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Ait détruite sous le califat d'Ali; ses débris servirent à bâtir Sehiraz. Au sud, mais à une distance qui n'est pas déterminée , se trouvait l'ancienne capitale de la Perse , Pasargadcs, avec les tombeaux des rois; Cyrus, dit-on, l'avait fait construire en mémoire de la défaite d'Astyage. Les environs de Persépolis et de Pasargades, sont encore couverts de ruines magnifiques et monumentales, de colonnes encore entières, de ligures d'une élégance et d'une beauté achevées. Il y a aussi quelques ruines à Erbatane, mais en misérable état. Les ruines de Persépolis, situées sur une hauteur qui domine la grande plaine de Merdasbt, sont appelées Tschibl-Minar, ou les quarante colonnes : elles sont importantes pour l'histoire des anciens costumes orientaux. On trouve encore aujourd'hui à Pasargades le tombeau de Cyrus, du moins on croit pouvoir l'affirmer; dans la même plaine, parmi les ruines, on voit quelques piliers, portant en lettres cunéiformes, celte inscription que pendant longtemps l'on n'avait pas comprise : Je suis Cyrus, roi Achéménide. Sur le tombeau même il n'y a rien, miis sa forme et ses dimensions concordent parfaitement avec les descriptions qu'en ont laissées les historiens, et notamment Arrien. — Le nom de Pasargndes signifiant lieu, ou camp des Perses, c'est-à-dire presque la même chose que Persépolis, qui en est la traduction grecque, quelques auteurs, comme Deeren, ont cru que ce n'était sous deux noms différents qu'une seule et même ville; d'autres les séparent par une distance de 36 lieues; il y a de la place entre ces deux extrêmes pour d'autres variantes : c'est assez dire qu'il règne sur ce point une incertitude qu'on ne peut guère espérer de voir se dissiper.
PERSIDE, Rom. 16, 12., ou Persls, saluée par saint Paul qui la loue d'avoir beaucoup travaillé en notre Seigneur. Son nom fait supposer qu'elle était une esclave, ou une affranchie, Perse d'origine.
PERTE de sang, v. Hémorrhoïsse.
PESTE, maladie épidémique fréquente en Orient, surtout en Egypte et en Turquie, plus rare déjà en Syrie et dans les contrées voisines. Elle se propage d'un endroit a un autre avec une incroyable rapidité, et enlève des milliers d'hommes avant qu'on ait seulement une conscience claire de sa présence. En 4610, elle détruisit le quart de la population de la Suisse, 4,000 personnes à Baie, 5,000 à Zurich, 2,000 dans le petit canton de Glaris, 33,584 dans celui de Thurgovie, etc.; en 1714, Conslantinople vil mourir 300,000 hommes; en 1760, Saint- Jean d'Acre perdit en cinq mois 7,000 hommes sur 26,000 habitants; d'autres exemples pourraient être multipliés. On connaît les effrayantes
descriptions qu'en ont faites Thucydide, Manzoni, et d'autres.
L'Egypte est en quelque sorte sa patrie, Ex. 9, 3. : elle gagne de là les contrées maritimes qui l'avoisinent, la Palestine, la Syrie, et règne ordinairement depuis décembre jusqu'à la mijuin. Il est plusieurs fois parlé de la peste dans l'Ecriture, 2 Sam. 24, 13. 15. 1 R. 8, 37. Jér. 14, 12. 21, 6.24,10. Ex. 5, 12.7, 15.: elle est dénoncée comme menace et châtiment, Lév. 26, 25. Nomb. 14, 12., et fréquemment réunie à l'épée et à la famine, comme aussi dans la nature ces trois fléaux se rencontrent souvent ensemble, parce que les uns sont les effets des autres, Matth.24,7. Luc 21, 11.
