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ger la splritualise en l'appliquant à rBgli&e chrétienne qui s'élève au-dessus de toutes les autres ; il dit que ces psaumes sont ainsi nommés à cause de l'excellence de l'Eglise.
Le Hazkir (pour réduire en mémoire), Ps. 38, et 70. Ce titre peut avoir plusieurs sens, cantique destiné a être appris par cœur, cantique destiné à rappeler certain événement ou certaine époque de la vie. Selon Calvin, David veut conserver le souvenir des expériences qu'il a faites dans l'épreuve : selon Hengstenberg, il veut se rappeler A Dieu qui semble l'avoir oublié. L'idée de glorifier Dieu en célébrant ses bienfaits est plus générale, et s'appuie de 4 Cbr. 46, 4. Es. 12, 4. (De Mestral.).
Thephiloth (requête), Ps. 47, 86, 90, et 404.
Thodah (confession ou actions de grâce), Ps.
Thehillah (louange), Ps. 4 45.
Hallélulah (louez l'Eternel), Ps. 406, 444, 442, 413, 435, etc.
Yedfdoth (cantique nuptial), Ps 45.
D'autres psaumes enfin ont des inscriptions plus développées, disant les circonstances dans lesquelles ils ont été composés. On a discuté longuement sur la date, la valeur et l'autorité de ces inscriptions. Augustin, Hilaire, Théodore! estiment que, non-seulement chaque titre correspond exactement au sujet du psaume, qu'il en est en quelque sorte la clef, mais encore que ces titres sont inspirés comme le reste du psaume, quoiqu'ils aient été ajoutés peutêtre après coup par les auteurs inspirés de la collection, notamment par Esdras; les Juifs, les Septante, la Vulgate et nombre d'autres traducteurs ou commentateurs de la Parole divine, ont parlé à peu près de la même manière. Origène parle autrement; il ne conteste pas l'utilité de ces titres en général, mais il estime qu'il y a eu diverses transpositions, « que chaque pièce de ce grand appartement a une clef à sa porte, mais que cette clef n'est pas celle qui convient, et qu'il faut souvent la chercher ail leurs. Cal met, cherchant un juste milieu entre les opinions contraires des Pères, dit qu'il faut parler des titres des psaumes avec beaucoup de respect, quoiqu'on ne puisse pas les regarder tous comme canoniques. Mais en parlant ainsi, il parle des Septante et de la Vulgate qui ont souvent ajouté quelques mots, quelques explications aux paroles du texte hébreu, et sa réserve ne saurait porter sur les titres de l'original, tels que nous les avons conservés dans nos versions. Nous pouvons donc nous borner dans cette discussion, à reconnaître comme authentiques et inspirés les titres hébreux, laissant le champ libre sur l'exact itude des additions et changements ajoutés par voie de commentaires dans les versions grecque et latine.
Quelques mots hébreux ont été conservés dans le texte de nos versions, Amen, Alléluia, Sélah, q. v. Le mot Higgajon qui est joint â Sélah Ps. 9, 46. signifie selon les uns jeu d'instruments, jeu doux et solennel, selon d'autres (Kimhi, Hengstenberg, Tholuck, De Mestral) méditation : c'est le même mot qui est traduit 92, 3. par cantique médité : c'est une invitation a réfléchir aux jugements de Dieu dont le Psalmiste vient de parler, v. aussi Ps. 65, 2. Lam. 3, 61 (dans l'hébreu).
Mentionnons encore, comme se distinguant par un caractère extérieur, les psaumes acrostiches dont chaque pause, verset ou demi- verset commence par une des lettres de l'alphabet, rangées selon l'ordre alphabétique; ce sont les Ps. 25, 34, 37, 414, 412, 449 et 445. Sur cet arrangement, qui se reproduit ailleurs encore, v. Jërémie (Lamentations).
Les psaumes sont des poésies, mais dont la forme est perdue pour nous; v. Poésie. On y reconnaît d'une manière générale des vers, quelquefois des strophes, un certain parallélisme de pensées et même d'intonations, mais il faut renoncer à y trouver des pieds et ce qu'on appelle même la quantité dans les syllabes. Les découvertes que l'on a cru faire sous ce rapport n'ont pas résisté à un examen plus approfondi, et si l'on se rappelle que la véritable prononciation hébraïque est encore un problème, on comprendra que la versification, le rbylbme, la prosodie des Hébreux, le soit également.
