‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 289 sur 398 · PAN · texte numérisé non relu

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Pour les détails, v. les articles spéciaux, et les nombreux volumes qui ont été publiés récemmeni sur la Palestine : nous en avons indiqué quelque>-uiis à l'art. Jérusalem.

PALMIER, v. Dattes.

PALTl ou Paliiel (délivrance de Dieu), ûls de LaK Denjamite de Gallim; pauvre homme à qui S.iùl lit épouser i»a lille Mical, épouse non divorcée de David. On ne sait si Mirai consentit à cette illicite union, ni si Paliiel lui-même s'y prêta de bonne grâce, par amour, par ambition, ou par crainte. En tout cas, il linit par éprouver pour la femme de David un vif attachement, et l"iM|in Vbner vint la lui reprendre au nom d'Is-Bo^elh et de son maiLre, il la suivit longtemps en pleurant, jusqu'à ce qu'Abner impatienté l'eill prié de s'en retourner. 4 Sam. 25, 44. 2 Sam. 3, 1b.

PAMPHYLIE (de toute tribu), Act. 2, 10. 15, 38. 87, 5., province de l'Asie Mineure, située veis la mer, bornée au nord par la province d'Asie et la Pbrygie, à l'orient par la Cilieie, a l'occident par la l.yci ; Us limites ne peuvent en être précisées d'avantage. Le Taurus la séparait probablement de la Cilicie; le sol en était vaiie, montagneux, fertile, et bien arrosé; l'on y trouvait quelques villes assez importantes, Atlalie ou Attalée, Perge où Paul et Barnabas prêchèrent l'Evangile, Act. 1 3, 1 3. 1 4, 25., Side, où naquit le pieux Eustalhe, évéque d'abord de Bérée, puis d Anlioche, l'un des champions les plus décidés du concile de Nicée contre l'arianisme. — Les Pamphv liens liraient leur origine d'une colonie composée de différentes nations qui se réunirent aprè^ la guerre de Troie sous deux chefs, Amphiloque et Calchas; une partie resta avec eux, d'autres se répandirent dans divers cantons, le reste se fixa en Paniphvlic. Sous les rois de Syrie, les bornes de celle province s'étendirent vers le nord, et sous la domination romaine elle continua tantôt de s'administrer elle-même, tantôt de partager les soins de son gouvernement intérieur avec la Galatie.

PANNAG, Ez. 27, 17. Nos versions parlent du blé 'le Minniih et de Pannag, faisant ainsi de ce dernier mot un nom de ville ou de lieu, taudis qu'il faut lire : • en blé de Minniih, en pan nag, en miel, » etc. Le pannag a élé explique de différentes manières; les rabbins et la Vul gale l'entendent du baume, mais à tort, puisque celte substance est déjà nommée dans le même verset : la version syriaque le traduit par millet, suivant l'analogie de sa langue. Le sens de ce mot ne peut donc être détermine, et il faut s'en tenir à une explication générale telle que celle d'Ewald, qui rend pannag par douceurs, friandises, conformément à l'analogie de ce terme avec quelques racines hébraïques (ce serail le

même mot qui est traduit délices, ou viandes délicates, Gen. 49, 20. Lam. 4, 5. Jér. 51, 34.). Si l'on voulait quelque chose de plus précis, on pourrait penser avec Ila?vernick au miel de raisins, qui faisait l'un des principaux objets du commerce des Hébreux, et dont l'omission dans notre verset serail sous ce rapport surprenante.

PANTHÈRE. P. Léopard.

PAON. On est assez d'accord à traduire ainsi l'hébreu thukiim, 1 R. 10, 22. ou thoukïim, 2 Chr. 9, 21 et le malabar tukei, qui a la même signification, peut servir à appuyer cette traduction, admise par les versions caldéenne, syriaque, arabe, et latii e : les Septante ne l'ont pas exprimée. Salomon, est-il dil dans les passages cités, faisait venir cet oiseau de pays éloignés, soit d'Ophir, soil de ports intermédiaires, soit de l'Inde, d'où il parait être originaire, quoique l'on en trouve aussi de beaux en Babylonie et même en Afrique. De nos jours, il n'est plus nécessaire de faire de si longs voyages pour s'en procurer, mais dans les anciens teibfM le paon était non-seulement un objel digne de la cour de Salomon, mai> encore un oiseau excessivement rare au delà des tropiques, tellement qu'en Grèce, aux jours de Périclèt, el même sous Alexandre le Grand, il était, à cause de son beau plumage, d'un prix excessivement élevé par rappoi i a ce qu'il coiiie maini' t:anl, et que c'était chose forl difficile de s'en procurer. — Sur Job 39, v. Autruche. — Quelques auteurs ont voulu rendre thukiitn par singes, ou par perroquets, mais ils ne s'appuient sur aucune raison solide, el quant aux singes, comme il en est déjà parlé dans les mêmes passages, cette opinion ne saurait se justifier.

