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faisaient le commerce entre l'Eupbrate et Babylone ou Sélcucie; maintenant encore on va d'Anali à Bagdad.

L'histoire de ce pays jusqu'à la domination des Perses est peu connue; Cusan Rischatajim dont il est parlé, Jug. 3, 8. 4 0., comme d'un roi de Mésopotamie, ne régnait probablement que sur une partie de la contrée voisine de l'Eupbrate; il en est peut-être de même des rois de la Syrie de Tsoba qui apparaissent sous David, 2 Sam. 8, 3. v. Tsoba. Huit siècles avant Christ, Salmanéser, roi d'Assyrie, avait déjà assujetti et réuni les diverses peuplades de cette contrée, 2 R. 49, 43., qui depuis lors partagèrent les destinées des grands empires qui s'élevèrent pour se détruire et se succéder en Orient, Babylone, la Perse et la Macédoine. A la mort d'Alexandre, la Mésopotamie échut aux Séleucides de Syrie, puis elle devint un grand champ de bataille où les armes parthes, arméniennes et romaines se heurtèrent, jusqu'à ce que Trajan victorieux y apporta la paix avec sa domination.

MESSULLAM (pacificateur), fils du sacrificateur Bérécia, fut un de ceux qui contribuèrent à la restauration de Jérusalem, Néh. 3, 4.; mais plus tard, ayant donné sa tille au fils de Tobija, on peut croire qu'il s'associa, en partie du moins, aux complots de ce lâche ennemi de Néhémie, 6, 48.

MESURES. Il est souvent parlé dans la Bible, mais toujours en passant, des mesures des Israélites; leurs rapports, leurs grandeurs relatives, sont quelquefois déterminées, cf. Ex. 46, 36., mais nous n'avons aucune donnée sure et positive sur leur grandeur absolue; l'unité de poids ou de mesure n'est lixée nulle part, et nous devons pour ce qui concerne ce sujet nous en tenir aux indications fournies par Josèphe, l'auteur qui compare avec le plus de soin les mesures hébraïques avec les mesures en usage de son temps chez les Grecs et chez les Romains; resterait à savoir si, à celte, époque, les anciennes mesures étaient encore bien connues des Hébreux eux-mêmes, et si elles n'avaient pas été dénaturées ou oubliées pendant les jours de l'exil et de la captivité. On verra sous leurs différentes lettres les détails relatifs à la plupart de ces mesures, nous ne faisons que les indiquer ici avec leurs valeurs relatives, et leur réduction approximative eu mesures françaises décimales . Ajoutons seulement que les Hébreux, peuple agricole, aimaient à compter ou à mesurer en partant de certaines données naturelles; et comme les œufs de poule ont une grandeur assez régulièrement la même, ils l'avaient prise pour unité de mesure; les figues et les olives étaient aussi des unités pour des quantités plus petites ; la fève du caroubier était l'unité de pe-

santeur (un guérab); v. Mishna Cbeliro, 47, 6. 7. sq. La loi de Moïse avait de même pris dans l'usage ordinaire, une main pleine, une poignée, comme unité pour la mesure des choses sèches, Lév. 2, 2. 5, 42. 46, 42., etc.

Mesures de capacité. — A. Pour les liquides. 4° Le bath, 4 R. 7, 26., 35 litres. 2° Le Ain, six fois plus petit, litres 5,83. 3° Le log, douze fois plus petit que le hin, litre 0,486.

— B. Pour les choses sèches. 4° Le homer valant dix batbs, Ez. 45, 4 4., aussi appelé core, 350 litres. 2° Ltféthek ou demi-core, 475 litres. 3° L'épha, égal au batb, 35 litres; dix faisaient un borner. 4° Le yomer ou borner (différent du premier), la dixième partie de l'épba, Ex. 46, 36., litres 3,50. 5° Le sot, 2 R. 7, 4.; d'après les rabbins c'était le tiers de l'épba, litres 44, 70. 6° Le cab, ou kab, 2 R. 6; 25., sixième parlie du sat, d'après les rabbins; litre 4 ,94. Dans le N. T., les évaluations sont faites quelquefois en mesures grecques; ainsi le chenix, Apoc. 6, 6., et les métrètes de Jean 2, 6.; celte dernière mesure qui répondait au batb des Hébreux et à l'amphore altique, était d'une grande capacité ; Eisenschmidt a calculé qu'elle devait contenir environ 72 bouteilles.

