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OIGNON, Nomb. H, 5., l'allium cepa, de la famille des liliacées, du -genre ail. Il est fort abondant en Egypte, où il atteint une grandeur et une saveur peu communes. On le cultivait aussi sur les côtes de la Philistèe, et notamment près d'Askélon, d'où probablement l'une de ses espèces, réebalotte, a tire son nom. Les voyageurs modernes, Arvieux, Hasselquist, vantent beaucoup le goût prononcé, mais délicat et moelleux, de l'oignon d'Egypte, et admirent son énorme volume ; il se multiplie par le moyen des soboles que fournit sa tige. Les oignons de l'Asie Mineure sont également meilleurs et plus gros que ceux de l'Europe. Ils constituent, sur les marchés orientaux, l'un des principaux objets de consommation. Les anciens Egyptiens allaient jusqu'à adorer l'oignon, ce qui a fait dire à Juvénai (Sat. 15, 9. sq.) :
Porrum et cepe nefaa violare, te frangera mortn. 0 tandis geiitei, quibut heo nafcuntur in hortia Numina!
OISEAUX. Plusieurs d'entre eux étaient regardés comme impurs, v. Nourriture, et Aliments. Sur ceux qui pouvaient ou devaient être offerts devant l'Eternel, p. Sacrifices. La loi de Moïse renfermait plusieurs dispositions relatives aux oiseaux : si, par exemple, quelqu'un trouvait un nid sur son chemin, il lui était défendu de le détruire ou de l'enlever entièrement, Deat. 22, 6. 7.; on pouvait s'en approprier les œufs ou les petits fraîchement éclos, mais on devait laisser le nid et la mère. Cette défense, qui ne s'appliquait, du reste, qu'aux nids des champs, et non a eeux qu'un propriétaire pouvait trouver sur sa propriété ou dans sa maison, avait pour but de préserver d'une extinction totale plusieurs espèces d'oiseaux, utiles soit à cause de la guerre acharnée qu'ils font aux insectes, soit parce qu'en dévorant les corps morts qu'ils trouvent dans les champs ou dans les forêts, ils sont de vrais préservatifs contre la peste et l'empoisonnement de l'air, considération qui, dans les pays chauds de l'Orient, est d'une importance bien plus grande et mieux sentie que dans nos climats tempérés. Des motifs d'humanité appuyaient également cette défense qui, non-seulement laissait la vie aux oiseaux déjà formés, mais tendait encore, par sa nature, à diminuer de beaucoup l'intérêt de la chasse en lui enlevant son meilleur butin : des œufs ou une couvée sans mère, et sans nid, restaient presque sans valeur.— Les Talmudisles avaient borné cette interdiction à la chasse des oiseaux purs, laissant la chasse entièrement libre à l'égard des autres, mais là encore, en voulant être sages au delà de ce qui est écrit, ils avaient à la fois faussé le texte de la loi et manqué le double but qu'elle devait atteindre.
Les Orientaux aimaient en général à voir les
oiseaux fixer leurs nids dans leurs temples ou lieux de prière ; ils y voyaient un augure favorable et se gardaient avec soin de chasser ou même d'effrayer des hôtes qui s'étaient mis en quelque sorte sous le patronage de leurs dieux. Chez les Hébreux, nous ne voyons rien de semblable, quoiqu'on ait cherché à entendre de celte manière Ps. 84, 3.; les Juifs croyaient même avoir découvert dans la construction du temple de Salomon, des détails destinés à en éloigner les oiseaux, v. Temple.
Les Israélites tenaient des pigeons et des poules dans leurs cours, mais nulle part il n'est fait mention d'oies ni de canards, sauf peut-être 1 R. 4, 23., mais on ne saurait le prouver. Les oiseaux de passage sont nommés, Jér. 8, 7. d'une manière générale, avec leur instinct des saisons : on voit par 4 R. 10. 22. Jér. 5, 27., que les grands personnages juifs se procuraient, pour l'agrément de leur basse-cour, des oiseaux remarquables par leur plumage ou la beauté de leur chant.
