‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 262 sur 398 · MUL · texte numérisé non relu

MUL

l'exacte signification de chacune n'est pas bien déterminée :

\°Zibub, Eecl. 40.4. Es. 7, 4 8. (Irad. mouche). C'est probablement le nom général de toute la classe des insectes ailés.

2° Ken (ou kinnim), Ex. 8, 47., cf. Ps. 405, 34. Nos versions l'ont traduit par poux; mais ctle signification est fort peu probable, et la plupart des interprètes la rejettent, sans s'accorder, du reste, sur l'espèce d'insecte qu'il faut entendre par là. Un simple nom d'animal ne peut être déterminé, après deux ou trois mille ans, lorsque rien d'ailleurs ne tend à le faire connaître. Les Pères de l'Eglise, les Septante, Origène et saint Augustin, disent qu'il s'agit d'un insecte fort petit, presque invisible à l'œil nu, fort inquiétant, voltigeant toujours, et revenant à mesure qu'on le chasse. îlassclquisl et Maillet parlent aussi de fort petits insectes dont ils ont été tourmentés en Egypte, et qui pourraient bien être les mêmes. D'un autre côté, le docteur Clarke pense que l'espèce de poux qui affligea l'ancienne Egypte est l'acarus sanguisngus, qui se trouve dans celle conlrée. et jusque dans la Cafrerie (v. Voyage d'Arbousset au nord du Cap. p. 4 38); il est plus gros que la mouche ordinaire, et d'une forme plate et presque ronde ; il tourmente singulièrement les hommes et les animaux.

Le moucheron de Matth. 23, 21. est-il le même que le ken de l'Egyple? C'est ce qu'on ignore, puisqu'on ne peut connaître celui-ci ; mais il paraît plutôt que ce doit être le culex vinarius, l'hôte imperceptible du vinaigre, et les raisons alléguées par Bochart semblent ne laisser aucun doute sur ce point.

3° Harob. Nos versionsle traduisent: un mélange d'inscites; c'était la quatrième plaie de l'Egypte, Ex. 8, 21., cf. Ps. 78, 45. 105, 3t. Selon quelques auteurs, c'est lelabanusou taon. Ruppel pense à de petils insectes qui naissent, pendant les grandes chaleurs, du limon déposé dans la vallée du Nil. Ils se précipitent avec fureur sur les hommes et sur les animaux, pénètrent dans les narines et dans les oreilles, et causent aux yeux des douleurs infinies ; mais ce voyageur n'ayant pas décrit l'insecte dont il parle, on ne sait à quelle famille il appartient. Oedmann croit qu'il s'agit de la blatla orientatalis de Linnéc, connue chez nous sous le nom de teigne, animal qui s'attache aux vêtements comme aux hommes; celle manière de voir souffre aussi de grandes difficultés. D'aulres enfln ont traduit ce mol par loups, mais sans raison. — Harob dérive, selon les uns, d'un mol arabe qui signifie manger; selon les autres, du moi hébreu harab, mêler, et c'est de celte dernière étymolcgie que sont parlis les traducteurs français, Luther, etc. C'est, dans lineer-

tliude, la traduction la plus sûre et la moins compromettante.

Luther a traduit de même le mot tselatsal, Deul. 28, 42., où nos versions portent hanneton. Il est plus probable, étymolo^iquement, qu'il faut entendre par là le grillon, gryllusslridulns de Linnée. ». Sauterelles.

Toutes les mouches étaient déclarées impures par la loi, Lév. 4 4, 42.

JIOLT. v. Vin.

MOUTARDE, Matlh. 4 3, 34. 47, 20. Marc i. 31. Luc 43, 4 9. 47, C. La famille du séneré compte treize espèces, dont cinq étaienl particulières à l'Egypte. C'est une plante à siliqtis qui vient souvent sans culture, mais dont plusieurs espèces, et notamment la sioapis ntgra, et l'alba, sont aussi cullivées avec soin, comme épices et assaisonnement, soit en Orient, soit même dans l'Europe méridionale. Les Juifs en cultivaient dans leurs jardins. Les grains de moutarde, employés déjà par les anciens comme un piquant assaisonnement, désignaient proverbialement une chose exirèmemenl petite, Malin. 13, 32. Il parait aussi, d'après ce passage, que, dans les pays chauds, la plante du sénevé, quoique annuelle, devenait un arbre véritable, et atleignail une certaine hauteur, non point seulement par extraordinaire, mais assez habituellement ; en Europe, il ne s'élève guère qu'a 70 centimètres de terre.

MOUTON, v. Brebis.

M GUET. v. Lys.

MULET, produit stérile de l'âne et du cheval; participe toujours plus des qualités de son père que de celles de sa mère; l'espèce intérieure, produit de l'âne et de la jument, est cependant la plus répandue. On peut croire, à cause de la défense indiquée Lév. 19, 49., que les Hébreux ne tirent point naître de mulets, mais il ne leur élait pas défendu d'en acheter et de s'en servir; nous voyons en effi t, surtout depuis les jours de David, que les mules et les mulets étaient assez communs parmi eux; ils servaient même de monture aux rois, 1 R. t. 33. 38. 44., aux princes, 2 Sam. 48, 9. 13. 29., etc., et dans les écuries royales ils étaient, aussi bien que les chevaux, confiés aux soins d'un inspecteur en chef, 4 R. 48, 5. Les mulets étaient employés comme montures en temps de guerre, 2 Sam. 18, 9., cf. Zach. 14, 45., et en l'erse, les courriers du gouvernement s'en servaient comme de chevaux et de dromadaires Esl. 8, 40. 4 4. Le transport de fardeaux se faisait aussi il dos de mulet, 2 R. 5, 47., cf. Es. 66, 20. 4 Chr. 42, 40. Esd. 2, 66., et la torce, comme la marche sûre et ferme de cet animal, le faisait généralement préférer au cheval cl à l'âne, dont il réunissait en lui-même les differeules qualités. On voit, 4 R. 40, 25., que parmi

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