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cienne et sainte montagne située vers les confins du septentrion, et dans laquelle résidaient lçs sources de la vie; on peut comparer l'Ai Bordsch des Perses, les Knen-lun des Chinois, le Mérou des Indiens, ci l'Olympe des Grecs : le Nord était regardé par ces peuples comme le commencement du monde, son origine, son principe, et les peuples du sud-est mettaient leurs dieux sur la montagne la plus septentrionale de leur territoire.
Les Syriens, après avoir été battus par les Israélites dans une rencontre, prétendirent que ceux-ci étaient protégés par les dieux des montagnes, 4 R. 20, 23. On ne sait presque rien de ces espèces de dieux, si ce n'est qu'ils devaient protéger, ceux qui se contiaienl en eux, et qu'ils dirigeaient tout ce qui avait lieu sur leurs flancs : quelques-uns d'entre eux avaient des noms particuliers : l'an appartenait d'une manière éloignée à cette catégorie. On se rappelle en tout cas le respect qu'avaient les païens pour les bauls lieux en général.
— Le sermon de Jésus sur la montagne, admiré de tous ceux qui le lisent, comme un des plus beaux résumés de la morale chrétienne et de la sainteté évangélique, présente des difficultés de détail, et surtout des difficultés d'ensemble qu'aucun ouvrage théologique français n'a encore ni résolues, ni même bien posées et constatées. L'ouvrage allemand de Tholuck (Bergpredigt), est le seul travail que l'on connaisse sur ce sujet ; il mériterait d'être traduit.
MONTRES. L'Orient, et notamment la Babylonie, a connu de très bonne heure l'art de mesurer, de diviser et de calculer le temps au moyen d'horloges a soleil, de cadrans solaires, par la longueur relative des ombres aux différentes heures de la journée. De bonne heure aussi, par suite des nombreux et fréquents rapports qui existaient entre la Babylonie et l'Asie occidentale, cette connaissance a pu être communiquée aux Hébreux cher qui nous en trouvons des traces déjà avant l'exil, 2 K. 20, 9. Es. 38, 8.; v. Cadran. Ces horloges primitives étaient tantôt une colonne qui projetait son ombre sur un escalier dont chaque degré marquait les heures, tantôt une colonne divisée en degrés, et qui recevait l'ombre d'un corps étranger. Les Romains inventèrent plus tard les horloges d'eau ou clepsydres (i:>8 av. C), au moyen desquelles on lixail aux orateurs la durée de leurs discours, aux liommes de garde le temps de leur faction, et les heures oû les sentinelles devaient être relevées : oti ne sait pas si les Juifs au temps de Jésus avaient adopté cette manière de mesurer le temps, mais il ressort de plusieurs passages qu'ils se servaient d'Instruments de ce genre, gnomons, clepsydres ou autres ; les besoins de la vie civilisée, comme
les progrès de la civilisation, en étaient venus chez eux au point qu'un appareil de ce genre devait être pour eux une nécessité. On se sert de nos jours encore de clepsydres pour l'usage ordinaire , dans l'Inde et le rovaume de Siam.
MOPH, Os. 9, 6. v. Mempbis.
MORÉ, Gen. 12, 6. Dent. Il, 30. Jug.7, 1.. colline située dans la vallée de Jizréhel, non loin de Sichem;elle tirait probablement son nom de son possesseur, qui était un Cananéen.
MOKÉSETH-GATH, petite ville de la Palestine, apparemment voisine de Gath et d'Eleuthéropolis, patrie du prophète Mlchée, Midi. I, 1i. Jér. 26, 18. Quelques auteurs pensent que c'est la même que Marésa, ainsi le |>araphrasie caldéen; d'autres, sans plus d'indications, disent que ce village était situé entre Jérusalem et la Méditerranée, et le distinguent de .Marésa.
