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Ps. 5, 1., etc. On esl généralement d'accord à penser qu'il désigne la flûte. Cet instrument qui servait à célébrer la joie comme le deuil, 4 R. 4, 40. Es. 5, 12.30, 29. Matth. 9,23., était fait do diverses matières; il y en avait de roseaux, de bois, de corne, et d'os, et I on en comptait chez les Israélites, comme chez les Grecs et les Romains, différentes espèces, suivant le nombre de trous qu'elles portaient; elles étaient loin toutefois de pouvoir être mises en comparaison avec nos flûtes modernes, si compliquées et si parfaites, t) La h/iatsutserah, que nos versions ont traduit par trompette, Norab. 10,2., cf. 34 ,6. 2 R. I l, 44. 42, 13. Os. 5, 8. Moïse avait ordonné que deux de ces instruments, d'argent massif, fussent employés au service du tabernacle, pour convoquer les chefs ou le peuple, et pour annoncer le moment du départ. La forme de ces trompettes, telles du moins qu'elles existaient dans le Second temple, a été conservée avec celle de tous les vases du sanctuaire, sur l'arc de triomphe de Titus : elle rappelle singulièrement celle des Alpenhœrner : e'eît une espèce de long tube qui va en s'évasant vers son extrémité inférieure, et qui parait avoir dû rendre un son éclatant, mais un seul : aussi Moïse, en marquant les divers signaux qui devaient être donnés par ces trompettes, n'indique pas qu'elles fussent susceptibles d'aucune modulation : leur usage devait être celui des cloches ; suivant que I on sonnait une ou deux fois, suivant que les trompettes sonnaient ensemble ou séparément, l'assemblée devait être avertie, soit de se réunir, soit de prier, soit de partir, f) Le shopfiar, traduit par trompette, Lév. 25, 9. Job 39, 28., par cor, Jér. 4, 5. 6, 4. Ez. 33, 0. Es. 58, 4. Ex. 19, 16. 19. Os. 5, 8. Jos. 6, 4., peut en effet se traduire des deux manières, en réservant l'incertitude où l'on esl sur sa signification véritable. On s'en servait pour annoncer l'année du jubilé; on s'en servait à la guerre, les sentinelles et les gardes s'en servaient pour donner des signaux. Le shophar avait un son fort étendu, auquel Moïse compare le son du tonnerre, lors de la promulgatiwii de la loi sur le Sinaï. Ce qu'il esl permis de supposer sur la forme de cet instrument d'après ce qui est dit Jos. 6, 4., c'est que c'était peut-être une corne d'animal, comme les pâtres des Alpes s'en servent souvent encore, ou bien que c'était un instrument qui affectait cette forme, et qui par conséquent ne pouvait, non plus que le précédent, donner qu'un seul son, mais clair et bruyant. C'est apparemment le même mol qui se rend en caldéen par kharna, Dan. 3, 5. et que .Martin a traduit par cor. g) Le susan ou sosannim-héd uth , Ps. 45, 60, 69, et 80. Heidegger en fait un instrument à (six) cordes : c'était peut-être aussi un instrument a vent,
semblable à notre trompetle ou à la clarinette î son nom de susan (lys) fait croire qu'il avait quelque ressemblance avec cette fleur. Susan héduth signilierait la trompette du témoignage^ ou la trompetle destinée aux chants (lyriques).
Instruments à cordes. Leur nom général était neguinoth. a) Kinnor, b) Kithros, et c) \(bely v. Harpe. C'était probablement une espèce de lyre ou de guitare plus ou moins grande, d) Le sabeka, Dan. 3, 5., traduit saquebute ; instrument triangulaire semblable à la harpe, avec quatre cordes ou même davantage, qui se pinçaient avec les doigts et rendaient des sons aigus ; les bayadèresde l'Orient voyageaient avec, la saquebute, et Tite Live, 39, 6., raconte qu'il en vint jusqu'à Rome (psaltriae sambueistriaoque). e) Le psanther, Dan. 3, 5., traduit psaliérion, était également une espèce de harpe, mais d une forme qu'on, ne peut déterminer.