L'authenticité et la canonicilé du livre des Psaumes ont toujours été reconnues par les Juifs et par les chrétiens; quelques sectes, les nicolaïles, les gnostiques, les manichéens, parfois des anabaptistes, ont seuls contesté que David ait été prophète, et que les psaumes soient l'ouvrage du Saint-Esprit. L'une des raisons que l'on a fait valoir avec une apparence de solidité contre l'inspiration de quelques psaumes, ce sont les imprécations du prophète contre ses ennemis et contre les méchants. Les Pères expliquent ordinairement ces passages comme ne contenant que de simples prédictions des maux que Dieu réserve à ceux qui font le mal; Chrysoslome dit que le prophète n'exprime pas ses propres sentiments, mais ceux des autres; Albanase spiritualité ces ennemis et pense qu'il ne s'agit pas des hommes, mais des démons. Cette opinion n'est pas un expédient, mais une vérité peut-être trop spiritualisée ; il est probable que David pensait aux hommes visibles et non à des ennemis invisibles, mais pour le roi tbéocralique, les ennemis delà théocratie étaient les ennemis de Dieu, les agents et les représentants du malin, et celui qui, vivant, pardonnait comme individu a Simhi, prophète, sur son lit de mort, ne lui pardonnait plus. Au point de
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vue de la théocratie, et il imparte que l'on s'y place, les paroles du prophète ont, non pas une signification, mais une portée toute différente de celle qu'elles auraient dans le langage ordinaire; elles partent de la glorification de Dieu, et lui subordonnent tout ; rétablissement du règne de Dieu a une bien autre importance que la vie ou la mort de ses ennemis, et d'ailleurs, ce n'est pas de leur mortqu'il s'agit, mais de leur cessation, de leur destruction, sous quelque forme qu'elle se présente ; ce peut èlre la mort, ce peut être la conversion, ce doit èire une IUi d'opposition et d'antagonisme. Nous n'oublions pas qu'une fraction de l'Eglise, qui confond habituellement sa cause avec la plus grande gloire de Dieu, s'est arrogé le droit, depuis qu'elle s'est manifestée^ de prononcer h mort (.outre ses ennemis et qu'elle conclut facilement de l'usage à l'abus, en matière d'autorité. .Mais Dieu et l'Eglise de Rome sont deux choses distinctes, et les droits de l'un ne font pas les privilèges de l'autre. Nous ne pouvons confondre l'Eglise avec son chef sous aucun rapport, et celui-ci peut seul mettre toutes choses sous ses pieds. L'Eglise chrétienne même ne saurait adopter a son usage une pareille doctrine, et elle l'a répudiée depuis qu'elle a répudié le moyen âge et ses traditions. Il suffirait, d'ailleurs, de voir l'usage qu'on a fait de la formule ad majorent Dei gloriam, pour être bien persuadé que le jésuitisme n'a rien & démêler avec la sainte indignation du Psalmiste contre
On trouve des difficultés de plus d'un genre dans l'élude des psaumes, mais ce n'est pas à ces difficultés qu'il faut attribuer, comme le fait Calmet, le grand nombre de commentaires qui ont paru sur ce livre. S'il a mérité de lixer l'attention des théologiens de tous les temps, c'est, non point a cause de ce qu'on n'en comprend pas, mais à cause de ce qu'on en comprend. Ce livre est unique, seul de son espèce dans la Parole de Dieu. Tous le» autres nous représentent Dieu parlant à l'homme, celui-ci nous montre l'homme parlant a Dieu. Les psaumes sont en quelque sorte la réponse de l'homme aux révélations divines, à la loi, à la grâce, à la sainteté, à l'amour, a la justice, et a la vérité de Dieu. Et chaque homme peut trouver dans chaque psaume l'expression de ses sentiments chrétiens, de ses désirs, de ses actions de grâces. De là vient cette vénération, cet amour universel, presque exclusif chez quelques-uns, que l'on rencontre pour cette portion de l'A. T.; et plus le fidèle croit dans la grâce et dans l'expérience, plus il ajoute de prix à la méditation de ces pensées de Dieu, devenues les pensées de l'homme régénéré.
