NUÉ
le chameau; 2° tous les serpents et reptiles; 3° les amphibies et animaux qui vivent dans l'eau sans écailles et nageoires: 1° tous les insectes, sauf ceux qui onl comme les satitrrrlles quatre pieds pour marcher, et deux pour sauter; 5° une vingtaine d'espèces d'oiseaux énuînérées dans les passages indiqués, mais dont les noms ne peuvent pas tous être traduits d'une manière sûre : celles que l'on connaît avec certitude sont l'aigle, le vautour, l'autruche, les chouettes et le pélican; on peut voir sur ces oiseaux leurs différents articles. Comme il n'y a Ici qii'énumératioh, sans que les caractères d'impureté soient indiqués, les Juifs regardent comme purs tolis ceux qui ne sont pas expressément défendus ; il paraît cependant par la nature de ceux de ces oiseaux que nous connaissons, ou que nous croyons connaître, qu'une nourriture animale était le trait dislirulif qui constituait un oiseau impur. Les rabbins ont cherché à définir ces caractères, et ils eu indiquent quatre, Mlshna Cltollin, 3, 6.
Comme fondement et source de toutes ces prescriptions, se trouvait avant tout le principe théocratlque, Lév. 20, 2i.; mais il s'y mêlait, ainsi que notisl'avofls vd, un grand nombre d'idées secondaires, hygiéniques, économiques, politiques et autres : c'est leur réunion qui peut le mieux expliquer le nombre et la nature de ces défenses, quoique tel de ces points de vue soit peiil-élre plus évident dans un cas, et tel autre dans un autre cas. Les Juifs observèrent toujours minutieusement la distinction des animaux en purs et impurs, et ce ne fut que dans des cas de famine, 2 R. 6, 25., que la nécessité les contraignit a manger des viandes souillées : les persécutions dont Ils furent l'objet plus lard, les trouvèrent inébranlables, et ils se laissèrent îrtelireà mort plutôt que de consentir a manger du pourceau, t Macc. 1 , 05. 2 Macc. 6, 18. 7,1. Plusieurs rabbins même, sages au delà de ce qui est écrit, regardèrent comme uh péché de posséder des animaux Impurs, tels que des chiens, tàndis que la loi n'en interdisait que la viande. La loi n'avait pas prononcé de peine cohïrc l'usage Illicite d'une viande souillée, les rabbins établirent la flagellation, alors mêhie qu'on n'en aurait mangé que la grosseur d'Une olive ou d'une lentille.
Plusieurs peuples de l'antiquité ont connu une distinction des animaux, et avaient admis, mais pour d'autres motifs, l'interdiction de certaines viandes; ainsi les Egyptiens, qui avaient leurs àhimatix sacrés, bœufs, chus, etc., ne permettaient pas qu'on s'en nourrit, et c'est peut-être à Une raison de ce genre qu'il faut attribuer l'habitude qu'ils avaient de ne point manger avec des étrangers, (îen. 43, 32. L'école pythagoricienne avait Quelques principes analogues;
d'autres castes s'interdisaient l'usage du poisson, par des raisons hygiéniques et presque morales; les ludous, et leur philosophe itlenou, avaient une foule de préceptes qui rappellent ceux des Hébreux à l'égard des viandes; Mahomet enfin en a reproduit un certain nombre dans son Coran, et les chefs du catholicisme, fidèles & leur moyen Age, ont emprunté au judaïsme aboli, et au paganisme qu'ils condamnent, des interdictions de viande, déjà annoncées par saint Paul, qui appelle en conséquence ces docteurs « des révoltés de la fui, adonnés aux doctrines des démous. » I Tira. 4, 1-3.
