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ment vague, les anciens, et même Aristote, ayant confondu, sous ce nom généralement connu, une quantité d'espèces moins connues et moins observées. Le passage de Jérémie ne peut servir de guide, car il donne à cet oiseau un trait de caractère qui n'est pas le sien ; il n'est pas prouvé que la perdrix enlève des œufs à d'autres oiseaux pour les couver; souvent, au contraire, elle les détruit, mais il suffisait au prophète que l'opinion populaire attribuât a la perdrix une pareille habitude, pour lui emprunter une image. Le passage de Samuel renferme déjà une indication de plus, c'est que la khoré est une habitante des montagnes. El si l'on tient compte du fait que cet animal était connu en Palestine, on écartera toutes les espèces qui u'babiient que les plaines et les climats tempérés; ainsi notre perdrix grise ordinaire, et la perdrix grise-blanche, qui n'en est qu'une variété; l'une et l'autre sont inconnues en Asie et n'habitent que les pays a blé, les plaines, et tout au plus la lisière des forêts. On ne peut donc, guère penser qu'à la petite perdrix grise de Buiïon, qu'Aidrotande appelle perdrix de Damas, ou a la perdrix grecque, dite bartavelle; c'est de cette dernière qu'il s'agit, selon toute apparence, dans les passages cités; elle habitait les lies de la Méditerranée, ainsi que les contrées de l'Asie conquises par Alexandre, et recherchait de préférence les montagnes et les rochers. La perdrix rouge, deux fois aussi grosse que notre perdrix ordinaire, est fort commune en Grèce, en Crète et jusqu'en Syrie; elle couve quelquefois d'autres œufs que les siens, mais ce n'est qu'à défaut de ceux-ci, soit qu'elle n'en ail point pondu, soit qu'ils luiaiciii été enlevés. Cette espèce est fort criarde, soit en amour, soit au combat. On a raconté bien des fables sur la perdrix, mais l'on a aussi rangé au nombre des tables des faits bien avérés de son merveilleux Instinct. — Quelques auteurs, en petit iiombre,'ont traduit khoré autrement que nous ne faisons : outre Paber, qui l'entend de la perdrix de Damas, d'autres l'ont entendu du coucou, Bochart de la bécasse, Œdmann de la mésange.

PERDUS (objets). Celui qui avait trouvé quelque chose devait le relever, le ramasser et chercher a en découvrir le propriétaire, Deui. 22, 4-3. Cet ordre est spécial à l'égard du bétail qui aurait pu s'égarer, et une disposition de ce genre était d'autant plus nécessaire sur ce point que l'entretien el la nourriture des bètes perdues pouvaient être pour celui qui les rencontrait un motif d'hésitation. Celui qui, après l'avoir nié, était convaincu d'avoir trouvé et de s'être approprié quelque chose, devait le restituer en y ajoutant un cinquième de la valeur; il était tenu, en outre, à offrir en sacrifice un bé-

lier sans tare pour l'expiation de son péché, Lcv. 6, 3. 6.

PÉRÉE, l'une des quatre principales divisions de la Palestine sous les rois de Syrie. C'était, dans le sens restreint du mot, la portion de pays comprise entre l'Arnon el le Jabbok, et, dans un sens plus général, toute la contrée située au delà du Jourdain, l'ancien pays de Galaad, l'ancien territoire de Ruben, Gad et Manassé oriental. Ce nom, dérivé du grec pérûn, traverser, avait été donné à cette province, parce que, pour y arriver, il fallait passer le Jourdain. Quelques-unes des scènes évangéliques, notamment la destruction des deux mille pourceaux, se passèrent dans la Pérée, mais ce nom ne se trouve nulle part employé dans les saints livres.

