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lui même avoue que « anciennement le nom d'évèque et celui de prêtre étaient communs et réciproques » (v. Evêque et Synagogue). Les Eglises réformées ont, sous différents noms, conservé l'institution des anciens dans leur représentation ecclésiastique; les laïques sont collègues des pasteurs dans les conseils presbyiéraux, dans les consistoires et dans les synodes, et prennent à la direction de l'Eglise une part considérable, heureuse autant que légitime. Cf. 4 Pierreft, 4.

4° Dieu est appelé l'Ancien des jours, pour désigner son étemelle existence, Dan. 7, 9.

ANCRE. Instrument dont on se sert pour arrêter les vaisseaux en rade ou au port. Ce furent d'abord de grandes pierres attachées avec des câbles : telles étaient les ancres des Argonautes. On se servit ensuite de pièces de bois chargées de plomb, ou de paniers pleins de pierres, espèce d'ancre encore en usage chez les Japonais. Les ancres faites de deux barbes ou dents, furent inventées par Eupalaroius, ou par le Scythe Anacbarsis , peu de temps après le retour des Juifs de la captivité. Dans les grands vaisseaux on tenait trois ou quatre ancres, mais il y en avait toujours une dont on ne se servait qu'à la dernière extrémité : on l'appelait ancre sacrée, et maintenant encore on l'appelle maîtresse -ancre. Autrefois on jetait les ancres de la poupe, Act. 27, 29. ; de nos jours on les jette de la proue. Les ancres modernes sont de fer ; elles ont la forme de crocs, en sorte que, de quelque manière qu'elles tombent, elles entrent dans le sable. — L'espérance du salut est comparée par l'Apôtre, Hébr. 6, 49., à une ancre sûre et inébranlable, qui, allant se fixer au delà du voile dans le ciel, vers Jésus et les choses invisibles, nous affermit au milieu des orages et de la tempête des passions, et nous empêche de flotter à tout vent de doctrines, cf. Jacq. 4,6. Jude 43. 4 Tim. 4, 49. Eph. 4, 14.

ANDRE, fils de Jonas, frère de Simon Pierre, et pécheur comme lui, était de Bethsaîda, et fut un des premiers disciples de Jean -Baptiste. C'est aussi lui que Jean 4, 35-42. nous montre comme le premier de ceux qui se joignirent à Jésus : il suivait le Maître timidement et sans lui adresser la parole, jouissant en silence de celle divine compagnie, ignorant même, peutêtre, que Jésus l'eût aperçu. Mais Jésus s'approcha de lui (cf. Jacq. 4, 8) et le conduisit dans sa propre demeure oû il le logea, car le jour était déjà avancé. Toutefois ce ne fut que plus tard que Jésus l'appela comme apôtre sur les bords de la mer de Galilée, Mallh. 4, 48. Marc 1, 16., et dès lors il accompagna le Seigneur jusqu'à la fin. Son caractère était moins vif et moins ardent que celui de son frère, et

son rôle fut modeste ; nous ne le voyons qu'une fois seul dans la compagnie des trois grands apôtres, Marc 43, 3. Il paraît avoir été lié plus particulièrement avec Philippe, qui le consulta, Jean 12, 22., sur le désir de quelques Grecs de voir Jésus, cf. aussi Jean 6, 7. 8. — Après la Pentecôte, la tradition nous le montre tournant ses pas vers la Scythie, puis vers Byzance où il aurait établi Stacbys, Rom. 16, 9., comme premier évêque de cette future métropole. Partout il eut à combattre la magie et la foi au démon, et il le fit avec puissance et par des prodiges qui lui obtinrent des succès signalés. 11 parait qu'après avoir prêché l'Evangile dans la Grèce, il souffrit le martyre à Fatras, en Achaie ; il fut crucifié , dit la tradition , et la croix en forme d'X, qui fut l'instrument de son supplice, s'appelle encore aujourd'hui croix de Saint- André.