Parmi les deux mille commentaires, et plus.
qui ont été faits sur les Psaumes, nous n'indiquerons que ceuxd'Aiubroise,d'AUi.HM^'. de Basile, entre les Pères ; celui de Luther, et ceux 4e Bucer, BuUmger, Calvin et Zwiugle, entre les réformateurs. Les travaux de Ifcudioger, Groiius. Le Clerc, Amyraut, de Dieu, VUriuga. Schultens, Mit baélis, Rosenmuller, sont bons à consulter, surtout au point de vue exégétique. Parmi les plus mode rue*, U faut citer, en anglais, Honte, Horsley, Henry et Scott; en allemand, Slier, Kwald, De Wette, Tboluct, Gerlack, Jahr, et Hengslenberg; en français, A. de Mestral.
On a essayé, à diverses reprises, de mettre les Psaumes en vers français. Le psautier, tel qu'on le chante maintenant dans nos Eglises, a paru, pour la première fois, en 45«, avec privilège du roi, « traduit selon la vérité hébraïque, et mis en rime française et bonne musique, comme il a esté veu et cognu par gens doctes en les S. Eseriptures et es dites langues , et aussi en l'art de musique. » Les cinquante premiers ont été traduits par Marot, les cent autres par Théodore de Beze. Le dernier essai qui a été fait en ce genre, est celui de Malan, publié sous le titre de Chants d'Israël. La réputation des Chants de Sion, du même auteur, a jeté de l'ombre sur son dernier recueil.
PTOLÉMAIS. c. Hacco.
PUBLIUS, gouverneur de Malte, lorsque saint Paul fut jeté sur les côtes de l'ile par un naufrage, Act. 18, 7. &. Il ne demeurait pas loin du lieu où le navire avait échoué, et il fut des premiers à pourvoir aux besoins de Paul et des siens, qui trouvèrent dans sa» maison, pendant les trois premiers jours, une hospitalité que Publias continua sans doute jusqu'à la (in à l'apotre qui avait guéri son père d'une maladie dangereuse. — Luc donne au gouverneur de Halte le litre de premier ou de principal, que l'on a retrouvé dans une inscription antique, comme désignant la charge du magistrat exerçant dans cette île l'autorité suprême.
PUDENS (modeste), î Thn. 4, 24.
v. Claudia.
PIJHA (sifflante), Ex. 4,45. ». Siphra.
PUITS, v. G ter nés, et Maisons. Ils sei souvent de retraites ou de magasins, et cet usa^e s'est conservé chez plusie u rs peu|Jes et peuplades de 1 Orient. «Les habitants du Caucase qui, pour la plupart, sont à demi nomades et souvent exposés aux incursions de leurs voisins, ont toujours, auprès de leurs maisons, des souterrains dans lesquels ils cachent leurs provisions et leurs effets. Ces magasins, de la forme d'un puits étroit, sont fermés avec une planche, ou une large pierre recouverte soigueusemeul de terre, et sont toujours placés dans des endroits où le gaion manque, de peur que la couleur de l'herbe ne trahisse le dépôt. Malgré ces précautions, les
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soldats russes les découvrent souvent ; ils frappent la terre avec la baguette de leurs fusils, dans les sentiers battus qui sont près dos habitations, et le son leur indique les cavités qu'Us recherchent. Ivan en découvrit une sous un hangar attenant à la maison, dans laquelle il trouva des pots de terre, quelques épis de mais, un morceau de sel gemme et plusieurs ustensiles déménage. » (Xavier De Maislre, les prisonniers du Caucase.)
Quant au puits de Vivant qui me voit, v. Citernes.
PUL (destructeur), ou Phul, 2 R. 45, 49., le premier roi d'Assyrie dont il soit parlé dans la Bible. Il envahit Israël sous le règne de Ménahem, peut-être pour venger les revers que l'Assyrie avait éprouvés sous Jéroboam II ; mais un tribut de 4,000 talents, que Ménahem perçut sur les plus riches de son royaume, apaisa le roi conquérant, qui l'affermit sur le trône qu'il venait d'usurper par la violence et le meurtre. Put devait voir avec joie le renversement de la 5" dynastie, qui l'avait vaincu, et il croyait laver sa honte en appuyant l'avènement d'une dynastie nouvelle. Il ne laissa pas cependant que d'emmener ea captivité les habitants des tribus trausjourdaines, 4 Chr. 5, 26. Quelques-uns pensent que Pul est l'Anacindaraxès ou Anabaxarès des historiens profanes, le père de Sardanapale, appelé, selon la coutume des Orientaux, Sardan- Pul, c'est-à-dire Sardan, tils de Pul (Calraet, Bossuet); celle opinion est peu probable. On ajoute que Pul est ce roi de Ninive qui lit pénitence avec tout son peuple à la prédication de Jonas, et si l'on se rappelle que Jonas était contemporain de Jéroboam 11 , on peut croire que, dans sa jeunesse, Pul a entendu la voix du prophète. D'autres croient que Pul est Sardanapale lui-même ; d'autres enfin qu'il fut son tils et successeur, Sardanapale 11. Le nom de Sardanapale, en caldéen, signifie encore : donné de Dieu.