PERGAME (élévation), ancienne ville de Mysie, située à 7 lieues d'Elée, sur le fleuve Caîcus. Capitale d'un royaume fondé p:ir l'eunuque Philétère, elle avait passé sous la domination romaine par le testament d'Allale III Pbilométor. Euntène II, l'un de ses rois, voulant rivaliser avec Plolémée, roi d'Egypte, avait subslilué le parchemin (pergamenum) au papyrus, et fondé dans sa capitale une magnifique bibliothèque de 200,000 volumes, ou rouleaux, dont Marc Antoine lit plus tard présent à Cléopaire, après l'incendie de celle d'Alexandrie. Esculape avait dans cette ville un temple célèbre qu'on venait visiter des parties les plus éloignées de l'Asie. Pergame devint sous les Romains le cheflieu d'une de leurs provinces, el le christianisme ne tanla pas à s'y établir, ain^i qu'un le voit Apoe. 4, 4t. 2, 11.: elle est appelée, dans ce dernier passage, le siège ou le trône de Satan, ce que quelques auteurs ont entendu du temple d'Esculaue. qui avait, comme on sait, le serpent pour emblème; cependant il est plus probable que l'apôtre prophète avait en vue soit l'idolâtrie en général, soit des persécutions auxquelles les chrétiens auraient été en butte dans celte ville. L'Eglise de Pergame est louée pour sa lidélité, mais le Saint -Esprit lui reproche les égarements de quelques-uns de ses membres. v. Epures, et Nicolas.

PERGE, maintenant Karahisar ou Château noir; ville maritime et métropole de la Pamphylie, située près du Cestrus, a 60 stades de son embouchure, et à 4 0 lieues nord-est d'Attalée. Elle possédait un temple célèbre d'Arlémis. Alexandre s'en empara. Saint Paul y annonça la Parole de Dieu, Act. 43, 4 3. 4 4, 25.

PERLES. Elles sonl sans contestation désignées par le mol puxp7ap{-at dans le N. T., Malth. 7, 6. 4 3, 45. 4 Tim. 2, 9. Apoc. 47, 4. 48, 12., et selon quelques auteurs, notamment selon les commentateurs juifs, par l'hébreu peninnim, Prov. 3, 45. 8, 44. 20, 45. 34, 4 0. Job

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23, 48. Lara. 4, 7 (où nos Tenions ont rais

pierres précieuses) : plusieurs rabbins entendent aussi des perles l'hébreu dar, d'après l'étymologie de l'arabe, Est. 4, 6. v. Marbre, et le b'dôlach, v. Bdellion. On fait observer le rapport qu'il y a entre l'hébreu peninnim et le latin pinua, nageoire, poisson, qui désigne aussi par exteusion le coquillage qui produit les perles; la circonstance que le nom hébreu est toujours au pluriel, et le contexte qui met toujours les peninnim à côté des métaux et des pierres précieuses, sans qu'elles soient ni l'un ni l'autre, militent en faveur de la traduction adoptée; entin, le Tait que les perles ont été connues fort anciennement, et notamment dans les contrées voisines de la mer Uouge et du golfe Persique, où elles sont fort abondantes, mérite d'être pris en considération. Mais d'un autre côté le passage des Lamentations, qui donne aux peninnim la couleur vermeille, ne cadre guère avec l'idée qu'il s'agisse là de perles, â moins qu'on n'admette l'assertion de Calmel, que IVau des perles de l'Orient lire sur l'incarnat, ou l'explication de Rothart qui prend le mot rouge ou vermeil dans le sens d'éclatant, brillant, ainsi que cela se fait quelquefois en arabe, et comme nous en avons un exemple dans les purpurei olores d'Horace. Gesenius repousse cette signification secondaire du mot, et donne avec Michaélis et d'autres à peninnim le sens de corail, q. v. Il est difficile de décider.

