‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 316 sur 398 · RAB · texte numérisé non relu

RAB

bac

l'ancienne Rabba; l'on y trouve encore des ruines remarquables qui attestent une splendeur qui n'est plus, des palais, des temples, des débris de murailles, des restes d'un amphithéâtre, de majestueuses colonnades, un pont dont les arches sont élevées, un château qui a dû être très fort, une plaine jonchée de ruines d'édifices particuliers, p. Keith, chap. IV. Ammon. - 3° Raf>bath-Moab, capitale desMoabites. v. Har.

RABBf (mon maître), et Batboni, titre d'honneur des docteurs de la loi juive au temps de Jésus, comme de nos jours les titres de magister, de docteur, de maître és arts ou ès sciences. Le peuple, et en particulier leurs élèves, donnaient cette qualification â ceux qui remplissaient au milieu d'eux ces fonctions, Matin. 23, 7. Jean-Baptiste était ainsi désigné. Jean 3, 26. Jésus l'a de même reçue de ses disciples et de ses adhérents, Mattb. 26, 25. 19. Marc. 9, 5. 10, 51. 11, Î1. Jean 1, 38. 4, 31. 20, 16. Il y avait une hiérarchie doctorale, et l'on disait que le rabbî est plus grand que le rab, mais le rabban est plus que le rabbi. Les Juifs ne comptaient que sept rabbans, dont les principaux sont Siméon, fils de Hillel, â peu prés contemporain de Jésus, et Gamaliel. On ignore l'époque précise â laquelle ces noms et leurs nuances ont pris naissance.

RABMAG, Jér. 39, 13., doit être traduit par chef des mages; c'était le titre de ÎNergal-Saréotzer, et non un personnage distinct.

RABSAKÉ. 2 R. 18, 17. Ks. 3C, î., général des troupes de Sanchérib, envoyé de Lakis par son maître pour assiéger Jérusalem, 712 av. C. Arrivé près de la ville vers le torrent de Cédron, il conféra avec Eliakim et d'autres délégués d'Ezéchias, qu'il étonna et qu'il effraya par l'audace de ses éloquentes bravades. Parlant aux envoyés du roi de Juda, il voulait être entendu du peuple et des soldais, et c'est à eux bit n plus qu'à Eliakim qu'il s'adresse réellement. Il insiste sur tous les motifs qui doivent engager Ezéebias à se soumettre; il fait ressortir la faiblesse du royaume de Juda, divisé et mécontent des réformes religieuses, la faiblesse de l'Egypte dont on songeait a réclamer le secours, l« s horreurs d'un long siège qi<i finirait cependant par une capitulation, la protection divine acquise à l'Assyrie. Mais ses menaces comme ses promesses furent inutiles, et ajrès avoir probablement laissé Tarta et Rabsaris devant les murs de Jérusalem, il retourna auprès de son maître au camp de Libna. — itabsaké, qui signilie en caldéen échanson, est plutôt un titre qu'un nom propre. Les officiers de la maison royale en Orient, servent aussi comme ofliciers militaires du plus haut rang.

RABSARIS, 2 R. 18, 17., officier de Sanchérib, qui fut envoyé, avec Rabsaké, sommer Jérusalem de se rendre, et qui resta sous les murs de la ville, après que Rabsaké fut retourné auprès de Sanchérib. Le nom de Rabsaris qui signifie chef des eunuques, se retrouve encore Jér. 39, 13. où il doit être traduit coiiime désignant la charge de Nébusazban et non comme le nom d'un personnage nouveau. Il est possible aussi que dans le passage 2 R. 18, 17., il désigne l'office de Tarta plutôt qu'un nom propre.

RACAL (injurieux), ville de la tribu de Juda,

I Sam. 30, 29.

RACHA ou Haka, Malth. 5, 22., mot hébreu peu usité, qui signifie homme de rien, injure peut-êl re commune dans les querelles populai res.

II semble par le contexte que l'injure était moins forte que celle de Nabal, ou fou, qui suit, et qu'elle était plus qu'une simple expression d'impatience ou de colère. Cependant quelques auteurs pensent au contraire que, dans le passage cité, il y a gradation descendante dans l'énumération des péchés, et gradation ascendante dans l'indication des peines, le Sauveur voulant rappeler que Dieu ne juge pas comme les hommes.

RACHAB ou Hahab (élargissement), femme chez laquelle les envoyés de Josué entrèrent à Jérico, et dans la maison de laquelle ils trouvèrent un asile assuré contre les poursuites des gouverneurs de la ville, Jos. 2, 1.6, 17. Elle reçut en échange de son hospitalité sa grâce et celle de sa famille, lorsque les Israélites se furent rendus maîtres de Jérico ; un fil écarlatc, probablement une pièce d'étoffe de cette couleur pendue à sa fenêtre, servit â désigner aux vainqueurs la maison qu'ils devaient épargner, comme dans la dernière nuit de la captivité égyptienne , les poteaux des portes, teints de sang, arrêtèrent le bras de l'ange exterminateur qui se promenait sur le pays. Elle avait cru au Dieu d'Israël et fut reçue comme prosélyte par la nation sainte, qui l'adopta; elle épousa Salmon, et donna le jour à Booz, Rnth 4, 21 . Matin. 1,5.— Le livre de Josué la désigne comme une femme de mauvaise vie. Le N. T., Hébr. 11, 31. Jacq. 2, 25., tout en paraissant lui conserver le même litre, rend hommage à sa foi et à ses œuvres. Répugnant à l'idée de compter une débauchée parmi les ancêtres de David et du Sauveur, les Juifs et les chrétiens ont essayé de donner au mol grec, et au mot hébreu, qui tous les deux désignent une courtisane, mais qui, étymologiquement, peuvent aussi signifier une hôtelière, cette dernière signification. C'est ce qu'ont fait en particulier les Targun.s et Chrysoslome. Mais il n'y avait pas d'auberges proprement dites dans

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