traversent toute la Médie. Celte contrée, maintenant presque tout l'Aderbidschan, renfermait un grand nombre de plaines et de vallées fertiles et bien cultivées, dont le produit suffisait à l'entretien de ses habitants; le nord seul était froid et improductif. Un troisième district, enfin, était la Grande Médie, au sud-sud-est de l'Oronte, traversée par le mont Zagrius, qui la sépare de la Perse à l'ouest et au sud ; des déserts la bornent à l'est, et la mer Caspienne la met en communication avec l'Hyrranie et les Part lies. C'est un plateau élevé, mais riche en fertiles vallées et en gras pâturages; il jouit d'un climat tempéré, salubre et serein; son nom actuel est Irak-Adshemi. Sa capitale était Ecbalane, q. v. Là se trouvaient aussi Ragès, ville bien connue par l'histoire du jeune Tobie, et les plaines de Nysa, célèbres par leurs nombreux haras, d'où sortaient des chevaux très estimés qui servaient aux rois et aux grands de leur cour.
La Médie avait été d'abord une province de l'empire d'Assyrie. Divisés en six tribus ou peuplades, les Mèdes avaient été de bonne heure assujettis par Ninus, qui en avait fait une satrapie assyrienne ; mais, après la destruction du premier empire assyrien par Arbace, ils s'affranchirent du joug; à l'esclavage succéda la liberté, à la liberté la licence, et l'anarchie fit regretter au peuple le despotisme de ses rois. Quelques historiens assurent qu'Arbace régna sur eux, mais il n'en est pas fait mention dans Hérodote, qui dit, au contraire, qu'ils se donnèrent un roi de leur nation, et qu'ils élurent, à cet effet, un simple juge de village, Déjocès, fils de Phraortès, qui était devenu, par sa réputation de probité, l'arbitre de tous les bourgs. Après lui vinrent Phraortès, Cyaxare et Astyage, et les quatre, d'après Hérodote, régnèrent cent cinquante ans. Eusèbe et Synr-elle comptent encore, avant Déjocès, quatre autres rois, et portent & deux cent cinquante-neuf ans la durée totale du règne des huit. Aucun des premiers n'est nommé dans l'histoire sacrée, où les Mèdes n'apparaissent que comnje sujets du roi d'Assyrie Salmanéser, 2 R. 47, 6., au temps d'Hosée, roi d'Israël, vers 734 av. C. Plus tard,
MËG
MËL
sous Nébucadhetsar, on les voit indépendants et gouvernés par leurs propres rois, Es. 13, 47. Jér. 25,25. 54, H . 28. On peut donc croire que, peu de temps après Arbaee, ils retombèrent sous le joug assyrien, et que, plus tard seulement, profilant des guerres lointaines de Sanchérib, ils s'émancipèrent entièrement pour se donner, depuis Déjocès, une suite de rois de leur choix. Au dire d'Hérodote, ils subjuguèrent sous Cyaxare, Ninive et l'empire assyrien, jusqu'à ce que, soumis par Darius et Cyrus {v. Darius), et réunis à la Perse, ils cessèrent d'exister comme nation indépendante; dès lors, les noms des Perses et des Mèdes sont réunis, Dan. 5, 28. 6, 45. 8, 20. Est. 4, 3. 48. 40, 2. La Babylonie, également sous Cyrus, fut aussi réduite en province de ce double empire médoperse. Après deux siècles, cette Immense monarchie tomba sous les coups d'Alexandre le Grand, 330 av. C: puis, après la mort de celuici, Séleucus Nicator détacha la Médic de l'empire uni, et en ût une province du nouveau royaume de Syrie, jusqu'à ce que, après une suite de victoires incertaines, celte province fut définitivement agrégée à l'empire des l'arlhes, fondé 250 av. C.