Quant aux perles, elles ont servi au luxe dès la plus haute antiquité; elles étaient un article de commerce fort important que les Orientaux liraient assez ordinairement de l'Arabie, sur les côtes de laquelle ou en péchait en grande abondance; l'ile de Tylos était en particulier renommée pour ses nombreuses et belles pêcheries de perles et de nacre, que des plongeurs allaient chercher aux pieds dis rochers; on en trouvait également en tort grand nombre dans la mer des Indes, Pline, 6, 32. 9, 54. Sirabon 46, 767. Depuis quelques siècles les côtes du Nouveau-Monde ont offert de nouvelles richesses sous ce rapport; leurs perles ont une eau verdâlre, qui les t'ait moins rechercher peut-être que les perles gris de lin des mers du Nord, que les perles rose-rouge de l'océan des Indes, mais qui n'en est pas moins pure, délicate, et souvent préférable et préférée. Le coquillage qui les sécrète est le mytilus margaritiferus de Linnée, long et large parfois de 30 centimètres et de l'épaisseur d'un doigt; la coquille, sans forme et rude à l'extérieur, est polie et d'une blancheur éblouissante en dedans. Les naturalistes ne sont pas d'accord sur le mode de formation des perles ; on sait seulement que ce sont des excrétions de l'animal, soit accidentelles, soit destinées à boucher de petites cavités

formées dans le tissu du coquillage. La grosseur, la forme et la beauté des perles qu'on trouve dans un même individu varient beaucoup : l'on en trouve de rondes, d'ovales, d'allongées en poire et d'anguleuses : leur nombre varie également, et l'on en a découvert jusqu'à cent cinquante dans une seule mère-perle, mais elles n'étaient pas toutes achevées au même degré. Les plus grosses appartiennent aux Iles de Ceylan, de Sumatra et de Bornéo, les plus fines au golfe Persique. On en trouve quelquesunes, mais peu appréciées et peu solides, dans les huîtres communes, et dans les rivières de l'Europe, en Bohême et en Silésieî

PERSE. Cette contrée, si voisine du berceau du genre humain, et par conséquent bien connue dès la plus haute antiquité, n'apparaît dans les premiers écrits de l'A. T. que sous le nom d'Elam, q. v. Plus tard seulement, et depuis l'exil, elle reçoit le nom de Perse qui désigne alors (outre la Perse proprement dite, le Persis ou Farsistan) tout l'immense royaume fondé par Cyrus, lequel comprenait la plus plus grande partie de l'Asie connue, depuis le voisinage de l'Indus jusqu'à la mer Egee : a la Perse qu'il avait héritée de ses ancêtres, le conquérant avait joint ce que la domination des Medes avait embrassé jusqu'au fleuve Haiys, le royaume de Lydie au delà de ce fleuve, et celui de Rabylone. Son successeur, Cambyse, y ajouta l'Egypte. Cet empire ne subsista que deux siècles, et fut comquis par Alexandre. Après la mort du roi de Macédoine, les provinces de l'Orient lomberent au pouvoir de Séleucus Nicator, mais ses successeurs en Syrie perdirent une partie de ces provinces, qui leur furent enlevées par les Parlbes. Sous la domination de ces derniers, la Perse eut des rois particuliers; on a l'énuméralion des provinces qui composaient l'empire des Parthes proprement dit : la Perse et même la Susiane et la Carmanie n'y sont pas comprises, et sont ainsi considérées comme indépendantes. Leurs princes furent néanmoins dans un état de dépendance jusqu'au troisième siècle après Christ. Un Persan, qui prit le nom d'Artaxercès (226 ap. C), et qui fonda la dynastie des Sassanides, secoua le joug des Parthes, en anéantissant leur puissance, réunit les anciennes provinces de la Perse, combattit victorieusement les Romains, et ressuscita l'empire de Cyrus. Cet état de choses dura environ quatre cents ans, jusqu'à l'invasion des Arabes sous les premiers califes successeurs de Mahomet; dès lors le nom de Perse s'est conservé pour dé>igner tout le pays compris depuis les limites de la domination turque jusqu'à l'Indostan.

La grande Perse était divisée en cinq provinces ou salrapies, la Susiane v. Susan, la

Perse proprement dite, la Carmanie et la Gé-

drosie (Kerman et Mékran), l'Arie ou Khorasan, et l'Hyrcanie-, on pcul y joindre encore la >largiane, qui a fail partie de l'empire des Parlhes. Chacune d'elles avait une administra lion complète et la direction de ses colonies; mais elles relevaient toutes aussi du roi, qui était le centre et le chef du gouvernement.

