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aventureux exploits, leurs ancêtres les Ismaélites, et les Caldéens leurs voisins, cherchaient dans le pillage leur vie et leurgloire,Gen.16, '2. Job 1,17. Il parait méiiie que quelques hordes nomades d'Israélites s'abandonnèrent a des brigandages analogues pendant l'époque des juges Jug. 9, 25. 11, 3., cf. 1 Chr. 7, 21.; et plusieurs invasions des Philistins, des Hamaléeiles, etc.. ne furent, à vrai dire, que des incursions de brigandage et de pillage, 1 Sam. 23, 1.27,8.9. Le vol ouvert était rare chez les Hébreux, en ruison de la constitution agraire du pays, et les images que leurs prophètes et leurs sages tirent de ce crime contre la société, Prov. 23, 28., sont généralement empruntées aux mœurs des nations voKmes. Mais après l'exil, particulièrement sous l'oppressive domination des Romains et en suite des guerres presque continuelles dont l'Asie Mineure fut le théâtre, les bandes de brigands prirent un essor que ne favorisèrent que trop l< s cavernes et les fentes de rochers si nombreuses dans la Palestine, et dans la Trachonite qui la bordait au nord-est ; tellement qu'Hérode et les procurateurs furent souvent contraints d'envoyer des troupes armées à la rencontre ou à l.i recherche de ces pillards, à moins, comme il arrivait quelquefois, qu'ils ne préférassent les laisser tranquilles, moyennant une espèce de tribut ou de redevance annuelle, Josèphe, Ant., 20, 6, 1; 20, 9,9. Le désert qui sépare Jérusalem de Jèrico était surtout malfamé a cet égard ; la route le traversait, mais en longeant dans sa plus grande partie, une vallée profonde, effrayante, crevassée, caverneuse et bordée des deux côtés de hauteurs de grès arides et déchirées, propres a servir de retraites aux brigands dont elles étaient remplies, cf. Luc 10, 30. Même pendant le dernier siège de Jérusalem, cette malheureuse ville fui la victime de bandes intérieures qui pillèrent souvent impunément les maisons et les édifices publies; v. Theudas. — Kœsler a cru dernièrement trouver dans une explication particulière de Job 24, 48. une allusion a la piraterie. — Il faut ajouter aussi que le nom de brigands est souvent donné par les procurateurs romains, et même par Josèphe, aux patriotes juifs qui, surtout en Gali ée, tenaient la campagne contre l'occupation romaine.
PIN. v. Buis, et Orme.
PISGA, plateau, Nomb. 23. 14. Deut. 3, 27., et chaîne de montagnes, qui se détache du plateau de Ualaad, et borde la vallée du Jourdain et de la mer Morte, a l'orient de la Pale line, Deut. 3, 17. Jos. 12, 3. Le Pisga, situé au nord de l'Arnon, formait la frontière méridionale du royaume de Sinon, Jos. 12, 3., qui fui plus tard la tribu de iluben, Jos. 13, 20. Le Nébo, situé à & lieues au nord de l'Ar-
non, en était la cime principale, v. Nébo 1e.
PISIDIE, province de l'Asie Mineure, louchant à la Pamphxlie, et comprenant, dans son territoire, la ville d'Antioche, q. v., Acies 13, 1i. 14, 24. Sou nom n'appartenait pas à la statistique, et les limites de la PUidie, du côté de la Pamphylie, ne peuvent être déterminées avec précision. Le peuple libre et courageux desPisidiens, que les Perses essayèrent vainement de soumettre, habitait le penchant du montTaurus, au nord de la Cilieie et des côtes de la Pamphylie ; il conserva son indépendance sous Alexandre et ses successeurs, et fil de fréquentes et dévastatrices irruptions sur les habitants des plaines. Avec la chute du royaume de Sy ie, ils quittèrent leurs hauteurs, se répandirent dans les plaines environnâmes, s'emparèrent de p'usieurs villes, notamment d'Antioche, et fondèrent, au sein de leur république, de petits Etats gouvernés par des tyrans. Les Romains, dans les armées desquels ils apparaissent souvent comme alliés militaires, ne réussirent pas non plus a b s soumettre, mais ils leur prirent Antioche, où ils fondèrent une colonie de droit italique, et d'autres villes dans la plaine. — Quoique montueuse. la Pisidie (maintenant Vers:*k et Alanieh) avait cependant des cantons ferii'es. On y trouvait, au dire de Strabon, quelques montagnes couvertes d'oliviers et de vignobles, principalement aux environs de la ville de Serge. Le pays nourrit une grande quantité de bestiaux. On y voit de belles forêts. Le slorax, petit arbre odoriférant et à lige droite, y vient très bien; son bois sert à faire des javelots qui acquièrent la dureté de la corne. Il s'engendre, dans le corps de l'arbre, un ver qui ronge jusqu'à l'écorce; la silure qui en tombe, s'amassaut au pied de l'arbre, et se mêlant au suc g immeux qui en distille et se coagule, s'amalgame avec la terre qu'elle entraîne; la résine qui reste sur le tronc se congèle dans le corps de l'arbre ; mêlée avec la terre et la se ure, cette gomme e>t plus odoriférante, mais elle perd une partie de ses autres qualités (Strabon). Plolémée joint la Pisidie tantôt à la Galalie, tantôt à la Pamphylie.
P1SON, Gen. 2, H., un des quatres fleuves du paradis, q. v. Son nom sîgnilie l'impétueux. Ce ser di le Phasisdes anciens, le Rhioni d'aujourd'hui, à l'embouchure duquel Klaprotb raconte avoir trouvé une ville forte, appelée par les Turcs Kalah-Phasb. D'après Rougemont, Hist. de la Terre, p. 91. sq., ce serait l'Araxe, qui, dans son cours supérieur, porte le nom de Phasts.
PISTAt nE (pistacia vera). C'est ainsi que le perse et le samaritain, ainsi que plusieurs auteurs modernes, notamment Winer, traduisent l'hébreu bot'uira, Gen. 43,44., que nos versions