‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 260 sur 398 · MOL · texte numérisé non relu

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siit les unes sur les mitres jusqu'à ce que la moisson fin finie, Ps. 120, 7. Kulh 2, 16. 3, 7. Jtig. 15, 5. Cant. 7, 2. F.s. 47, 5. (?) : puis ou foulait Pl on vannait le grain, souvent dans le champ même, Rutli 2, 17. {v. cependant Néh. 13, 1:5.), et la récolte était ainsi portée dans des greniers ou granges, qui étaient le plus ordinairement des trous fabriqués en terre, des espères de puits ou de creux, destinés a préserver le grain de la chaleur et du froid, des vers et des voleurs, Matlh. 3, 12. 13, 30. Luc 3, 17. Job 5, 26. v. Puits. Ces puits sont encore en usage dans les pays méridionaux ; on les nomme silos en Algérie, et plus d'une fois ils ont été vidés par les armées françaises. Les Juifs, surtout les riches, avaient cependant aussi quelquefois des bâtiments construits exprès pour recueillir le grain, cf. Luc 12,18. — La 'oi renfermait diverses prescriptions d'humanité, auxquelles les Juifs se sont presque toujours scrupuleusement soumis, et que leurs docteurs ont déterminées d'une manière plus exacte encore, afin de ne laisser aucun subterfuge: Moïse voulait qu'on laissât quelques épis debout pour les pauvres, et les rabbins ont fixé pour cela au moins la soixantième partie de la moisson, mesure qu'ils étendaient aux fruits des arbres comme aux grains des champs; en outre, les moissonneurs ne devaient pas faire trop attention aux épis qui pouvaient tomber des javelles, ni retourner dans les champs pour chercher une gerbe oubliée par mégarde, Lév. 19, 9. Deut. 24, 19. Ruih 2, 2. De même, pendant que les blés déjà mûrs étaient encore sur pied, chaque passant pouvait pour son usage du moment en cueillir avec la main ce qu'il lui fallait, sans que les gardes établis pour protéger les champs contre les oiseaux, les bèle> sauvages et les voleurs, eussent le droit de s'y opposer, Jér. 4, 17. Deut. 23, 25. Malth. 12, l".

MOLADA, ville située dans la partie méridionale de la tribu de Juda, sur la frontière d'Edom, Jes. 15, 26. Elle avait d'abord appartenu à la tribu de Siméon, Jos. 19, 2. 1 Chr. 4, 28. Après l'exil on la retrouve encore, Néh. 11, 26. Josèphe, 18, 6, 2., parle d'une ville idumeeune nommée Malalha; il est bien possible (pie ce soit la même, les limites de Juda* ayant pu être resserrées, et une partie de son territoire conquis par les bluméens. Peut-être le Tell-Melaha actuel (V. de Velde).

MOLOC, ou Mnlec, Milcom, Malcam; les Septante traduisent ce nom hébreu en grec, archonte ou roi. C'était une divinité des Ham mondes, affreuse idole à laquelle on sacrifiait de petits enfants ; statue creuse, que l'on ehauflail intérieurement, à forme humaine et a tète de bœuf, dont les bras étei.dus et brûlants recevaient les innocentes victimes qui étalent ainsi

consumées, 1 R. H, 5. 7. 33. 2 R. 16, 3. 21,6. 53, 10. 13. Lév. |S, 21. 20, 2-5. Jér. 2, 23. 7, 31. 19, 5. 32, 35. 49, 1. 3. Salomon, séduit par les femmes de son sérail, introduisit le premier en Israël ce culte abominable, et il parait que dès lors, en dépit de la loi qui punissait de mort une pareille idolâtrie, Lév. 20, 2., les Juifscontinuèrent sans interruption de rendre à cette divinité, dans la vallée de Ilinnom, le culte qu'elle était censée demander, jusqu'à ce que vint Josias qui en renversa de fond en comble les odieux sanctuaires. Quelques auteurs ont cru que l'expression « faire passer les enfants par le feu. • indiquait simplement leur consécration a Moloc, et ils pensent qu'on se bornait a faire sauter les enfants sur un feu, ou à les faire passer entre deux feux consacrés ù cette ido'e; mais des passages tels que Ps. 106, 38. Es. 57, 5. Ez. 16, 2t. 23, 39., ne peuvent laisser aucun doute sur la nature du culte de Moloc. v. Adrammëlec. -- Les Phéniciens, les Carthaginois et les Cretois sont, au rapport des historiens, les peuples qui dans l'antiquité se signalèrent le plus par leurs sacrifices humains, et même en Afrique celte coutume barbare ne fut entièrement abolie qu'au temps de Tibère.— D'après les caractères connus de l'astrolàtrie babylonienne, syrienne, cl phénicienne, on peut croire que Moloc était le nom donné par quelqin s-uns de ces peuples à la planète, réputée malfaisante, de Saturne, et c'est pour l'apaiser et se la rendre favorable, que tant de malheureux lui offrirent si longtemps le sacrifice de ce qu'ils avaient de plus cher. Le vrai Dieu ne demande pas de ses adorateurs un moindre esprit d'abnégation, un moindre renoncement à soimême, niais il le demande autrement; il refuse 1»' sacrifice d'Is;iac, et veut celui d'un cœur froissé. — D'autres ont cru que Moloc était le même que Baal. et que le soleil. — v. Peuple primitif, I, p. 136. 259. 473. V. aussi Art. 7, 43., cf. Am. 5. 26.