Mesures de longueur. 4° Le doigt ou pouce (pris en largeur), Jér. 52, 24., 0m 0225. 2° La largeur de la main, quatre doigts, environ 0m 09, Ex. 25, 25. 4 R. 7, 26. Jér. 52, 24. 3° La palme, ou paume, valant 42 pouces ou 0,n 25 à 0ltt 30, Ez. 43, 43. Ex. 28, 46. 4° La coudée, q. v., environ Qm 54. 5° La canne ou verge; Ez. 44, 8., valant six coudées, 3m24. 6° Le gomed de Jug. 3, 46. est, à ce qu'on suppose, un peu plus que la coudée, peut-être un mètre. — La brasse, Act. 27, 28., n'avait qu'une longueur relative, et pouvait varier (te 4 à 2 m.

Mesures de distance. Le pas était la plus petite, 2 Sam. 6,43.; il équivalait à environ 0,n 54. On comptait aussi par journées et par nuits de voyage, 4 R. 49, 8., mais celte mesure variait naturellement beaucoup et ne peut être déterminée ; il en est de même du kiberath haarets, Gen. 35, 46. 48, 7. 2 R. 5, 49., qu'on doit traduire vaguement par mesure, petit espace de pays, station, etc. ; la version syriaque et la version perse traduisent parasange, environ 4 lieue 4/2, 6 kilom. Les Septante l'entendent de l'espace qu'un cheval doit parcourir chaque jour pour conserver ses forces et son activité, c'est-à-dire au moins une lieue; d'autres pensent au chemin qu'un cheval peut faire à la course sans s'arrêter, environ 3 lieues, etc. — Les Juifs comptaient encore par chemin d'un sabbat, par milles romains, et par stades grecs, q. v.

Mesures de pesanteur. 4° La plus petite était le guéraht que nos versions ont rendu par

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obole, q. v. , gramme: 0,58 environ; c'était probablement le grain, la fève du caroubier. 2° Le békah, Gen. 24, 22. Ex. 38, 26., traduit dans nos versions par demi-sicle (ou drachme), valait 40 guérahs, grammes 5,83. 3° Le sicle, vingt guérahs, grammes 41,667. Ex. 30, 43. Lév. 27, 25. Ez. 45, 12. 4° La mine, 1 R. 40, 17. valait, d'après Winer, cent sicles (grammes 4,400), d'après la traduction vulgaire de Ez. 45, 42., 45 sicles (grammes 175); d'après une traduction préférable de ce même passage, v. Mine, suivie par Mackenzie, la mine valait cent sicles, environ une livre, ou grammes 583,333. 5° Enfin le talent valait 30 mines, ou 3,000 sicles, 45 kilos; cf. Ex. 38, 25. sq. — v. Sicles.

Pour tout ce sujet, v. l'appendice qui esta la lin du Dictionnaire de Calmet ; il contient la réduction des mesures juives aux anciennes mesures de France, mais avec une précision qu'il n'est pas possible de justifier en tous points; il évalue la coudée juive à 4 pied 8 pouces 4|2, elle stade a 4 25 pas géométriques, v. Mille 2°. v. aussi Bœckh, Melrolog. Untersuch., Berlin, 4838 ; ce savant pense que tous les systèmes des poids et mesures à Babylone, en Egypte, Palestine, Phénicie, Grèce, Sicile, etc., ne formaient qu'un seul système métrique originaire de la Babylonie, et que d'un pays à l'autre les réductions étaient simples et faciles ; son travail, remarquable d'érudition, a peut-être un caractère trop absolu dans ses conclusions.

Michaëlis (Mos. Rechl, $ 226), fait remarquer que le tabernacle fournissait aux Hébreux un état exact et constant des poids et mesures; en effet, dans la détermination législative des pièces qui entraient dans sa composition, l'on trouvait la valeur primitive et rigoureuse de toutes les mesures de longueur, de poids et de capacité en usage chez le peuple. Sans insister plus qu'il n'est juste sur cette observation, et sans attribuer, ni à Moïse, ni aux sacrificateurs l'idée que le tabernacle dût servir à déterminer de pareils détails, il faut avouer que le fait est intéressant, et que plusieurs fois peut-être le lieu saint a pu conserver ainsi chez les Israélites les usages et les coutumes des temps anciens, gages de leur nationalité.

