‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 272 sur 398 · NEP · texte numérisé non relu

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vol te ; son nom ne se. trouve que dans la généalogie de sa famille, mais il s'y trouve sans tache.

NEPH1LIM, v. Géants.

NEPHTHALI (mon combat), le sixième fils de Jacob et le second de Bilha, Gen. 30, 8. 35, 25. Le sens de son nom est expliqué dans le texte sacré à l'occasion de sa naissance. Nous ne connaissons aucune particularité de sa vie, sinon qu'il eut quatre (Ils, 46, 24. Il fut le chef d'une des tribus d'Israël, qui comptait, à la sortie d'Egypte, 53,400 hommes en état de porter les armes, marchant sous la conduite d' Attirât); ce chiffre était réduit ù 45,000 lors de l'entrée en Canaan, comme celui de presque toutes les tribus avait également été réduit dans une proportion plus ou moins forte, suivant que leurs péchés dans le désert avaient été plus ou moins grands et obstinés, cf. Nomb. 4 , 43. 2, 29. 7, 78. 26, 50. Son territoire, fertile en huile et en froment, s'étendait au nord de la Palestine, ayant le Jourdain à l'orient, Aser et Zabulon au couchant, le Liban au nord, et la tribu d'Issacar au midi; il descendait jusqu'à la merde Tibériade, Jos. 4 9, 32. Les montagnes de Nephihali, Jos. 20, 7., étaient, à ce que l'on croit, les prolongements avancés du Liban qui portent aujourd'hui le nom de Dschebl- SzafTad, chaine fort large, calcaire, avec quelque peu de basalte, et haute d'environ 1,000 métrés, qui suit la vallée du Jourdain depuis l'Hermon jusque dans le voisinage du lac de Génésareth, d'où elle se dirige au sud-ouest, s'abaissant brusquement vers le Jourdain, et descendant, vers la Méditerranée, par une pente douce et longue, à travers un pays de collines, qui est fertile, en grande partie boisé, et abondant en eau. Nephihali était ainsi, selon l'oracle de Moïse, Deut. 33, 23., « rassasié de bienfaits, et rempli de la bénédiction de l'Eternel, possédant l'Occident et le Midi. » Jacob mourant avait caractérisé son 01s « une biche élancée; il donne des paroles qui ont de la grâce, » Gen. 49, 24 . Quelques interprètes, les Septante, Bocharl, etc., traduisent, au lieu de biche, des chênes élancés, ce qui est moins probable, mais peut se comprendre également. On a voulu voir dans ce passage, pressé dans un sens trop prophétique, une allusion à Barac, qui était de la tribu de Nephthali, et qui, après avoir poursuivi Siséra avec la vitesse du cerf, cb;inia ensuite sa victoire en accompagnant les paroles magnitiques de Débora, Jug. 4, 6. 46. 5, 4. 11 serait plus naturel, en tout cas, d'y voir une allusion aux dispositions poétiques qui semblent avoir été plus grandes et plus générales dans celte tribu que dans les autres : c'est le nord de la Palestine qui a produit le chant de Débora,

l'apologue deJolham, les histoires de Gédéon,

Jephthé, Samson, les oracles d'Elie, d'Elisée d'Osée, Jonas, etc. Tobie était aussi Nephthalite. — Placée au nord de la Palestine, et loin du centre théocratique, cette tribu eut de la peine à se défaire entièrement des Cananéens, auxquels plusieurs de ses villes restèrent longtemps tributaires, Jug. 4, 33.; mais elle ne laissa pas, toutes les fois qu'elle y fut appelée, de prendre une part active aux guerres qu'Israël dut soutenir pour le maintien de son indépendance, Jug. 5, 48. 6, 35. 7, 23. Sous le schisme de la royauté, Nephihali adhéra au nouveau royaume d'Israël, et eut déjà, sous son troisième roi, Bahasa, beaucoup à souffrir d'une irruption des Syriens de Damas, 4 R. 45, 20. 2 Chr. 46, 4. Aux jours de Pékaeb, une partie de ses habitants fut emmenée captive par les Assyriens, 744 av. C, 2 R. 45, 29. Le prophète Esaïe, 8, 23., annonce à cette tribu l'honneur qu'elle aura d'être une des premières à recevoir la lumière de l'Evangile; cf. Matin. 4, 45. v. Galilée. — cf. Ez. 48, 3. Apoc. 7, 6. —Quant aux princes de Nephthali, nommés 1 Chr.42, 34. Ps. 63, 28., ce sont soit des chefs militaires, soit des principaux du peuple.