PAPHOS (bouillant), ville de l'ile de Chypre, Act. 13, 6. 13., vis-à-vis des côtes de la Pamphylie. Il s'agit là de la nouvelle Paphos (Bafo ou BafaJ, opposée à l'ancienne (Coclia), qui était située à 46 kilom. sud-est. Paphos « (ait un port de mer, chef-lieu et résidence d'un proconsul sous les Romains; elle possédait, comme l'ancienne, un magnilique temple de Vénus, dans lègue! la déesse élail adorée sous la forme d un cône de marbre blanc ; on brûlait l'encens le plus exquis sur ses autels, qui n et lient jamais rougis du sang des animaux. Détruite sous Auguste par un tremblement de terre, elle fut rebâtie par cet empereur. C'est à Paphos que Paul convertit le proconsul romain Serge Paul, et qu'il frappa d'aveuglement l'enchanteur juif Elymas.

PAQUE, l'une des trois grandes fêtes des Juifs. Son nom, dérivé de l'bebreu pèsach, passer, signifie passage, soil qu'on l'entende du passage de l'ange exterminateur devant les maisons épargnées des Hébreux, soil qu'il désigne

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le passage de la servitude à la liberté, ou la traversée de la mer Rouge. Quelques auteurs, en le faisant venir du grec tAt/jù souffrir, ont voulu y voir une allusion anticipée aux souffrances du Messie. Celte grande fêle porle encore dans l'Ecriture les noms de fêle des pains sans levain, Luc 22, 4.; jours des pains sans levain, Act. 42, 4.; fêle des sept jours, 2 Chr. 30,

21. Ez. 45, II.; les pains sans levain, Rfattb. 26, 47.; ou simplement et par excellence, la fête, Mattli. 26. 5., cf. Jean 5, 1. — Le nom de pique s'applique, soit i l'agne.ni pascal, soit au repas où on le mangeait, soit à la fête proprement dite, soit aux victimes particulières qui s'oiTriiient pendant la solennité, soit aux pains sans levain, soit aux différentes cérémonies qui précédaient ou accompagnaient les sacrifices, soit enfln i Jésus-Chrisl lui-même, qui en a été la réalisation, Jean 4,29. 4 Cor. 5, 7. Quelques textes peu clairs s'expliqueront facilement, si l'on a soin de se rappeler ces diverses significations et de les distinguer.

La fête de pique, dont nous trouvons l'institution Ex. 42, Lév. 23, Nomb. 9, commençait le 45e jour du mois de nisan, premier mois de l'année sainte; elle était destinée à rappeler l'heureuse délivrance des Israélites de la servitude d'Egypte, Lév. 23, 5-8. Nomb. 28, 46-25. Deui. 46, 18.. cf. Ez. 45, 21. Elle durait sept jours, à dater du soir du 14 nisan, Jos. 5, 40. Esd.6,

22. Le 4"" et le 7e jours étaient particulièrement solennels; il y avait alors de saintes congrégations auprès du sanctuaire, et le peuple devait s'abslenir de tout travail servile. Le second des sept jours était le jour des prémices, auquel le peuple devait offrir au sacrificateur une poignée des premiers fruits de la moisson.

Voici quelles étaient les différentes observances dont la célébration de la pique se composait ou était accompagnée :

Le soir du 4 4 nisan, entre les deux vêpres, on sacriliail dans le parvis du sanctuaire un agneau (ou un chevreau) mâle et suis lare, âge d'un an; on le rôtissait tout entier, et le soir du même jour, le 4 5e commençant, on le mangeait dans la ville sainte, eu famille, ou avec quelques amis du dehors, mais toujours en sondé, de manière qu'il n'en restât rien pour le lendemain. On le mangeait avec des herbes amères, avec des pains sans levain, debout, dans l'attitude et le costume de voyageurs, alin de rappeler toujours la précipitation de la sortie d'Egypte. Pendant toute la durée de la fête, il était défendu, sous peine de mort, de manger d'antre pain que du pain sans levain, appel* aussi pain d'affliction, Deut. 46, 3., à cause des souvenirs de servitude qu'il rappelait ; il n'était pas même permis de garder dans la maison, sans usage, ou pour un usage quelconque, du

pain levé ou du levain-, d'après la tradition, il fallait même tout consommer ou jeter loin dès la veille. Chaque jour, au nom de la nation, et pour l'expiation de ses péchés, les prêtres offraient des holocaustes, deux jeunes taureaux, un bélier, sept agneaux d'un an, avec les offrandes non sanglantes qui devaient les accompagner, et un bouc en sacrifice pour le péché, Nomb. 28, 4 9., cf. 2 Chr. 35, 4. Quelques Juifs offraient alors aussi des sacrifices partit allers, en gros ou menu bétail, mâle ou femelle, Deut. 46, 2., suivant l'interprétation rahbinique, a moins que ce passage ne se rapporte, comme il nous paraît plus probable, aux sacrifices généraux dont on vient de parler. Le second jour, le 1 6 nisan , on apportait la première gerbe mûre, avec un holocauste à l'Eternel. Lév. 23, 40., et ce n'est qu'après cette cérémonie accomplie que la moisson des blés étaient ofliciel'emenl ouverte.