MÉTAUX. Les montagnes de la Palestine renfermaient diverses espèces de métaux et particulièrement du cuivre, Deut. 8, 9. : cependant il ne parait nulle part que les Hébreux aient connu l'art d'une exploitation régulière des mines, et maintenant encore on ne trouve aucune trace de mines anciennes ou modernes dans ce pays. Les allusions faites à l'art des mines, Job 28, 4. sq. prouvent sans doute que cet art a été connu Ion anciennement, mais non qu'il ail été connu, et encore moins qu'il ail été pratiqué des Hébreux : ce passage se rap-

porte probablement aux mines de cuivre que les Pharaons ont exploitées dès les temps les plus anciens dans la presqu'île de Sinaï. C'est des contrées voisines, de l'Asie et de l'Europe, d'Ophir ou d'Espagne, que les Hébreux recevaient les métaux dont ils avaient besoin, précieux ou communs, bruts, en lingots, en plaques, ou déjà travaillés en objets d'art, d'utilité ou d'agrément. — Il est parlé dans l'A. T. du fer, de l'acier, du cuivre ou de l'airain, de l'argent, de l'or, de l'eiain et du plomb; cf. Nomb. 34, 22. Ez. 22, 18. 27, 4 2., et les différents articles. Le commerce de ces métaux se trouvait principalement entre les mains des Phéniciens de Tyr, qui les tiraient soit de leurs colonies, et notamment de l'Espagne, cf. 4 Macc. 8, 3., soit de l'Arabie, soit des contrées voisines du Caucase, Ez. 27, 42. 43. 49. Jér. 40, 9. Ils paraissent n'avoir pas ignoré l'art de fondre ensemble et de combiner plusieurs espèces de métaux, et l'on a cru voir des compositions de ce genre dans l'airain brillant d'Apoc. 4, 45., dans le Hasmal d'Ez. 4 , 4. et dans le Pouk de Jér. 4, 30. {v. Airain et Antimoine), comme dans raiirichalque des Romains ; le cuivre resplendissant (Muts'bab) d'Esd. 8, 27. appartenait probablement aussi à cette classe.

On est surpris de voir avec quelle profusion l'or et l'argent se trouvaient répandus aux jours de Salomon, non-seulement pour les ornements du temple et du palais royal, mais par tout le pays, au pointu que l'argent n'était rien estimé, que l'or et l'argent n'étaient pas plus privés dans Jérusalem que les pierres, tant il y en avait, » 1 R. 40, 24. 2Chr. 4, 45.; cf. 4 Chr. 2Î, 4 4. 29, 4. Les 420 talents que les marins de Salomon rapportèrent d'Ophir, 4 R. 9, 28., représentaient une somme d'environ cent millions de francs (107,400,000). La même richesse en métaux précieux se remarquait aussi dans les anciennes cours de l'Orient, particulièrement en Perse où les vases et les ornements d'or et d'argent abondaient et frappaient la vue partout où elle s'arrêtait; mais aucun ustensile d'argent ne se trouvait dans la maison de Salomon, tout y était or, l'argent trop commun servait au luxe des petits. Celaient l'Afrique et l'Inde qui pourvoyaient aux délices des rois, l'argent venait d'Espagne et du nord de l'Asie pour l'usage des peuples.

Nulle part on ne trouve chez les Hébreux aucune trace de l'Age de la pierre; ils travaillèrent de bonne heure les métaux, et nous voyons dans l'A. T. le fer employé pour la confection de haches, de scies, de poêlons, de plaques, de chaînes, verrous, couteaux, chariots, etc. Il n'apparaît cependant qu'au siècle de Moïse, tandis que le cuivre, d'une exploitation plus facile, parce que la terre le livre en