NEPHTOAH (ouverture), Jos. 45, 9., fontaine située sur les frontières de Juda et de Benjamin. On prétend encore en montrer la place aux voyageurs, fontaine de Lifta, près d'une église construite plus lard, et dédiée à Jean-Baptiste, qui doit avoir demeuré avec ses parenls non loin de cette source.

NER (lampe, lumière). 4° Père de Kis, 4 Chr. 8, 33. 9, 39., nommé Abiel 4 Sam. 9, 4. — - 2° Fils du précédent, frère de Kis, père d'Abner, et oncle de Saul, 4 Sam. 44, 51. 26, 5. 2 Sam. 2, 8. 3, 23. 4 R. 2, 5. On le voit 4 Sam. 10, 14. s'informer avec curiosité des démarches de son neveu auprès de Samuel, mais l'on ne sait pas si ces questions étaient dictées par I affection ou par la jalousie; ce dernier cas est rendu plus probable par le secret dans lequel SaUl se renferme à son égard.

NÈRÉE, Rom. 46, 45., disciple inconnu.

NERGAL (espion), idole des gens de Culh, îR. 47, 30. C'est sans contredit la planète Mars, que les Sabéens adoraient sous le même nom : les rêveries rabbiniques lui ont donné la forme d'un coq. — o. Caldèe, et Sareétser.

NÉRI, lils de Melchi, l'un des ancêtres de notre Sauveur par Marie, Luc 3, 27., inconnu.

NÉRON, cinquième empereur de Rome, n'est jamais nommé dans l'Ecriture autrement que par son litre d'empereur ou de César, parce que, dans les divers passages où il est question de lui, ce n'est pas de sa personne, mais de son titre qu'il est parlé. On sait comment, dès le commencement de son règne, il til concevoir à tous les plus belles espérances ; doux, vertueux,

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modeste, ami de ln paix et de la justice, il était fortifié dans ces heureuses dispositions par Bunrhuset Séncque, les instituteurs ilt* sa jeunesse. Il annonça ah sénat que son désir était de prendre Auguste pour modèle, et dans les premiers temps on le vit s'efforcer de tenir sa promesse: il diminua les impôts, fit de grandes largesses au peuple pour se concilier son affection, et lui donna des jeux splendides. Malheureusement il était faible et passionné: il prit pour directeur son confident Narcisse, scélérat et fourbe consommé, qui fit de lui le Néron dont le souvenir fait frissonner l'histoire. C'est à llnsligitlon de Narcisse qu'il fit assassiner Brifanniois. son frère adoplif, puis sa mère, Agrlppinc, à qui il devait la vie et l'empire. Ce pas fait, rien ne devait naturellement l'arrêter, il prit un affreux plaisir à l'odeur du meurtre, <*t fil massacrer une foule inouïe d'innocents. Cependant son premier crime ne le laissa jamais tranquille, et ses remords le poursuivirent partout Jusqu'à la fin. Pour s'étourdir, pour étoufR r les erl>J de sa conscience, en même temps que pour assouvir ses passions désordonnées, il se livrait aux plus honteuses débauches! Il répudia sa femme Octavle, sœur de Britannicus, pour épouser l'Infâme Poppée, et bientôt il fit périr* a son tour d'un coup de pied Celte seconde épouse, la seule femme qu'il eût jamais Himée, dit Suétone, et l'enfant qu'elle lui promettait. Avec cela ff se piquait d'être artiste, poète et musicien ; H pre nait part lui-même aux Jeux publics et aux représentations dramatiques : la il se montrait vêtu en histrion, entouré des histrions qui fai saienl sa société habituelle, jouant du luth ou récitant ses poésies, se mêlant enfin parmi les lutteurs, et combattant lui-même. Il lit ailtsi plusieurs voyages en Campanie, â Naples. en Grèce, sans autre but que de se donner en spectacle au peuple, cl d'obtenir ses applaudissement. »'