2° Pul, Es. 66, 49., peuplade nommée à coté de Lud, au milieu d'autres contrées éloignées d'Israël. Bochart pense à la petite ile de Pbilœ située sur le Nil. entre l'Egypte et l'Ethiopie, au sud d'Eléphantine, et commune aux habitants de ces deux pays, Strab. 47, 848. Diod. de Sicile 4 , 22. Piin. 5, 10. La position de cette île frontière cadrerait assez bien avec le contexte.
PUNITIONS, v. Peines et Châtiments.
PURAH (qui porte du fruit), Jug. 7, 40. 44., serviteur de Gédéon, choisi de Dieu pour accompagner son maître jusqu'aux avant-postes des Madianites, et partager tes dangers.
PURETÉ, Purifications. La malpropreté du corps est plus commune et plus dangereuse dans les pays chauds de l'Orient, que dans nos
climats froids ou tempérés, plus ordinaire parce
qu'elle résulte de la transpiration, plus dangereuse parce qu'elle engendre facilement ces maladies de la peau dont la lèpre est le dernier terme. De là ces nombreux usages et observances des Orientaux, ces préceptes de leurs lois, cette sanction que leurs religions donnent aux habitudes de propreté pour leur imprimer un caractère d'impérieuse nécessité. — Comme tous les peuples de l'Orient, comme les Egyptiens en particulier (Hérodot. 2, 37.), les Israélites ont eu des lois de propreté qui étaient tout ensemble pour eux des lois sanitaires et des lois morales ; Mahomet les leur a presque toutes empruntées. Les ablutions et le bain étaient naturellement au premier rang de ces mesures; on se baignait notamment lorsqu'on se disposait à visiter un supérieur, Rulh 3, 3. Judith 40, 3. On fut particulièrement exact à observer toutes ces formalités dans la période qui suivit l'exil, et les pharisiens s'étaient fait, a cet égard, une réputation de minutie qui touchait au ridicule pour les petites choses, et qui était bien loin d'être méritée pour les plus importantes, Mattb. 45,2. .Marc 7, 3. Luc 14, 38.
La propreté du corps étant le symbole, bien souvent méconnu, de la pureté intérieure, il en résultait pour le culte, d'abord que personne ne pouvait se présenter dans le temple ou dans une synagogue, ni remplir un acte de culte quelconque, prière ou sacrifice, sans s'être auparavant lavé, ou même baigné, suivant l'importance de ce qu'il allait faire, 4 Sam. 46, 5., cf. Jos. 3, 5. 2 Chr. 30, 17. Ex. 49, 40. Il en résultait ensuite que cette pureté extérieure était plus rigoureusement exigée à mesure qu'on avait le droit d'approcher de plus près de l'Eternel , et que les prêtres, a leur entrée en fonctions, ou lorsqu'ils étaient sur le point de vaquer i certains offices, devaient se purifier avec soin, Ex. 99, 4, Lév. 8, 6.; des cuves spéciales, destinées à ces lustrations, étaient placées dans les parvis du temple, v. Prêtres.
