‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 287 sur 398 · PAI · texte numérisé non relu

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et Ovide, Métam., 2, 485., rappelle son gemitus assiduus.

On peut remarquer sur 1 Sam. 47, 35-, que )a (éle de l'ours élant sa partie la plus faible, il est aisé, pourvu qu'on ail force ei courage, comme l'avait David, de tuer cet animal d'un fort coup de bâton applique sur celte parlie. — Esaïe, 44, 7., décrivant le paisible bonheur du règne du Messie , dit qu'alors on verra le bœuf et Tours paître ensemble dans les champs, et leurs petits vivre en paix dans la même étable : Calmel ajoute que l'ours désigne les païens, et le bœuf les Juifs! — L'ours figure dans la description des quatre grandes monarchies, Dan. 7, 5., tomme représentant l'empire des Perses, et Cyrus en particulier : et il est dit de la bète de l'Apocalypse, 43, 2., qu'elle avait les pieds d'un ours.

OUTRE. Les Juifs et les Orientaux en général, ne se servaient pas comme nous de bouteilles de verre, ou de vaisseaux de bois, pour le transport ou la conservation des liquides, mais de sacs de cuir ou de peau désignés dans nos versions, tantôt sous les noms de bouteilles, vases ou vaisseaux, tantôt sous leur nom véritable d'outrés, Gen. 21, 44. Jos. 9,4. 43. Jug. 4, 19. 4 Sam. 46, 20. 25, 48. Mattb. 9, 47., cf. Marc 2, 22. Luc 5, 37. Les outres étaient faites tantôt avec des peaux de bœufs (les gerba des Arabes sont, au rapport de Bruce, les plus grandes qui existent; elles contiennent 250 litres), tantôt avec des peaux d'ânes ou de chameaux , le plus ordinairement avec des peaux de boucs; ces dernières sont petites et servent pour les usages domestiques : quand la peau est préparée, on la coud solidement à la place qu'occupaient les jambes de l'animal, et le cou sert d'ouverture. Quelquefois elles sont enduites de poix a l'intérieur, d'autres fois elles sont ointes de graisse au dehors, soit pour empêcher l'eau de suinter au travers, soit pour l'empêcher de s'évaporer par l'effet de la chaleur du soleil. Les outres sont indispensables aux voyageurs du désert; encore faut-il qu'ils aient bien soin de les remplir ou d'en renouveler l'eau à chaque source qu'ils rencontrent. Le passage Ps. 419, 83., marque la lidélilé du Psalmiste au milieu des épreuves les plus desséchantes; « comme une outre exposée à la fumée se rétrécit et se ride, de même mon corps est tout consumé par les chagrins; mais je pe l'ai point oublié, et je chercherai du secours là où je suis sûr d'en trouver. » — Elibu se compare, Job 32, 49., à une outre de vin .toute neuve, mais près d'éclater à cause de la fermentation du liquide privé d'air. Bien que le cuir ail jusqu'à un certain point la propriété de s'étendre, il se rompt lorsque la pression devient trop forte; le Dr Walsh, dans le

récit de son voyage sur les côtes de la Grèce, raconte qu'une outre avait éclaté par suite de la fermentation du vin nouveau, et parce qu'on avait oublié de la laisser ouverte : à cela se rapportent les paroles de notre Sauveur, Luc 5,38., sur la nécessité de meure le vin nouveau dans des vaisseaux neufs, c'est-à-dire d'avoir un cœur nouveau pour saisir la nouvelle doctrine. Lorsque David sécrie Ps. 56, 8. : « Mets mes larmes dans tes vaisseaux, » il veut dire, « qu'elles soient continuellement devant foi, daigne en conserver le souvenir, » f.iisant allusion peut-éire à une coutume qui se retrouvait chez les Romains, et qui existe encore de nos jours en Perse, celle de remplir de larmes de petites urnes ou bouteilles, de différentes formes et couleurs, et de les placer sur des tombeaux comme signe d'affliction. Les Persans ajoutent que ces larmes ont le pouvoir de guérir des maladies pour lesquelles tous les autres remèdes sont inutiles. — On se servait quelquefois d'outrés, ou de vessies remplies d'air, pour faciliter la traversée des fleuves, ou la navigation de canots qui en étaient entoures, mais on ne trouve aucune trace de cet usage dans la Bible, et l'allusion qu'on a voulu y voir, Job 9, 26., est non-seulement forcée, mais contraire aux termes de ce passage.

PADDAN-ARAM, t>. Aram.

PAGHIEL, fils de Uocran, et chef de la tribu d'Aser dans le désert, Norub. 4, 43. 2, 27.

PAHU, Gen, 36, 39., ancienne ville d'Edom, et chef-lieu de tribu : elle est appelée Palu 4 Chr. 4, 50.

PAIN. Dans les anciens temps, l'occupation de faire le pain était presque exclusivement réservée aux femmes, Gen. 48, 6. Lév. 26, 26. t Sam. 8, 43. 28, 24. 2 Sam. 13, 8. Mattb. 43, 33., cf. Jér. 7, 48. 44, 49. Plus lard cepeo danl on voit des hommes se livrer à ce travail spécial sous le nom de fourniersou boulangers, Os. 7, 4. 6., et l'on trouve même à Jérusalca une place ou rue dite des boulangers, Jér. 37. ïl. La pâte, de froment, d orge, ou d'épeaulre,eU préparée, aigrie et pétrie dans des huches iuuic>< de bois ; chaque maison qui faisait son pain sédait la sienne, Ex. 8, 3. Lorsqu'on était prt^, l'on ne mettait point de levain dans la pàve, Gen. 49, 3. Ex. 42, 34. 39. Jug. 6, 49. 4 Sam. 28, 24. On faisait les pains tantôt longs, luniùt plus ou moins ronds, de la grandeur d'une assiette et de l'épaisseur de 3 à 4 cent, à pru près ; leur peu d'épaisseur faisait que pour les manger, au lieu de les couper comme chez nous, on se bornait à les rompre, Es. 58, 7. Jér. 4 6, 7.

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