Sous son règne un immense incendie consuma les plus beaux quartiers de Rome, et cette capitale lut presque entièrement' la proie des flammes : pendant cette désolation, lui-même, du haut d'une tour de laquelle il pouvait a son aise contempler les ravages et les progrès du feu, il chantait, en s'accompagnanl de sa lyre, un poème qu'il atail composé sur l'embrasement de Troie. Il est incertain s ir fut lui même l'auteur de cet Incendie : du moins il fit quelque chose pour en soulager les victimes. Quoi qu'il en soit, il* imputa le crime aux chrétiens, cl ordonna contre eux une persécution qui fut la première et la phis viohnte de toutes. Ce fut sans doute vers cette époque que l'apôtre Paul reçut à Home la couronne du niarhre. — La t îe année de son règne une conspiiation formée contre ses jours lui fut découverte par

la perfidie d'un esclave; non-seulement tous les conjurés périrent, mais avec eux presque tous leurs alliés, parents ou amis. Sa fureur ne connaissait pas de bornes : sur un sim|i|f soui çon, les plus honnêtes citoyens étaient sacrifiés; Home fut inondée de sang. Le poêle Lucain, Burrhus, Sénèque, subirent lé. son «le tant d'autres hommes illustres. Enfin le châtiment arriva : Néron fut précipité de son trône par une révolte de l'armi e dans les Gaules et en Espagne, et il se t'tn au moment où on allait le saisir, âgé de trente i l un ans, après en avoir régné quatorîe. La nouvelle de sa mort rwft une joie inexprimable; ses statues furentwnversées et traînées dans la boue ; toutefois mi lui fit des fnnérallles magnifiques a cause des basses classes du peuple, les esclaves et les débauchés, qui regrettèrent en lui un monarqoe populaire. Il eut même sa légende : longtemps quelques-uns refusèrent de croire à sa mort, et le bruit courut qu'il s'était réfugié chez les Par thes, et qu'il en reviendrait pour châtier ses ennemis. Tacite (Hist. I, 2. Il, 8.) parle même d'un faux Néron, qui aurait terrifié l'Achaie et l'Asie au moment où commençait le siège de Jérusalem. Cette hésitation de Topinion publique n'expliqueraii-elle pas ce qu'il y a de mystérieux Apoc 47, 8.? Quelques oracles sibyllins du premier siècle se sont fait les échos de ces incertitudes (t>. Réville. Rev. de théol., 1855, t. XIJ. — Quant au chiffre de la Béte, i». Nombres.

11 ressort de Phil. 4, 22. que quelques personnes de la famille de Nérbn avalent embrassé la foi chrétienne. C'ést à cet empereur que Paul en appel i du jugement de Pestus. Quelques commentateurs ont entendu de Néroo le lion de la gueule dnquel Paul avait été délivré, 2 Tim. 4, 17. Moshelm pènse que l'apôtre parle daos ce passage sans tigure, et qu'il veut •lire qu'il a failli être condamné â combattre les hôtes réroces. D'autres préfèrent le sens général figuré : « J'ai échappé a" Un grand danger ; » mais alors pourquoi la mention d Epbèse? v. l'art. Paul.

NETHANMÉLEC (don du roi), eunuque. chargé sous Josias de soigner les chariots et les chevaux du soleil ; il demeurait au fuubourg de Parv.irim ou Parbar à l'occident du temple1, 2 R. 23, H. \ Chr. 26, 48.

NÉ I H1N1ENS, \ Chr. D, 2. Esd. 2, 43. 7,7. Nêh. 7, 46., etc. C'est' le nom que les auteurs postérieurs donnent aux Gabaonites d'entre les Cananéens qui conclurent avec Josué une alliance dans laquelle celui-ci fut Joué par eux. v. Gabnon. Ils lurent donnes, comme l'Indique leur nom, aux lévifes pour servir sous leurs ordres aux travaux extérieurs de l'enlretiea du temple, Esd. 8, 20., et ils sont nommés à col*

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