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el en plaçant son histoire dans l'interrègne de deux ans qui, selon le canon de Ptolémée, précéda le règne de Belibus. — Baladan son père est moins connu, quoique l'histoire profane en fasse aussi mention sous le nom de Ingœus ou llulseus, comme contemporain d'Achaz et d'Ezéchias; on l'a pris longtemps pour Nabonassar. Il se ligua avec Àrbacès, satrape de Médie, contre Sardanapale roi d'Assyrie, el ces deux conjurés ne réussirent qu'après plusieurs années de luttes sanglantes, a faire reconnaître leur indépendance.

D'après Jér. 50, 2. Mérodac, qui signifie petit seigneur, était probablement aussi le nom d'une divinité adorée à Babylone; le prophète la place à côté de Bel et en parle de la même manière; il est de plus employé dans la composition de plusieurs noms propres (Evil-Mérodac, Mérodac-Baladan , etc.)» selon l'usage des Babyloniens de se servir de noms d'idoles pour noms d'hommes, Beltesatsar composé de Bel, Nébucadnelsar de Nébo, etc. Gesenius pense que Mérodac était une personnification de la planète Mars. — v. Caldée.

MÉROM (hauteur), lac dont le nom signifie supérieur, parce qu'il est au nord du lac de Génésarelh et par conséquent plus élevé; il est formé par l'affluent de plusieurs ruisseaux dans le Jourdain, q. v. C'est sur ses bords que Josué vainquit les rois des Cananéens septentrionaux, Jos. 44, 5. 6. — Les Grecs l'appelaient lac Samochon, et maintenant les Arabes Bahrat Hbule, lac de la vallée-plaine. Il est très poissonneux, quoique ses eaux ne soient pas toujours bonnes.

MKROS (secret, maigre), ville du nord de la Palestine, maudite par Débora pour s'être teoue à l'écart pendant les combats d'Israël, Jug. 5, 23. On compare le Merrus d'Eusèbe el de saint Jérôme, a 42 milles de Sébaste, non loin de Dothaïm, mais cette dernière ville était au sud du champ de bataille, tandis que Méros était plus au nord. Ce serait plutôt, d'après YVilson et V. de Velde, le village de Kefz-Musr, au sud du Thabor.

MÉSA, une des frontières de la contrée habitée par les Joctanides, Gen. 40, 30. Si l'on peut dire avec quelque certitude que c'est en Arabie et dans ses environs qu'on doit chercher cette ville, il est difficile d'en préciser la place davantage. L'opinion de Bocnart, soutenue par Gesenius, savoir qu'il s'agit de Mousa, port de mer au sud de l'Yémen, ne peut guère être admise, parce que d'un côté l'orthographe des deux noms dans les langues originales est trop différente, et de l'autre le pays donné comme territoire à la race nombreuse des descendants de Joktan serait trop petit. Michaëlis prend pour point de départ l'embouchure de l'Eu-

phrate, et la partie inférieure du cours des deux fleuves réunis, depuis Séleucie jusqu'au golfe Persique; c'est là que se trouve aujourd'hui Bassora. Les Grecs ( Philoslorge ) appelaient celte contrée Mesène, et Abulféda parle de deux villes situées dans la même direction, sous les noms de Mesan et de Mousan.

MÉSAC, nom caldéen de Misaël, un des trois compagnons de Daniel choisis par Nébucadnetsar pour le service et l'ornement de sa cour, Dan. 4 , 7. A son nom hébreu qui devait lui rappeler la grandeur de l'Eternel (qui est comme Dieu est?), fut substitué un nom caldéen dont la sigiiilication est incertaine (d'après Calmei : qui tire avec force). — Sur son histoire, ». Abed-Négo.