Les idées de pureté et de souillure portaient sur les animaux et sur les choses , aussi bien que sur les personnes. Certains animaux étaient déclarés impurs par la loi, et il était défendu d'en manger. Les habits, les maisons, les lits, et quelques ustensiles de ménage, étaient susceptibles de certaines impuretés, et il était défendu de s'en servir aussi longtemps qu'ils n'avaient pas été purifiés; on appelait encore impures, d'une manière générale, toutes les choses dont les Israélites ne pouvaient user ou s'approcher sans être souillés. Les motifs qui avaient dicté au législateur ces interdictions étaient, la plupart, fondés sur la nature même des choses ; ils étaient à la fois hygiéniques, po-
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litiques, symboliques et religieux, et ne te- 1 naipnl, ni les uns ni les autres, exclusivement de l'un de ces caractères pris à part. Prévenir certaines maladies, isoler le peuple des peuples voisins, lui rappeler la pureté du cœur, et le maintenir dans la dépendance de l'Eternel, tel était le but de la loi de Moïse, et chacune de ses prescriptions sur la pureté légale et sur les purifications, tendait au même résultat. On peut dire que les défenses sur le loucher ou sur le manger étaient toutes fondées, sans aucun caractère arbitraire, sur des impuretés réelles, sur une insalubrité constatée, et sur un dégoût naturel a l'homme pour les objets dont il avait à s'abstenir ; ainsi les cadavres des animaux ou des hommes, Nomb. 49, 41., les maisons et les vêtements atteints de la lèpre, les lépreux, les hommes et les femmes souillés de diverses infirmités, dont plusieurs étaient une suite du péché, Lév. 11-15, Nomb. 19, les femmes nouvellement accouchées, etc. A l'exception des animaux dont la chair était impure, mais que l'on pouvait cependant toucher sans en être souillé, le contact avec les personnes ou objets qui viennent d'être énumérés, suffisait pour procurer une souillure plus ou moins longue ; dans plusieurs cas, celui qui était devenu impur communiquait son Impureté à ceux qui l'approchaient et à ce qu'il touchait ; dans d'autres, sa souillure demeurait individuelle, et n'était pas contagieuse. On peut voir, aux articles spéciaux, quelques détails sur les principales causes d'impureté légale ; nous rappellerons seulement encore la souillure que la loi imposait, en l?s obligeant de la contracter, à ceux qui sacrifiaient la vache rousse, et qui en répandaient les cendres, Nomb. 49, et a ceux qui devaient conduire au désert le bouc Hazazel, et brûler au feu la chair des deux victimes pour le péché, dans le jour des expiations, Lév. 46, 26. 28. Celte dernière souillure était la moindre de toutes, et il suffisait de se baigner et de laver ses vêtements pour en être immédiatement purifié.
Dans la plupart des cas, les souillures contractées duraient, les moindres un jour, c'està-dire jusqu'au soir, ies autres sept jours, ou une semaine; les habits devaient être lavés aussitôt, et un bain pris au troisième jour rendait au septième la pureté légale à celui qui l'avait perdue. Lorsque les souillures tenant a des causes naturelles, étaient a la fois plus graves et plus longues, des sacrifices de purification devenaient nécessaires. Deux tourtereaux sont mentionnés Lév. 4t. Une mère, trente-trois jours après la naissance d'un fils, soixante-six après celle d'une lille, devait présenter au sacrificateur un agneau d'un an en holocauste , et un pigeonneau ou une tourte-
I relie, Lév. 42, 6. 8.; si elle était trop paovre, deux pigeonneaux , l'un pour l'holocauste , l'autre en offrande pour le péché, pouvaient suffire. Quant aux offrandes du lépreux nettoyé, t>. Lév. 4 4. Sa purification devait se faire en deux fois : la première, il apportait deux passereaux, dont l'un était égorgé au-dessus d'un vaisseau de terre plein d'eau vive, dont l'autre, trempé dans le sang du passereau mis à mon, avec un bouquet de cèdre, d'bysope, et de laine écarlate, servait à faire aspersion par sept fois sur le lépreux, puis était rendu a la liberté, comme s'il devait emporter la souillure; le lépreux se lavait alors, rasait tout son poil, était déclaré net, rentrait dans la ville, mars ne pouvait pas encore habiter sa maison. La seconde fois, au septième jour, il se lavait et se rasait de nouveau-, puis au huitième, après avoir offert deux agneaux et une brebis d'un an sans tare, avec de l'huile et trois dixièmes de fine farine, il se présentait devant le sacrificateur, qui le touchait avec du sang en trois endroits et répandait de l'huile sur sa tête, faisant propitialion pour lui devant l'Eternel. Un holocauste était offert et le lépreux purifié recouvrait toute la pureté légale.
