‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 292 sur 398 · PAT · texte numérisé non relu

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il résulte évidemment une plus grande sùi pour les traditions historiques, et des garanties pour l'exactitude de l'histoire des premiers temps; et si nous n'admettons pas l'exactitude rigoureuse de ces chiffres, v. Chronologie, ce n'est pas au point de vue de la longueur de la vie humaine «pie nous les contestons.

La longévité des patriarches a trouvé hien des incrédules, et ceux qui, tout en respectant l'antonle de 1 Ecriture, désirent n'en admettre que ce qui parait croyahle, ont cherché à concilier leur respect avec, leur raison ou leurs hahiiudes. De là, quelques uns ont entendu de familles entières les chiffres qui indiquent l'âge des patriarches; idée malheureuse, oar on ne peut pas dire que la famille d'Adam se soit éteinte au houl de neuf cent trente ans; que la famille d'Enoch ait été enl< \cr tout entière pour être avec Dieu; que la famille de Noé, outre ses trois lils, soit entrée dans l'arche, etc. On a donc cru faire quelque chose de plus raisonnable en diminuant la longueur des années, et on les a prises pour des mois; mais cette hypothèse arbitraire amène le résultai ridicule de Mahalalèel ou de Henoc, pères de famille à l'âge de cinq ans et demi. Il a donc fallu allonger uu peu ces années d'un mois, et on les a faites de (rois mois; mais, d'après ces calculs, on arrive déjà à des vies de plus de deux siècles, ce qui répugne moins sans doute, mais toujours un peu, à ceux qui veulent que ce qui est n ainieii. ml ait toujours été; d'ailleurs l'histoire du déluge, avec, ses douze mois de trente jours, Gen. 7, tt. 24. 8, 3. 4. 5. t3. t4., renverse complètement toute hypothèse de celte nature. On n'a donc que le choix d'accepter les chiffre* avec leur valeur historique, ou de les considérer comme les rêves mythiques des premiers poet e> qui ont compose les origines du monde et les premiers temps du genre humain. — La seule objection qu'on élève contre le grand âge des paliiarches, et contre le récit biblique, n'est véritablement pas sérieuse; on n'arrive plus de nos jours, dit-on, à une pareille vieillesse, on n'y est donc jamais parvenu. Mais on ne tmuse plus maintenant non plus le mammouth, ni l'iguanodon avec ses îO mètres de longueur, ni la bète de l'Ohio qui était plus grande que l'elèphanl, et avec des défenses de plus de S mètres de longueur, ni celle espèce de eaffi dont le crâne pesait il) kilog., et dunl le bois, avec ses ramifications, comptait 5 mètres. Et si le règne animal, avant le déluge, avait des proportions parfois colossales, et supérieures à celles auxquelles il a été réduit dès lors, qu'y aurait-il d'étrange a ce que la race humaine elle-même eût participé à ces proportions plus fortes, à celte constitution plus robuste, à celle vie plus longue? Ce n'est pas, du reste, que

nous voulions rattacher d'une manière absolue la longévité à un plus ou moins grand développement physique de la taille de l'homme. Faisant abstraction de l'action de Dieu, qui a certainement dû intervenir pour faciliter un rapide accroissement de la population du globe, « t i> maintien des vérités traditionnelles, on peut comprendre qu'une vie dont la longueur nous surprend fût le partage d'hommes chez, qui la Bèvc de la création, si l'on peut s'exprimer ainsi, avait encore quelque chose de sa force preuiii re ; d'hommes qui vivaient dans un milieu plus pur el moins altéré, dans une atmosphère peut-être moins corrompue ; d'hommes u<»ni ta vie était sobre, el qui ne connaissaient ni \e vin. ni la viande, dont tontes les <>e< upaibms étaient saines, el qui vivaient en plein air. au milieu de leurs champs et de leurs troupeaux; d'hommes enfin qui n'étaient p:is exposés net émotions fiévreuses de joie, d'inquiétude, ou de douleur, qui sont devenues plus tard le lot de l'humanité. Si chaque génération perd sur celle qui la précède quelques mois d;ms j moyenne de sa durée, cette perle devait être beaucoup plus considérable dans les premiers temps du monde, alors que l'homme passait sa» bitemenl de l'immortalité a la mort; par eonseqnenl aussi, en remontant en arrière, chaque génération devait avoir une durée plus longue (pie celle qui la suivait. El si les desordres des P< ras frappent la santé de leurs enfants, celte Influence devait être moindre dans un temps où la sensualité ne se satisfaisait qu'avec peine, dans une famille surtout dont le caractère était la recherche de la sainteté, el dont uu des membres lui enlevé avant le temps pour être avec Dieu.» Jusqu'au déluge, dit Bossu, t, toute la nature était plus forte et plus vigoureuse ; par cette immense quantité d'eaux que Dieu amena sur la le ire, et par le hmg séjour qu'elles j tirent, les sucs qu'elle eulermait furent alierev 1 air, chargé d'une humidité excessive, tonifia les principes de la corruption, et la première constitution de l'univers se trouvant affaiblie, la vie humaine, qui se poussait jusqi de mille ans, se diminua peu à peu. »