On a voulu voir quelques conira lictl ms dans la manière dont l'institution ou le but de la féle est raconté, Ex. 12, entre les v. 2-13 et les \. 13-20, parce que les premiers semblent ne la rapporter qu'au passage de l'ange exterminateur, et les derniers en font un mémorial de la sortie d'Egypte. Mais c'étaient deux souvenirs qui pouvaient et devaient se lier étroitement • luis l'esprit des Hébreux; d'ailleurs le sacrifice de l'agneau, qui est un signe préservateur dans le premier tas, et pour ce seul tas. n'est point annoncé comme devant être reproduit dans ce sens à l'avenir. La première pique avait un but spécial, celui de sauver les Israélites dans un danger particulier; l'institution de la pique en a eu un second plus général, dérive du premier, celui de leur rappeler l'ensemble de leur délivrance. Dans le premier cas. c'était le moyeu de salut ; dans le second, ce n'était plus qu'un mémorial, el un mémorial typique. L£ première pique n'a pas ete ce qu'ont été celles qui l'ont suivie : elle n'a duré qu'un soir, et si, dans les jours suivants, jours de fuite, les Israélites ont encore continué de manger des pains sans levain, ç a été l'effet de leurs circonstances plutôt que d'un ordre divin; nttall Moïse a fait de celte circonstance une ordonnance pour les iges futurs, afin de leur rappeler vivement, par une semaine d'une nourriture grossière el fade, les tribulations de leurs pèr — Quelques-uns ont voulu faire de la fête de pique une fête de nouvelle année, parce qu'elle se célébrait vers le milieu du premier mois, ou une fête de la moisson, ou encore une féle du printemps, une fêieèquiiio\iale(Voliiey, et toule celle école). Si l'on voulait abandonner le récit biblique, on comprendrait en tout cas mieux, avec Ewald, une fêle des moissons, qu'une féle astronomique chez le peuple agriculteur des Hébreux.

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La signification des mots «* entre les deux vêpres » a été depuis fort longtemps contestée. Les Caraïtes et les Samaritains l'entendent de l'espace de temps compris entre le coucher du soleil el la nuit close ; c'est le dernier crépuscule du jour, le commencement de la nuit. Aben Esra l'entend également ainsi. Les pharisiens el les rabbanites le comprennent, au contraire, du temps qui s'écoule entre le moment où le soleil s'incline sur l'horizon, el celui où il se couche; ce seraient alors les dernières heures du jour, depuis deux ou trois heures environ. La première opinion est rendue plus vraisemblable, par Deut. 16, 6., el par l'analogie de Ex. 29, 39. ; cependant, la dernière avait prévalu dans le service du temple, et l'heure de la mort de Christ, trois heures de l'après-midi, n'a pas été sans influence sur les théologiens chrétiens pour leur taire admettre aussi le calcul des pharisiens.

L'extrême fréquentation de cette féte, et le grand nombre de victimes que l'on y sacriliait (il y eut, d'après Josèphe, 2o6,600 bêles immolées en une seule fuis), faisaient que chacun, pourvu qu'il lût pur, « lait autorisé à sacrilier l'animal qu'il présentait; cela résulte d'ailleurs <l. | Cbr. 30, 47. Les prêtres et les lévites, quoique nombreux, n'auraient pas suffi à ce travail, el leur ministère aurait fait oublier, plutôt qu'il n'aurait rappelé le repas de famille primitif. Ou voit cependant qu'ils ne restaient pas sans occupation, et qu'une assez grande partie de l'ouvrage était fait par eux, soit que le nombre de ceux qui avaient contracté des souillures, volontaires ou involontaires, fût considérable, soil aussi à cause de l'habitude qu'ils en avaient, soil pour d autrea lais.ms. Le lieu des sacrifices était dans les parvis du temple; le sang de l'agneau était reçu par un prêtre qui en faisait aspersion sur l'autel : les parties grasses du corps étaient consumées; le reste de l'animal paraissait ainsi sur la table, sans qu'aucun de ses os eùl été brisé, Ex. 4 2, 40., cf. Jean 49, 30., et le 46 du mois de nisan, tout ce qui n'avait pas été mangé était brûlé. On ne peut donc élre surpris qu'avec de semblables dispositions, la féte de pâque soil appe lée un sac rifice, Ex. 4 2, 27. 34, 25., etc.

Tous ceux qui étaient circoncis, fussent-ils même d'origine étrangère, étaient admis au repas solennel pourvu qu'ils fussent purs, Ex. 4 2, 44. 48. Chaque père de famille devait célébrer lapàque avec les siens; lorsqu'ils n'étaient pas assez nombreux pour manger à eux seuls l'agneau tout entier, ils pouvaient se reunir d'autres familles; selon une tradition, le nombre des convives ne pouvait pas être inférieur à dix. Les femmes y prenaient part également, mais, d'après la Gemara, elles n'y étaient pas

obligées comme les hommes. Les Caraïles n'y lais>ent participer que les adultes hommes, à l'exclusion des enfants et des femmes. Les Israélites qui ne résidaient pas à Jérusalem, avaient le droit d'y demander gratuilemenl une chambre préparée pour y faire la paque (cf. Mallh. 26, 18.); ils abandonnaient au propriétaire eu échange de son hospitalité, la peau de l'agneau et les vases de terre dont ils s'étaient sei vis. Mais -fè nombre des visiteurs, pendant la féte, était trop considérable pour que tous pussent irouver des chambres dans la ville, et la plut art dressaient leurs lentes et mangeaient la paque en dehors de Jérusalem, comme font de nos jours encore les pèlerins mahométans autour de la Mecque.