Celui qui est atteint de la peste, par le contact d'une personne ou d'un objet qui en est infecté, commence par éprouver du dégoût pour les aliments, des maux de tète et de reins, un violent besoin de dormir, un affaiblissement physique, souvent aussi moral et intellectuel ; les yeux s'obscurcissent, ta langue s'appesantit, quelquefois même elle se paralyse complètement de même que le sens de l'ouïe; puis viennent les vomissements, la diarrhée, une fièvre violente et le délire. Dans les premiers jours de l'épidémie la maladie ne dure guère qu'un instant, et elle est presque aussitôt suivie de la mort; plus tard le malade vit ordinairement jusqu'à trois jours; peu à peu le poison perd de sa force, et le uombre de ceux qui se rétablissent devient de jour en jour plus considérable; mais personne ne se guérit sans avoir eu des tumeurs de peste, espèces d'ulcères qui sont comme la poussée de la maladie, son éruption, mais qui ne sont pas toujours un gage de guérison; car, même dans les cas les plus favorables, les malades restent encore quarante jours en danger de mort. Ces tumeurs apparaissent surtout sur les parties délicates de la peau, sous les aisselles, quelquefois aux oreilles, aux joues, sur la nuque, etc.; «Iles sont rondes ou ovales, d'abord rouges, puis bleues, et très douloureuses : quand elles sont mûres, elles percent d'elles-mêmes, ou bien on les ouvre, et il en découle une humeur épaisse et infecte. Quelquefois, mais rarement, elles se dissipent, et se perdent sans inconvénient pour le malade. Quand la maladie est heureuse et qu'au troisième jour une abondante transpiration a brisé la force de la fièvre, ces tumeurs et des taches répandues sur les différentes parties du corps, sont pour ainsi dire les seuls symptômes qui subsistent encore, les seules traces que la peste ait laissées de son passage. Une diète sévère est alors, comme pour presque toutes les maladies, la seule précaution que le malade ait à prendre : les remèdes de la médecine sont ordinairement sans effet, sauf un puissant sudo-
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riflqtie qu'on administre dès le commencement dé l'attaque. La peste peu! frapper à plusieurs reprises, et l'on a des exemples de personnes qui en ont été atteintes jusqu'à douze fois.
Le nom de peste, ou pestilentiel, est employé plusieurs fois d'une manière ligurée dans l'Ecriture sainte, comme il l'est chez nous dans le langage ordinaire pour dire quelqu'un ou quelque ehosc de dangereux, de redoutable, etc., Os. 13, 4 4. Ps. 91,3. Paul est appelé un hommepeste, Acl. 24, 5.
PETHOR (Cible), ville de la Mésopotamie, située sur l'Etiphratc, et patrie de Balaam, Nomb. «J, 5. Deut. 23, 4.
PEUPLIER (populus alba). Nos versions traduisent ainsi l'hébreu libnéb, Gen. 30, 37. Os. 4, 13., sur l'autorité des Septante (dans le second passage), de l'arabe, du syriaque, et de l'étymologie ; et Celse, dans sa botanique sacrée, accepte cette traduction comme bonne, d'autant plus que l'on trouve en Palestine beaucoup de peupliers blancs, et que cet arbre était déjà estimé dans l'antiquité a cause de son bel ombrage, et de l'od»ur parfumée de ses jeunes pousses, Théocril., 7, 8. Ovid., Met., 10, 555. Horace, Od., S. 3, 9. Celte opinion peut se soutenir; cependant, dans le passage de la Genèse, les Septante et Saadias ont traduit ce mot par storax, v. stade; le rabbin Jona vient encore a l'appui de celte version ; l'usage de l'arabe la recommande, et l'étymologie qui n'emporte que l'idée de blancheur, peut aussi bien être invoquée en faveur de la résine blanc de lait du storax, qu'en faveur du peuplier blanc. Entre ces deux traductions il e.st difficile de prononcer; nous adopterions plutôt la dernière. — v. Mûrier.
PHALEG. v. Péleg.
PIIANUEL (vue de Dieu), delà tribu d'Aser, Luc 2, 36., père d'Aune la prophëtesse ;du reste, inconnu.
