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sianlques, cf. Es. 6Î, 44. Zaeh. 9, 9.; et l'épi- : thète de débonnaire qui lui est donnée, doit être comprise dans ce sens.

Il paraîtrait, d'après 2 R. 7, 7., qu'à la guerre on ne chargeait ordinairement que le bagage sur les ânes; toutefois, dans la description prophétique de l'armée de Cyrus , roi des Perses, Es. 21, 7., il est question d'une cavalerie montée de ces animaux. Strabon, de môme, assure que les Caramaniens, peuple soumis aux Perses, se servaient d'Anes pour leur cavalerie, et Hérodote raconte que. dans une bataille contre les Scythes, Darius, fils d'Hystaspe, n'avait pas d'autre monture pour ses cavaliers. Les historiens rapportent encore qut\ huit siècles après Jésus-Christ, un calife possédait une cavalerie montée d'ânes, et que ces animaux étaient si courageux, que depuis cette époque le mot a passé en proverbe chez les Arabes : « Ane de guerre ne fuit pas; » v. d'Herbclot.

On croit que la défense, Deut. 22, 40., d'atteler un âne et un bœuf ensemble a la charrue, de même que plusieurs lois du même genre, était une loi purement symbolique, soit qu'elle eût pour but de rappeler aux Israélites de se garder toujours de toute alliance inconvenante, tant en religion qu'en politique, cf. 2 Cor. 6, 44., soit qu'elle dût leur apprendre l'humanité même à l'égard des animaux, soit enfin qu'elle fût destinée à les préserver de certaines pratiques superstitieuses en usage chez les païens, et qui n'étaient pas sans rapport avec ces sortes d'alliances, v. Accouplements.

Quant à l'ànesse de Balaam, à laquelle le Seigneur ouvrit la bouche, Nomb. 22, 28., v. Balaam : nous ferons seulement observer que chez les Romains aussi l'on trouve des traditions relatives à des animaux qui auraient parlé, et ce cas était toujours un présage, funeste. v. Valère-Maxime, 4,6; Pline, Hist. Nat., 8, tu. 70., et Bochart. — La mâchoire d'âne de Jug. 45, 49. a été expliquée de diverses manières; v. Léhi. — D'après Lév. 44 , 4., l'âne était mis au rang des animaux impurs dont 11 était défendu de manger la chair; mais on comprend que dans les cas de famine, comme 2 R. 6, 25., cette défense n'ait pas été strictement observée. L'énormité de la somme payée pour une seule tète d'âne montre à quelle extrémité les habitants de Samarie étaient réduits.

Ane sauvage. Cet animal, connu aussi sous le nom d'onagre, surpasse de beaucoup l'âne domestique, même celui de l'Orient, par la beauté de sa taille et la proportion de ses membres; il ne saurait être dépassé en vitesse, même \m le cheval arabe. Il se distingue par une crinière laineuse et foncée; son cou est un peu long et courbé, ses oreilles sont droites et très longes, son front est élevé, sa peau lisse et

rayée de brun sur un fond couleur d'argent, tirant sur le jaunâtre vers le ventre; cependant on en trouve aussi d'une couleur plus foncée. Il est sauvage, vit uniquement dans les déserts et ne se laisse pas approcher par l'homme, Job 39, 8. 9. Gen. 46, 42. Es. 32, 44. Dan. 5, 24. Il ne marche que par petites bandes, ordinairement composées d'un mâle et de plusieurs femelles. Cf. Jér. 2, 24. Ps. 404, 41. De nos jours il habite surtout les déserts de l'Asie centrale, tandis qu'il se trouvait autrefois jusque dans les parties montagneuses et désertes de l'Asie Mineure, de la Syrie et de l'Arabie. Le livre de Job 6, 5. 39, 8-11. donne une belle description de ses habitudes et des lieux où il se tient de préférence. Les Bédouins, Job 24, 5., aussi bien que leur père Ismaël, Gen. 46, 12., sont comparés à des onagres, à cause de leur vie indépendante et libre dans les déserts, de leur opiniâtreté et de leur rapidité dans la fuite.

Outre l'âne sauvage, que nous venons de décrire, il en existe dans la Mongolie une autre espèce appelée djiggelaï ou ziggetaî (longue oreille), sorte de mulet sauvage et naturel qui tient le milieu entre le cheval et l'onagre. Presque tout ce que la Bible dit de l'âne sauvage pourrait se rapporter à ce djiggetaï; maison ne le trouve pas dans l'Asie antérieure, et les anciens ont toujours soigneusement distingué ces deux animaux.

ANEMONE, v. Lys.

ANET, anelhum graveolens, Matlh. 23, 23., herbe de la famille des ombellifères, dont les anciens employaient la graine, à cause de ses propriétés stimulantes et digeslives, Pline 49, 61. Les Juifs scrupuleux portaient leur zèle aveugle pour l'observation de la loi mosaïque jusqu'à payer la dîme de l'auet aussi bien que celte des autres productions de la terre, et le Talmud l'énumère expressément parmi les objets soumis à la dime. Notre Sauveur reproche aux pharisiens hypocrites d'être par ostentation fidèles dans les petites choses, mais infidèles dans les grandes.

ANGE ou messager, nom générique donné aux intelligences célestes par qui Dieu exécute une partie de ses desseins, et qui sont toujours prêts à lui obéir. Tous les peuples qui ont eu l'idée d'un esprit souverain y ont joint celle d'esprits subalternes ou génies. Il y a, en effet, lieu de supposer entre nous et la Divinité une vie plus relevée que celle dont nous vivons icibas, une nature plus subtile, plus puissante, plus accomplie. De là, dans le monde païen, l'idée de ses demi-dieux dont il a peuplé l'espace, inventant jusqu'à des êtres protecteurs de peuples, de familles, même d'individus. La révélation est remarquable dans la pureté des conceptions qu'elle nous offre sous ce rapport,

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