L'agneau pascal devait être rôti au feu, et non point cuit ou bouilli, apparemment parce que c'est la manière la plus expédilive et la moins compliquée de préparer la viande, par conséquent celle qui rappelait le mieux la hâte du premier voyage. Quant a l'assaisonnement d'herbes amères, les commentateurs ne sonl pas d'accord sur le sens de cette expression; les Septante et la Vulgate traduisent par laitues sauvages, endives (laclucae agrestes), el les Juifs d'Egypie et d'Arabie confirment de nos jours encore par leur pratique , celle interprétation. Un Talmud énumère diverses espèces de plantes, la chicorée, la pariétaire, l'ortie, etc., d'aulres l'enlendenl même de la moularde. Il ttait, du reste, assez ordinaire en Egypte, comme parfois aussi dans nos contrées, de manger quelques herbes amères el aromatiques avec le pain ou la viande (Aben Esra).

On trouve dans les Targums quelques détails sur le service et le rituel du repas, rituel conservé par les Juifs acluels en beaucoup d'endroits. Quatre coupes de vin, ordinairement de \in rouge, étaient remplies el faisaient le tour des convives, chaque coupe étant accompagnée d'une parole d'action de grâces. A la seconde, le père racontait a son lils, sur sa demande, l'histoire de l'institution primitive de la féte, Ex. 4Î, 26. sq., puis on entonnait le grand llalkl, les Ps. 443 418. Suivait la troisième coupe, qui était appelée par excellence la coupe de bénédiclion, cf. 4 Cor. 40, 46.; on entamait alors l'agneau pascal, et l'on continuait le chant de l'Ilalb l jusqu'à ce que la quatrième coupe fûl vidée. Qu»lquefois on en remplissait une cinquième, el pendant qu'elle circulait, ou chantait encore les Fs. 420-437.

l i s pains pouvaient être faits de farine de blé, d'orge, d'a\oine, ou d'épeaulre; peut-èlre étaienl-ils le plus ordinairement pétris de farine d'orge, comme celle qui a été le plus anciennement et le plus communément en usage ; mais on a eu tort d'en faire une règle générale, el

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surtout de le conclure du rapport accidentel qui se trouve entre leur nom hébreu mazzoth et le latin massa.

Lorsque par suite d'une souillure cérémonielle.ou pour n'être pas arrivés à temps à Jérusalem, quelques Israélites n'avaient pu célébriT la fêle le 14 nisan, ils devaient la célébrer le quatorzième jour du mois suivant, Nomb. 9, M. Les talmudistes appellent celte solennité tardive la petite pâque, et disent qu'alors il n'était pas défendu d'avoir du levain dans la maison, et que le chant des Hallels n'était p:>s absolument nécessaire. On trouve sous le règne d'Ezéchias un exemple de cette pique tardive,

C'est au soir du 15 nisan que des délégués du sanhédrin allaient désigner, dans un champ voisin de Jérusalem, la gerbe des prémices, et dans la nuit du 16 on venait la couper et la porter dans la cour du temple. Lù on battait les grains, on les froissait au moyen d'une meule ù bras, on tamisait treize fois de suite la farine ainsi obtenue, et l'on en faisait une offrande tournoyée de la dixième partie d'un épha, mêlée d'huile et d'encens, dont une poignée était jetée sur l'autel, et le reste était consommé par les prêtres. L'institution primitive, racontée Lév. 2, 14., était un peu différente de celle que suivirent les Juifs plus lard; les grains étaient rôtis au feu suivant l'an- ( Iront) coutume.

L'usage rappelé Matth. 27, 15. Luc 23, 17. Jean 18, 39., de relâcher un prisonnier le jour de la féle, quel que fût celui que le peuple demandât, n'est prescrit ni même mentionné nulle part ailleurs. Quelques auteurs, comme Grotlus, veulent y voir un usage emprunté des Humains qui, ù certaines fêtes, aux bacchanales, aux lec tislernia, etc., avaient l'habitude de mettre en liberté quelques prisonniers, souvent même tous; les Grecs avaient en plusieurs de leurs fêtes un usage semblable. Selon d'autres, et Olshausen parait pencher vers cette opinion, c'était une coutume juive que l'on cherche à faire dériver de l'idée primitive de la pâque, qui était un affranchissement. On peut concilier les deux sentiments en admettant que les Romains, maîtres de la Palestine, avaient introduit cet usage pour tempérer l'extrême rigueur du code criminel des Juifs, et qu'ils avaient profile, pour le faire, des souvenirs nationaux qui s'y rattachaient dans l'esprit des Hébreux. Celle coutume n'a de surprenant que l'usage qui en a élé fait dans cette circonstance spéciale, car du reste, chez presque toutes les nations, eu Orient et eu Occident, il e-i assez d'usage lors de certaines (êtes, ù la naissance d'un prince, ou à son avènement, de proclamer une amnistie partielle ou eutière,

mesure tout ensemble de politique et de générosité.