Celui qui était dans un état d'impureté légale était exclu du culte, des repas eucharistiques, et de la libre communication avec les autres Hébreux. Son état ne constituait pas un délit, pourvu qu'il fit ce qui dépendait de lui pour le faire cesser; mais s'il restait volontairement impur, s'il cachait son état, ou s'il en bravait les conséquences, il devenait d'autant plus criminel que la loi, plus facile a violer, exigeait davantage le concours de la conscience pour conserver son action. L'Hébreu, et l'Hébreu fidèle, étant seul pur devant la loi, tout autre étant nécessairement impur, les Israélites étaient isolés au milieu des autres peuples, et considéraient leur pureté comme une décorât ioo extérieure, comme un privilège, comme un litre de gloire, auquel ils s'attachaient d'autant plus qu'il était comme le signe de la faveur divine. — C'en était le signe en effet; le pbarisaîsme a voulu en faire la réalité , et la lettre a tué l'esprit.
PURIM ou Pur, mot persan plutôt qu'hébreu, et qui signifie le sort ou les sorts. Haraan voulant faire périr la nation juive, mais n'ayant pas la résolution qui parfois mène a bien 1rs projets les plus criminels, s'en remit au sort pour fixer l'époque de cette horrible exécution, Est. 3. 7. Il ignorait que l'homme met la main au giron, mais que ce qui en sort est de par l'Eternel, Prov. 46, 33. Le sort jeté au premier mois décida, puisque Dieu l'avait ain>i décidé, que l'entreprise tentée contre les Juifs ne serait pas exécutée avant le douzième mois, celui
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d'adar. Ce long délai permit aux Juifs de détourner le coup qui les menaçait, et à Ester d'effacer dans l'esprit d'Assuérus les mauvaises impressions qu'on lui avait données contre Israël. Haman tomba victime de sa cruelle ei trop contiame vaniié. Les Juifs, heureux et reconnaissants de cette délivrance toute miraculeuse, instituèrent la féte des sorts ou de Purim pour en conserver le souvenir. On la célèbre le 44 adar, Est. 9, 21., et par deux fois si l'année complémentaire compte les deux mois d'adar et de beadar, mais la seconde féte n'est qu'un souvenir de la première, et porte le nom de petit Purim par opposition au grand Purim qui est la féte véritable. La veille on observe un jeûne rigoureux, si c'est un jour où l'on puisse jeûner; si c'est un sabbat ou une veille de sabbat, on anticipe le jeûne ; on observe pendant vingtquai r«- heures l'abstinence la plus complète, et les enfants y sont astreints déjà depuis l'âge de treize ans : on fait des aumônes abondantes pour que les pauvres puissent participer a la joie générale, et le jour de la féte on leur Tait part des biens dont Dieu a couvert les tables de ceux qui vivent dans l'aisance. Le soir du 43, la veille encore, on se réunit dans les synagogues, et à la lueur des lampes, au moment où les étoiles commencent à se montrer, on fait la lecture du livre d'Ester sans en rien omettre; ce volume ou rouleau de vélin, est appelé le livre par excellence. Le lendemain malin, jour de la fête, on retourne à la synagogue, où après avoir lu la déroute d'Hamalee dans 1 Exode, on recommence la lecture de l'histoire d'Ester; puis chacun retourne dans sa maison, et le jour se passe dans le Jeu et dans toutes sortes de réjouissances; la dissolution va jusqu'aux déguisements les plus sévèrement défendus, Deut. 22, 5., et les rabbins enseignent qu'il est permis de boire du vin jusqu'à ne plus pouvoir distinguer entre maudit soit Haman, et maudit soit Mardochée. Véritables bacchanales! Les Juifs ajoutaient à la fêle l'érection d'une croix ou gibet; on y suspendait un homme de paille que l'on nommait Haman, et que I on finissait par brûler. Cette portion de la fête qui parut plus tard une insulte faite aux chrétiens, fut supprimée en 408 par ordre de Théodose 11, et quelques Juifs ayant non-seulement bravé celte défense, mais attaché au gibet un jeune chrétien qu'ils fouettèrent jusqu'à la mort, furent punis du dernier supplice. — La fêle qui se célébrait le 44 à Suse, et dans les villes murées, se célébrait le 45 dans les bourgs et les villes non murées, Est. 9, 48-21. 24. 26. Elle est appelée le jour de Mardochée, % Macc. 45. 37. La plupart des commentateurs pensent que la féte des Juifs mentionnée Jean 5, 4., n'est autre que celle des sorts ou de Purim (Lûcke, Olsbausen,
Tholuck); dans ce cas elle sera tombée sur le 48 49 de l'an 29, jour de sabbat.
