‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 295 sur 398 · PEU · texte numérisé non relu

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vait dans l'usage journalier ; ils étaient présentés an nom de lout le peuple avec un dixième d'épha de fine farine, Lév. 23, 47. : le Talmud ajoule que les pains avaient sept pouces de long et quatre de large. Les prêtres devaient les manger en un seul jour sans en réserver rien pour le lendemain. Ces différentes offrandes étaient toutes tournoyées devant l'autel, Lév. 23, 17.

3° D'après Lév. 23, 18,, les offrandes consistaient en sept agneaux d'un an, un veau, deux béliers, avec les aspersions nécessaires, plus un jeune bouc pour le péché, et deux agneaux en sacrilice de prospérité : d'après Nomb. 28, 27., l'holocauste se composait de deux veaux, un bélier, sept agneaux d'un an, et un jeune bouc de propitialiun. Plusieurs auteurs n'ont pas remarqué celte différence; d'autres, et notamment les Juifs, l'expliquent d'une manière assez satisfaisante, en regardant les offrandes du Lévilique comme celles qui devaient accompagner les pains, et celles des Nombres comme addition ou supplément, de sorte qu'il faudrait additionner le nombre des victimes mentionnées ; c'est ce que fait aussi Josèphe (Ant., 3, 10, 6.) qui compte quatorze brebis, trois veaux et deux boucs; ce dernier chiffre est probablement mis par erreur au lieu de trois.

4° D'après Josèphe, le nom de la Pentecôte était de son temps Asartha, ou Halsartba, féte du rassemblement, fêle en quelque sorte par excellence; et ce même nom se reirouve dans le Talmud.

5° La Pentecôte juive n'est pas directement rattachée dans son origine à la promulgation de la loi, mais il est aisé de voir, comme le veut la tradition, qu'elle eut lieu en effet cinquante jours environ après la sortie d'Egypte. Les Israélites furent affranchis le 45« jour du premier mois ou nisan, Ex. 12, 6. sq., el ce fut.dans les quatre ou cinq premiers jours du 3* mois qu'ils reçurent la loi en Sinaî, Ex. 19, 4. 16., etc. Si la parfaite coïncidence des chiffres ne peut être prouvée, il n'en est pas moins vrai qu'il y a entre les faits mêmes des rapprochements remarquables à faire. La Pàque juive représentait une délivrance matérielle, la Pàque chrétienne une délivrance spirituelle; la Pentecôte juive ou la promulgation de la loi élail le fondement de l'ancienne économie, la Peutecôle chrétienne est celui de la nouvelle. Cinquante jours après avoir délivré son aneien peuple, Dieu lui donna la loi; cinquante jours après avoir sauvé l'Eglise, Jésus lui envoya cet Esprit qui seul peut faire aimer, comprendre et observer la loi.

6" Le but moral de la fête lévilique était de rappeler aux Israélites les grâces d un Dieu qui les avait choisis pour être sou peuple, et qui

I leur avait donné en héritage une terre fertile et bénie. Son but tvpique était de leur rappeler qu'ils étaient l image de l'Israël selon l'esprit, la tigure de l'assemblage des Saints.

7° La première Pentecôte eut lieu hors de la (erre promise et dans un désert, juste image des suites et de la nature de celte alliance; la seconde eut lieu à Jérusalem, ville sainte, et sur Sion, montagne de prédilection, Ps. 87, 3.432, 43. La première n'eut pour témoins que des Juifs, la seconde des gens de toutes naJions, Act. 2, 9., etc. Celle-là fut accompagnée de seènes effrayantes ; celle-ci, réalisation des prophéties qui annonçaient d'heureux jours, Jér. 31, Joël 2, est aussi extraordinaire, mais elle n'a rien qui fasse trembler; on entend bien un son, mais c'est celui de l'Evangile ; un vent véhément se fait bien sentir, mais c'est le Saint- Esprit qui manifeste sa vertu efficace et bienfaisante; il apparaît bien un feu, mais c'est celui qui éclaire et qui sanctifie.

8° La Pentecôte chrétienne date de l'effusion du Saint-Esprit sur les disciples, cinquante jours après la résurrection du Sauveur, quoique celle fête n'ait guère revêtu un caractère ecclésiastique avant le 4e siècle. Pendant longtemps on célébra les cinquante jours comme autant de dimanches, dans lesquels on ne jeûnait pas, et l'on communiait tous les jours, priant debout et non a genoux. Plus tard on rendit à ces jours leur destination ordinaire, et l'on n'eu mit à part que deux, celui de l'Ascension et celui de la Pentecôte. Saint Jérôme fait entre les deux Pentecôles, juive et chrétienne, un parallèle remarquable, qui montre combien il avait saisi le caractère spirituel de la solennité nouvelle; el Origène ajoute: Celui qui peut dire réellement que Dieu nous a ressuscites ensemble avec Christ, el qu'il nous a fait asseoir avec lui dans les lieux célesles, celui-là célèbre une Pentecôte perpétuelle.

PÉNUEL (face de Dieu). u.Jéred 2°.— ». aussi

PERATSLM (brèches), montagne de la Judée; v. Hahat-Pératsim.

PERDRIX. C'est ainsi que Ton traduit ordinairement l'hébreu khoré, 1 Sam. 26, 20. Jér. 47, 44 ., et non-seulement rien ne contredit ce sens, mais encore il parait justifié par la signification même du nom (celui qui appelle), semblable peut-être, sous ce rapport, au nom allemand de Jiebhuhn, où VUner voit Ilujhvk*; il est constant que le cri de la perdrix a souvent une intonation provocatrice ou plaintive, qui ressemble à un appel, et que les chasseurs ont ainsi désignée. Mais si cette traduction parait bien établie, comme elle a été adoptée par les Septante, la Vulgate et tous les anciens commentateurs, elle est, d'un autre côté, exlrèrae-

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