‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 273 sur 398 · NIC · texte numérisé non relu

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des serviteurs de Salomon, Esd. 2, 88. Néh. 7, 60. 11, 3., qui liaient probablement des prisonniers de gmire, devenus prosélytes, Néh. 1 0, 28., et affrétés parce roi au service du culte public. Us étaient fort méprisés, et ne pouvaient contracter alliance avec les tilles d'Israël.

NETOPHA, Esd. 2, 82. Néh. 7, 26., ville probablement située entre Bethléem et Hana- Ihoth.

NÉZIB, ville des plaines de Juda, Jos. 15, 43., située, d'après Eusèbe à 9 milles, d'après Jérôme à 7 milles d'EIeulhcropolis vers Hèbron.

NIBCEIAZ, idole des Qaviens, 2 R. 17, 31., nommée aussi parmi les divinités ^abéennes ; son nom renferme l'idée d'aboiement, et selon les interprèles juifs, elle aurait été adorée en effet sous la forme d'un chien. On trouvait autrefois sur une hauteur, en Syrie, à trois journées de Béryle vers Tripoli, la statue colossale d'un chi-n, symbole peut-être de Mercure, qui était adorée comme la protectrice du pays, et qui a donné son nom à la rivière voisine.

NICANOR (victorieux), l'un des premiers diacres de l'Eglise de Jérusalem, Ad. G, 5. Sa personne est du reste inconnue : selon quelques pères il aurait été l'un des soixante-dix disciples, et aurait souffert le martyre en même temps qu'Etienne.

NICODÈME (victoire du peuple), pharisien et membre du sanhédrin a JérusaL m. Homme sincère et de bonne foi, il avait reconnu à ses miracles que Jésus était un prophète venu de Dieu; mais timide, il n'osait avouer ouvertement ses doutes et peut-être même ses convictions : il vint de nuit a Jésus, et apprit de lui la nécessité de la régénération ou nouvelle naissance pour obtenir l'entrée dans ie royaume des cirux. Noire. Sauveur suivit avec lui cette marche pleine d'autorité, dont il avait seul le secret; a ses quêtions incertaines, il répondait par de nouvelles vérités incompréhensibles à l'homme ciiarnel, laissant au Saint-Esprit le soin de les expliquer et de les développer, Jean 3. L'œuvre de l'Esprit se fil lentement en Nicodème; il resta longtemps- encore disciple secret; ce ne fut que d'une manière détournée, en en appelant aux formes ordinaires de la justice, qu'il essa>a de prendre la défense du Messie au milieu du sanhédrin, et il se laissa réduire au silence par une réponse aussi dure que mensongère, Jean 7, 50., cf. Deul. 17, 8. 19, 16. Mais à la mort du Maître il ne cacha plus qu'il était son disciple ; réveillé en quelque sorte par l'injuste condamnation qui avait frappé le Juste, il se sentit la foret en même temps que le devoir de protester publiquement contre cette iniquité légale, et d'accord avec Joseph d'Arimathée, il viul en plein jour enlever en pleurant le

corps du supplicié, apportant un mélange des plus riches parfums pour son embaumement, 19, 39. sq.