Les oiseaux du ciel sont plusieurs fois employés dans des paraboles pour désigner les puissances de l'air et des ténèbres, Malth. 13,4. Marc 4, 4., etc. On peut voir aux articles spéciaux ce qui concerne ceux dont les noms se trouvent dans la Bible.
OLIVIER (olea euronaea), arbre fruitier de la famille des jasminées, touffu, à rameaux cendrés, à feuilles sessiles, lancéolées, entières, coriaces, d'un vert foncé en dessus, blanchâtres en dessous, persistantes, à petites fleurs odorantes et disposées en grappes dans les aisselles des feuilles; ses fruits sont composés d'une amande centrale contenuedansun noyau osseux très dur, enveloppé d'une pulpe charnue, ferme, très huileuse; toutes les autres parties du fruit le sont également; les olives se mangent crues ou assaisonnées, et fournissent en abondance une des meilleures huiles connues. Mal fait, sans élégance et d'un aspect fort triste, l'olivier est très sensible aux gelées ; il ne donne jamais de fruit lorsqu'il est éloigné de plus de 30 lieues de la mer; il réussit avec peine dans le midi de la France, et réclame un terrain sec et des climats chauds tels que ceux de l'Orient. Ses fruits formaient l'une des branches principales de la richesse des Hébreux, et ils figurent souvent à côté du blé, de la figue et du vin, parmi les plus excellents produits de la Palestine, Ex. 23, 1 1. Deut. 6, 11. 8, 8. 28, 40. 24, 20. Jos. 24, 13. Jug. 15, 5. 2 R. 5, 26. 18, 32. Mich. 6, 15. v. aussi quelques prescriptions de charité publique relatives à la moisson des olives, Deut. 24, 20. On cultivait l'olivier dans des jardins et sur le penehant des montagnes; et il parait, d'après 1 Chr. 27, 28., que la couronne possédait des parcs d'oliviers assez considérables
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pour devoir être confiés à un intendant spécial, chargé pn même temps de livrer au commerce l'huile qu'ils produisaient. Jérémie, 44, 4 6. (cf. Os., 4 4, 6.), Tait allusion au long âge de cet arbre et à la générosité avec laquelle il récompense les soins peu nombreux qu'il demande; plantez un olivier, disent les Italiens, si vous voulez laisser à vos enfants un héritage durable. Avant que les olives soient mûres on les abat, soit en secouant l'arbre, soit en en frappant avec précaution les branches que l'on veut dépouiller, Es. 47, 6. 24, 4 3., cf. Deut.24, 20. On les presse alors et l'on en retire une huile extrêmement line, blanche et délicate, l'huile vierge de Lév. 24, 2. Ex. 27, 20. 29, 40., l'huile toute fraîche de Ps. 92, 40., l'oleum omphacium de Pline 42, 60. 45. 3. Si au lieu d'une simple pression des olives, on les foule au pressoir ou dans des cuves, IMich. 6, 45., l'huile qu'on obtient est moins pure , plus mélangée , parfois un peu amère; cependant elle suffit aux usages ordinaires, et les pressoirs d'olives étaient assez nombreux aux environs de Jérusalem pour que le jardin de Gelhsémanéen ait tiré son nom. Des olives mûres ou charnues ne donnent pas de bonne huile, et sous ce rapport celles de Palestine avaient sur celles d'Egypte une telle supériorité, que les Juifs en exportaient et en vendaient beaucoup aux marchands égyptiens, Os. 42, 2. Les Phéniciens en venaient aussi chercher en Judée, Ez. 27, 47., cf. 4 R. 5, 4t. Esd. 3, 7., et les rois d'Israël, notamment Ezêchias, avaient de riches magasins destinés à recevoir des huiles qu'on leur payait comme impôts, 2 Chr. 32, 28. Les meilleures olives croissaient dans les environs de Tékoah ; on les mangeait quelquefois crues ou assaisonnées avec du sel, ou confites de toute autre manière. — Les Athéniens avaient consacré l'olivier à Minerve.
