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seur, le faux Smerdis, qu'on obtient qu'il fasse cesser les travaux commencés à Jérusalem, Esd. 4, 7. Darius Hystaspe, mieux disposé en faveur des Juifs, révoque cet interdit la deuxième année de son règne, Esd. 5, 6. : il commence avec gloire la série des guerres grécoperses et continue de témoigner de la bienveillance a ses sujets hébreux. Les folles entreprises de Xercès, accompagnées parfois de sentiments généreux, sont connues; il ordonne et rétracte aussitôt les cruelles mesures proposées par Hainan et combattues par Esther. Artaxercès Longue-Main marche contre l'Egypte révoltée, et se voit contraint de faire la paix avec les Grecs. La Palestine se ressent d'une manière fâcheuse des expéditions tentées contre l'Egypte; la nouvelle colonie juive menace de tomber en ruine ; Néhémie obtient de son maître la permission de rejoindre ses frères pour essayer de relever leur courage et leur foi, et de réorganiser plus fortement l'ensemble de leur administration gouvernementale. Sous Darius Nothus, qui a des ennemis à combattre de tous côtés, la Phénicie, voisine de la terre sainte, devient un champ de bataille entre les armes perses et celles des Arabes et des Egyptiens réunis. Artaxercès Mnémon, bien que fort occupé ailleurs, ne perd cependant pas de vue l'Egypte, et rencontre ses armées dans des plaines également voisines des frontières des Juifs, qui ont beaucoup à se plaindre de la conduite du général perse Bagoas. Ochus poursuit les entreprises de son père, humilie les Phéniciens et se soumet de nouveau l'Egypte. Depuis lors, et jusqu'à la fin de la monarchie perse, les Juifs restèrent tranquilles de ce côté. — Ce fut pendant la durée de cette monarchie que les Samaritains élevèrent leur temple sur le mont Guérizim.
PERSÉPOLIS, ville perse dont Antiocbus Epiphanes essaya vainement la conquête, 2 Macc. 9, 2. Capitale de la Perse proprement dite, elle élait située à 100 lieues de Suse, et bâtie au pied d'une montagne, non loin du fleuve Araxe. Darius et Xercès y avaient fait bâtir de magniliques palais qu'Alexandre, après la bataille-dArbèles, fit brûler sur la suggestion de ses courtisans, pour venger l'incendie de la ville d'Athènes. (Les inscriptions copiées par Niebuhr et d'autres voyageurs, et déchiffrées par Itawlinson, font connaître le palais supérieur, détruit peut-être par Alexandre, comtM l'œuvre de Darius I*p. Ce nom se retrouve encore sur d'autres mines, voisines de ces mêmes terrasses : on y lit aussi le nom de son fils Xercès, et celui d'un de ses successeurs, Artaxercès-Ochus). Malgré ce commencement de destruction, Persépolis continua de demeurer une ville importante, jusqu'au moment où elle
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