Cette tradition de longévité, d'ailleurs, n'appartient pas à la Bible seule; la mémoire en a été conservée chez plusieurs auteurs paires, Hésiode, elc; elle est reconnue possible pr lluflon cl par plusieurs savants modernes; enfin M. Flourens admet qu'aujourd'hui esiort l'homme pourrait vivre deux siècles, s'il euVirt tous les excès, et s'il parvenait à se soustraire aux nombreuses émotions de l'existence. — p. Rougemout. Peuple primitif, II, 161. III, 17, sq.

PATROBAS, disciple de Rome, connu seulement par la salutation de saint Paul, Boni. 46,

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4 4. Les Grecs l'ont fait évêque de Pouzioles.

PAUL, d'abord nommé Saul, Juif de la tribu de Benjamin, natif de Tarse en Cilicie, témoin consentant à la mort d'Etienne, persécuteur de l'Eglise, puis un des plus fidèles apôtres de ce Jésus qu'il persécutait, Phil. 3, 5. Acl. 9, -M. 21, 39. 22, 3. Un de ses ancêtres était devenu citoyen romain, peut -être à la suite de services rendus comme soldat à la république, et c'est à cela peut-être qu'il faut attribuer le nom latin qu'il prit, assez semblable à son nom hébreu pour le rappeler, assez différent aussi pour faire reconnaître sa bourgeoisie romaine; c"esi du moins l'hypothèse la plus simple pour expliquer ce double nom. D'autres ont voulu voir dans Saul le nom du Juif, et dans Paul celui du chrétien, apôtre des gentils, décidé à rompre radicalement avec loutes les formes du judaïsme. On ne connaît rien de sa jeunesse : on a voulu conclure de certains passages qu'il avait acquis la connaissance des lettres grecques, m:iis c'est Incertain, elles preuves ne sont pas concluantes. Sa forme d'esprit, sa dialectique, son style et son érudition sont plutôt juifs que grecs. Il est vrai que les lettres florissaient à Tarse comme les arts et les sciences, et qu'il a pu n'y pas rester étranger-, mais, dans tous les cas, on s'est fait une trop grande idée de ses connaissances profanes, et l'élève de G:imaliel, le faiseur de tentes, n'aura étudié les lettres et le paganisme que d'une manière accessoire. Zélé pour le culte de ses pères dès sa jeunesse, plus que tous ses compagnons d'âge, il écoula Gamaliel, et fut initié dans le système de la théologie juive.

Sans entrer ici dans les détails d'une vie dont le livre des Actes ne fait que résumer une partie, et qui a suffi à remplir les volumes de AVilsius. de Paley. de Schneder, de Neander, et d'autres encorp, nous en tracerons rapidement les différentes époques : celte vie est connue, et la plupart des faits ont été expliqués en leur place :

4° Court séjour à Damas, et voyage en Arabie. Act. 9, 19. Gai. 4, 47.

2° Retour à Damas et à Jérusalem an bout de trois ans; il voit Barnabas et Pierre, Gai. 4, 48. Act. 9,

3° Voyage à Tarse, et séjour dans cette contrée, Act. 9. 30.

4° Barnabas vient le chercher à Tarse, et l'engage à un voyage d'évaugelisalion; séjour d'une année à Antioche, capitale de la Syrie, Act. 14, 15. 26.

!>" Second voyage à Jérusalem pour les intérêts temporels de l'Eglise, et retour à Anlioche, Act. 44, 30. 42, 25.

C'est depuis ce moment que I' ml commence se-, grands voyages missionnaire.