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masses plus considérables, et d'un travail de fabrication plus simple, parce qu'il a besoin d'une moins grande chaleur que le fer pour devenir ductile et malléable, était aussi connu plus anciennement, et d'un usage plus répandu; on en faisait des casques, des boucliers, des lances, des harnais, des chaînes, des armes, des miroirs, des vases de toute espèce; lorsque la grandeur de l'objet que Ton voulait faire ne permettait pas le travail au marteau, on opérait par la fonte; c'est ainsi que la grande cuve et les colonnes du temple de Salomon sortirent du creuset, 1 R. 7; toutefois l'art de mouler n'était encore, aux jours de Salomon, qu'une importation delà Phénicie, un art étranger aux Hébreux et qui ne se naturalisa que plus tard, au service de l'idolâtrie, Es. 44, 10., etc. Les Hébreux trouvent déjà dans Jéiïeo des vases de cuivre, ou de bronze, et de fer, Jos. 6, 19., travaillés sans doute par les Héthiens et les Ludiens. — Les Grecs et le monde d'Homère se servaient comme les Hébreux d'armes en bronze ; le fer, à peu d'exceptions près, était réservé pour les travaux de l'agriculture. Hésiod., Trav. et Jours, 134. Lucret., 5, 1283. On a constaté récemment que les clous du trésor d'Ahé à Myeènes, sont en bronze, à l'alliage ordinaire des bronzes antiques, soit 90 de cuivre et 10 d'étain. Ces clous, et les bronzes du roi égyptien Pepi, l'Apapus des Hycsos, font remonter l'usage du bronze ou airain jusque bien au delà de Goliath et de Moïse, et nos versions traduisent avec raison Neehosheth par airain (bronze) dans la description des armes de Goliath, et des instruments du tabernacle. — On n'a pas non plus assez remarqué jusqu'ici que la cuirasse de Goliath était de fer.

L'or et l'argent servaient principalement à la fabrication des objets de luxe, boucles, bagues, bracelets, etc.; on en faisait cependant aus>i des vases, des coupes et d'autres ustensiles a l'usage des grands; c'est ainsi que tous les vaisseaux du temple étaient faits de ces précieux métaux, Esd. 5, 14., et qu'ils tentèrent d'autant plus l'avidité des conquérants. L'idolâtrie se fit des dieux d'or et d'argent, E\. 20, 23. Es. 2, 20. Dan. 3, 1. Ait. 4 7, 29., ou d'autres reliques précieuses, Acl. 19, 24., et se borna souvent aussi à plaquer d'or, sans moyens chimiques et par des procédés purement mécaniques, ses amulettes, lorsqu'elle ne pouvait suffire à les faire d'or massif. — Quant au plomb, moins connu et moins estimé, il servait comme matière inerte et pesante; on en faisait des poids et on les suspendait aux (ils à plomb, Zach. 5, 8. Am. 7, 7., cf. Zach. 4, 10. Il paraîtrait, d'après Job 19, 24., qu'on s'en servait aussi comme de tablettes pour y écrire, même des ouvrages entiers, cf. Pausan. 9, 31 . Plin. 1 3, 21 .; cepeudanl

Jarchi, Rosenmuller et Umbreit pensent qu'il ne s'agit la que d'inscriptions faites dans les rochers et reproduites au moyen de plomb fondu que l'on y versait.