C'est une question qui n'est point encore résolue que celle de savoir si notre Sauveur a célébré la pâque légale et judaïque la dernière année de sa vie. Les trois premiers évangélisies la décident affirmativement, Malin. 26, 17. Marc 14, 12. Luc 22, 7. (dans ce cas on ne sait où placer le jour même de la crucifixion), tandis que Jean 13, 1. appuie fortement le sentiment opposé. Sans entrer dans l'examen d'une question qui n'est pas susceptible d'une solution, nous indiquerons, comme résumant la discussion, les trois hypothèses principales.

1° L'ancienne Eglise grec que admettait , de même que plusieurs modernes, entre autres Lamy, qne Jésus n'avait pas célébré la pàque juive, mais qu'il l'avait comme anticipée en la faisant dans un repas particulier, pour être offert lui-même le lendemain, f i nisan, comme le véritable agneau pascal. Celle opinion, fondée sur saint Jean, est en contradiction avec les termes des trois autres évangiles.

2° Selon d'antr es r. Ca met), Jésus a bien fait la pâque, mais il ne l'a pas célébrée en même temps que les autres Juifs, soil que prévoyant que la méchanceté de ses ennemis lui enlèverait avant le soir du 14 nisan la liberté de se réunir avec ses disciples pour manger l'agneau pascal, il ait en sa qualité de Messie, choisi la veille, le 13, pour faire ce repas; soit au contraire que Jésus, conformément au texte de la loi, ail célébré la fête le soir du 14 nisan , tandis que les Juifs l'auraient renvoyée au lendemain soir, 15 du mois, vendretff, peut-être pour une plus grande exactitude astronomique, et sur les calculs de leur calendrier; c'est l'opinion de Cyrille d'Alex., Chrysostome. Epiphanes, etc. Ils s'appuient entre autres sur ce qui est dit, Luc 22, 7., que c'élait le jour oùil fallait sacrifier la pâque, voyant dans ces paroles une présomption que ce n'était pas le jour où on l'avait lait.

3° Enfin ceux qui pensent que Jésus a ce lébrè la pâque juive eu même temps que les Juifs, admettent, les uns, que la fête avait ete renvoyée du 14 au 15 nisan, et que le 14 (vendredi), qui commençait la veille au soir (jeudi), n'avait élé que la préparation de la fête dans laquelle on a>ait mangé l'agneau pascal, Jeao 19, 14.; explication qui est presque géncralement rejetée: les autres donnent aux expressions manger la pâque et préparation de \a pâque, Jean 18, 28. 19, fi., un autre sens que celui dans lequel on les prend ordinairement, i impliquant la première de l'un ou de l'autre des différents sacrifices journaliers qui se disaient dans le courant de la semaine sainte. « t la seconde de la préparation qui se faisait la

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vrille du sabbat de paque : explications un peu dures et contraires à l'usage général.

Au milieu de ces incertitudes, il paraît plus vraisemblable que Jésus n'a pas fait la paque avec ses disciples, d'autant plus que s'il Pfûl faile, il eût agi contre les observances juives en quittant le même soir, pendant la nuit, la maison et la ville de Jérusalem, Matlh. 26, 30. M ire 14, 26. Luc 22, 39. Le récit de Jean est celui d'un témoin oculaire; Jésus fait le jeudi soir, 13 nisan, son repas d'adieu; il est pris et crucifié le vendredi 14, et il ressuscite le dimanche 16. P. sur cette question le commentaire d'Olshausen sur la Passion , d'après les quatre évangelisles, trad. de l'allemand par le prof. Chappuis, et Lutierotb, île la Préparation.

La Pâque chrétienne a succédé a la pâque juive; < II'- a pris sa place dans l'année et dans le cœur de ceux qui ne sont plus sous la loi, mais sous la fric*. Il n'importe pas que Jésus- Christ l'ait célébrée ou indiquée avant sa mort ; il l'a fondée par sa mort, comme cela ressort non-seulement de celte parole de l'Apôtre : m Christ, notre pâqnr, a été sacrillé pour nous, » 1 Cor. 5, 7., mais encore des rapports évidents et nombreux qui ont fait de son sacrifice l'accomplissement perpétuel de ceux qui devaient être offerts par ta JuUfe. Quant aux nombreux rapports entre le Christ et l'agneau pascal, de même qu'entre le sacrifice de Christ et la paque, v. Moïse sans voile, par desBergeri. |, p. H2. sq., 219. sq., Neumann, Symboliq.; A. de Meslral, Exode; Revue de ThéoL, 1850, p. 238. sq.

