‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 254 sur 398 · HIC · texte numérisé non relu

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absence de David que Mical fut donnée par son perfide père à Palti, 25, 44., mais cette séparation, et ce second mariage auquel David n'avait pas consenti, furent nuls aux yeux de David, qui ne put appliquer à ce cas l'interdiction prononcée par la loi, Deul. 24, 4., et qui reprit son épouse aussitôt qu'il le put, 2 Sam. 3, 13. Le dernier trait de la vie de Mical n'est pas a sa louange; elle aimait son époux, elle n'aimait pas le roi ihéocralique et prophète : lorsque l'arche fut transportée de la maison d'Hobed-Edom à Jérusalem. David, plus joyeux des bénédictions divines que soigneux du décornm et de l'étiquette, David qui n'avait pas pris des leçons de royauté à la cour de Saiil, s'abandonnait a touie l'allégresse dont son Ame était pleine ; Mical le vit sautant de toute sa force devant l'Eternel, et elle le méprisa dans son cœur : puis à son retour elle l'accueillit avec des paroles ironiques, qui lui valurent une réponse pleine d'amertume, et qui amenèrent entre ces deux époux qui se comprenaient pour les choses de la terre, mais qui ne se comprenaient plus lorsqu'il était question des choses du ciel, un refroidissement qui dura jusqu'à la mort de Mical (6, 16. sq. 1 Chr. 15, 29.). Le récit sacré linit en disant qu'elle n'eut point d'enfants jusqu'au jour de sa mort, ce qui emporte tout à la fois l'idée d'un châtiment de Dieu sur la fille de Saiil, et de la cessation des rapports entre David et son épouse. La sagesse de Dieu est souvent folie devant les hommes ; le chrétien fidèle peut être un objet de ridicule pour les bien pensants de ce siècle el pour les Pharisiens du bon ton.

MICHÉE (qui est comme l'Eternel?). 1° Prophète, fils de Jimla, 897 av. C, fut, à la demande de Josaphat, consulté par A chah sur l'issue de la campagne qu'il se proposait d'entreprendre contre la Syrie, 1 R. 22; J Chr. 18. Achab le haïssait à cause de plusieurs oracles qu'il avait déjà prononcés contre lui, et peutêtre ce prophète est-il le même que celui dont il est parlé 1 R. 20, 28. 41. Mandé auprès du monarque, il est averti en chemin que tous les autres prophètes, au nombre de 400, ayant annoncé l'heureux succès de la guerre, il ait à en faire autant; mais, prophète de l'Eternel, vrai prophète, il ne dira que ce que Dieu lui dira. Il connaît les mauvaises dispositions d'Achab, il ne craint pas de les irriter encore par l'ironique amertume de son début. Achab voit que ses promesses de bonheur ne sont que dérisoires, et, lorsque le prophète, changeant de langage, lui annonce, d'une voix solennelle, la confusion de ses armées, la dispersion du peuple, sa mort a lui-même, il voit murmurer le monarque et ses faux prophètes; il continue alors, il instruit le procès de chacun, il frappe

le roi, il frappe les messagers de mensonge, il raconte une vision divine, le conseil de Dieu et de ses anges, l'esprit d'étourdissement envoyé sur Achab, de mensonge sur ses prophètescourtisans. En vain l'orgueilleux et violent Tsidkija donne un soufflet à Michée ; en vain Achab fait jeter le prophète en prison, l'oracle ne saurait être changé, la vérité demeure, les prédictions s'accomplissent, Israël est vaincu, Achab est tué. — L'Histoire sainte s'arrête ici, sans donner aucun détail ultérieur sur la vieef l'activité de ce prophète ; mais, dans ce peod? détails, on reconnaît partout l'homme fer*, juste , fidèle à son maître comme à la vérité : rien ne l'émeut, rien ne l'abat, rien ne l'irrite. Il était contemporain d'Elie, et rappelle, à quel ques égards, ce grand caractère plein de feu. d'énergie, et parfois d'ironie. On se demande pourquoi Josaphat, désirant entendre un prophète du vrai Dieu, fait chercher Michée plutôt qu'Elie. C'est peut-être qu'on ignorait où se tenait ce dernier; peut-être aussi parce que la haine d'Achab contre le grand prophète était trop implacable; plus probablement et plus simplement enfin parce que Michée était là. et qu'il avait aussi l'esprit du Seigneur comme Elie.

2° Michée, le sixième des petits prophètes (7j8-699). Nous n'avons sur sa personne el sur sa famille d'autres indices que ceux qu'il nous donne lui-même, 1,1. Il était de Moréseth , et fut contemporain des rois Jolliam, Achaz et Ezéchias, contemporain, par conséquent, du prophète Esaïe, d'Osée et d'Araos. et de près de deux siècles postérieur au tils de Jimla, dont il a été parlé ci-dessus. Les royaumes de Juda et d'Ephraïm , ce dernier surtout, étaient dans ces jours de crise qui préparaient leur ruine rSalmanéser se levait contre Ephraîm, Sanchérib contre Juda, et, malgré quelques délivrances momentanées et miraculeuses, le temps était à l'orage. Cependant le peuple n'y prenait pas garde, el celle fatale sécurité, qui précède les grandes catastrophes, régnait sur les habitants des deux royaumes el les endormait. Les prophètes seuls veillaient. Michée déclare tour à tour à Jérusalem et â Samarie. ù Juda et à Ephraïm, les châtiments qui les attendent, et les invite à la repentatice et au salut; mais il sait bien qu'on ne l'écoutera pas; il le dit lui-même : « Un esprit d'erreur, un prophète de mensonge qui prêcherait le vin et la cervoise, voilà qui serait un prophète pour ce peuple, « 2, 11. Son nom et l'amertume de ses prédictions contribuèrent, cent ans plus tard, à sauver les jours de Jérêmie,26, 18., cf. Miib.

13, 1î., que les principaux de Jérusalem voulaient mettre à mort, parce qu'il avait censuré leur mauvais train, el annoncé la ruine de la

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