Les instruments nommés comme servant au travail des métaux sont l'enclume, le marteau, les tenailles, le soufflet, le creuset et le fourneau, Es. 41, 7. 44, 12. Jér. 6, 29. Ez. 22, 18. Prov. 17, 3. La fusion et le travail au marteau étaient les procédés les plus ordinaires pour la manipulation des métaux. La fusion n'avait pas seulement pour but la mise en œuvre et la production d'un objet d'art; quelquefois elle ne se faisait que pour l'épuration des métaux nobles, pour séparer de l'or et de l'argent l'alliage qu'ils pouvaient renfermer, l'écume et l'étain, Es. 1, 2o. Ez. 22, 18. 20.; il paraît que pour faciliter et accélérer cette séparation, l'on se servait d'ingrédients particuliers que Ton ajoutait dans la masse fondue, comme ayant avec l'alliage plus d'affinité qu'avec l'or ou l'argent; ainsi du plomb, Jér. 6, 29., du savon, Es. 1 , 25. (ce passage doit se traduire « je refondrai ton écume comme avec du savon, et j'olerai, » etc.). Il n'est jamais question de la fonte proprement dite qu'en parlant de l'or, de l'argent ou du cuivre, jamais du fer, Ex. 25, 12. 26, 37. Es. 40, 19. Quant au martelage, ou battage en feuilles, il en est parlé, Nomb. 16, 38., cf. Es. 44, 12. Jér. 10, 4.; de soudure, Es. 41, 7. (le texte semble indiquer plutôt que le métal était fixé par des clous, tandis que la traduction suppose des moyens chimiques, inconnus des Hébreux), de polissage, I R. 7, 45., de placage en airain, or ou argent, Ex. 25, 11. 24. 1 R. 6, 20. sq. 2Chr. 3, 5., cf. Es. 40, 19.; enlin de l'épreuve des métaux par le feu ou la pierre de touche, Prov. 17, 3. 1 Pierre 1, 7. Différents corps de métiers s'étaient déjà distingués en Israël longtemps avant les jours de l'exil : ceux qui travaillaient le fer, Es. 44, 12., ceux qui étaient habiles dans les ouvrages d'airain, 1 R. 7, 14., et les orfèvres qui ne s'occupaient que des métaux nobles, Jug. 17, 4. Mal. 3, 2. Le travail des métaux utiles remonte d'ailleurs aux plus anciens jours du monde, et nous voyons, Gen. 4, 22 Tubalcaïn, q. v., s'en occuper et forger des instruments de toute espèce, non-seulement en bronze, mais même en fer : il est fort extraordinaire que ces deux métaux, qui sont séparés par de longs intervalles après le déluge, apparaissent simultanément avant. La construction du tabernacle dans le désert, cl plus tard celle du temple de Salomon, prouvent que les Israélites ne se laissèrent ni devancer, ni surpasser; aussi leurs vainqueurs surent-ils toujours apprécier leurs connaissances en ce genre, et nous voyons les serruriers, les maréchaux et les armuriers, emmenés en captivité chez les

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ennemis d'Israël, et obligés de mettre au service des conquérants leurs talents et leurs forces, 2 R. 24, U. 16. Jér. 24, t. 29, 2.; cf. 4 Sam. 13, 19. Es. 3, 3. — On annonce un mémoire spécial de M. de Rougemont sur la métallurgie chez les anciens, et spécialement chez les Hébreux.

METHUSÉLAH. Gen. 5, 21. 1 Chr. 1, 3. Luc 3, 37., fils d'Enoch et père de Lémec; c'est de tous les patriarches dont l'âge nous est rapporté celui qui a vécu le plus longtemps, ayant atteint l'âge de neuf cent soixante-neuf ans, A. M. 1287-2256. D'après la chronologie ordinaire, il serait mort l'année même du déluge : c'est ce que semblait annoncer déjà l'éiymologie hébraïque de son nom, qui, si ou le comprend bien, signifierait à peu près : A sa mort il sera envoyé. Il aurait vécu deux cent quarante-lruis ans avec Adam et six cents ans avec Noé, et aurait été ainsi contemporain de toutes les générations depuis la création du monde jusqu'à sa première destruction par les eaux. D'après la chronologie des Septante que nous suivons ici, il aurait au contraire survécu de quelques années au déluge, comme l'aflirment aussi plusieurs traditions, et comme l'admettent Euscbe et Jérôme. L'objection tirée de 1 Pierre 3, 20. n'infirmerait pas le système des Septante, elle pourrait tout au plus faire supposer une erreur dans le chiffre même des années de Méthusélah. — L'Egypte en a fait un de ses rois, sous le nom de Métousouchis; v. Peuple prim. de Rougemont, II, 161. III, 31.