Il ressort aussi de l'institution de la Cène, soit qu'elle ail eu lieu le 1 4 nisan, ou le 1 1, qu'elle était destinée à rappeler le souvenir de la mort de Christ, et qu'elle avait sous ce rapport une signification pascale, réelle, mais plus étendue et moins cérémonielle que la féle proprement dite. La Céne est une pâque réitérée et fréquente; elle est la commémoration de la mort de Celui qui est notre paque, et ce souvenir doit accompagner la pensée du chrétien, nonseulement dans la grande solennité que l'Eglise a consacrée, mais dans toules les occasions où il s'approche de la table du Seigneur. Il se rappelle alors qu'il a été délivré comme le Juif, mais d'une servitude plus terrible, par un sang plus précieux, pour un avenir de joies plus grandes, plus sûres, plus durables, pour la sainteté et pour la vie éternelle.

Rappelons encore, en terminant, les querelles qui éclatèrent dans les premiers siècles de l'établissement du Christ i.'.nisme, entre les évèques orientaux et les occidentaux, sur le jour auquel il fallait célébrer la pâque. Les orientaux voulaient s'en tenir à l'usage que leur avaient légué saint Jean et les apùircs, de. la

célébrer le quatorzièmejour de la lune de mars; H «m ( nlenlaux la célébraient le dimanche qui suivait. Polycarpe et Anicet eurent sur ce point des conférences qui n'aboutirent a aucun résultat, l'évêque de Rome ne voulani pas se plier à l'usage apostolique, et Polycarpe ne voulant pas y renoncer. Plus tard, Victor Ier '196) envenima la discussion, el rompit la communion avec les évêques d'Orient ; Irènée, e\éque de Lyon, réussit à faire entendre raison au pape, qui rétracta ses mesures. Les deux Eglises ont dès lors continué d'observer leurs jours particuliers.

PARA, ville de Benjamin, Jos. 18, 23.

PARABOLE, mot dérivé du grec, et Indiquant une comparaison. Il correspond à l'hébreu Mashal qui a trois significations : I" Paroles obscures el énigmaliques, Ps. 49, 4. 78, 2. — 2° Discours sententieux , figuré, poétique, comme celui de Balaam , Momb. 23. 7., et celui de Job, 27, 1. sq. — 3° Récit fictif, i\ mt pour but de suggérer ou d'imposer la vérité sous une forme moins offensante que ne ferait la forme direcle. La parahole, dans ces conditions, porte souvent le nom de fable, ou d'apologue. L'Ancien Testament en. fournil quelques exemples bien connus : l'apologue de Jotham aux Sichémiies, Jug. 9, 7-15.: celui de Nathan à David, 2 Sam. 12, 2. 3., et celui de Joas à Amastia, 2 R. 14, 9. 10.; v. encore Es. 5, Ez. 19, 1-9. 1 R. 20, 39.

Le N- T. qui n'emploie le mot parabole que dans ce dernier sens, en renferme de nombreux exemples : c'est la forme ordinaire sous laquelle Jésus q. v. présente au peuple ses enseignements, et lui révèle les vérités les plus importantes. L'excellence de chaque parabole dépend de sa clarté et de hui appropriation aux besoins de ceux qui l'écoutent. Elle n'a, en général, qu'un seul objet en vue, et l'on ne doit pas s'arrêter aux détails. La parabole des dix vierges recommande la vigilance et la nécessité d'être toujours prêt pour la venue du Seigneur; elle ne veul pas dire que le nombre dis saines et le nombre des rejetés sera le même. Il importe donc de s'attacher à découvrir l'idée mère, l'idée capitale de la parabole, et de ne pas aller au delà.

Outre qu'elle était dans les habitudes de l'Orient, la parabole se recommandait encore pour l'enseignement populaire, parce qu'elle présentait les vérités abstraites sous une forme concrète, et parce qu'elle agissait d'une manière indirecte qui heurtait moins les préjuges et les idées piécoiiçuët. Notre Seigneur ajoute qu'elle servait aussi à l'occasion a voijer la vérité pour ceux à qui elle devait rester cachée, Matlh. 13, 13. Les théologiens se sont souvent égarés dans l'interprétation des paraboles du

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N. T., soit en oubliant le contexte où elles m trouvent, soit en cherchant un sens mystérieux aux détails les plus indifférents. V. un très hon article de M. E. Schérer, Herméneutique des Paralioles, Revue de Théol., 1850, t. L

PARADIS, nom grec du jardin placé en Eden, et dont Dieu avait fait l'habitation bénie du premier homme, Gen. 2, 8. 3, 8. 23. i, 16. L'Ecriture nous dit qu'un fleuve sortait du pays d'Eden, pour arroser le paradis, et que de là il se divisait eu quatre têtes, le Pison, le Guihon, le Hiddekel et l'Euphrate : quelques détails généraux sur chacun de ces fleuves, et la circonstance qu'Eden était en Orient, sont tout ce que nous savons sur ce jardin, tout ce qui peut diriger les rechercha des commentateurs, des théologiens et des historiens. Malgré ce peu de données, malgré leur peu de précision , des travaux immenses et presque inutiles ou sans résultat, ont été entrepris pour essayer de déterminer avec quelque certitude quel était le pays d'Eden, ou quel était remplacement du paradis, car ces deux questions se confondent, et la première est presque toujours absorbée par la seconde, qui seule a de l'intérêt. Calvin, Huel,Bochart, Morin, Grotius, lloilingcr, Roseninuller et Gesenius, doivent être comptés au nombre de ceux qui ont fait sur ce sujet les travaux les plus consciencieux; mais la fréquente divergence de leurs vues de détail, et les résultats différents auxquels ils sont arrives, disent suffisamment qu'une base sûre nous manque, et si I on continue de s'occuper de cette recherche, c'est a cause de l'intérêt qui se rattache à l'examen même de la question, plutôt que dans l'espérance de la résoudre; le déluge qui nous sépare de l'ancien monde, et qui a doublement bouleversé la face du globe, est la plus sûre garantie de la complète inutilité de toutes ces recherches.