MORIJA (l'Eternel y pourvoira), colline de Jérusalem sur laquelle le temple fut bail par Salomon, ï Chr. 3, 4. Elle était située à l'est de Sion, et au sud-sud-est d'Akra, dont elle était séparée par une vallée large et peu profonde, qui fut rehaussée et presque comblée, sons Simon Maccabée, par les décombres d'une forteresse ennemie que les Syriens avaient construite sur Akra. Le vallon des faiseurs de fromage séparait Morija de Sion, et un pont la mettait en communication directe avec la ville haute. Au dire des anciens auteurs, la colline de Morija, sous le temple, était pleine de réservoirs souterrains immenses, dont les entrées n'étaient connues que des prêtres. On a cru, à cause de la signification du nom de Morija, comparée avec les paroles d'Abratmm, Gen. 2i, 8., que c'était là que devait avoir eu liruie sacrifice d'Isaac. Cependant, celte manière de voir présente de grandes difficultés : les Samaritains, au lieu de Morija, lisent Moré dans le passage de la Genèse, et prétendent que ce fui de ces plaines que partit le père dis croyants, et qu'il conduisit sou tils sur le mont Guérizim. — Le nom de Morija était peu usuel ; ou ne le trouve pas \ R. 6, où on aurait pu l'attendre, et Josèphe qui parle beaucoup de Jérusalem et du temple, ne renferme qu'une seule fois le nom de Morija, Anl., 1 , 43, t., et encore est-w eu parlant de Gen. 22.
MORT. v. les art. Meurtre, et Peines. Conjurer les fnorls, v. Python. Mer Morte, v. Mer. Le nom de mort a, dans l'Ecriture, différentes significations que l'on ne doit pas confondre: d'abord le sens simple et matériel, la séparation du corps et de l'âme, la lin de la vie physique, la mort qui est entrée dans le monde avec le premier péché, comme un dérangement, un affaiblissement de la nature primitive qui avait été créée saine et Immortelle. Cette mort n'e*«
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point naturelle ; c'est au contraire, un accident violent dont la nature a été troublée, mais qui a passé dans le cours ordinaire des choses comme le péché. Puis l'ensemble de la vie actuelle, négation permanente de la vie primithe, est également désigné dans l'Ecriture sous le nom de mort ; l'homme ne vit pas : il est mort dans ses fautes et dans ses péchés, Epb. 2, 1 . Celte mort est aussi appelée la colère de Dieu, et il faul en être délivre pour hériter le royaume du bonheur éternel, Eph. 2, 3. Si cette mort se consomme, elle est appelée la condamnation : c'est dans ce sens que la parole de Dieu, qui parle d'une nouvelle naissance, parle aussi de la conversion comme d'une résurrection, Col. 3, 1. Enfin, il faut distinguer le sens mystique du mot, la mort du chrétien au monde el à la vie extérieure, la mort des sens, dont la mort de Christ a été l'image sans préjudice à sa propre réalité; elle est appelée une vie cachée avec Christ en Dieu, Col. 3, 3. Celui qui est mort au monde a cessé d'être sujet à la mort du péché ; le rétablissement de l'être a commencé, il n'attend plus que la résurrection du corps comme dernière délivrance. — La mort seconde désigne la condamnation éternelle t Apoc 20, 6. 4 4.
On trouve dans l'Ecriture plusieurs expressions poétiques et comparaisons particulières pour rendre l'idée «le mort; mais elles se comprennent facilement. La mort est appelée le roi des épouvantemenls. Job 18, 4 4.; les portes de la mort désignent le tombeau, Ps. 107, 18.; les instruments de mort sont des armes meurtrières-, un fils de la mort, c'est un homme condamné à mourir, ou qui a mérité la mort. L'amour est fort comme la mort, dit Salomon, Cant. 8, 6., c'est-à-dire que l'amour triomphe de tout, de même que rien ne peut résister a la mort.