MÉSAH (salut). 4° Fils inconnu de Calcb, et fondateur ou père de Ziph, 4 Chr. 2, 42. — 2° Mésah, roi de Moab, occupé de l'élève des bestiaux, dut payer à Achab, roi d'Israël, un impôt annuel de cent mille agneaux, et d'autant de moutons (2 R. 3); mais après la mort d'Achab, Mésah secoua le joug, 2 R. 4, 4., cf. Es. 46, et Joram prit les armes contre lui pour le soumettre; il lit alliance avec le roi d'Edom et avec le pieux Josaphat de Juda. Ces trois rois passèrent par le chemin du désert d'Edom ; mais bientôt l'eau vint à leur manquer, et ils pensèrent périr de soif dans ces arides solitudes : heureusement un des serviteurs de Joram découvrit le voisinage d'Elisée, et les trois rois descendirent auprès du prophète qui consentit, en faveur de Josaphat, à consulter l'Eternel ; des canaux furent ouverts dans la vallée, des fossés furent coupés, et Elisée annonça qu'au lendemain matin, sans vent ni pluie, les canaux et les fossés seraient remplis d'eau : il annonça en même temps la défaite du roi de Moab. Dans l'intervalle, Mésah avait appris l'approche des rois alliés ; il s'était mis en mesure de les recevoir avec toute la partie de. sa population habile à porter les armes, el il s'était avancé à leur rencontre jusqu'à la frontière de ses Etals. Ses troupes se levèrent de bon malin, . et ignorant les travaux de la veille el la prophétie d'Elisée, elles virent la vallée pleine d'eaux qui, aux premiers rayons du soleil, leur parurent rouges comme du sang, el sans réfléchir davantage sur ce phénomène, concluant que leurs ennemis s'étaient entr'égorgés, elles s'élancèrent en criant : Maintenant donc, Moabitesl au butin! Mais Israël fondil sur celte armée en désordre, la mit facilement en fuite, et la poursuivit jusque dans son pays; Moab fut ravagé, ses plantations détruites, ses fontaines bouchées, ses puits comblés ; les fuyards se retirèrent dans Kir Haréselb qu'ils essayèrent de défendre ; Mésah lit contre Edom une sortie inutile, et rentrant dans ses murs, soit

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désespoir, soit fanatisme, il égorgea son fils premier-né, en holocauste, sur la muraille, à la vue des assiégeants. Indignés de tant d'horreurs, émus d'un si affreux spectacle, les alliés se retirèrent, et l'on peut croire que ce fut à l'instigation du pieux et bon Josaphat, plutôt qu'à celle du sanguinaire Joram, pour le compte de qui cette guerre avait été entreprise. — Quelques auteurs par une fausse construction de la phrase, et en comparant Amos 3, 1., ont cru que c'est le premier-né du roi d'Edom que Mésah Ht égorger, mais le passage d'Amos n'a aucun rapport avec cette histoire.

MÉSEC, peuplade nommée à côté de Javan, Gen. 10, 2., parmi les descendants de Japhet. Ezéchiel, 27, 43., nous apprend que ces deux peuples, ainsi que celui de Tuba!, faisaient avec Tyr le commerce d'hommes et de vaisseaux d'airain. Selon toute apparence on doit penser aux Mosques (Moscbi), et comparer les montes Moschloi, chaîne de montagnes qui s'étend depuis le Caucase dans la direction sud-ouest. Ce nom est souvent réuni à celui de Tubal, Gen. 40, 2. Ez. 27, 43. 32, 26., et l'on voit ordinairement les descendants de Tubal dans les Tibaréniens des anciens; c'éiait un peuple voisin des Mosques, et les deux réunis formèrent une province de la monarchie persane (Hérod. 3, 91 . 7, 78.). Plus tard les Tibaréniens furent poussés vers le nord comme les autres descendants de Japhet qui occupaient les défilés du Caucase, et ils reparaissent dans l'histoire sous le nom de Turcs. Le commerce qu'Ezéchiel attribue à Mésec. et à Tubal est précisément celui que faisaient ces deux peuples d'après le témoignage des anciens. Le peuple Ros était aussi en relation avec Mésec, Ez. 38, 2. 39, 4., et l'on peut retrouver ces trois noms anciens dans trois noms modernes, Ros dans Russie, Mésec dans Moscou, Tubal dans le fleuve Tobol et la ville de Tobolsk en Sibérie. — Quant au rapprochement de Mésec et de Kédar, Ps. 420, 5., il n'indique pas un . voisinage, mais une analogie relativement à la position de celui qui parle, soit qu'on doive la chercher dans l'idée d'exil, soit qu'elle rappelle la barbarie de l'un et de l'autre peuple, comme nous pourrions dire les Turcs et les Holtentots pour désigner des peuples barbares (De Welte).

