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donne, 34, 35., pour ne pas se lever, la manière dont on t'entend ordinairement n'aurait pas même pu l'apparence de la plausibilité, et il faut le rapporter plutôt ù la grande fatigue du voyage pour une femme qui devait bientôt mourir en donnant la vie à un fils. — Le nom de Rachel est rappelé avec celui de sa sœur dans les vœux que Booz reçut des habitants de Bethléem, Rulb, 4, 44. Dans le passage Jér. 34, 45., Rachel pleure ses enfants, cl refuse d'être consolée : ce morceau prophétique fut inspiré a l'occasion du séjour de Jérémie à Rama, parmi les captifs que Nëbuzar-Adan y faisait passer en revue, 40, 4. La voix est isolée, mais elle exprime la douleur de bien des mères, de toutes les mères de Bethléem dont les fils sont conduits dans l'exil, de toutes les mères de Benjamin dont Rachel est l'aïeule, et par extension, des deux tribus que Rachel représente pleurant à Rama sur son tombeau, parce que les Juifs de ce royaume sont arrachés du sol que Dieu leur avait donné. Saint Matthieu, 2, 48., applique ce passage au massacre des enfants de Bethléem, et l'on peut croire que Jérémie lui-même, au milieu des souffrances du moment, pensait aux souffrances de l'avenir, et aux promesses de l'Eternel , quand il s'écrie quelques versets plus loin : « Jusques a quand seras-tu agitée, fille rebelle ? car l'Eternel a créé une chose nouvelle sur la terre, une femme environnant un homme puissant (comme la mère entoure l'enfant qui est dans son sein). »
RAGAU (ami, voisin), Luc 3, 35., appelé Hèhu ou Réhhu, Gen. 41, 48. 4 Chr. 4,25., fils de Péleg, et père de Sarug, mourut à l'âge de trois cent trente-neuf ans. Il est nommé parmi les ancêtres de Marie dans la généalogie du Sauveur.
RAHAB, v. Racbab.
RAHMA (grandeur, tonnerre), descendant de Cam par Cus, Gen. 40, 7. 1 Chr. 4, 9., nommé à côté de Seba dans le premier de ces passages, et Ez. 27, 22., où l'on voit que le pays où il se fixa avec ses descendants, abondait en encens, en or et en pierres précieuses, et qu'il trafiquait avec Tyr et la Syrie. Les Septante rendent ce nom par Rhegma, ville qui, selon Plolémée 6, 7., était située dans la Caramanie, sur les bords du golfe Persique. D'autres placent Rahma en Afrique, mais cptte opinion ne repose sur aucune base solide. Braunschweig , enfin, voit dans Rahma le père des Indous, et les idées obscènes de ce peuple sur la religion rendent assez probable sa filiation de Cam ; on peut aussi comparer avec Rahma , le héros des Indous devenu dieu sous le nom de Rrahma.
RAHMESES (tonnerre). 4° District de la Basse-Egypte, qui comprenait le territoire de
Goscen ; peut-être aussi la contrée de Goscen tout entière, sous un autre nom que Jablonsky dérive des deux mots coptes : rem ou romi, homme, etshos, berger; Remshos ou Rahmésès désignerait donc un pays de bergers. — 2° Rahmésès, ville de la Basse-Egypte, que les Hébreux durent fortifier, et qui fut aussi leur première station dans leur fuite, Ex. 4 , 4 4 . 42, 37. Nomb. 33; 3. 3. Tous les anciens interprètes ont conservé ce nom, excepté le Pseudo- Jonathan, qui le traduit par Pélusium, évidemment à tort, et Saadias, qui le rend par Héliopolis; Jablonsky a essayé, par des raisons étymologiques, de soutenir cette dernière opiuion ; ré signifie soleil, et méésè champ ; champ du soleil ne diffère que peu de ville du soleil ou Héliopolis; mais cette dernière ville est généralement désignée sous le nom d'On, et elle est positivement distinguée de Rahmésès, Ex. 4 , 4 1 . On a pensé encore à Héroopolis, à Avaris, que Salatis, roi des Hycsos, fit fortifier; à Amris, à l'ouest du bras du Nil de Rosette; mais ce ne sont que des hypothèses, et presque toutes invraisemblables ou impossibles.