Le nom de Nicodème réveille au premier abord la double idée d'une inintelligence des vérités divines, et d'une timidité contraire a l'esprit du christianisme dans la confession de la foi. Ses trop naïves questions sur la nouvelle naissance ne sont plus répétées, et peut être vaudrait-il mieux qu'elles le fussent; le mot régénération a passé dans le langage chrétien, mais pour plusieurs ce n'est qu'un mol, et il ne réveille pas toutes les idées qu'il renferme, et dont la profondeur, nouvelle pour Nicodème, lui paraissait insondable. Heureux ceux qui savent ce que c'est ; heureux aussi, ceux qui, l'ignorant, ne craignent pas de le demander! — La timidité dans la profession a depuis longtemps été flétrie du nom de nicodémisn e, et il ne se trouve que trop, à toutes les époques, de ces caractères faibles qui, sous une foule de prétextes, se contentent de croire dans le fond de leur cœur, et craignent de rendre un témoignage public de leur foi, retenus soit par de faux ménagements pour la religion d'autrui, soit par l'opprobre qu'ils redoutent, soit par simple paresse ou lâcheté d'esprit. En disant : j'ai cru, c'est pourquoi j'ai paré Ps. 116, 10. 2 Cor. i, 13., l'Ecriture nous fait apprécier à sa juste valeur une foi qui ne parle pas. Puissent tous les Nicodèmes eu timidité devenir aussi dans les plus mauvais jours des Nicodèmes en fermeté ! — Ajoutons encore que s'il est important de ne pas renier Jésus sur la croix, il est important aussi, et peut être plus difficile, de le reconnaître et de le confesser dans la vie de chaque jour, alors qu'aucune circonstance extraordinaire ne parait provoquer une profession. La profession est un devoir de tous les instants; nous nous la devons a nousmêmes, â nos frères, et a Dieu. Savoir se joindre à tous les chrétiens en tout temps, montrer toujours et partout que l'oit est membre i!u corps de Christ, marcher non-seulement avec les chrétiens dans l'honneur, mais avec les chrétiens sous l'opprobre, c'est la science difficile, et c'est uiie épreuve a laquelle Dieu nous soumet tous les jours.

NICOLAS, prosélyte d'Antioche et l'un des sept diacres de l'Eglise de Jérusalem, Act. 6, 5. C'est à lui que la plupart des pères de l'Eglise depuis Irénee, attribuent l'origine de la secte honteuse des nicolaïtes, condamnée par saint Jean, Apoc. 2, 6. I.'i. Il ne résu.ie c< pendant pas clairement de leurs paroles que Ni> ola^ ;>it clé coupable lui-même, et l'on peut croire que. des liommes hérétiques et impurs ont pris occasion de quelques paroles de ce disciple, pour juslilier des désordres qu'il avait plutôt voulu

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condamner; c'est ainsi que ses paroles « il faut abuser de sa chair » citées par Clament d'Alexandrie, pouvaient signifier pour lui « il faut la mater, en réprimer les passions et les mouvements désordonnés, » tandis que ses soi-disant partisans auront pu leur donner un sens tout à fait différent, « il faut tuer la chair à force de se livrer à ses désirs. » Il règne du reste sur celte secte une telle obscurité, que son existence même n'est pas démontrée pour tous, que plusieurs ne voient dans les paroles de l'Apocalypse qu'une prédiction relative aux erreurs gnosliques, que parmi ceux qui reconnaissent une secte de nicolaîtes, les uns lui donnent pour chef un autre Nicolas que celui des Actes, que parmi ceux qui pensent qu'il s'agit du diacre Nicolas, les uns le regardent comme innocent, les autres comme coupable, et enfin que plusieurs regardent la secte des nicolaîtes comme identique avec («Ile de Balaam, v. 44., les noms de Balaam et de Nicolas ayant l'un en hébreu, l'autre en grec la même signification, celle de peuple vainqueur. On peut voir sur ce sujet, Irén., 2, 27. Clem. d'AI., Sirom., 3. Les erreurs que le Saint-Esprit signale dans la doctrine des nicolaîtes sont au nombre de deux, et appartiennent à la vie plus directement qu'à la fui.

NiCOPOUS, ville dans laquelle saint Paul passa un hiver, et d'où il écrivit à Tile qui était en Crète, de le venir trouver, TH., 3, i2. Il y avait plusieurs villes de ce nom dans les pays de langue grecque, en Epire, sur le Nessus dans l'intérieur de la T h race, en Cilicie, et l'on a trouvé des raisons pour faire de chacune de ces villes la résidence de l'Apôtre. Cependant la plupart des interprètes sont aujourd'hui d'accord à penser que c'est à Nicopolis en Epire que Paul a demeuré.

