‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 283 sur 398 · ONC · texte numérisé non relu

ONC

l'entourent en Juda, et son élévation est double de celle de Moiija et de Sion : de son sommet l'on jouit d'une vue aussi remarquable par sa beauté que par son étendue, el il n'est sur la terre aucun endroit qui réunisse un tel spectacle à d'aussi grands souvenirs. De la même place on peut totjr à tour porter ses regards sur la mer Morte ou sur la Méditerranée, sur les plaines de Moab ou sur les déserts de la Quarantaine, sur les monts Hcbal el Guérizim, ou sur Jérusalem, qui se montre dans toute sa magnilicepce, cl présente au spectateur ses places, ses rues, ses collines, ses vallées, et l'édifice musulman bâti sur les ruines du temple de l'Eternel. Le mont des Oliviers était l'une des promenades ordinaires de Jésus, Malt h. 24, 3. Marc 43, 3. Luc 49, 37-44.: c'est de là qu'il pleura sur la ville, el qu'il en annonça la prochaine et inévitable destruction.

OLYMPE ou Olympias, disciple de Rome, salué par Paul, Rom. 46, 45.; inconnu.

OMÉGA, la dernière lettre de l'alphabet grec, employé proverbialemept ppur dire la lin d'une chose, comme l'alpha ou première lettre en de>ignait le commencement, Apoc. 4,8. 44.21,0. 22, 43. v. Alpha.

ON. 1° Fils de Péleth, descendant de Ruben, nommé Nomb. 40, I., parmi les principaux membres de la conspiration de Coré; comme il ne réparait plus dans la suite de celle histoire, on a cru qu'il avait renoncé, pour sa pari, à cette coupable rébellion, el les anciens interprètes ajoutent que ce fut sur le conseil de sa femme. On peut supposer aussi qu'il a continue d'y prendre part, mais sans y jouer un rôle très actif.

2° Ville d'Egypte, Çen. 44, 45. 40, 20., el apparemment de la Basse-Egypte, Ez. 30, 47. Elle esl appelée Aven (péché) dans ce dernier passage, différence qui, en hébreu, n'est qu'une affaire de ponctuation, mais qui a, par ceja même, une certaine importance, car alors le nom propre porte en lui 1 1 signification de ville criminelle; la ville porte sa condamnation dans son nom nic>e. Les Septante ont rendu ce nom, dans ces dillérents passagt s, par Héliopolis, ville du soh-i|, traduction littérale de On, qui signifie, en égyptien, lumière, soleil. C'est la même ville aussi qui est traduite par Beth- Sémes. ou maison du soleil, Jer. 43, 13., que Pline, 5, 4 4., appelle oppidum solis, et que les Arabes nomment encore Ain Shemes, fontaine du soleil. Heliopolis était une vieille el sainte ville de la liasse-Egypte, bàlie sur une digue, et chef-lieu d'un district situe du coté de l'Arabie. 11 s'y trouvait un célèbre temple du soleil et un clergé nombreux et instruit. Potiphérah, ]e beau-père du patriarche Joseph, gouverneur de celle ville, appartenait à la caste sacerdotale.

De riches et vastes bûtimenf s étaient (a demeure

des prêtres. Près du temple, on nourrissait un taureau, symbole du dieu Mnevis, qu'on y adorail. Jér. 13, mentionne ce temple du soleil. An temps de Slrabon, Héliopolis était détruite; Nebucadoetsar avait commencé Pq?uvre, les armées perses l'avaient achevée sous Garnisse, en 525, accomplissant, sans le savoir, les menaces de Ez. 30, 17. Cependant l'on y remarquait cncorequelqucs ruines magnifiquesque les siècles ont laissées parvenir jusqu à nous, près du village de Matarée, à 2 lieues nord-est du Caire, el â 0 lieues de l'ancienne Memphis.

Le superbe obélisque qui décore la plaie du Peuple, à Rome, fut fajl à Héliopolis par ordre de Psamniénile, 522 ans av. C. Ce fui Auguste qui le fit transporter dans la capitale de l'empire.

ONAGRE, v. Ane sauvage.

ONAN, second Ois de Juda et de la Cananéenne Suah. Ce malheureux jeune homme a légué sou nom à l'un tics actes les plus dégradants de l'impureté, et l'on peut cependant conclure de son histoire qu'il y avait, dans ses intentions, moins d'impureté que d/cpvie et d'égoïsme. Contraint, par son père et par l'usage, d'épouser la veuve de son frère mort sans entants, mais sachant qpe les enfants qui lui naîtraient de cette femme ne lui appartiendraient pas, il trompait l'espoir de ce mariage, el commeltail pue faute d'autant plus grave qu'il était libre d'épouser en même temps une autre femme dont les enfants seraient à lui. Le péché d'Onan, qui commençait par la haine el finissait par la souillure, était, en outre, sans excuse, et ne pouvail se justjhVr d'aucune manière, pas même par une prétendue nécessité, Geu. ;J8,4. 46, 42. Nomb. 20, 49. 4 Chr. 2, 3. Il mouruld'uue mort prématurée, suite peut-être naturelle de ses «lésordres, peu|-ètre châtiment subit el providentiel d'un crime aussi odieux.

ONCTION. Il ne peut être parlé ici de l'onction morale, de ce trait du caractère, de la parole ou de la \ie, mélange de tendresse et de sévérité, d'amour et de sainteté, qui doit être un des traits principaux, mais qui est aussi l'un des traits les plus rares, parce qu'il se compose de qualités contraires, de la personne du chrétien, et du prédicateur en pailicnlier, caractère si frappant dans tous les enseignements du maiire, si frappant encore chez l'apôtre de la charité qui élait, en même temps, un lils du tonnerre, de même que dans plusieurs épîtres de Paul.

Nous ne parlerons que de l'onction matérielle, de l'onction d'huile, renvoyant, pour plusieurs détails, aux articles spéciaux. L'habitude de se frotter d'huile, de se répandre de l'huile sur le corps, ou sur quelques parties du corps, a été de tous temps, comme elle l'est encore aujour-

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