Les Hébreux connaissaient-ils une manière quelconque de noter la musique ? C'est fort peu probable; la simplicité de leur musique non composée ne leur faisait peut-être pas senlir le besoin de compositions écrites, et la supposition que les accents ou la ponctuation des Psaumes servaient en même temps de noies, est dénuée de fondement ; les accents ne remontent pas aux beaux jours de l'antiquité israélitique, et même si cela était, ils n'auraient pu fournir qu'une notation très incomplète. L'Occident n'a connu les notes de musique qu'au XI" siècle, et l'Orient moderne ne fait pas remonter les siennes au delà du XVII". Qu'il y ait eu quelques expressions destinées à indiquer soit la mesure, soit des changements de ton, c'est possible, mais il ne faut pas eu demander davantage. ». les art. Psaumes, Sélah, Séminilh, Halamoth, Guitiilh, etc. — Quant au chant des psaumes, il ne faut pas le juger par la monotone et souvent nasillarde cautillation qu'on entend dans les synagogues modernes; ce devait être un chant proprement dit, c'est-à-dire de la musique ; mais si l'on se rappelle que le chant des Grecs même n'a pu être encore déterminé, on comprendra que pour celui des Israélites, il ne soit guère possible non plus dédire autre chose que des généralités.
iMYRA, ville maritime de la Lycie, Act. 27,5. elle était située, d'après Strabon, à 20 milles de la mer, sur une colline.
MYRRHE, parfum végétal qui découle en gomme d'un arbrisseau commun en Arabie. On la mélangeait quelquefois à d'autres parfums, surtout pour le service du sanctuaire, Ex. 30, 23. Cant. 3, 6; ou bien on l'employait pour parfumer les vêtements et les lits, pour embaumer les morts, et pour oindre les personnes qu'on aimait ou qu'on honorait, Est. 2, 42. Ps.
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45, 9. Prov. 7, 17. Jean 19, 39. Cant. 5, 5. On peut conclure de Malth. 2. 11., que la myrrhe ne croissait pas naturellement en Palestine, quoiqu'elle ait pu être cultivée dans quelques jardins et sur quelques coteaux, Cant. 4, 6. Dans tous ces passages, il est question de celte myrrhe si recherchée de l'ancien monde, qui a été vantée par Pline (13, 2. 21, 18), par Dioscoride |l, 73.), par Athénée (3, 101.), par Euripide (Troad. 1064.), et par tant d'autres. A l étal liquide ou à l'état solide, gomme ou huile, elle était l'ingrédient principal dont on composait les encens ou les parfums les plus précieux ; on la mêlait aussi au vin, non pour le rendre plus fort, mais pour lui donner un goût plus fin. quelque chose de plus recherché (comme on fait infuser de l'angélique dans de l'eau-dc-vie) ; peut être aussi ce mélange communiquait-il au vin une vertu étourdissante, et l'employait-on à cause de cela pour amortir chez les suppliciés le sentimi-nl trop vif de la douleur, Marc 15, 23. — La myrrhe découlait, soit naturellement, soit par des incisions artificielles, de l'écorce d'un arhre ou arhrisseau de l'Arabie et de l'Ethiopie, que les anciens, qui ne le connaissaient que par ouï-dire, n'ont pas décrit d'une manière exacte et suffisante. Les naturalistes modernes euxmêmes n'ont, pendant longtemps, pu déterminer non plus d'une manière précise l'arbre de la myrrhe, et l'on s'est contenté de voir et d'apprécier dans le commerce ces morceaux de parfum, durs, opaques, eu forme de larmes, que les marchands orientaux venaient échanger contre nos produits. Lhrenberg, en 1829, est le premier qui ait décrit l'arbre auquel on donne maintenant le nom de balsamodendron myrrha; l'écorce en est unie et d'une couleur gris cendré, le bois est d'un jaune blanchâtre, les feuilles fort nombreuses reposent soit isolées, soit réunies en faisceaux, sur des pétioles courts et unis; elles se composent de trois folioles ovées d'inégale grandeur; les fruits repo>cnl également sur des pétioles; ils sont ovés et se terminent en pointe, leur peau est brune. La résine, d'abord huileuse, puis de la consistance du beurre, est d'un blanc jaunâtre; elle passe ensuite au jaune tloré et devient rongea tre en se durcissant. Il est probable que d'autres arbrisseaux donnent cependant aussi de la myrrhe, et Belon dit avoir trouvé en Palestine, près de Rama, un buisson qui distillait cet encens. — Ce quiest appelé de la myrrhe franche, Ex. 30, 23. Cant. 5, 5., ou plutôt de la myrrhe libre, c'est celle qui coule d'elle-même et sans incisions, c'est l'essence de la résine de l'arbre; elle est encore connue et recherchée de nos jours sous le nom de myrrha electa.