6» Premier voyage avec Barnabas et Marc :

o)Séjonr à Chypre, Act. 43, 2-42. Bar-Jésus a

Paphos.

6) — à Perge. en Pamphylie, où Marc le quitte, — et à Antioche, Act. 4 3. 44.

c) — à Iconie en Lycaonie, a Lystre et à Derbe. Act. 14; à Lystre, on veut leur sacrifier, et on les lapide.

d) Retour par Lystre, Iconie. Antioche de Pisidie, Perge, Àttalie.a Antioche de Syrie, où Paul reste quelque temps, Act. 14. 21.

7° Troisième voyage à Jérusalem, occasionné par les discussions sur la loi ; concile de Jérusalem. Acl. 15. Retour à Anlioche, dispuleavec Barnabas.

8° Second grand voyage missionnaire, toujours depuis Anlioche, avec Silas ou Sy vanus.

a) Voyage par la Syrie et la C.iieie, jusqu'à Derbe et Lystre. d'où Paul se fait encore accompagner par Timolhée, Acl. 45, 41 . 16, 4-3.

h Voyage par la Phrygie et la Gdalie, Act. 46, 4 6. Il est vrai que l'Apôtre trouva déjà des Kglises en Phrygie, mais ce lut lui qui les fonda en Galalie.

c) Voyage à travers l'Asie aniérieure ; court séjour dans la Troade, où Paul s'associe Luc.

rt) Premier voyage en Europe, dans la Macédoine; séjour a Philippes, où il laisse Timothée et Luc, Act. 16, 6-40.

») Voyage et séjour à Thessalonique. Paul et Silas à Béiee. Paul seul quille la Macédoine, Act. 47, 4-45.

/' Séjour à Athènes, 17. 18 34.

g) Séjour de 18 mois à Corinihe, 18, 4-41. Silas et Timolhée le rejoignent. Il écrit de là ses premières Epitres, celles aux Tliessalotiii iens. 9° Retour avec Aquila jusqu'à Ephèse : Césa-

rée; quatrième voyage à Jérusalem, et séjour à

Anlioche, 48, 48-24.

10° Troisième grand voyage missionnaire.

a) Par la Ga'atie et la Phrygie, 48, 23. (jusqu'à Corinihe?)

6) Séjour à Ephèse, de plus de 2 années, 49, 4-41. (p. plus loin) : ('est de là qu'il éctil l'Kpîlre aux Galates, la 4M aux Corinthiens qui est perdue, et la 4™ que nous possédons, 4 Cor. 16, 8. Timolhée esl de retour auprès de lui, el fait, d'après ses ordres, un nouveau voyage en Europe, 1 Cor. 4, 47. Act. 49, i l.

c) Voyage d'Ephèse à Troas, 2 Cor. 2, 42., et dans la Macédoine, où il reste quelque temps, 2 Cor. 2, 43. Act. 20, 4. 2. Ce voyage esl fait avec Timolhée : Paul écrit sa r aux Corinthiens, 2 Cor. 4, 4. 2, 4 3. 9, î.

tl) Séjour «le 3 mois dans l'Ai haie, à Corinihe, Act. 20, *2. C'esl de là qu'il écrit son Kpitre

aux Romains.

11° Retour de Corinihe par Philippe-, où il retrouve Lue, par Troas. Chios. Milet, Rhodes, Tyr, Ptolemaïs el Cesaree, jusqu'à Jérusalem;

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cinquième et dernier voyage à cette ville, Acl.

12° Paul f»t conduit prisonnier a C.ésarèe, où il demeure plus de deux ans en captivité, Acl. M, 17. 23, 31-35. 24, 27. 26, 32.

13° Paul est ameue à Ruine, où Luc l'accompagne, cl où il reste deux ans encore dans une custodiu milituris iiberior, Acl. 27, I. 28, 30. On se demande si c'est dans la captivité de César» e ou dans celle de Rome que Paul écrivit aux Colossiens, aux Epbesiens, et à Pliilémon; m.iis c'est sans doute vers la tin de la dernière qu il écrivit sa lettre aux Philippiens.