PUT on Phut, peuple candie que Moïse place, Gen. 40, 6., entre Mitsraïm et Cus, et qui est nommé encore ailleurs avec Cus, Ludim, et Lubim, Jér. 46, 9. Ez. 27, 40. 30, 5. 38, 5. Nah. 3, 9. Josèphe (Anl. Jud., 4, 6, 2.,) pense qu'ils habilaienl la Mauritanie (le Maroc), el il cite un fleuve de celle contrée qui portait le même nom; Pline appelle ce fleuve Fui, et Ptolémée Pbtuih; il se jetait dans l'Atlantique. Selon l'interprète alexandrin et la Vulgate, Put désignerait les Lybiens (Dabler, Haevernick). Ou ne peut rien fixer de précis, mais on peut croire d'une manière générale que Put avait peuplé le nord, le nord-est, et le centre de l'Afrique, el que ses descendants sont nègres, tas habitants de Put servaient comme soldats dans la marine tyrienne, et dans l'armée d'Egypte; ils sont même indiqués comme faisant partie de l'armée de Gog. On sait que les Mauritaniens étaient aussi de bons soldats, et qu'ils servaient dans les troupes de Cartbage (Tite-Llve, 21, 22.)
PYTHON, Pythonisse. Apollon, le dieu de la divination, avait reçu des Grecs le nom de Python, en souvenir du fameux serpent qu'il avait tué; ce nom ou surnom fut appliqué plus lard à ceux en qui Ton croyait reconnaître des dons divinatoires, et qui avaient été nommés d'abord ventriloques parce qu'on estimait qu'un démon renfermé dans leur corps parlait par leur bouche, puis eurycléites du nom d'Euryclès, eu qui le premier l'on avait remarqué ce phénomène. Le N. T. nous parle d'une femme qui avait l'esprit de Python et qui rapportait un grand profit à ses maîtres, Act. -46, 46-4 8. Dans l'A. T. nos versions ont traduit l'hébreu obolh par python, esprit de python, pythonisse, qui ne correspond pas exactement au sens de l'original, Lév. 49,34. 20, 6. Deut. 18, 14. Les esprits de python annonçaient les choses futures, les obôth étaient les âmes des morts revenant à la surface de la terre; on appelait maîtres et maîtresses des oboth ceux qui avaient la puissance de les faire revenir, et il est remarquable que des femmes seules soient mentionnées comme exerçant ce métier. La loi de Muïse inlerdisait sous peine de mort de les consulter, mais comme on en trouvait en Egypte, Es. 19, 3., on en trouva toujours aussi dans le royaume d'Israël, surtout aux époques où des rois idolâtres occupèrent le trône de David, 1 Sam. 28, 3. sq. 2 R. 21, 6. 2 Chr. 33, 6. Es. 8, 49. 29, 4. Saùl qui avait chassé ou exterminé toutes les espèces de sorciers, et qui s'était rendu redoutable à ces industriels par la guerre qu'il leur avait faite, passa par une transition naturelle de l'intolérance à la superstition, et se rendit auprès d'une femme célè-
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bre dans l'art de conjurer et d'évoquer les morts. Samuel apparut et prédit a Saùl sa mort prochaine et la défaite d'Israël. C'est une controverse déjà bien ancienne que celle qui a été soulevée par ce récit mystérieux. Samuel est- il réellement apparu, ou n'a-ce été qu'une tromperie de la magicienne, une illusion de Saûl P Si Samuel est apparu, a-ce été en suite de l'évocation de la femme, par la puissance du démon, ou par la puissance et la volonté de Dieu? Le démon a-l-il de la puissance sur l'âme des morts, et notamment sur l'Ame de ceux qui sont morts au Seigneur? A-t-il eu cette puissance au moins jusqu'aux jours où notre Seigneur étant descendu aux enfers a vaincu l'esprit malin ? Et si Satan a celte puissance, peut-il la mettre au service de créatures humaines, de conjureurs et de conjureuses? Autant de questions, autant de doutes. Il parait cependant par le récit biblique que l'ombre de Samuel est réellement apparue, et qu'elle a fait entendre les paroles prophétiques qui renversèrent Saûl. Mais quant à la force qui a fait sortir du tombeau Fàme du prophète, nous repoussons d'abord la pensée que ce puisse être une force infernale, puis celle que les conjurations de la femme aient été de nature à produire cet étrange phénomène; il est possible que pour punir Saûl de son impie curiosité, Dieu ait permis, à l'occasion des paroles de la magicienne, que l'esprit du vieux prophète, trouble dans la paix du sépulcre, retrouvât quelque forme et quelques accents pour déclarer encore une fois la déchéance de celui qu'il avait sacré roi quarante ans auparavant. — Tous les peuples de l'antiquité étaient d'accord a attribuer une voix extrêmement faible & ces esprits revenant sur la terre, et cela est naturel; la voix tient au corps : on peut citer la vocem exiguam de Virgile, Mn.} 6, 493., cf. 3, 39., Iliad. 23, loi. r. aussi Es. 8, 19. 29, 4. La venîriloquie venait pour cela merveilleusement en aide aux imposteurs, qui, par un murmure â peine sensible, savaient faire parler les morts qu'ils prétendaient faire apparaître dans l'ombre, et visibles seulement pour une imagination déjà frappée.