RAISIN, v. Vignes.
RAM (élevé), v. Aram 3°.
RAMA. 4° On donnait ce nom, d'une manière générale, à toute la contrée qui entourait Bethléem, Matth. 2, 18. : c'est une montagne de vignobles, entourée de toutes parts de vallées qui sont, du côté oriental, très profondes et très escarpées, et qui seraient d'une très grande fertilité si elles étaient mieux cultivées. Le sol de toute la contrée est excellent; on y voit de gras pâturages, des champs fertiles, des plantations d'oliviers, des grenadiers, des amandiers, et surtout des figuiers.
2° Ramay ville de la tribu de Benjamin, située sur les montagnes d'Ephraïra, non loin de Guibha, Jos. 48, 25. Jug. 4,5. 49, 13. Es. 10, 29. Os. 5, 8. Elle appartint plus tard au royaume d'Israël, comme ville frontière entre ce royaume et celui de Juda, et sa position était telle qu'elle pouvait interrompre toute communication entre les deux Etats, ce qui engagea un roi d'Israël à en faire une ville forte, 4 R. 45, 47-22. 2 Cbr. 46,4. Jér. 40, 1. C'est dans son voisinage que Rachel fut ensevelie, Jér. 34, 45., cf. 4 Sam. 40, 2., et, d'après cet indice, saint Jérôme la place à 6 milles, Josèphe à 40 stades au nord de Jérusalem, sur le chemin de Béthel. Rama signifie la hauteur : elle est nommée aussi Ramatha; Ramoth, les hauteurs, à cause des montagnes voisines ; Ramathajim, ou les deux hauteurs, peut-cire â cause de sa situation sur deux collines; ftamathajim-Tsophim, c'est-àdire Rama dans le pays de Tsouph, ou du miel, 4 Sam. 4, 4.7, 4 7. 9, 5. Plusieurs villes ont porté ce nom, ou un nom semblable, à cause de
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leur postlion; on bâtissait en effet plus volontiers sur Ira liante urs, qui présentent le double avantage d'un air pins sain que celui des vallées, el d'une meilleure position militaire. La ville dont nous parlons ici lut la pairie de Samuel; il y naquit, y demeura, y mourut, 1 Sam. 4, 4. 2, 'il. 7, 17. (5, 34. 46, 43. 25, I. On trouve encore un village nommé Samucle, ou Nebl-Sahamiel, el, près de là, de forl belles ruines en marbre qui occupent un espace de deux lieues de circuit ; l'on y montre, dans une mosquée, un tombeau que les chrétiens, les Juifs et les mahomélans, s'accordent a désigner du nom de Samuel. Hama est appelée Ha niathem, 1 Maec. Il, 34., Arimalhée dans les Eva giles, Armalhem chez Eusebe. Quelques essais tendant à prouver la non identité de ces endroits n'ont pas réussi.
3° Ville de Nepblhali, Jos. 19. 3è., probablement la même qui est désignée comme frontière àu verset 29.
RAM AT II. I° v. Léhi. 2° Ramalh-Mitspé. r. Ramolli. 3° Ramath-Nègeb, ou Rama du midi, ville de la tribu de Siméon, Jos. 19, 8. Elle est appelée Ramolh-Nègeb, ou du midi,
1 Sam. 30, 27.
RAMOTH. 4° Ramolh de Calaad, ou Ramalh- Mitspé, ville lévilique, et ville de refuge, située en Galaad, sur le territoire de la tribu de Gad, Deul. 4, 43. Jos. 43, 26. 20, 8. 14, 38., probablement la même qui est appelée Mitspé de Galaad, Jug. 4 1, 29. v. Mitspa 4°. Sous Salomon, elle fut la résidence d'un des pourvoyeurs de la maison royale, I R. 4, 43. Plus tard, elle tomba entre les mains des Syriens, auxquels Acbab essaya inutilement de la reprendre, 4 R. 21 Elle finit cependant par être rendue a Israël,
2 R. 9, 4., cf. 8, 28., et 2 Chr. 48. Eusébe la place à 4 5 milles ouest de Philadelphie. Elle était située sur une montagne qui domine la vallée du Jabbok el le plateau de Galaad. On y trouve aujourd'hui une ville dont les valeureux habitants sont presque indépendants des pachas turcs; plaeèe entre des sommets escarpés, elle est défendue par une grande forteresse qui occupe la pointe rocheuse d'une de » es hauteurs ; aux environs, sont un grand nombre de jardins el de vergers, el ses vignes en terrasses produisent en abondance des raisins, qu'on sèche pour les vendre. La vue, depuis les cimes de la montagne, est très étendue.