MON \RCHIE. r. Gouvernement.

MONNAIE. Les Hébreux ne connurent que fort lard l'argent monnayé; jusqu'aux jours de I'. xil, on les voit peser l'argent et l'or, et ne faire entrer eu ligue de compte dans les dons, les échanges ou les vente.» que le poids des métaux, leur nature et leur plus ou moins bon aloi ; Abraham pèse 400 sicles pour le tombeau de Sara; Joseph est vendu pour 20 pièces d'argent ; Eîihéser donne à Réhecca des bracelets pesant 10 sieles et des boucles d'oreilles de 2 sicles-, Mois»; mesure en sicles les dose-, des divers objets qui doivent entrer dans la composition du parfum du tabernacle ; le poids des cheveux d'Absalon est de 200 sicles, et toujours l'unité de poids est prise pour l'évaluait n de l'urgent; cf. Gen. 23, 16. 24, 22. 37, 28. 43, 21.

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2 Sam. 48, 42. Jér. 32, 9. v. Mines, Sicle, Talent, etc. Chez tous les peuples, les monnaies frappées au coin ne se sont introduites que fort tard, et quelques provinces de la Chine, à l'heure qu'il est, ne possèdent encore que des monnaies coulées au moule, mais elles les possèdent depuis fort longtemps, et le faux monnayage est, chez les Chinois, antérieur de plusieurs siècles au christianisme. L'unité de poids, chez les Hébreux, n'était cependant pas aussi incertaine et flottante qu'on pourrait le croire, parce que l'étalon en était conservé avec soin dans le sanctuaire, Ex. 30, 24., et qu'il devait servir à découvrir les fraudes et à maintenir immuablement l'unité une fois adoptée; cf. Lév. 27. 25. Ez. 45, 4 2. Am. 8, 5. Il paraît que les Arabes ont eu aussi fort anciennement des poids lixes destinés à la vérification des contrats; de là celte expression : « un sicle ayant cours chez les marchands, » Gen. 23, 46.. etc.. On s'en servait, sauf a les vérifier eux-mêmes, comme de nos jours encore, les marchands orientaux acceptent nos pièces monnayées, et ne les en pèsent pas moins. On se servait, comme chez nous, de bourses et de sacs pour porter l'argent ou pour l'expédier, 2 R. 5, 23. 4 2, 40. Les grands marchands phéniciens ont eu les premiers l'idée de donner une empreinte aux pièces en circulation, et le crédit de leurs maisons les faisait accepter de confiance; mais les premières monnaies d'Etat ont été frappées en Lydie. Après l'exil, on trouve d'abord des monnaies perses, les dariques, puis de l'argent gréco-syrien, des philippes, des archers, des bœuls, etc., suivant que l image du roi, d'un archer ou d'un kruf se trouvait frappée sur le métal; enfin, après avoir été regardés comme nuls pendant la captivité babylonienne et sous la domination des Grecs, les Hébreux obtinrent sous Aniiochus Sidélès la permission de frapper des sicles et des demi-sicles à l'image de leur prince Simon Maccabée; c'est la première monnaie hébraïque connue. — La pièce d'argent mentionnée Gen. 33, 49. Jos. 24, 32. Job 42, 4 4 . sous le nom hébreu de kesitah, n'était qu'un poids déterminé d'or ou d'argent qui, par la comparaison de Gen. 33, 49. avec 23, 46., devait valoir 4 sicles environ; les anciens traducteurs rendent ordinairement ce mot par mouton, brebis, mais rien ne justifie cette version, quoique Munler essaye de la maintenir en comparant une monnaie de Chypre qui avait l'empreinte d'un mouton. — On trouve encore dans plusieurs cabinets de médailles des sicles juifs à l'image de Simon; ils renferment un bon huitième d'alliage de plus que les monnaies grecques -, on les connaît sous le nom de monnaies samaritaines; la légende est en vieux caractères hébraïques. Il ne paraît pas, du teste, que ces sicles maccabèens