PHARAON, nom commun de tous les rois de l'ancienne Egypte, comme Ptoléuiée fut plus tard le nom des rois égyptiens d'origine grecque macédonienne. Quelquefois, mais rarement, un nom personnel est joint a celui de la royauté, comme Pharaon Néco, llophra, Tirhaca, etc. Le nom de Pharaon signifie roi, ainsi que l'établit déjà Josèphe, puis Jablonsky, d'après le copie ouro, et avee l'article Pe-ouro ou Pà'ouro ; on ne le irouve qu'accidentellement dans les historiens grecs, Hërodol., 2, 4M.; en revambe, il est presque la seule désignation des rois d'Egypte dans l'Histoire sainte; quatorze personnages de ce nom apparaissent à différentes époques de la vie du peuple juif; l'incertitude de la chronologie amenant de l'incertitude dans les synchronisées, il u'est pas toujours facile de détermiuer quels sont, dans l'Histoire |
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profane, les pharaons nommés dans l'Ecriture.
4° Pharaon, contemporain d'Abraham, On.
12, 15. Il fit enlever l'épouse du patriarche que celui-ci donnait pour sa sœur, mais divinement averti de son erreur, il ne tarda pas a la lui renvoyer. C'est presque la même histoire que nous avons vue chez Abimélec, roi des Philistins, et si un troisième enlèvement de ce genre a lieu encore aux jours dlsaac, la fréquence de ces faits, loin d'en diminuer la vraisemblance, nous montre combien ils étaieul conformes aux mœurs d'alors. Il paraîtrait aussi par tes rapports entre les Egyptiens et la famille d'Abraham, que cette horreur des premiers pour la vie pastorale et nomade n'existait pas encore, et l'histoire montre, en effet, qu'elle n'a commencé que sous la 17" dynastie, celle des rois pasteurs, conquérants étrangers dont la vie et les mœurs devaient, par une sorte de préjugé naturel, devenir un objet de haine et de mépris pour leurs nouveaux sujets; comme cet te aversion paraît déjà aux temps de Joseph, il ne faut pas remonter bien haut eu arrière pour trouver le Pharaon d'Abraham, et quelques-uns supposent qu'il appartenait à la 10* dynastie, l'une de celles des rois thébains (vers 1272 av. C.j. «-elle qui précéda immédiatement la conquête de l'Egypte par les rois pasteurs; d'autres pensent même (Lepsius, Bunsen, Herzog, la Chronol. vulgaire), que ce Pharaon appartenait à la 17e dynastie, et qu'il fut le 5e ou le 6e des rois pasteurs, mais il serait difficile d'affirmer rien de plus. Les découvertes modernes ne nous conduisent pas plus haut dans l'histoire de l'ancienne Egypte, et ses monumeuts gigantesques et mystérieux maintenant expliqués, ne nous fout remonter qu'aux règnes de la 17° dynastie, mais sans nous fournir aucun nom.
2° Pharaon, contemporain de Joseph, Gen. 37, 39 et 40. Dans la pri>on où languissait Joseph, il ht mettre deux de ses serviteurs, son éehanson et sou panelier, pour des crimes qui nous sont inconnus. Sa sévérité, puis sa grau* pour l'un des captifs, et la peine de mort qu'il prononce contre l'autre, ne furent peut-être que des caprices, des suites d'intrigues, quelques changements dans la faveur toujours mobile des cours de l'Orient et de l'antiquité. Deux songes qui le troublent amènent la grâce etî'elevalion de Joseph, qu'il fait son premier ministre, et qu'il autorise à appeler auprès deki. en Egypte, toute sa famille ; il leur assigne ^-sr demeure le dislriit de Goscen, pour nieo^er la susceptibilité des Egyptiens, peut -êtr< aussi pour mettre la famille 0e Jacob à l'abri destotiflits continuels qui devaient avoir lieu entre la nouvelle dynastie et l'ancienne, mécontente, el ambitieuse de reprendre sa place. Deux ouîuions soul eu présence : la chrouologie vul-
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