2° Hamolh, ville lévilique d'issacar, 4 Chr. 6, 73., probablement la même que Rémelh, Jus. 19, 14., et Jarmuth, q. v.
RAPMA (médecine;, 2 Sam. 24, 46. 4 Chr. 20, 4., chef de tribu qui paiait avoir été, comme Aibah cl Hanak, d'une taille el d'une force rebtarquabie. On ne sait à quelle époque il a vécu; ses descendants furent nommés, de son nom,
RéphaJms, et c'est sous ce nom qu'ils apparaissent à diverses reprises, dans l'histoire. IV branche de celle famille, celle qui régna efi Basao, et qui est m ntionnée déjà du temps d'Ahraham, parait s'être éteinte, en partie dans ses luîtes contre les Moabites el les Haimiionites, en partie dans les guerres d'extermination deJosué, Gen. 14, o. 4o, 20. Deul. 3, 4 4. Jos. 12, 4. 13, 12. Leur territoire fut donné à u tribu de Manassé. Une autre branche subsistait encore aux jour s de Saùl et de David, mais peu nombreuse, et, pour ainsi dire, fondu? avec la race des Philistins, de telle sorte que iv n'est qu'accidentellement, et pour des hommes extraordinaires, que celte ancienne origine e»t rappelée. Quatre d'entre eux, lous natifs de Gai h, et que l'on croit fils de Goliath, soct nommés avec quelques détails 2 Sam. 24, 45 11 (.es Réphaïms désignaient aussi, dans un sens plus général, toutes les peuplades géantes qui habitaient l'ancienne Canaan, les Etnins, q. v., les 2amzummims et les Hanakins, Deut. 2, tt. 20., ce qui favoriserait assez l'opinion de ceux qui prétendent que le mot Rapha ou '
n'était pas un nom propre, mais dans la langue de ces peuples.
La t'alite des lUphaïms, qui se trouvait dans le voisinage de Jèiusalem, sur les frontières de Juda el de Benjamin, 2Sam. 5, 18. ii. 4 Chr. 4 4, 9. 4 3. 44. 15. Es. 47, 5.. semblerait Indiquer que des Rcphaims s'étaient, dans des temps forl anciens, établis en deçà du Jourdain.
Ps. 88, 40. «« Les trépassés se relèveront -ils pour le célébrer?» Nos traductions sont exactes. Le tenue hébreu Rèphsn'm peul désigner les morts ; c'est dans ce sens qu'il est pris en plusieurs passages, et le sens de la phrase exige qu'il en soit de même ici. La Vulgate l'a traduit par médecins, ce qui se justifie par la langue, mais non par l'esprit.
RÉBECCA (fascinante), Gen. 22-27, tille do nomade Araméen Bèlbuél. Abraham la lit demander, par Ktihézer, en maiiage pour sou ni» Isaac; elle lui fut accordée avec empressement par cette famille, dont tous les membres paraissent avoir eu une tendance plus ou moins prononcée à la cupidité. Après vingt ans d'ut* union stérile, pendant laquelle, a Guèrar, eile avait couru le même danger que Sara, rl> donna le jour à deux jumeaux, Jacob et Es.iû- Elle avait déjà pressenti leurs discordes futures; par ses prières (car on ne peul cnteoàre autrement les dernières paroles de 25, 22.), elle avait consulté l'Eternel, qui lui avail aimons que des intérêts contraires diviseraient les enfants qu'elle portait dans son sein, et que k premier-né serait assujetti au plus jeune. Soit inintelligence de ses devoirs de mère, soit af-