Les anciens Mèdes passaient pour un peuple belliqueux, redoutable surtout par son habileté dans le maniement de l'arc; les montagnards conservèrent le plus longtemps leur indépen dance et leur force, tandis que les habitants des plaines et des villes, livrés de bonne heure aux arts et à l'industrie, s'adonnèrent au luxe et â la mollesse qui en tirent, pour leurs ennemis, une proie facile. Leur vêtement, qui se composait d'un manteau et d'un large pantalon, fut adopté par les Perses d'abord, puis généralement en Asie, par les riches et les nobles Ils adoraient les astres : le soleil et la lune occupaient, pour eux, le premier rang; puis ve-
à sa source au pied du Thabor. Salomon fit fortifier cette ville, qui avait pour lui une très grande importance militaire, comme clef occidentale du pays entre le nord et le midi; il y établit aussi un des douze commissaires pourvoyeurs de la maison rovale, 4 R. 4, 12. 9, 15.
MK-HAJARKON, ville danite, Jos. 49, 46.- Les Septante ont traduit mer de Jarkon.
MÉHARA, ville ou bourg appartenant aux Sidoniens, Jos. 13, 4. Quelques-uns ont cru la retrouver dans la ville de Marathos, citée par Strabon, 46, 753.; d'autres y ont vu l'inexpugnable caverne sidonienne (cavea de Tyro], célèbre dans l'histoire des croisades; d'autre» « fin (Grotefend, Winer), la ville sidonienne 4? Moyra, dont 11 est parlé dans Sanehoniathon, 8. 88.
MÉHUJAEL (détruit de Dieu), Gen. 4, 18. arrière-petit-flls de Gain, q. v. Il doit peut-être son nom à une épouvantable sécheresse <|ui aurait désolé la terre de son temps, et que racontent les traditions païennes. Les steppes ayaûi remplacé les champs et les vergers, la vie errante remplaça la vie paisible du laboureur, et Jabal, son petit-fils, fut le père des nomades. MEHUMAN. v. Mémuean.
MÉLANGES, v. Accouplements.
MELCA, et deux Melchi (mon roi), Luc 3, 31. 24. 28., ancêtres de Jésus par Marie.
MELCHÏSÉDEC, Gen. 4 4. Son nom signifie roi de justice; il était en même temps roi aV Salem, soit que ce nom désigne Siclicm on Jrrusalem, qui, l'une et l'autre, paraissent avoir porté le nom de Salem, soit que Salem, qui signifie paix, doive être pris dans son senspurr ment appellatif. Mclchisédec était donc un roi distingué par son amour de la justice et de la paix -, il était, en même temps, pontife et sacrificateur, comme Jéthro, comme plusieurs autres princes-prêtres dont il est parlé dans l'A. T.,
naient Jupiter, Vénus, Saturne, Mercure et où nous voyons, avant l'établissement de la loi. Mars. v. Caldéens et Mages. Deux langues non ces deux fonctions et dignités fréquemment sémitiques étaient parlées dans l'ancienne Mé- réunies en la même personne. Nous ne nous
die : le zend au nord, et le pelilvi au sud ; cette dernière devint la langue dominante des Parthes.
MEDITERRANEE, r. Mer.
MÉGUIDDO, appelée aussi Méguiddon, Zach.
42, 11., ville située sur le territoire d'Issacar, mais appartenant à la tribu de Manassé; d'abord résidence royale des Cananéens, elle fut prise par Josué, puis reprise par ses premiers possesseurs, Jos. 42, 21. 17, 41. Jug. 4, 27. Elle était située dans une plaine du plateau de Jizréhel, 2 Chr. 35, 22., et fut témoin de plusieurs batailles, 2 R. 23, 29. 30. Dans son voisinage, se trouvaient les eaux de Méguiddo, Jug. 5, 49., probablement une manière poétique de désigner le torrent du Kison, v. 21, qui
arrêterons pas à rechercher qui pouvait être ce grand personnage, comme nous n'indiquerons pas non plus toutes les suppositions, plus hardies et plus bizarres les unes que les autres, qu'on a faites sur sa personne. On a voulu mettre du mystérieux là ou 11 n'y avait que de li concision, et quelques-uns ont voulu voir en Melcbisédec un ange, et même Jésus-Chrisi: rien, dans l'Ecriture sainte, n'autorise de pareilles hypothèses, et l'on doit admettre quetf n'était qu'un homme comme un autre, un roi comme les rois de la plaine, mais pieux et adorateur de l'Eternel, ainsi qu'il s'en trouvait encore quelques-uns à côté de la famille du grand patriarche. Il alla au-devant d'Abraham lors<juc celui-ci revenait de la défaite des rois impies, et.