L'olivier sauvage, dont il est parlé Rom. 44, 47. 24. (oleasier), fournit des fruits moins savoureux et une huile passablement mauvaise ; on n'en emploie guère que le bois. Ses rameaux sont garnis d'épines à leurs extrémités; ils portent des feuilles plus courtes et plus larges, blanchâtres â leur partie inférieure. On greffait quelquefois l'olivier sauvage sur l'olivier franc, lorsque les branches de ce dernier commençaient à se dessécher, et cet usage existe encore en Orient. (Je n'ai pu vérifier si ce mode de greffe, contraire à ce que l'on pratique ordinairement, est réellement justifié en botanique; . plusieurs commentateurs, Winer, Reiche, le contestent faiblement; d'autres, Olshnisen , Schulz, affirment que les choses se pussent ainsi, mais ils sont plus forts en théologie q-i'cn histoire naiurelle, et leur témoignage n'est pas en celte matière d'un fort grand poids. Dans tous les cas, le sens de l'idée reste le même.)
, L'idée que saint Paul veut amener ou expliquer '. par la similitude Urée de cet arbre, est que les gentils ont pris dans l'organisme de la synago-
• gue ou de l'Eglise la place que les Juifs n'é-
• talent plus propres à occuper; ils ont été entés : à l'endroit même de la blessure, lâ où finit le : tronc et où commencent les branches; les : païens, pas plus que les Juifs, n'ont en euxi mêmes la source de la vie, mais ils sont mis â
même par la greffe de participer aux propriétés du tronc. Les enfants de Japhet sont venus se : loger dans les tabernacles de Sem; pour eux c'est un don tout gratuit, qui leur sera retiré bien plus facilement qu'il ne l'a été aux Juifs, s'ils s'en rendent indignes.
Les rameaux d'olivier servaient â faire des tabernacles dans les jours de fêtes solennelles, Néh. 8, 45., et le bois de l'olivier franc, qui est ferme, dur, et susceptible d'un fort beau poli, était employé dans la construction des palais ou des temples, 4 R. 6, 23. Le feuillage et les branches de l'olivier (franc) étaient un symbole de la joie, 2 Macc. 44, 4.
Montagne des Oliviers, Zach. 44, 4. Elle était située au nord-est de l'ancienne Jérusalem, a un quart de lieue environ de ses murailles extérieures, et en était séparée par la vallée du Cédron : d'après Act. 4, 42-, elle était éloignée de Jérusalem le chemin d'un sabbat. Les nombreuses plantations d'oliviers qui avaient donné le nom â cette montagne n'existent plus : le côté oriental est complètement nu ; sur le côté occidental, les arbres sont rares; on y trouve cependant encore de la vigne, des figuiers, des amandiers, des dattiers, et même quelques oliviers dont la hauteur va jusqu'à dix mètres, et la circonférence jusqu'à six. Bovet en a mesuré quelques-uns, et les croit âgés de 2,000 ans; ils auraient donc été les contemporains de Jésus : Chaleaubriand l'affirme également. C'est sur le penchant occidental de la montagne que se trouvait le jardin de Gethsémané. Le mont des Oliviers se dirige du nord au sud, et il est surmonté de trois sommets, dont le septentrional (d'après Maundrell, d'autres disent celui du milieu) est le plus élevé : la cime méridionale est célèbre par l'apostasie de Salomon, qui y éleva des autels aux idoles de ses femmes, 4 R. 44 , 7. ï R. 23, 43.; elle fut appelée pour cette raison inashehith, c'est-à-dire montagne de la perdition ou du scandale. C'est sur le penchant oriental que la tradition place l'ascension de notre Sauveur, non loin de Béthanic, et si ce n'est pas dit expressément Act. 4,42. Luc 24, 54., cependant les probabilités appuient celte tradition.
Le mont des Oliviers serait à peine une colline en Suisse, par exemple; mais il s'élève de beaucoup au-dessus des petites montagnes qui
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