Plusieurs systèmes ont été examinés a l'art. Création, q. v., et l'auteur a développé le sien de manière a ne laisser aucun doute dans l'esprit de ceux qui dans cette question consentiront à se décider, et à le faire en rompant avec les traditions scientifiques du passé.

Dans le présent article, nous nous bornerons à exposer brièvement les motifs qu'on invoque en faveur de l'opinion généralement admise. Ce qui a été dit aux articles spéciaux sur les quatre fleuves et sur les pays qu'ils parcourent, a déterminé en quelque sorte la position du paradis. On ajoute : 1° que Moïse ne nous présente pas une géographie mythique; il ne parle pas non plus, comme le voudrait Leclerc, tftjQM contrée qu'il regarde comme perdue, ou qui ne puisse être retrouvée : il parle à ses contemporains, et il veut leur faire connaître la contrée où a été le premier séjour

des hommes nouvellement créés; ainsi que le dit Calvin : Topog raphia m su a m Mo ses ad sux œtatis tract uni accommodavit \ non-seulement il Indique des pay s et des fleuves connu-*. l'Euphrate, l'Assyrie, mais à mesure qu'il parle d'objets plus éloignés, il y ajoute plus d'attributs pour mieux caractériser la contrée.

2° En suivant les indications que donne Moïse, l'Euphrate et le Tigre nous renvoient au plateau de l'Arménie, v. de Rougemont, WéL de la Terre, p. 91 . sq. C'est dans le vois/nage du mont Ara rat qu'ils prennent leur source, d c'est dans la même contrée aussi que nail l'Araxe que l'on prend pour le Guihon, de même que le Phasis ou Pison. Ce pays est trie fertile, et riche sous tous les rapports: il y a plusieurs lacs entre les montagnes, des cimes couvertes de neiges éternelles, des traces d'éruptions volcaniques. Celle manière de voir e>t entièrement celle de Reland et de Calmet, en grande partie celle de Jahn, Winer, etc. Mais v. Création.

3° Si l'on demande maintenant où est ce pay s d'Eden, où ce fleuve qui arrosait le jardin, où ce jardin lui-même, où la source commune de ces quatre fleuves qui aujourd'hui sortent bien d'un même plateau, mais non du même bassin, il faut répondre que ce sont précisément ces choses qui ont été détruites. >Ioîse lui-même parle du chérubin qui défend l'entrée du paradis, il nous raconte le déluge qui a I asse par-dessus toutes les hauteurs de la terre; il n'a donc pas voulu nous dire que le pays puisse encore être trouvé. Le paradis n'existe plus, les fleuves coulent encore. L'aven que nous faisons pour l'ensemble de la question, l'on est obligé de le faire au moins pour les détails, et l'on compromet ainsi ce qu'on avait cru prouver d'abo'd.

4° Parmi un grand nombre d'opinions sur la situation du paradis, dont la plupart ne méritent pas d'être réfutées, nous mentionnerons cej endant encore celle de Calvin, Grotius, Huet. Bocharl, qui le placent dans la Babylonie; les quatre fleuves sont alors le Tigre, l'Euphrate, et deux sources du Shal-al-Arab.

Les auteurs arabes ont conservé en la modifiant la tradition biblique ; leurs quatre fleuves sont le Tigre, l'Euphrate, le Dsclii- Iloun (Oxus des anciens), ei le Sihou (Jaxartei ce sont les quatre plus grands de l'Asie, l'Indus et le Gange exceptés. — D'après le Zend A vestt le paradis, la pure Ivan, serait situe dans ce que nous appelons aujourd'hui Erivan, où coulent encore les fleuves Kbur et Arasa : une partie de ce paradis, dans laquelle est né Zoroastre, s'appelle Eden, qui signifie dans la langue pehlvi lieu de repos. Les Arménien* sont persuadés que le paradis était situé près

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de lArarat, sinon même sur son penchant me- I désert situé au sud rie la Palestine, (icn. 21, 21

ridional, et le couvent d'Elsclimialsim aurait été, selon quelques-uns, construit sur le lieu même de son eini lacement.