NOYER, Cani. 6, 11., arbre bien connu, de la famille des théréblnihacées, originaire de la Perse, mais parfaitement accoutumé à nos climats, où il atteint sans peine une hauteur de 15 à 25 m. Il fleurit au printemps et donne ses fruits en septembre. Ses feuilles sont divisées en folioles ovées, grandes, unies. Le fruit est composé d'une enveloppe extérieure et charnue, nommée brou; d'une coque remplie d\mfractuostté-s et plus ou moins dure, nommée coquille; et enfin d'une amande de forme irrègulicre que l'on mange, ou dont on extrajt une huile fort estimée. La Palestine en possède encore, et ils croissaient autrefois sahs culture sur les bords du lac de Génésareth. Le jardin des Noyers dont il est parlé dans le Cantique e>t nécessairement un1 grand verger, car il y a peu d'arbres plus nuisibles aux jardins proprement dits que le noyer, par l'étendue du terrain qu'il masque, et par la longueur de ses raciues presque horizontales.
NIÉE, v. Colonne. — Dans l'Ecriture, le mot nuée désigne quelquefois le brouillard du malin, Es. 18, t. On le retrouve ailleurs et avec plusieurs significations réelles ou symboliques. O^s. 6, 4. compare à une nuée la piété d'un moment du peuple de Dieu, et l'on connaît le magnifique sermon de Saurin sur ce texte : Les dévolions passagères. Les huées sont comme des outres qui retiennent la pluie au-dessus de la terre, cl qui la laissent échapper comme par une grille d'arrosoir dès que Dieu le commande. Job 26, 8. 38. 9. 2 Sam. 22, 12. Es. 45, 8. Jésus-Christ fut enlevé sur une nuée, Act. 1, 9. C'est enfin sur les nuées que le Seigneur de gloire apparaîtra, et que les chrétiens seroot enlevés à sa rencontre, Matth. 24, 30. Luc 21, 27. Apoc. 11, 1 1-1 6. 1 Thess. 4, 17. — U nuée dont le temple de Salomon fut rempli lors de sa dédicace, 1 R. 8, 10. 2 Cbr. 5, 13., fut peut-être une manifestation semblables celle dont 1' s Israélites avaient été les témoins, et l'arche le théâtre, pendant les quarante années du désert, un symbole visible de la présence de Dieu ; de même encore, Ex. 40, 3i. Es. 6, i. Ez. 10, 4.
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Saint Jean dit pareillement dansl'Apoc. 15, 8.: « Et le temple fut rempli de la fumée qui procédait de la majesté de Dieu et de sa puissance. » Une nuée est comme l'enveloppe extérieure de Celui qui ne se monlre point à des yeux d'hommes, et qui veut se manifester dan* sa gloire et non dans son humanité. Les païens ont pressenti, ou emprunté au judaïsme, ce symbole, et leurs divinités vont jusqu'à prêter aux hommes qu'elles protègent la nuée qui doit les soustraire à la vue des mortels, Virg., JEn., liv. 1.
NUIT. Chez les anciens Hébreux, elle précédait le jour, et c'est ainsi que s'explique l'exprefsion ordinaire des jours de la créai Ion : « Ainsi fut le soir, ainsi fut le matin. » Elle se divisait, comme le jour, soit en douze heures, soit en trois ou quatre parties, v. Veilles. La nuit, dans un sens figuré, signifie des jours de tiïbulation, d'adversité, Ps. 17, 3. Es. 21, 12., cf. Jean 9, 4. 1 Thess. 5, 2. Les enfants de la nuit sont, dans le sens moral, les méchants qui ont besoin des ténèbres pour faire le mal, 1 Tbess. 5, 5. Ënlin, se lever la nuit signilie s'occuper d une chose avec empressement et sans retard. Dieu môme emploie cette expression pour marquer son zèle pour lé bien des hommes, et les soins qu'il apporte à l'œuvre de leur salut, Jér. 25, 3. 2G, 5. 29, 19. 44, 4.