1 4° Paul est remis en liberté, nous ne savons ni quand, ui comment, et il voyage, a ce qu'il parait résulter de ses dernières epilres, dites pastorales, à Ephese où est Timotbée, et dans la Macédoine, d où il écrit sa 1rc à Timotbée, 4 Tim. 4, 3., puis en Crète, où il fonde une Eglise, et où il laisse Tile, TU, 4,5. Il retourne eu Asie, 2 Tim. 1, 15., d'où il écrit vraisemblablement à Tile qu'il prie de venir le rejoindre à Niçopolis (en EpireP). Enlin, d'après Clément de Rome, Paul se rend aux contins de l'Occident (ce qu'on a entendu de l'Espagne), revient a Home, est emprisonne comme un malfaiteur, abandonne de luus, même de Tiie. sauf de Lue, et il attend si mort ainsi qu'il l'écrit, 2 Tim. 2, 9. 4, 8-18. Obéissant à sou invitation, Tuuotbée se rend auprès de lui; il est également mis en prison, mais relâché, IJebr. 43, 23. — Paul est décapité dans une des dernières années de Néron. D après une tradition fort peu certaine, Pierre arrive aussi à Rome, où il est martyrise avec Paul; d après la même tradition, Marc y vient de même, et vraisemblablement avec Timulbée, depuis Epbese. Nous ne savons ce que devint Luc; Marc passa en Egypte.

Toutefois, il importe de le remarquer, l'ordre de celle dernière partie de la vie de Paul depuis 10° b) ne peul se juslilicr, et encore diflicilcme. I, que dans l'hypothèse d'une double captivité a Home, hypothèse que les Pères ne continuent pas, que le .V T. semble ignorer, et qui ne dale que des Ca pelle, de Cave et de Paie). M. Reuss la repousse comme une fable, el présente à l'appui de sou opinion des arguments presque sans réplique (Hev. de Thèol., 1851, p. 450, sq.). La diliicullé de faire cadrer certaines allusions el indications des epilres pastorales avec les voyages de l'Apôtre, tels qu'ils sont racontes dans les Actes, esl la raison principale qui a fait adopter le fait d'une double captivité : eu effet, l'epiire à Tile suppose que Paul vient de [tasser par l'île de Crète; la 4re à lifflOtnéfl (4, 3.) dit que Paul est parti dliphèse pour la Macédoine, eu laissant Timoiliee à sa place, j cnûu ta 2('à Timothee ne se combine pas chronologiquement avec les lettres aux Ephe-

siens, aux Colossiens et à Pbilémon, si celles-ci onl été écrites de Rome pendant la même * -activité : cela ressort évidemment de la compar u sou des passages Col. 4, 4. 4, 7. 40, 44. Phileiii. l. Lph. 6, 4. avec 2 Tim. 4, 4 0. 4 4 . 4 2. 14. M. Keuss se débarrasse de celte difficulté, quant à la 2*' épilre à Timotbée, de la manière la plus simple, quoique la plus inattendue, en admettant que les épi très aux Lplié>iens, aux

ossiens el ;i Pbilémon onl elé écrites de Cesarée el non de Rome, comme Viudiqueul par erreur les souscriptions de ces épures, souscriptions qui datent du ."> siè< >nf ;.uv dillit ultes provenant de Tite el de la 4." à Timolhee, M. ficus» les résout en supposant que pendant les deux ans el trois RMrJa que Paul passa à Ephese, Acl. 49, 8. 40., il ût un voyage en Europe, el vint entre autres à < rinihe, d'où il écrivit à Tile, qu'il aurait la «se en Crète après avoir visité cette ile en p.t»».i il lit aussi la connaissance d'Apollos d'bphese, établi momentanément a Corintue, et qui tourna plus tard à Ephese, 4 Cor. 46, 4 2. (C'est a ce deruier voyage d'Apollos que Paul t.iit i ti -ion, TU. 3, 13.) De Corinthe, Paul renvoie Artemas el Tycliique par la roule de <ir< te, Tii. 3, 42., el continue lui-même son voyage par le nord el par terre; il va jusqu'en lllyr ie, Rom. 45, 19.; il passera ioul l'hiver à Nic»»polis, où Tite le rejoindra. Et de même qu'Apollos a porte une lettre à Tile, en Crète, de même Artemas et Tycbique en portent une au délègue de I a Ephese : c'est la I" a l imolliee. Ainsi loafc la difficulté de 4 Tim. 4, 3., qui noue montre Paul partant d'Eplicse pour la Macédoine, et laissant Timolhée à sa place, voyage que i Ades ne mentionnent pas, que la plup.nt « théologiens placent après la 4*" captivité, ce qui rend nécessaire la i'.« i que M. R« us> unercaie dans l'intervalle des deux ou trois ans que Paul resta à Epbèse. A partir de ce moment , 1 Apolrt étant de retour a i pli» se, le livre des Actes reprend la suite chronologique des voyages de Paul, et conduit le lecteur jusqu'aux deux années de la prisou de Rome.

