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ont rendu par dalles, q. v. La plupart el les meilVurs des anciens interprètes l'entendent des fruits du térébinthe, mais ces fruits sont à peine mangeables; la contusion peut sYxi>li(|uer par la grande ressemblance du icrcbinlhe avec le pistacbier; les deux arbres appartiennent au même genre dans le système de Linnée (Penlatidrie. Famille des terèbinlhacées). Le pistacbier (tribu des Anacardiacées) croît en Palestine, en Syrie, en Perse; on ne le trouve pas en E^xpte (ce qui ajoute une présomption de plus en faveur de cette traduction dans le passage cité de la Genèse); ses feuilles, d'un vert sale, soin inégalement ailées, alternes, et composées de 7 à 9 folioles ovées et lancéolées; les fleurs sont blanchâtres et réunies en grappes a l'extrémité des branches; les fruits sont de petits drupes de la grosseur d'un pois ou d'une noisette, et mûrissent en octobre; la coque ligneuse, d'un blanc rougeâlre ou couleur chair, est fortement odorante; l'amande est verte, revêtue d'une peau rouge, huileuse, très agréable au gt ùt, très saine â l'estomac: elle était fort recherchée des Orientaux, qui la recommandaient même comme remède contre les morsures des serpents, Plin. 43, 4 0. 23, 78. Le tronc a de 4 à 10 m. de haut, mais n'est pas particulièrement fort. La résine qui en découle naturellement, s'appelle térébenthine.
PtTIlOM. Ex. 4,41.. ville forte d'Egypte, a la construction de laquelle les Israélites esclaves furent appelés à travailler. On pense que c'est la vil le de Patumos dont parle Hérodote, 2, 153., et qu'il place sur le canal que les rois Néco et Darius avaient fait creuser pour joindre la mer Rouge au Nil, et par là à la Mediterianée. Le nom de Pithoro signifierait, d'après Jablonsky, ceile qui est enfermée, c'est-à-dire la ville forte. D'autres, comme le traducteur copte, ont pris cette ville pour Héroopolis; d'autres enfin (Marsh.im), pour Péluse ou Daiuiette.
PLAINES. La Palestine étant une contrée montagneuse n'offre que peu de plaines véritablement dignes de ce nom. Les Hébreux avaient trois mots pour designer les plaines, suivant la nature de leur sol, leur étendue, leur conformation, leur entourage, etc. Harabah désignait, en général, u;»e surface rase, ardue, et non cultivée, ce que nous appellerions presque un désert: mishôr une plaine, un plateau, fertile ou non, plutôt feriile cependant, el qui n'est terminé nulle part par des montagnes; bémék, une plaine élevée, bornée par des montagnes, une large vallée, formant une espèce d'arrêt au milieu de - montagnes. Les principales plaines que présente U Palestine sont, en ail. ml du nord au sud : a) Ceile de Jizréhel, q. v., ou Esdraelon (hémék), qui partage le pays de la baie de Ptolémaïs jusqu'au Jourdain, et sépare les mon-
POÉ
tagnes de la Galilée de celles d'Ephraïm ; eb\? était bien arrosée et riche en gras pâturages. — 6) Les côtes delà Méditerranée depuis le mont Carmel jusqu'au fleuve d'Egypte ; cIVs portaient jusqu'à Joppe le nom de plaine de Saron, et, depuis là, celui de Se| hélah. v. ces art. Cette partie méridionale communiquait avec les pleines (le Ju la. — c) La plaine du Jourdain, les deux rives de ce fleuve depuis le lac de Gènésareth jusque la mer Morte; près de Jérico celte p!ain* s'é:ai git, el prend le nom de harabah de Jérico. désert de Jérico. Jos. 4, 43. fi, 40. t R. 2-5, 5. Jér. 39, 5., comme aussi la mer Morte s'appelle, à cause de cela, la mer du Désert, Deut. 3, 47. 4, 49. — d) Le plateau (mishôr) df Ruben, sur lequel se trouvaient les villes de Béw et de Médébab, Jos. 43, 46. 20, 8. Deut. 4. 43.; il appartient au grand, mais stérile plateau qui porte aujourd'hui le nom de Belka. — Les plaines de Moab lorabent en dehors du territoire d'Israël ; d'autres plaines encaissées dans les montagnes sont indiquées à l'art. Vallées.
PLATANE, v. Châtaignier.
PLÉIADES. t\ Astres.
PLOMB, v. Métaux.
PLONGEON, Lév. 41, 17., v. Cormoran.
PLUIE, r. Température.
POELE, 2 Sam. 43, 9., instrument à frire, dont la forme nous est inconnue, mais qui ne peut avoir été essentiellement différent des ustensili s de même nom dont on se sert dans nos cuWnes; elle était d'airain, si l'on en juge par son éiymologic (massreth).
POÉSIE, Poêles. Il est peu de sujets sur lesquels on ait plus écrit que celui de la poésie des Hébreux. Depuis les temp^ anciens jusqu'à nos jours, on a écrit des volumes sur la métrique, le rhythme et la musique de ces chants; on les a considérés dans le fond et dans la forme, dans leur contenu et dans la diction; on a recherché la pensée et son enveloppe; on a distingué les genres de poésie, et l'on a pesé les phrases, les mois, les syllabes, les lettres. Les poêles et le* commentateurs ont consacré, les uns leurs talents, les auires leurs travaux, à pénétrer bien des mystères, à signaler bien des beautés. El cet ensemble de travaux qui pourrait faire croire soit à des découvertes intéressantes, soit à uo< grande difficulté de la matière, n'a à peu près rien produit, rien expliqué de ce qui eût dû être expliqué.
Dans les plus anciens souvenirs de l'art d'écrire, la poésie se confond souvent, d'une part avec la prophétie, de l'autre avec la prose ellemême Ce qui valait la peine d'être écrit, on le chantait volontiers, et les premiers chapitres di* l'histoire du monde, Gen. 4 à 44, portent le triple cachet de l'histoire, de la prophétie et de lu poésie. Ou dirait l'Esprit de Dieu soufflant sur