MYHTE, arbuste de l'Asie qui s'élève quelquefois à une hauteur de 6 à 7 mètres. Il a l'é-
corce rougeâtre, des rameaux forts et flexibles, des feuilles unies, ovées et toujours vertes; des fleurs blanches, tirant parfois sur le rouge, et entourées d'un calice a trois sépales. Elles apparaissent au mois de mai, et donnent naissante à des baies ovales, pleines de pépins blancs et d'un goût très fort, qu'on emploie comme épiées ; ces baies deviennent noires en mûrissant. Les feuilles, comme les fleurs, répandent une odeur agréable (Virg.,Egl., 2, 51.), et ont un goût épieé avec une vertu légèrement astringente. Le myrte choisit de préférence les vallées et le bord des ruisseaux (amantes littoramyrti, dit Virgile), Géorg. i, 124., cf. Zach. I.Ùn en trouve cependant aussi sur les hauteurs, M. 3, 15. Plin., 16, 30. Les anciens faisaient du myrte un des plus beaux ornements de leurs jardins, soit a cause de son feuillage toujours vert, soit à cause de son parfum ; ils en connaissaient et en cultivaient plusieurs espèces. Chu les Hébreux, le myrte était l'emblème de la paix et de la joie, cf. Zach. 1, 10. 13. Ester s'appelait aussi Hadassa, myrte, parce que, disent k> rabbins, on compare au myrte tous ceux qui aiment la justice. Le myrte d'Egypte passait pour le plus odoriférant. Dans les solennités, dans les fêtes publiques ou domestiques, on ne manquait jamais de décorer les maisons el les appartements avec des branches de myrte; des couronnes étaient tressées pour ceindre la chevelure des jeunes gens et des jeunes filles, et le front chauve des vieillards, Plin., 15. 36. Théophr., Plant., 4, 6. Les Hébreux ont cultivé le myrte, comme on peut le conclure de Es. 41, 19.55, 13. Cependant, il est possible aussi qu'ils n'aient connu cet arbuste que dans son état sauvage, le myrtus sylveslris.
MYSIE, Act. 16, 7., province de l'Asie Mineure, voisine de la Bïthynie, au nord de la Troade. Lors du voyage de Paul, ce district appartenait tout entier à la province romaine de l'Asie, q. v., cl le nom de Mysie ne senail plus que comme ancienne dénomination facile a comprendre el d'un usage commode, comme celui des anciennes divisions, de même qu'en France on se sert encore plus volontiers de la division par provinces que de celle par départements. Un disait la Mysie comme on dit le Languedoc, la Bourgogne; mais les géographes étaient d'autant plus embarrassés pour donner des limites exactes à ce district, que les Mysieaet les Phrygiens avaient maintes fois, par suite de diverses circonstances, occupé une portion du territoire les uns des autres. La Mysie était, en tout cas, un petit district; sous les empereurs, il touchait a l'Hellespont et à la Propoulide, et comprenait les embouchures de l\Eso pus el du Granique. On comptait peut-être encore dans l'origine, comme appartenant à la
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Mysie, le district occidental qui longeait la mer Ejïée jusqu'au fleuve Caïcus, et qui prit le nom d'j£olide depuis que les j£oliens s'en furent emparés, v. S Ira bon, 42, 564.