aient joui d'un grand crédit dans la circulation, et les princes juifs n'étaient pas bien placés pour battre monnaie avec avantage : l'argent grec en revanche a toujours eu cours chez les Hébreux, et du temps de Jésus on calculait souvent encore en drachmes, en didraehmes q. v., et en statères. La pite, ou lepton, était la plus petite de ces monnaies. Marc 4 2, 42. Luc 1 2, 59.; elle valait environ 7 centimes. Sous la domination romaine, les Juifs adoptèrent aussi le système monétaire de leurs vainqueurs, et même il paraît que du temps de Jésus c'était, sans exclusion des autres, celui qui était le plus généralement employé ; on trouve mentionnés dans le N.T. :le denier, q. v. (83 centimes); l'os, Malin. 4 0, 29. Luc 12, 6., à l'effigie de l'empereur; il était de cuivre et valait d' ibord 1/40, puis seulement 4/18 du denier; enfin le quadrain de cuivre qui valait 4. 4 d'as, Matth. 5, 26. Marc 4 2, 42-, selon d'autres 7 centimes. — Pour se faire une idée, non point exacte sans doute, niais approximative de la valeur relative de l'argent aux différentes époques de. la vie juive, on peut comparer les chiffres suivants : en temps ordinaire le sat de fine farine valait un sicle, et pour le même prix on pouvait avoir deux sais d'orge, 2 R. 7, 4.; un cheval d'Egypte valait sous Salomon 450 sicles, 4 R. 10, 29.; le prix ordinaire d'un esclave était de 30 sicles, Ex. 21, 32., cf. Gen. 37, 28. Matth. 26, 45.; sous les juges un homme donna 4 0 sicles par an au sacrificateur de sa maison, Jug. 17, 40.; un bon cep de vigne est évalué a un sicle, Es. 7, 23 (?); David achète pour 50 sicles une aire avec une paire de bœufs, 2 Sam. 21, 24.; une vigne doit rapporter a Salomon 4,000 sicles par an, Caut. 8, 14.; cf. encore Jug. 47, 4. 4 Sam. 9, 8. Nëh. 5, 45. Dans le N. T., nous voyons la journée de travail payée un denier, Matth. 20, 2., et les soins donnés à un malade dans un caravansérail pour plus d'une journée, rétribués deux deniers, Luc 4 0. 35. Plusieurs de ces chiffres laissent de l'incertitude dans l'esprit ù cause de l'indétermination des poids et des mesures; il en ressort pourtant d'une manière générale que la vie n'était pas chère, el que les denrées nécessaires a la vie étaient bon marché aussi bien que la main d'amvre.

MONTAGNES. La Palestine est une contrée fort montagneuse, partagée par le Jourdain du nord au sud en deux parties naturelles d'inégale grandeur, Deul. 4 4, 14. Ez. 34, 43. Ex. 45, 47. 4 R. 20, 23. Les chaînes qui la traversent se rattachent toutes au mont Liban, et rejoignent au sud les hauteurs de l'Idumée et de l'Arabie Pétrée. Axi delà du Jourdain l'Anli- Liban se termine par le Djebel Heiscb qui s'abaisse par une pente douce el fertile vers l'orient, tandis que sa face occidentale se précipite