MÉTIERS. C'est en Egypte probablement que les Hébreux, jusqu'alors nomades et pasteurs, apprirent à connaître les arts mécaniques et les différents métiers ; plus tard, le voisinage des Phéniciens leur fut également utile sous te rapport, et leur lit faire des progressais, sauf le cas tout à fait exceptionnel et miraculeux rapporté Ex. 31, 2. 6., il ne faut pas croire qu'avant la lin île la période des juges, les arts aient atteint un degré de perfectionnement bien avancé, cf. 1 Sam. 13, 20. La division du travail élait peu connue et peu pratiquée; le père de famille devait >avoir faire un peu de tout, même les ouvrages les plus grossiers, et ceux qui de nos jours seraient le moins estimés, cf. Odyss., 5, 243.; les femmes étaient cependant spécialement chargées de l'ordonnance intérieure de la maison; a elles le pain, le fil, la toile et les vêlements, même les habits d'hommes, Ex. 35, 25. 1 Sam. 2, 19. 2 Sam. 4 3, 8. Prov. 31, 21. 24. Acl. 9, 39. etc. Cependant peu à peu, et à mesure que le besoin d'artisans spéciaux se fit sentir, surtout pour les travaux d'une exécution difficile et qui demandaient, un exercice habituel et constant, les industries

mais des hommes libres devinrent artisans el se livrèrent au travail des différents métiers (v. aussi lliad., 4, 110. 485. 18, 60t. Od\ss., 3, 425. 432.). Il est pat lé dans les lî\ ros saints du fondeur, Jug. 47, 4. Es. 40, 49. Jér. 10, 14.. et ailleurs, de l'ouvrier en or et en argent, spécialement affecté au travail, placage ou fabrication d'idoles, Act. 19, 24.; du parfumeur, Ex. 30, 35.; de l'artisan ou do l'ouvrier en gênerai, Ex. 35, 35. Deut. 27, 45. 1 Sam. 13, 19.: te mot comprend l'ouvrier en fer, Es. 44,12. 2 R. 24, 14. 1 Sam. 43, 19., celui qui travaille l'airain, 1 R. 7, 14., cf. 2 Tim. 4, 14., le charpentier et les ouvriers sur bois, 2 Sam. 5, 11.1$. 44, 43.; cf. Matin. 13,55. Marc 6, 3., lesmaeoûs et plâtriers, 4 Chr. 44, 4., et les tailleurs de pierre, 2 R. 42, 12. Le potier est aussi indique comme exerçant une profession spéciale, Es. 29, 16., cf. Matlh. 27, 7. 40.; de même le strrurier, Jér. 24, 1., le foulon, 2 R. 18, 47., et Marc 9, 3., le tisserand et le tapi>sier, Ex. 28, 32., le fabricant de coton, 1 Chr. 4, 2t. , el même dans les grandes villes, mais là seulement, le boulanger, Os. 7, 4. Jér. 37, 21., cf. Luc 11, 5.; plus tard encore on voit le barbier oriental s'établir aussi comme industriel daib la terre sainte, Ez. 5, 4. On trouvera sous leurs lettres plus de détails sur quelques-uns de ces métiers. Cependant comme une seule personne exerçait souvent plusieurs de ces professions a la fois, Ex. 31, 3. 2 Chr. 2, 14., on ne peut pas croire que les Hébreux soient jamais arrivés à une bien grande habileté dans tous ces différents travaux, et nous voyons que David el Salomon recherchèrent pour les grands ouvrages qu'ils firent exécuter au temple et dans leurs palais des ouvriers étrangers, et notamment des Phéniciens de Sidon, 4 R. 5, 6. 1 Chr. 14, t. 2 Chr. 2, 4. 17.

Après l'exil, les arts el les métiers furent beaucoup plus considères qu'ils ne l'étaient auparavant; des grands et même des savants se firent artisans, et prirent souvent des noms destinés à rappeler le métier qu'ils exerçaient, t\ Paul; et ceux qui ne donnaient pas à leurs enfants une profession passaient pour les mal élever; c'est, dit un Targum, comme s'ils leur apprenaient le métier de videur.

On trouveencorc daiisU'lN.T.descorroyeurs et des faiseurs de tentes, Act. 9. 43. 10, 6. 32. 48, 3., et dans les livres apocryphes ainsi que dans Josèplie, des fromagers, des cordonniers, des tailleurs, des fraters sachant pratiquer la saignée, des orfèvres, des crépi-seurs, el des bijoutiers; toutefois ces métiers étaient rangés au nombre de ceux qui rendaient inhabiles ceux qui les exerçaient à pouvoir jamais devenir sacrificateurs.

s'élablirent, el non - seulement des esclaves, | Les ateliers, boutiques ou magasins, étaient,

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