N A AMAN (beau), 4° 2 R. 5, chef des armées de Benhadad, roi de Syrie, jouissait d'un grand crédit auprès de son maître, parce qu'il avait sauvé son pays; mais cet homme, fort et vaillant, était lépreux, et n'espérait aucun remède à sa triste maladie. Une jeune fille d'Israël, qui avait été faite prisonnière, et attachée au service de l'épouse de Naaman, fut employée de Dieu pour guérir son maître de la lèpre, et lui faire reconnaître Jéhovah, le Dieu d'Israël, comme le seul vrai Dieu. Elle parla â sa mattresse du prophète Elisée, et celle-ci engagea son époux à lui aller faire une visite en Samarie. Naaman part avec de riches présents pour le prophète, et des lettres de recommandation du roi de Syrie pour le roi d'Israël, intimant, en quelque sorte, à Joram l'ordre de pourvoir à la guérison de son serviteur. Mais les prophètes ne sont pas unis à l'Etat; ils n'ont rien a faire avec la diplomatie, souvent les rois ne les connaissent pas, ou les oublient après s'en être servis, et Joram déchire ses vêtements, protestant contre l'ordre que lui donne Benhadad, ordre inexécutable pour lui, et qui n'est, dit-il, qu'un prétexte du roi de Syrie pour rompre avec lui. Elisée apprend l'arrivée de Naaman, reproche a Joram de l'avoir oublié, et fait venir le général syrien. Celui-ci se rend à la voix du prophète, arrive avec sa suite, et s'arrête devant la porte de la maison, soit par respect pour la mission d'Elisée, soit à cause de la lèpre qui le rend impur. Il espère que le prophète viendra au-devant de lui, et qu'il fera, en sa faveur, des invocations et des cérémonies qui le nettoieront de sa lèpre ; mais il ne voit paraître qu'un messager qui lui ordonne de la part du prophète, de se plonger sept fois dans les eaux du Jourdain. Il s'irrite d'un pareil manque d'égards et de la vulgarité du remède qui lui est ordonné : comment le Jourdain le guérira-t-il, quand les eaux de l'Abana et du Parpar, meilleures que toutes celles d'Israël, ne l'auraient pas guéri? Il s'en retourne donc ; mais, à la voix de ses serviteurs qui lui conseillent d'essayer, il va se plonger dans le Jourdain, et le miracle est opéré. Plein de reconnaissance alors, et comprenant que le Dieu d'Israël est le vrai Dieu, il se rend auprès d'Elisée, renonce, entre ses mains, au culte des faux dieux, et prie, mais inutilement, le prophète d'accepter les présents qu'il lui offre. Il lui demande enfin, et obtient
sans difficulté, l'autorisation d'emporter de la terre d'Israël la charpe de deux mulets ; car, dit-il, ton serviteur ne fera plus d'holocaustes ni de sacrifices à d'autres dieux, mais seulement à l'Eternel; cependant, ajoute-t-il aussi, les devoirs de sa charge l'obligent à accompagner le . roi de Syrie dans le temple de Rimmon, et de se prosterner devant l'idole, en prêtant au roi son épaule pour appui : - Veuille donc me le. pardonner ! » Singulière demande, autorisation plus singulière encore, si les paroles du prophète : « Va en paix ! » constituent une autorisation. Ce passage a embarrassé plus d'un interprète, et quelques-uns, en assez grand nombre, ont pensé que les mots traduits par le futur dans nos versions, devaient être rendus par le parfait, comme si Naaman demandait au prophète de lui pardonner d'avoir jusqu'alors accompagné le roi dans le temple de l'idole. Peutêtre y a-t-il aussi dans les paroles du prophète, cette condescendance du fort pour le faible, qui nous est, dans certaines limites, recommandée par l'apotre Paul, i Cor. 8, 7-13.; peut-être la conversion de Naaman n'a-t-elle été qu'une conversion au monothéisme, et la foi que le seul Dieu était celui d'Israël? En tout cas, nous ne voyons pas que le prophète ait cherché à l'initier davantage dans les mystères de l'économie juive et dans la connaissance de la loi : croire au Dieu d'Israël, c'était déjà beaucoup pour un païen, et sa présence au culte de Rimmon n'étant plus qu'un acte physique, un devoir de cour, une affaire de charge civile, Elisée pouvait le lui accorder. 11 ne faudrait pas en conclure, toutefois, que ceux qui ont plus de connaissance que Naaman puissent jouir du privilège qu'il n'a dû sans doute qu'à son ignorance ; la profession franche nous est imposée, nonseulement à cause du baptême d'eau, mais encore, et surtout, à cause du baptême «le l'Esprit. — Le prophète dit adieu au général ; mais bientôt celui-ci est rejoint par Guêhazi, serviteur d'Elisée, qui lui demande, au nom de son maître, quelques présents pour deux jeunes prophètes, dit-il, qui viennent d'arriver. Naaman fait plus que ne lui demande l'imposteur : il double avec empressement la somme que celui-ci réclame, lui donne des serviteurs pour l'accompagner et porter ses présents; puis il continue sa roule. L'Ecriture sainte ne nous dit plus rien sur l'histoire de Naaman, dont le nom est seulement rappelé par notre Sauveur, Luc 4, 27., comme un exemple des miséricordes de Dieu envers qui il veut. Heureux les caractères vifs qui, s'ils s'impatientent ou s'emportent facilement, savent aussi reconnaître promplement leurs torts, quelle que soit la bouche qui leur envoie la vérité! Heureux surtout ceux qui, en recevant les bénédictions temporelles de la Providence,