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aux époques diverses de la vie nationale, aux grands événements de l'existence du peuple de Dieu. I.a poésie parait avoir été plus populaire, plus patriotique et plus dramatique dans le nord, plus classique et plus religieuse dans Ifsud : le temple et la royauté inspiraient surtout les poêles de Jérusalem, tandis que ceux de la Galilée étaient davantage sous l'influence des beautés de la nature. Cependant un certain nombre d'images semblables se reproduisent chez les uns et les autres, et si l'on en excepte quelques-uns. Job, Amos, Habacuc. Ezéchiel, on a la clef de tous quand on a la clef de l'un d'eux : l'intelligence d'Esaîe, par exemple, entraîne promptement l'intelligence des autres prophètes considérés comme poètes. Il serait Intéressant de comparer snus ce rapport la poésie hébraïque à la poésie orientale et a celle de l'Ocvidcnt, aux classiques anciens et aux chantres du mo\cn âge, à Homère et à Ossian.
L'élévation de la pensée qui atteint chez plusieurs prophètes la hauteur la p us sublime, celte simplicité pleine d'expression, cette variété pleine d'unité, ces fleures, ces sentiments, oette action, tout cela réuni, qui pourrait se retrouver chez les poètes profanes, est encore relevé par l'idée religieuse qui anime, entoure, vivifie tous ces élans, qui est le centre et le fond de la poésie elle-même chez les Hébreux.
Parmi les auteurs qui ont traité ce sujet, nous n'indiquerons que Carpzov, Lowth, Leilerc, Herder (Esprit de la poès. bébr.J, une dissertation spéciale de Calmet, Ewald, De Mestral, Réville, Paul, en divers articles ou commentaires.
Saint Paul donne aux poêles païens le nom de prophètes, parce que chez les païens les poètes passaient pour inspirés; il en cite deux, Aratus, Act. 17. 28., peut-être aussi Cléanthe et Epiménide, Tlle l, 12. Aratus était natif de Cilieie, comme saint Paul ; il avait dit : « Nous devons commencer par Jupiter, qu'il ne nous est pas permis d'oublier. Tout est plein de Jupiter, il remplit les rues, les places et les assemblées des hommes : toute la mer et les ports sont remplis dé ce dieu, et en tous lieux nous avons tous besoin de Jupiler. » Saint Paul, en faisant iu> extrait de ce passage lui donne la vérité qu'il n'a pas; il purilie l'erreur et arguë de ces paroles obscures et fausses, pour démontrer que dans toute conscience d'homme il resie un sentiment secret, une crovance confuse, mais invincible, à l'existence d'un Dieu toutpuissant et présent partout. Epiménide jouissait d'après ce que rapportent Ptutarque et Diogène de Laërie, d'une grande réputation de prophète, et ils citent de lui plusieurs prédit lions qui, si elles sont vraies, ont été accomplies d'une manière remarquable.
POIDS. Les poids dont les marchands se servaient ordinairement s'appelaient pierres, parce qu'ils étaient fails de pierre, matière plus solide et plus durable que («ni d'autres, me que le fer qui se laisse user par la rouille: on les portait dans un sachet, ou bonrse, attachée à la ceinture, cf. Prov. 16, 11 ., ce qui se fait encore de nos jours en Perse, et celle habitude était d'autant plus nécessaire qu'aucun échange, ni achat, ne se faisait autrement qu'au poids ; l'argent même était pesé, Jér. 32, 10. De faux poids et de fausses balances étaient sévèrement punis par la loi, Lév. 19, 35. Dent. 25, 14 ; mais il parait que malgré ces rigueurs, les facilites que l'on avait de commettre ce délit, l'avaient rendu fort ordinaire, Prov. 11, 1.20,10. 23. .cf. Ez. 45, 1 0. Mieb .6,11. Quant au sicle du sanctuaire, Ex. 30, 13. 24. Lév. 5, 15., etc. (appelé aussi le sicle au poids du roi, 2 Sam. 14, 26.), p. Sicle. Si l'on admet qu'il y avait dans le sanctuaire des poids spéciaux consacrés à la vérification des poids généralement eu usage, et un lévite chargé de les conserver, comme queiques-uns le voient à la fin de 1 Chr. 23. 29., on se rappellera que les Egyptiens, au dire de Clément d'Alexandrie, avaient une institution semblable, les Romains également, et que Justinien, par une loi expresse, ordonna que les poids el mesures seraient gardés dans les églises des chrétiens; v. Mesures.
POIREAU (allium porrum), plante potagère du genre ail, et de la famille des liliacées; ÛYur en ombelle à six feuilles; feuilles grandes, étroites et aplaties; bulbe allongé, petit et membraneux ; on le mange en fcgypte soit en salade, soit sans assaisonnement avec du pain ; les Romains et les anciens Egyptiens déjà l'estimaient pour son goût exquis et en faisaient un assaisonnement recherche pour une quantité de plais, Juvénal, 15, 9. Horace, Epp. 1. 12, 21. Martial, 3, 47. 10, 4. P in., 19, 33. Il est nommé, Nomb. 11,5., avec l'ail et l'oignon comme un des aliments que les Israélites regrettaient le plus dans le désert; son nom hèbr.u est hhatzir, que nos versions rendent ailleurs par herbe, Job 8, 12. 40, 15. sur le témoignage des Septante, appuyés d'autres autorités fort anciennes; Liidolph eu donne une explication différente qui n'a pas prévalu, et les commentateurs sont d'accord sur ce double sens du même mot suivant le contexte dans lequel il se trouve.
POlbON. Il y a eu iiebreu deux mots différents pour dé>igner le poison, l'un plus gênerai, rosb, qui s'applique au poison animal, Deut.
31, 33., comme au poison vi gelai, plus fréquemment cependant à ce dernier ; l'autre, hhemah, qui ne se dli que du poison animal, Deut.
32, 24. Le mol rùsh. que les anciens tiadH>ent quelquefois par venin, quelquefois par fiel, dé-