ANDRONIQUE, Rom. 16, 7., probablement le mari de Junias; on ne les connaît, l'un et l'autre, que par ce qui en est dit dans ce seul verset. On ignore où ils furent prisonniers avec Paul , si ce fut à Rome ou ailleurs. Saint Paul les appelle ses parents, mais le mot employé pourrait aussi ne s'entendre que dans le sens de compatriotes, issus d'une même famille, peutêtre d'une même tribu. Ils sont distingués entre les apôtres, dit saint Paul, et le mot d'apôtre dans cette phrase a l'acception étendue qu'il a lorsqu'il est donné à Barnabas, Act. 14, 14., et à d'autres disciples. On pourrait traduire aussi, mais c'est moins probable, « ils sont distingués par les apôtres. »

AINE. Le nom hébreu de l'âne est Hhamor, qui signifie roux, roussàtre, parce que c'est, en Orient, la couleur ordinaire de cet animal; on en trouve cependant aussi de gris , quelquefois même de noirs et de blancs. Bien différent de l'âne humble et méprisé de nos contrées, l'âne oriental est actif, grand et vigoureux, plein d'énergie et de légèreté dans ses mouvements ; son poil est lisse et beau, son pas est sûr et agréable; en marchant il relève avec vivacité ses pieds légers, et porte la tête haute, en sorte que l'épithète de noble animal pourrait s'appliquer à lui tout aussi bien qu'au cheval. C'est peut-être à cause de sa vivacité qu'il est dit , l'rov. 26, 3. : « Le fouet est pour le cheval , et la bride pour l'âne; » on dirait le contraire chez nous. En Orient l'âne est aussi infatigable et plus fort que le cheval, et on le préfère pour les courses et les voyages dans' les contrées montagneuses. Plusieurs voyageurs célèbres, comme Niebuhr et Myller, rapportent qu'ils faisaient souvent d'une lieue et demie à deux lieues par heure, montés sur ce léger coursier.

On trouve quelquefois en Asie des ânes entièrement blancs ; ils sont considérés comme les

f>lus beaux de leur espèce, et sont un objet de uxe ; on les soigne mieux que les autres, on les couvre d'étoffes et de harnais plus précieux et plus brillants, et l'on n'épargne ni couleurs, ni sonnettes pour les parer. Quelquefois on marque leur poil blanc de taches et de raies rouges, avec le suc d'une plante nommée henna ; la crinière et la queue sont de même teintes en rouge. C'est à cette coutume que se rapporte une discussion sur le sens du passage Jug. 5, 10., où il est question d'ânesses blanches fd'après le mot hébreu), et où quelques savants, s'appuyant sur le sens du même mot en arabe, veulent ajouter tachetées de rouge; toutefois, il est peu probable que les anciens Hébreux connussent l'art de peindre les animaux ; en tout cas, nous n'avons aucune trace de cet usage. — Comme ces ânes blancs sont plus rares et plus beaux que les autres, il n'y a que les grands et les riches qui puissent s'en procurer, et ces animaux sont, par là même, devenus une marque de distinction pour ceux qui les montent.

De tout temps, les ânes ont été fort estimé* en Orient; et autrefois on leur donnait, surtout aux ânesses, autant de soins que les Arabes en donnent maintenant à leurs nobles chevaux. Ils composaient en grande partie la richesse des patriarches, Gen. 12, 46. 22, 3. 24, 35. Ex. 4. 20. Nomb. 22, 21. Jos. 9, 4. Jug. 5, 40. tî, 14. 2 Sam. 16, 2. 1 R. 13, *3. Néh. 7, 69. Job 1, 3., etc.; on comprend que les ânesses surtout dussent être d'un grand prix pour des peuples nomades. Comme l'élève des chevaux était presque nulle en Palestine, les Israélites se servaient d'ânes pour transporter leurs effets, tourner la meule ou traîner la charrue, cf. Deut. 22, 40. Ex. 23, 12. Es. 30, 24.; on les montait aussi comme nous montons les chevaux, Gen. 22, 3. 5. Ex. 4, 20., et les riches, comme on l'a vu, préféraient les ânesses , les ânes blancs ou les âuons, coutume qui s'est conservée jusqu'à nos jours. On bride l'animal, Nomb. 22, 21. Jug. 19, 10.; on lui jette une couverture ou des habits sur le dos en guise de selle, Matlh. 21, 7., et le conducteur marche à côté ou par derrière, Jug. 19, 3. 2 R. 4,24.

Quand les chevaux commencèrent à être introduits en Israël, on s'en servit principalement pour la guerre et comme montures, et lesâDes cessèrent d'être un objet de luxe; en sorte que la prophétie annonçant que notre Seigneur ferait son entrée à Jérusalem monté sur un ânon, tout en étant conforme aux idées tbéocraliques des anciens temps , n'emportait plus l'idée de grandeur, mais celle de paix; l'entrée de notre Seigneur dans cette métropole du vrai culte était le triomphe de la paix. Christ allait accomplir, à cet égard, les anciennes prophéties m«s*

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