PARALYSIE, maladie assez connue et assez lrè(|ii nie, qui consiste dans le relâchement des muscles de certaines parties du corps, et dans l'incapacité pour le patient de se servir librement et à sa volonté des membres attaqués : malgré cette afiVclion musculaire les organes conservent en général la circulai ion du sang, la chaleur animale, et leurs sécrétions particulières. Elle provient presque toujours d'une affection du cerveau. La paralysie frappe les bras, les jambes, la langue, les veux, etc., souvent en suite d'une attaque d'apoplexie. Elle n'est du reste accompagnée d'aucune douleur autre qu'un léger picotement facile à supporter. Sa jjucnsou est toujours difficile : les frictions , cl les remèdes électriques sont au nombre des moyens dont on se sert avec le plus de succès. — Les anciens connaissaient, ou plutôt distinguaient, une autre espèce de paralysie; les muscles au lieu d'être relâchés, sont excessivement tendus, et n'obéissent plus à la volonté de leur maître, mais ils n'en sont pas moins dans une activité constante et convulsive; c'est a cette classe qu'appartiennent la catalepsie, l'épilepsie, et les différents genres de tétanos, tous accompagnés de violentes douleurs. Le N. T. nous en présente plusieurs exemples, et c'est peut-être dans celle dernière espèce qu'il faut ranger la paralysie dont il est parlé Matth. S, 6., ainsi que le font divers auteurs qui l'entendent (lu tétanos, maladie moins rare dans les pays chauds que chez nous, et si douloureuse qu'elle précipite rapidement et presque inévitablement dans le tombeau, tous ceux qu'elle atteint; le tétanos est cependant moins fréquent encore en Orient que dans l'Afrique, qui parait être sa patrie originaire. On a voulu reconnaître aussi le tétanos emprosthetonus dans la maladie mentionnée Luc 1 3, Il . ; elle consiste dans un roidissement des muscles du cou, accompagné d'une courbure générale du corps d'arrière en avant; d'autres ont cru qu'il s'agissait là d'une autre espèce de maladie, peut être de douleurs rhumatismales; les médecins varient beaucoup sur ce qu'ils entendent par paralysie dans la Bible, mais ii est constant que dans la plupart des cas, il s'agit de véritables paralysies. — l,a main sèche de Jéroboam, 1 R. 13, 4., et celle dont il est parlé Matth. 12, -in. Marc a, t., n'étaient apparemment autre chose que des membres paralyses; Ackermanu pense que dans le cas de Jéroboam il est question d'une affection tétanique. «.!►« < j , t'>i >'-iVf*i PARAN (beauté, gloire), ou plutôt Pharan, | sa belle-mère, ni sa sœur de père ou de mère,

cf. v. H., entre ce pays et l'Egypte. Les Israélites y passèrent pendant le voyage du désert, après qu'ils curent quitté les solitudes du Sinaï, trois jours après avoir quitté la montagne même sur laquelle la loi leur avait été donnée. Nornb. 10, 12. 33. C'est peut-être aussi à cause de ce souvenir que le nom de Paran est resté attaché à celui du mont Sinaï, I)< ut. 33, 2-, d'autant plus que le mont de l'aran était, selon toute apparence, attenant à la chaîne du Sinaï, cf. Hab. 3, 3. On a cru retrouver Paran dans le Wady Fciran, belle et fertile vallée, arrosée d'un ruisseau qui déborde quelquefois , et renfermée entre des montagnes hautes et escarpées (Shaw, Niehuhr); mais cette vallée, proche du Sinaï, est située au nord-ouest, tandis que celle de Paran était située entre le Sinaï et la Palestine, du côte de la frontière iduméenne, et Makrizi (r. Burckliardt) distingue positivement le Paran biblique du Wady Feiran. Il est plus probable qu'une trace de Paran se trouve dans la mention que font Eusebe et sainl Jérôme d'une ville de Pharan, située ii trois journées nord-est d'Elana. r. aussi Josèphe, Guer. de Jud. 4, 9. 4. Quant â la ville de Phara, située sur les rives île la mer Rouge, et mentionnée par Plolémee, elle se rapporterait plutôt à la vallée de Feiran qu'au désert de Paran.

Ce désert est fréquemment nommé dans l'Ecrit ure; ses confins furent ravagés par Kédor- Lahomer. Agar s'y relira, Israël le traversa, et de la Moïse envoya les espions en Canaan : David y séjourna quelque temps, Hadad y passa lorsque enfant on le conduisit eu Egypte, v. C.en. 14, 6. Nomb. 13, 4. 27. 1 Sam. 23, 1. 1 R. I l, 18., etc.

PARENTS. Ce nom désigne, en premier lieu, les pères et mères ; il s applique ensuite à toutes les personnes unies par un même sang, même à des degrés f ort éloignas. En ordonnant aux enfants d honorer leurs parents, Ex. 20, 12., l'Ecriture leur a imposé non seulement le respect extérieur, ou même l'obéissance, mais encore le devoir de les nourrir, de pourvoir à leurs besoins, de les assister dans toutes les circonstances où ce pourra être nécessaire. Une tradition cléricale avait essaye de délourher cet honneur et cette assistance au bénéfice des prêtres, en établissant que les dons faits au clergé pouvaient remplacer, pour les enfants, les devoirs auxquels la loi les obligeait envers leurs parents; le Sauveur condamne celte interprétation annihilante de la loi, Matth. 1b, 3. 6. v. Corban.

Les mariages entre parents, à un certain degré, étaient défendus par la loi, Lév. 18 ; ainsi un Israélite ne pouvait épouser ni sa mère, ni

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