La Perse proprement dite s'étendait du nord au sud jusqu'au golfe Persique, entre les 27e et 33«-degrésde latitude; elle était séparée de la Médie au nord par les monts Parachoatras, maintenant Aprassia, louchant la Susiane à l'ouest par les monts Bakliori pleins de passages et de delilés étroits et dangereux; à l'est était la Carmanie. Le pays qui est montagneux déjà dans la partie septentrionale de la Susiane, continue de l'être dans la Perse et jusqu'au centre de celle province. La contrée maritime a des plaines marécageuses et stériles où il règne des vents impétueux, une chaleur excessive et des exhalaisons malsaines. Entre le nord et le milieu du pays, de hautes et rocheuses montagnes portent des neiges éternelles; le climat est dur, la terre stérile; on n'y trouve que des bergers, des nomades, des voyageurs , et des brigands. Des lacs et des rivières arrosent et fertilisent les plaines et les vallées de la Perse cenirale, qui nourrissent beaucoup de bétail, principalement des chameaux.

C étaient les habitants de celte province qui portaient plus spécialement le nom de Perses; ils étaient parents des Mcdes et se divisaient en plusieurs hordes ou tribus dont trois passaient pour nobles, les Pasargades, les Maraphiens et les Maspiens; seules elles recevaient une certaine culture, les autres labouraient les terres, gardaient les troupeaux, ou étaient conlinées dans les montagnes, sauvages et sans instruction. La famille royale, et Cyrus en particulier, appartenait aux Achémènides, la famille la plus noble des Pasargades.

La langue perse était proche parente de la langue zeod parlée dans la Medie supérieure, laquelle, à son tour, tirait ses racines du sanscrit; elle différait complètement des langues sémitiques : on a constaté des rappç/ts remarquables entre le persan, le sanscrit et l'allemand, soit quant aux mots, soit même quant aux constructions et à la syntaxe; ». Wahl, Histoire des langues et de la littérature orientale, p. 4 29 sq.

La constitution politique de la monarchie perse, comme Etat indépendant, ressemblait à celle de la Médie, ei en général de tous les aneiens royaumes de l'Asie. La l'erse a eu de> rois des les anciens temps; ils s'intitulaient eux-mêmes rois des rois, el vivaient inabordables pour leurs sujets dans des palais magiuli-

ques et solidement construits, le printemps a Kcbatane, l'été à Susan, Neh. 4,4. Dan. 8, 2. Est. 4 , 2. 5., l'hiver a liabyloue, q. v. Us avaient uu harem nombreux el bien choisi, placé sous la surveillance d'eunuques, Est. 2, 44., une femme principale ou sultane, qui pouvait quelquefois exercer une certaine influence sur les allai res publiques, Est. 7, Neh. 2, 6., une riche et brillante collection de courtisans, et un échanson, Néh. 2, 4 . Leur table était naturellement abondante et recherchée, Est. 4, 5., et les provinces du royaume, devaient tour à tour pourvoir à son entrelien, Hérodol., 4, 492. cf. 4 R. 4, 27. Le mode de gouvernement était éminemment despotique; la volonté du monarque était la loi suprême, sa parole était un jugement en dernière instance. S il y avait quelquefois conseil tenu enire le roi et ses ministres ou ses courtisans, ce n'était que dans des circonstances extrêmement graves, pendant ou après un repas, Est. 4, 40-49. 5, 5. 7, 2. Une mesure qui avait été érigée en edil avec le sceau du roi, sa signature et son nom, était réputée irrévocable, Est. 4, 49. Dan. 6, 8. 4 5. Les provinces, qui sous Darius Hyslaspe s'élevèrent au nombre de vingt (120 sous Darius le Mède. , Dan. 6, 4.). étaient gouvernées par des vicerois, ou satrapes, qui souvent appartenaient à la famille royale; ils tenaient une cour de princes, avaient sous leurs ordres, pour les districts de leurs provinces, des employés spéciaux (Zorobabei et Néhémie relevaient des satrapes de Syrie), et s'occupaient du gouvernement général el des impôts en argent el en nature, Est. 3, 42. 43. 8, 9. Néh. 2, 8. 46. Ils n'avaient qu'un pouvoir administratif el civil, mais des commandants de troupes étaient mis à leur disposition et répartis entre leurs divers districts. Des courriers (q. v.) faisaient le service de poste entre le roi el les satrapes. Autour du trône royal se lenail un conseil de sept princes ou minières, Est. 4,4 4. Esd. 7, 44., qui étaient probablement les sept juges inamovibles dont parle Hérodote, 3, 34., mais qu'il ne faut pas confondre avec les sept eunuques de Est. 4, 40. 4 2. 6, 4 4. L'armée perse, non compris les garnisons, consistait en infanterie (notamment en archers), el surtout eu cavalerie; elle était équipée avec ce luxe qui, principalement depuis la conquête des Lydiens, était un des caracières saillants des mœurs du pays, Hcrod., 4, 74. 9, 79.