Quant à la suite de ses Epilres, bien que l'ordre que nous avons indique puisse se ju- i lier, nous rappellerons ce qui a ele dit à Part- Bible, des divergences considérables d'npn.i- • qui se sont fait jour sur ce point. ucpui» h cion, qui met l'Épitre aux Calâtes eu lête,jMr qu'à Schrœder, qui le mel la dernière de toales celles qui oui été écrites par saint Paul.

Le caractère de I Apôtre, ardeur pleine de cu'iir. impétuosité pleine de. raison, sevénte pleine d'amour, inflexibilité pleine de support, se maintes!'1 dan» m s epilres comme d.iiis l'xploils. Une lecture attentive du livre i Actes et l'étude de ses It tir» s tout sulh&amuienl

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connaître son génie particulier, ses vues, la manière de sa prédication, sa position, son activité soil dans l'Eglise juive, soit dans celle des yen lils; et il faut remarquer que sous tous ces rapports il y a une harmonie parfaite entre ses actions et ses lettres. Partout «'est le même caractère, a tel point que cet accord fournil une preuve puissante de l'authenticité des documenta. Le grand nombre et ia variété des épitres offrent encore l'avantage de nous faire connaître l'Apôtre sous plusieurs faces; nous le voyons dans des positions temporelles ou spirituelles très différentes, an milieu, vers la tin, ou à la fin de ses travaux. Le grand nombre de disciples, ou d'amis et compagnons d'œuvre or* diuairemenl présents quand Paul écrivait une lettre, l'habitude qu'il avait d'envoyer ses lettres par des personnes de confiance, et les tournées fréquentes qu'il faisait dans les Eglises ainsi que ses disciples, tout cela nous met à l'abri des impostures. Une fois cependant on avait tenté de tromper une Eglise par une Epttre écrite en son nom, mais l'Apôtre ne tarda pas a en être averti et à prévenir les fidèles contre de telles tentatives; c'était au débnt de sa carrière épistolaire, J Tbess. x, t. 3. Dès lors il prit des mesures propres a rendre de pareilles fraudes impossibles; il ajoutait, par exemple, à sa lettre dictée, quelques lignes de sa propre main, 4 Cor. 46, 84. S Thess. 3. 17. Col. 4, 48.; d'autres fois celle précaution n'était pas nécessaire, la lettre étant écrite par des personnesdistin^uées, Rom. • 46, 4. 12., la î« aux Corinthiens, 4, 4., peut avoir été écrite par Timothée; celle aux Ei'bésiens, 6, 24 ., fut envoyée par Ty» nique. D'autres épitres, enûu, étaient écrites tout entières de sa propre ntain, Gai. 6, 44. Phlém. 49; il parait qu'il en fut de même des épitres pastorales, d'autant plus que l'Apôtre élaitalors retenu dans une sévère captivité. — Il nods manque une ou deux lettres de Paul, I Cor. 5. 9. Col. 4, 46. Une correspondance de Paul avec les Corinthiens qui n'existe qu'en arménien, a été publiée en partie dans l'Histoire critique de la République des lettres. Amsterdam, 4714, t. X ; puis en t ôlier par W. Wbiston, en appendice à son Hisloria Arménie Mosis chronensis, Lond.,4736. 4°.; enfin en 4849, le moine arménien Pascal Aucber du couvent de Saint- Lazare, près de Venise, en a publié le texte dans sa grammaire arménienne, Venise, 4849, p. 479. Rink, en en donnant une traduction allemande^ voulu défendre l'authenticité ,le cette correspondance (HVidelberg, I82J), mais il n'a pas été diflicile à Lllmann de montrer par le silence complet de l'antiquité chrétienne el par des caractères intérieurs, que ces deux lettres sont supposées ( Heidelberg, iabrb., 4823); Carptov l'avait déjà f*il avant l«i(Uipsig, 4776) :

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