NIELLE, ou Nigelle, ou barbeau (Nigella melanthium, ou saliva), de la famille des renonculacées. Pline l'appelle l'herbe aux épices : on employait ses graines dans la boulangerie pour assaisonner le pain ; elles sont huileuses et leur saveur est piquante comme relie du poivre. C'est ainsi qu'il faut traduire l'hébreu Ketsach, Es. 28, 25. 27. v. Vesce. On bal encore aujourd'hui la nielle au fléau.

NIGER, Act. 43, \ .v. Siméon.

NIL, fleuve d'Egypte, dont les sources ont été longtemps la grande énigme de la géographie, lin passage de Plolémée les plaçait au delà de l'équaleur, ei les faisait sortir d'un lac silué à l'intérieur de l'Afrique. Les géographes modernes, et déjà depuis plusieurs siècles, avaient traité de fables les données du voyageur grec, et faisaient descendre leur Nil, ou Kir, des montagnes de la Lune (Djebel-al-Kamar), sans toutefois qu'il y eût rien de clair et de bien précis

dans les motifs qu'ils mettaient en avant. In mystère continuait de planer sur la question, et notre siècle aventureux ne pouvait supporter celle incertitude, quand il suffisait d'un voyage bien réussi pour la dissiper. Pendant que les Lauder et les Caillé visitaient le Sénégal et le Sahara, se frayant un chemin jusqu'à Tombouo tou, pendant q\ie le Dr Livingstone, partant do Sud, remontait l'Afrique jusqu'au lac Zambèze, trois femmes, Madame de Tinné, sa fille et la baronne de Cappellen, s'élançaient hardiment de l'Egypte à la recherche des sources nm/erieuses, et déclaraient les avoir découvertes. Presque en même temps deux célèbres voyageurs, MM. Speke et Grant, avisaient le gouvernement anglais, qu'après avoir traversé toute la partie orientale et centrale de l'Afrique, qui sépare la cote de Zanzibar, de Chartoum en Nubie, sur le Nil Blanc, ils avaient reconnu que les sources du Nil se trouvaient dans un lac silué à 5 degrés au sud de l'équateur. Le Nil supérieur se compose de deux grands cours d'eau qui se réunissent à Chartoum, le Bahr-el- Abiad, ou fleuve Blanc (l'ancien Nil), et le Bahrel- Azrek, ou fleuve Bleu (l'ancien Astapus). D'après cela le Nil aurait une longueur totale de 6.300 kilom., soit les 2,700 du Bahr-el-Abiad, les 2,000 du Nil moyen, et les 1,100 du Nd inférieur : ce serait presque le plus grand fleuve connu. — v. un intéressant article de M. C. Cailliatle, dans la Revue des Deux JVlondes 4864, 15 août.

Le Nil entre en Egypte à la hauteur de l'île de Philé ou d'Eiépbauline, el fertilise les déserts arides qu'il traverse. Ou sait combien ses inondations sont régulières el productives; v. Egypte.

Il y a 450 lieues de l'Ile d'Eléphantine au Caire, et cette vallée, qu'arrose le Nil a une largeur moyenne de 5 lieues. Après le Caire, ce fleuve se divise en deux branches el forme une espèce de triangle, le Delta, qu'il couvre de ses débordements. Ce triangle, composé d'alluvions, a 60 lieues de base, depuis la tour des Arabes jusqu'à Peluse, el 50 lieues du Caire à la mer; un de ses bras se jette dans la Méditerranée près de Rosette; l'autre près de Damiette. Dans des temps plus reculés, il avait sept embouchures. La digue du Nil se coupe au Caire dans le courant de septembre, quelquefois dans les premiers jours d'octobre. « Si l'on suppose que tous les canaux qui saignent le foi pour en porter les eaux sur les terres soient mal entretenus ou bouchés, son cours sera beaucoup plus rapide, l'inondation s'étendra moins, une plus grande masse d'eau arrivera à la mer et la culture des terres sera fort réduite. Si l oo suppose, au contraire, que tous les canaux d'irrigaliou soient parfaitement saigués, aussi nom-

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