On n'a pas beaucoup de détails sur la religion des Perses; on sait seulement d'une manière, générale qu'ils adoraient le soleil, qu'ils ne lui dressaient ni statues, ni autels, et qu'ils lui offraient sur tics lieux élevés , des sacrilices, ainsi qu'à la lune, au feu. etc. Le mage (importaliou mède) qui présidait au

sacrifice, divisait l'holocauste en cinq parlies; les dieux n'entraient point dans ce partage , parce que , disaient les Perses, la divinité ne veut que l'âme de la viclime. On ne peut déterminer jusqu'à quel point celte adoralion de la lumière et du feu se combinait avec, les doctrines dualistes de Zoroastre, mais il paraît que ces dernières n'ont point été étrangères aux Perses.

La Perse, après n'avoir été qu'une satrapie sous Phraortes, roi de Médie, qui vécut environ un siècle avant Cyrus, ne commence à compter comme royaume indépendant, ayant son histoire propre, que sous Cyrus, qui fut son premier roi, au dire de tous les chroniqueurs historiens, qui.au milieu de leurs divergences, s'accordent cependant sur ce point, Hérodote, Ctèsias, Xénophon. Mais Cyrus a-t-il vaincu le dernier roi des Mèdes, Astyage; on bien, gendre de Cambyse II, a-t-il hérité d'une partie de ses Etats? C'est ce qui ne peut être décidé. Quoi qu'il en soit, Cyrus ne tarda pas à joindre la Babylonie à sa couronne, 539 av. C. Il mourut en 529. Après lui vinrent Cambyse, 529; Smerdis, ou plutôt le faux Smerdis, prétendu frère de Cambyse, 522 ; Darius Hystaspe, 52 < ; Xerrès, 485, qui fut égorgé la vingtième année de son rèjjne par Artaban, qui lui succéda et ne régna que sept mois; Artaxercès Longuemain, 465 ou 461; Xercès II, son fils, 424, ne régna que deux mois; Sogdianc, 424, sept mois; Darius Nothus (Ochus), 424; Artaxercès II, 404 ; Artaxercès Ochus, 364 ; Arsès, 338 ; Darius Codoman, 335. Ce fut lui qui, après un règne d'environ six ans. fut vaincu à Arbèles par Alexandre de Macédoine, 330 av. C. 11 vit tomber ainsi la monarchie perse après une existence de deux cent dix-neuf années.

Ceux des rois perses dont il est parlé dans l'Ecriture sainte, les seuls dont nous ayons à nous occuper, portent quelquefois chez les auteurs sacrés des noms différents de ceux que leur donnent les historiens profanes, des noms hébraîsés ; d'autres fois leur nom étant donné sans leur surnom caractéristique, il est difficile de reconnaître toujours avec certitude duquel des successeurs de Cyrus il est question. Nous avons examiné aux articles Cyrus, Darius, Artaxercès, etc., ces questions de détail : rappelons encore ici d'une manière sommaire les rapports de l'histoire des Juifs avec celle de leurs conquérants.

Cyrus, après la conquête de Babylone, permet aux Juifs exilés de retourner dans leur patrie, et contribue à la reconstruction du temple, Esd. t, 2. Sous Cambyse, après le succès de son expédition d'Epypte, on cherche a noircir les Juifs dans l'esprit du roi pour les perdre, Esd. 4, C, mais ce n'est que sous son succès- J

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