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en rochers basaltiques jusqu'au bord du lac de Gcnésareth. Le fleuve Hiéromax coupe un instant le terrain de l'est a l'ouest, puis un nouveau plateau s'élève, riehe et varie, fertile, entrecoupé de vallées et de ruisseaux, de plaines et de grottes, jusqu'à l'Aruou, frontière de l'ancienne Canaan, et communique, au sud de ce fleuve dont les bords escarpés font la clef de la Palestine, avec les montagnes iduméennes : vers l'est les montagnes de ce plateau se perdent dans les plaines fécondes du Hauran, et dans les sables arabes-, ù l'ouest elles se jetlent en pentes rapides sur les rives du Jourdain. Dans la Palestine occidentale les chaînes du Liban et de l'Anti-Lilian marchent parallèlement jusqu'au sud-ouest de la Galilée, et se terminent non loin de Ptolèmaïs, en coteaux que le Kison sépare du mont Carmel ; mais elles s'élèvent à l'orient, forment le plaleau de Jizréhel, et s'abaissent en terrasses vers les bords du lac de Génésarelh : c'est là que se trouve le cœur de la Palestine, ses plus fertiles districts, sa nature alpestre la plus bénie, tandis que le nord-nord-ouest ne présente guère que des rochers sauvages non susceptibles de culture, et que le sud offre plus de jolies vallées et de gras p:\lurages, que de montagnes à forte végétation, à plantations faciles, à fertiles vignobles. Au milieu de ce plateau s'élève presque isolé, et comme frontière entre la haute et la basse Palestine, le puissant mont Tabor. Plus au sud, des montagnes terminent le plateau, et couvrent dans presque toutes les directions la plus grande partie de l'ancienne Samarie, escarpées et rocheuses, mais avec quelques plaines et quelques vallées : elles s'avancent dans la Judée un peu au nord de Jérusalem, et la couvrent aussi presque entièrement : au sud de la ville sainte le plateau s'élève davantage, les montagnes courent au sud-sud-est où leurs flancs escarpés donnent une ceinture à la mer Morte, ou bien se confondent dans la plaine haute d'El Tyh avec les rochers de l'Arabie Pétrée. A l'ouest les chaînes du centre et du midi de lu Palestine n'arrivent pas au bord de la mer, mais s'abaissent par degrés, et se terminent par des plaines qui deviennent toujours plus larges à mesure qu'on avance vers le sud; à l'est elles s'arrêtent brusquement aux rives du Jourdain, et ne laissent que près de Jérieo se former une petite plaine qu'elles entourent comme en amphithéâtre. La double chaîne, dans sa plus grande largeur, n'a nulle part plus de 15 à 20 milles allemands (env. 50 kil.), et l'on peut aisément, en deux ou trois journées de voyage, la franchir partout de l'est à l'ouest. — Ces montagnes sont presque toutes calcaires et de la même formation que le Jura : on y trouve aussi beaucoup de

craie et de silex, surtout sur îes hauteurs; très peu de sommets ont des neiges éternelles, et leurs formes présentent beaucoup de variétés et d'irrégularités. Le nord-est oflre, dans une certaine étendue, un terrain basaltique dont les couches et les ramifications s'avancent jusqu'aux bords du lac de Génésareth.

Les montagnes les plus célèbres dont il est parlé dans l'Ecriture, sent celles de l'Iduméc, le mont Horeb, le Hor, le Sinaï, le Guilboah, le Nébo, le Tabor, le Liban, les monts d'Ilen- Guédi, le Calvaire, Ht. bal et Guérizim, les montagnes de Galaad, le mont d'Hamalec, Morija, rÛermon, le Gahaz, le Paran, le Pisga, le mont des Oliviers, le Carmel, les montagnes d'Ephraïm, de Juda, de Nephthali, les monts Abarim, de. La carte de la terre sainte, en ce qui concerne les montagnes, leur direction, leur hauteur et leurs ramifications, a reçu ces dernières années des améliorations et un degré de perfection bien remarquable, par les excellentes mensurations barométriques de Schubert, 183G et 1S37, par les triangulations du lieutenant anglais Symonds, 4840 ci 18 H ; par l'expédition du lieutenant américain Lynch, et par les observations consciencieuses et répétées du capitaine hollandais Van de Velde, 4852.

L'Ecriture nous apprend à regarderies montagnes comme aussi anciennes que le monde, Ps. 90, 2. 104, 6. 8. Prov. 8, 25.; en plusieurs endroits elles sont appelées coteaux d'éternité, ou montagnes éternelles, parce qu'elles datent des jours de la création, Gen. 49, 20. Deut. 33, 45. Ailleurs cependant elles sont davantage mises en rapport avec les terribles phénomènes, avec les bouleversements qui leur ont donné naissance, Ps. 1 8, 13 4 5. 104, 6. 8. 97, 5. 4 44, 5. Zach. 4 4, 4. 8., etc. Le nom de montagnes de ravage leur est donné Ps. 76, 4., parée qu'elles étaient souvent des retraites de voleurs. — On remarque le rôle important que les montagnes ont joué dans les grandes époques de la religion; le sacrifice d'I-aac, la promulgation de la loi. la mort du Sauveur, ont lieu sur des hauteurs; c'est également sur des montagnes que vont se promener les pieds des prophètes, et Jésus-Christ s'y est souvent entretenu avec sou père pendant la nuit; c'est sur le Tabor qu'il a été transfiguré, c'est du mont des Oliviers qu'il s'est élevé vers les cieux.

La montagne d'assignation, Es. 44, 4 3. ne désigne pas la montagne sur laquelle était construit le temple à Jérusalem, comme on l'a cru quelquefois en comparant Es. 38, 20. Si l'on fait attention à la personne qui parle, on verra que son idée ne pouvait rien avoir de théocralique : ses vœux et ses espérances lui sont reprochés; il est probable que le prophète introduit ici les idées babyloniennes sur une an-

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