Le jugement de M. Daldane sur l'évocation de l'ombre de Samuel, ne diffère de l'opinion que nous avons exprimée que par quelque chose de plus absolu pour la forme et pour le fond. Il n est point â supposer, dit-il, que cette femme eût le pouvoir d'évoquer Samuel, que Saûl désirait de consulter; et cela ne parait en aucune manière par la narration. Mais avant que la sorcière eût préparé ses enchantements dans la vue d'adoucir et de flatter Saul, le prophète Samuel, à qui Dieu eu avait donné la commission, apparut, ce qui la frappa également de surprise et de terreur, et il dénonça son juge-
ment de mort â Saûl. Noos sommes certain que, dans cette circonstance, Samuel fut envoyé par Dieu même, parce que le message dont il était chargé regardait un événement â venir. Il n'appartient qu'à Dieu seul de prévoir ce qui doit arriver. Es. 41, il. 23. 45, 2t.
QUADUAIN, r. Monnaie.
QUARTUS (quatrième), Rom. 16,23. Disciple inconnu, probablement Romain, dont saint Paul, écrivant de Corinthe, transmet aux fidèles de Rome les salutations.
QllRUNUS (qui gouverne), v. Cyrénius.
RABBA. 1° Ville des montagnes de Juda, Jos. 15, 60. Ce nom, qui signilie grande, désigne une ville distinguée, soit par son étendue, soit par son rang comme capitale d'un pays ; il était ainsi commun à plusieurs villes, et pour les distinguer, on ajoutait à ce nom celui du pays ou du peuple auquel la ville appartenait. C'est ainsi que nous avons encore — 2° Rabbath-Ilammon, capitale des HammoniUs.Deut. 3, 11. Jos. 13, 25. Après l'injure faite aux députés d'Israël, elle fut assiégée par Joab et conquise par David, 3 Sara. 11,4.42, 26., cf. I Chr. 20, I., mais elle ne resta pas entre les mains des Israélites, Jér. 49, 2. A l'époque de la domination macédonienne, elle recul de Flolémée Philadelphe le nom de Philadelphie et c'est souste nom qu'elle est citée par le> écrivains grecs et romains, ainsi que par Josèpbe en plusieurs endroits; elle est aussi mentionnée sur des médailles romaines comme ville de l'Arabie, ou plus exactement de la Cœlesyrie et de la Décapote, et comme chef-lieu du district arabe de Philadelphène. Cependant elle a conservé sur les lieux son ancien nom.qu'Abulféda donne encore à ses ruines. Défendue par son assiette naturelle, fortifiée par l'art, située sur les bords d'une grande rivière et au milieu d'une contrée fertile, elle existait depuis plusieurs siècles, lorsque 600 uns a>. C. Jérémie écrivait : Rabba sera un monceau de désolation, 49, 2. ttien ne faisait prévoir alors 1 accomplissement de cette prophétie, et les Hammoniles ne pouvaient imaginer que leur capitale, leurs forteresses et leurs opulentes cités seraient un jour transformées eu vastes champs découverts où viendraient paître les chèvres et les brebis. Cepeudant la prophétie s'est accomplie, Seelxcn et Burckhardl décrivent avec détails ce qu'ils ont vu sur l'emplacement de