‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 291 sur 398 · PAT · texte numérisé non relu

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sa compétence, il se faisait jnge quand il n'était

qu'inspecteur. Le toAtfentltj KUCaOi peut-être qu'il s'était compromis par une mesure trop inique, el par un abus dp pouvoir, il rendit la liberté a Urémie, qui répondit a ses brutalités par un oracle de châtiments. « L'Eternel ne le nomme plus Pashur (sûreté- de tons côtés), mais Masror-missabib (frayeur tout A l'entour). » Et il lui annonça la lin le sa prospérité, et des jours de trouble et detribulatioifc Nous ignorons comment celte prédiction s'accomplit, car son nom ne se retrouve plus, pas même parmi ceux des premiers sacrificateurs qui furent emmenés à Riblah, où Nëbucadnetsar les lit mettre à mort, 2 R. 25, 48. On présume qu'il fut du nombre de ceux qui furent transport-; à Rabylone sous le roi JéhOjBtiMlîi Le r.uédalia nommé Jér. 38, 4., était probablement sou fils, cl partageait sa haine contre M prophète. Ses descendants (fils d'Immeri re\inrenl de la captivité, I Chr. 9, 12. Malgré sa fttfifgt ecclésiastique, PftellOf apparaît essenliellemenl revêtu d'un caractère civil, il dans le civil il représente la brutalité d'un absolutisme impie et incrédule, absolutisme démagogique, aristocratique, ou cleiical. peu importe, car c'est presque partoui le même.

2° Fils de Malkijah, et l'un des serviteurs de Sédccias, .1er. 21, 4. 38, 4. Il vint demander avec Sophonie. au nom de son maître, des oracles à Jérémie, n'oblinl de lui que des réponse* de malheur, el se joignit plus tard I ses ennemis. On peut croire que le Pasliur dont un arrière-petit-lils revint de l'exil, Néh. 14, 42., est le même que celui dont nous parlons; cependant le Pashur de Néhémie était sacrificateur, et Jérémie qui n'omet guère de mentionner la charge ecclésiastique des personnages dont il parle, ne dit rien de dette circonstance.

PASSEREAU, Matth. 40, 29. r. Moineau.

PATARA, ville maritime de l'Asie !\îineure, à 4 I. sud de Xanihus,a l'ouest de l'embouchure du fleu\e de ce nom. Sain' Paul y aborda en venant de Rhodes, Acl. 24, 4. Elle appartenait à la Lycie. Apollon y possédait un lemple célèbre dans lequel il rendait des oracles pendant les six muis de l'hiver, passant l'été â Délos. P;i tara se rendit à Rrutus a discrétion. (Quelques ruinas s'en trouvent encore près du bourg de Scamandre.

P.v THIIOS est évidemment, d'après Ez. 29, 44. 30, 44., une partie de l'Egypt e,et Spéciale-1 ment de la Haute-Egyple. la Théhaïdc, ou le pays du Midi, comme I appelle Champollion. PEg. sous les Phar., Il, 1x7. La circi.nstance que Pathros est cité a côté de Miisraîm, Jér. 41, 15. Es. 14, 4 4., ne prouve pas que ce soient deux pays distincts, niais établit plutôt, en réunissant ces noms, qu'ils désignent deux parties

séparées du même pays, Celle opinion esi confirmée encore par le fait que les Pallirusim. qui étaient probablement les habifanls de Paihros, sont comptés parmi les descendants de Mitsraïm.

PATMOS, Apoc. 4, 9., rocher nu et stérile de la mer Egée, an sud est dicaria : cette île, l'une des Sporades, n'est connue que pour avoir été le lieu d'exil de l'apôtre Jean; on montre encore dans la baie de Nestia la grotte dans laquelle il doit avoir reçu ses révélations.

PATRIARCHES. Ce nom, dont la signification revient en grec a celle de chef de lamille, est employé dans cette acception générale en parlant de David et des fils de Jacob, Acl. 2, 29. 7, 8. 9. Dans un sens plus resireint, il désigne les fondateurs de la nation juive, et les pères du genre humain, ou plutôt parmi eux *»t d une manière plus particulière, ceux qui appartiennent à la ligne directe dans laquelle se sont perpétuées les promesses, ainsi, parmi les enfants d'Adam, la ligne de Seth, parmi ceux de Noé, la ligne deSem. parmi ceux d'Héber, celle des Hébreux, Tharé, Abiaham, Isaac, etc. Ordinairement, et. d'après une espèce de convention tacite mais universelle, on regarde Jacob comme le dernier des patriarches. Dans ce sens, le N. T. ne donne ce nom qu'au seul Abraham, Hébr. 7, 4.

Leur histoire, que l'on trouvera sous chaque article particulier, ne peut nous occuper ici, nous nous bornerons à quelqu s observations sur le grand âge auquel ils sont Ions parvenus, problème tout ensemble de physiologie cl de chronologie, qu'il ne s'agit du reste pas de résoudre, mais d'expliquer. La moyenne de leur vie depuis Adam jusqu'à Noé, Enoch excepté, est de 900 ans; depuis Sem donl les jours ne sont plus que de 600 ans, la vie des patriarches va en diminuant : Joseph meurt a 410 ans. — Quelques rapprochent! ni* ont de l'intérêt : d'après la chronologie vulgaire, un seul homme sert de chaînon entre la création et le déluge, entre Adam el Noé, c'est Méthiisélah qui a vu l'un et l'autre, qui a vécu '213 an.-» avec le premier et 6«o ans avec le second; ou bien Enos, petit-fils d'Adam, qui a vécu 695 ans avec son aïeul, et 84 ans avec Noé; ou bien encore Kcnan, Mahalaléel, Jared, qui tous ont vu le premier et le dernier homme de l'ancien monde, ces trois derniers ayant vécu avec Noé 479. 264 et 306 ans. Dans le nouveau monde, Noé vit encore 428 ans avec le père d'Abraham, el ne meurt que 2 ans avant ce patriarche, de sorte qu'entre Adam le père des hommes, et Abraham le père des croyants, pour un cspaie d'environ 21 siècles, il n y aurait eu que Irois chaînons nécessaires, Seth, Noé, el Tharé. De ces longues vies, et de ces synchronismes si étendus,

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