NY!UPll AS. Saluez les frères qui sont à Laodirée, et Nymphas avec l'Assemblée qui est en sa maison, dit saint Paul, Col. 4, 15. Il résulte de ce passage, ou bien que dansLaodicée même, Nymphas avait, on ne sait pour quelle raison, une réunion particulière à côté des assemblées publiques, ou bien, comme le soupçonne Grotius, qu'il demeurait à la campagne, non loin de Laodieéc, et que sa maison était le lieu oft se rassemblaient les chrétiens des environs. Ces deux opinions se recommandent également, cl la première ne peut pas être repoussée, car on sait qù'Aquila et Priscille avaient également des réunions privées à côté du ciilte public, Rom. i6, 5. 1 Cor. 16, 19. Une troisième explication entendait « l'Eglise qui est eh sa maison » du culte domestique de Nymphas ; mais une famille ne s'assemble pas, elle est toujours réunie.
OI1ÈD (serviteur), Rulh 4. h. 1 Chr. 2, 12. M itth. 1,5. Luc 3, 32., fils de Hoozet de Rulh, père d'Isaï, et grand-père de David, si toutefois aucune génération n'est passée sous silence. Il se trouve sur les deux listes généalogiques de notre Sauveur, mais sa personne ne nous est
connue que par la joiç que sa naissance causa à ses pieux parents.
OBLATION, nom général qui, dans le gouvernement thëocratiqne de la Judée, s'appliquait aux impôts civils, aussi bien qu'aux dons volontaires des fidèles, v. Impôts, et Offrandes.
OBOLE, signifie littéralement une barre de fer, puis une monnaie grecque de la valeur de 15 centimes environ, parce q"ue, dans leurs lemps primitifs, les Grecs s'étaient servis de fer en guise de monnaie, connue les Latins aussi disaient : xs libralum, de l'airain pesé (on en a récemment découvert un monceau : ce sont des pièces presque cubes d'airain, et qui ne portent ni coin ni aucune autre marque. v. Bulletin archéol. de ttomr). Six oboles formaient une drachme, littéralement une poignéè (de fer), et 4,000 drachmes, ou à peu près 3,600 fr., un jutent, c'est-à-dire un bassin de balance (plein de fer). Ilugfait reuiarquer(Einl. in die BB. des N.T.)que la mention de la monnaie grecque, dans la Bible, est une preuve de la véracité et de l'exactitude de ses auteurs, parce que, en effet, du temps de Jésus- Christ, trois systèmes monétaires différents avaient cours eh Palestine: (a monnaie juive, l;i grecque et la romaine, systèmes correspondant ainsi aux trois langues parlées, et employées dans l'inscription de la croix. La monnaie grecque avait été introduite par les rois de Syrie, successeurs d'Alexandre le Grand, dont le premier, AHtigonus, père de Dèmétrius Poliorcète, avait été l'un de ses généraux.
Il n'est pas parlé de l'obole dans le ft. T. (v. Monnaie), et nous ne trouvons ce nom que dans l'Ancien, employé comme mesure de pesanteur, Ex. 30, 13. Lév. 27, 25. Nomb. 3, 47. v. à l'art, Gousse, ce qui a été dit de l'origine de cette unité de poids. Le mot guérah, que l'on a traduit par obole dans ces passages, pourrait être conservé dans nos versions. v. Mesures.
ÔBOTH (esprit de Python), l'un des campements des Israélites dans le désert, duquel ils partirent pour se rendre aux monts Aharim, NomL 33, 4.3., cf. 21 , lu. tl faut le placer à l'est de ridumée, mais sans chercher à le déterminer davantage.
OEIL, v. Yeux.
OEUFS, v. Poules.
OFFRANDE. 1° Elevée, volontaire, ou tournoyée, Ex. 29, 24. v. Lever.
2° Offrande non sanglante, v. Libations.
3° Entièrement consumée, v. Holocauste.
Pour toutes les autres espèces d'offrandes, fort nombreuses, qui étalent prescrites aux Hébreux, nous en parlerons d'une manière générale à l'art. Sacrllices.