Les Hébreux avaient, pour les corps morts, un grand respect, autant p;u- l'idée de la souillure légale qui résultait de leur contact, qu à cause de leur croyance en la résurrection des corps; ils regardaient comme un malheur réel la privation de sépulture, 4 R. 14, 4 4. 16, 4. 2 4 , 54. Jér. 7, 33. 8,2.9, 22 ., etc. Ez. 29, 5., etc. Ps. 79, 3., etc.; cf. Sophocle, Ajax, 4156. Le livre de Tobie 4,21. 2, 8., met au nombre des œuvres de charité la sépulture de cadavres abandonnés. C'était aux plus proches parents, aux (ils, qu'était imposé le devoir d'enterrer leurs pères et leurs mères, Matth. 8, 21. Si un corps restait exposé ou abandonné, il risquait de devenir promptemenl la proie de bandes de chiens affamés et sans maîtres, ou celle des oiseaux de l'air ,4 R.44, H. 16, 4., etc. 2 R. 9, 35., cf. lliad. 22, il.; mais ce cas était rare chez les Juifs, et n'arrivait presque qu'en temps de
guerre, car les criminels eux-mêmes étalent ensevelis après leur exécution, Deut. 21, 23. Mal th. 27, 58. Il n'en était pas toujours de même chez les Egyptiens, Ccn. 40, 19. D'après le Talmud, il y aurait eu à Jérusalem des sépulcres spécialement destinés aux suppliciés. La sépulture, ou enterrement, a été chez les Juifs, dès les temps les plus anciens, la manière ordinaire de faire disparaître les cadavres, Gen. 23, 19. 25, 9. 35, 8. 49. Jug. 2, 9. 4 Sam. 25, 4. Jean 11,17., etc. L'usage grec de les brûler n'existait pas, et le seul exemple que nous en trouvions, 1 Sam. 31, 12., se présente avec des circonstances extraordinaires, qui ont pu justifier ou provoquer cette mesure également extraordinaire. Saùl était rejeté de Dieu : roi d'Israël, il s'était suicidé, et les usages, comme les nécessités de la guerre, la mutilation, et peut-être la décomposition des corps, exigeaient qu'il en fût ainsi. On peut comparer encore Am. 6, 10., dont l'idée principale est que le malheur des temps voudra que les corps soient brûlés (el cela, par les plus proches parents, a défaut d'autres), comme le seul moyen de s'en défaire sans danger. Après l'exil, l'usage de brûler les corps n'entra pas davantage dans les mœurs judaïques : le Talmud en fait exclusivement un*- coutume païenne; Tacite, H., 5, 5. 4., dit aussi que les Juifs ne se défaisaient pas de leurs morts autrement que par l'inhumation.
L'Ecriture ne donne pas beaucoup de détails sur les cérémonies funèbres el sur l'ensemble des funérailles; on peut voir ce que nous avons dit aux art. Cercueil, Cadavre, Deuil, Embaumer, et Sépulcres. Le corps était ordinairement enveloppé de linges, Jean 19, 40. 11, 44., el emporté les pieds devant. Il n'élail pas besoin d'un long temps entre la mort et la sépulture, on le voit par l'exemple d'Ananias et de Saphira. Anciennement, des pleureuses A gages et des joueurs d'instruments accompagnaient le convoi, auquel devaient se joindre, par respect, tous ceux qui le rencontraient, usage auquel notre Sauveur semble faire allusion, Luc. 7, 32., et saint Paul, Rom. 42, 15.
MOSEL, Ez. 27, 19., v. Uzal.
MOUCHES, Moucherons, Moustiques. On trouve en Orient , et surtout dans les plaines marécageuses de l'Egypte, un nombre fort considérable d'insectes ailés, aussi incommodes par leur multitude que dangereux par leurs piqûres, el qui attaquent indistinctement les hommes el les bestiaux. L'existence d'un dieu des mouches, ou Bahalzébub, ne pouvait ainsi manquer d'être inventée par des peuples qui divinisaient tout ce qu'ils craignaient, tout ce qu'ils haïssaient, r. Bahal. Trois expressionsdifTereiilessontemployées dans la Bible pour désigner les insectes, mais
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