‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 268 sur 398 · NAP · texte numérisé non relu

NAP

sa Bile bien-aimée, et sa vieillesse fut plus heureuse que les orages de sa vie n'auraient pu le lui faire espérer. — Nahomi se dislingue par sa foi, son désintéressement et sa sagesse; ce n'est qu'avec peine qu'elle permet à Rulh de la suivre, et dès lors elle l'adopte et fait tout pour elle.

NAHUM (consolation). 4° L'un des douze petits prophètes; il était d'Elkos en Galilée, c'est tout ce que Ton sait de sa personne. L'argument de son livre est In charge de Ninive; ce sont des menaces contre Ninive, ou plutôt contre l'empire des Assyriens, dont elle était la capitale. La repentance des Niniviies en suite des prédications de Jonas, n'ayant été que de courte durée, Nahum fut chargé de leur annoncer leur ruine finale et inévitable, de la part d'un Dieu tardif a colère, mais dont la patience a un terme; ils ne pourront, pas plus que Thèbes en Egypte, résister aux coups de sa vengeance, 3, 8. Le prophète, en même temps, ranime par ses menaces le courage de ses compatriotes opprimés et leur rend l'espérance ; Salmanéser les avait déportés, Sanchérib son fils les menaçait de plus de maux encore, 2 R. 48, 10. 13., mais Dieu les délivrerait. Il résulte de ces prophéties que l'époque où vécut Nahum, peut être assez aisément déterminée, et l'on ne se trompera guère en le faisant contemporain d'Ksaïe et des derniers temps d'Ezéchias, de 72!i à 696 av. C, cf. 3, 8. avec Es. 20, 6; son ministère se place entre la captivité de l'Assyrie et celle de Babylone. Quelques auteurs cependant le font contemporain de Mnnassé (Abarbanel) : Clément d'Alexandrie le met après Ezéchiel et les temps de Jéhojakira ; mais ces dates sont fort incertaines.

Le style de Nahum est plein de richesse, de magnificence, et d'indignation : il commence par célébrer la grandeur, la puissance et la bonté de l'Eternel, puis son amour envers son peuple; au chap. 2, il raconte la ruine de Ninive avec de si vives couleurs qu'on dirait qu'il a sous les yeux le spectacle de la destruction, v. Ninive ; au 3° il revient sur ce sujet et dit les causes de la condamnation, les désordres de Ninive, ses péchés, sa méchanceté. L'accomplissement de cette prophétie a donné lieu à bien des controverses; d'un côté, les paroles relatives au débordement du fleuve qui amena la prise de la ville, semblent ne pouvoir s'appliquer qu'à la première prise de Ninive sous Ezar-Haddon; d'un autre côté, l'ensemble de la prophétie parait se rapporter plutôt à la ruine totale el entière de celte ville qui eut lieu 625 av. C, environ la (6* année du règne de Josias, el la 3 du ministère de Jérémie : c'est l'opinion de Prideaux, Calraet, Heidegger, etc., c'est celle aussi qui nous semble le mieux justifiée. Les

fouilles faites récemment dans les ruines de Ninive ont constaté que le feu a consumé cette cité, Nah. 3, 13. 15., et que tout y avait été auparavant pillé, l'argent et l'or; on n'y retrouve plus rien que ce qui était trop massif pour être volé; la ville a élè « vidée et revidée el même tout épuisée, » 2, 9. 40. Quant a la destruction subite de l'armée de Sanchérib, 2 R. 19, il est difficile de dire si elle a eu lieu avant la pro* phélie et si elle a en quelque sorte déjà réveillé les espérances de Nahum, ou bien si elle n'a eu lieu qu'après, et si elle est elle-même comprise dans ces oracles : en tout cas, peu de temps après que la Parole de l'Eternel fut sortie, «i vit la puissance assyrienne décroître, et l'un de ses rois se montrer plus favorablement disposé envers le royaume d'Ephraïm, dans lequel il envoie des colons pour en relever les mines. — Outre le sens littéral des prophéties de Nahum, elles étaient encore de nature à faire redouter la colère de Dieu à tous les ennemis de son Oint, cl particulièrement aux Juifs, qui devaient un jour mettre à mort le Dieu manifesté en chair; elles disent aussi à l'Eglise chrétienne qu'elle doit placer sa confiance en Dieu, qui ne la trompera pas. Une des paroles de Nahum (1, 15.) est rappelée Rom. 40, 4 5.

2° Nahum, fils d'Héli. nommé parmi les ancêtres de Jésus par Marie, Luc 3, 25.; inconnu.

NAIN (belle, agréable,iOU selon d'autres, pâturage), petite ville de la Galilée, célèbre par un miracle de Jésus, Luc 7, 1 1 . : elle était située non loin de Capernaûm, dans une contrée riante el montueuse, près de Hendor, à 2 nulles sud du Tabor, dont elle était séparée par leKison; quelques voyageurs, Troïlo, Marili, disent avoir encore trouvé en cet endroit les ruines d'anciens bâtiments el un mauvais petit village actuellement habité par des Juifs, des Turcs el des chrétiens. — Josèphe mentionne un autre Naïn, situé au delà du Jourdain, peut-être en Idumèe.

NAJOTH, 1 Sam. 19, 18. 23. 20, 4., la demeure de David près de Rama ; ce mot signifie en hébreu habitations, el l'on a cru qu'il désignait les faubourgs ou la banlieue de Rama, peut-être aussi, comme l'indique le Targum, le bâtiment des écoles des prophètes.

NAPHIS. v. Jétur.

NAPHTUIini, peuplade nommée, Gen. 40, 1 J. 4 Cbr. 4 , 14., parmi les descendants de Milsraïm : on ne la connaît du reste pas. Si l'on compare avec Bocharl, Nephlys, la sœur el l'épouse de Typhon, le génie féminin el malveillant des déserts de l'Egypte, on peut penser que les Nephluhim désignent les habitants de ces déserts qui forment la frontière entre l'Egypte el l'Asie, près du lac de Sirbon que les Egyptiens

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