MÉSOBAB (remmené), et plusieurs autres chefs siméonites, nommés 4 Chr. 4, 34. sq., paraissent avoir quitté l'Egypte déjà avant les jours de Moïse; lorsque leurs familles se furent accrues, ils se rendirent en Guédor jusqu'à l'orient de la vallée, cherchant des pâturages pour leurs troupeaux; là ils trouvèrent un pays spacieux et fertile, dont ils chassèrent les premiers habitants, descendants de Cam, et où ils

s'établirent; plusieurs d'entre eux se Axèrent même dans le voisinage des montagnes de Séhir, et achevèrent de détruire ceux qui restaient des Hamaléciles. — Le v. 41 doit se traduire : « Ceux-ci donc qui ont été écrits par leurs noms du temps d'Ezèchias, vinrent, etc. » Il parait qu'Ezèchias avait fait recueillir les noms et les hauts faits des anciens héros d'Israël, et que c'est alors que l'on découvrit celte expédition singulière de quelques chefs isolés.

MÉSOPOTAMIE. Cette contrée dont le nom signifie un pays entre deux fleuves (littéralement au milieu des fleuves), apparaît dans l'A. T. sous les noms de Padan Aram ou campagne de Syrie, Gen. 31, 18. sq., de Sadeh Aram ou plaine de Syrie, Os. 42, 13., d'Aram Nabarayim ou Syrie des deux fleuves, Gen. 24, 10., d'Aram ou Syrie, Nomb. 23, 7., et de Padan ou champ, plaine, Gen. 48, 7. Le nom de Mésopotamie dont l'usage ne remonte guère au delà des jours d'Alexandre le Grand, se trouve employé dans le N. T., Act. 2, 9. 7, 2. — La Mésopotamie comprenait tout le pays situé entre le Tigre et l'Euphrate, espèce de grande île, bornée au nord par le Masius appartenant à la chaîne du Taurus, au sud par la Babylonie, à l'est par le Tigre qui la séparait de l'Assyrie, à l'ouest par l'Euphrate, la Syrie et l'Arabie Déserte; elle s'étendait entre les 33°-38«> latitude, et les 55° à 61° longitude. Elle ne formait pas un Etat a part, et son nom se rapporte, plus à une désignation de géographie naturelle, qu'à une division politique ; les Romains continuèrent de l'employer, bien que sous les empereurs la Mésopotamie fût adminislrativement jointe à la Syrie. C'est dans sa partie septentrionale, dans ce plateau si riche et si fertile, qu'habitèrent d'abord les ancélres nomades des Hébreux, Gen. 14, cf. Act. 7, 2. v. t'r : c'est de là qu'lsaac reçut son épouse Rébccca, Gen. 24, 40. 25, 20. ; c'est dans ces plaines que servit Jacob, qu'il épousa Rachel, c'est là encore qu'il vit naître presque tous ses (ils, 28, 2. 35, 26. 46, 45. Plusieurs villes, et des villes assez considérables, s'élevaient sur les rives des deux grands fleuves et de leurs affluents le Chaboras et le Mygdonius, v. Caran, Carkémis, Edesse et Tsoba; leurs habitants étaient d'origine syrienne et parlaient un dialecte araméen. La partie méridionale, depuis Carkémis et Mossul, est une plaine inculte et déserte, qui contraste singulièrement avec la richesse et la beauté de la partie supérieure; à l'exception des rives, qui ont une forte végétation et un sol susceptible de culture, ce ne sont que des landes sans eau, habitées par des lions, des autruches et des brigands arabes; autrefois ou y trouvait aussi des ânes sauvages. Cependant une route traversait ce désert, et servait aux caravanes qui

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