‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 322 sur 398 · RHO · texte numérisé non relu

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de Damas, 2 R. 15, 37. Hostile d'abord à Jotham, il fit alliance avec Pékach, roi d'Israël, contre son successeur Achaz, roi de Juda (740 av. C), obtint de grands avantages, Ht des prisonniers, mais échoua devant Jérusalem, 2 R. 46, 5. Es. 7, 1. Renonçant à cette entreprise qui, si elle eût réussi, lui eût facilement assujetti tout le reste de la Judée, il se tourna contre Edom et fut plus heureux; il s'empara du port d'Elath qui appartenait alors à Juda, et devint ainsi le maître du commerce de i'Idumée et des contrées voisines. Cependant il ne jouit pas longtemps de son triomphe ; l'année suivante, selon qu'Esaîe l'avait annoncé, 8, 6. 9, 1 0. Tiglalh-Piléser devint maître de Damas, réduisit ses habitants en esclavage, fit mettre Retsln à mort, et la Syrie finit avec son dernier roi.

REVENANTS. Tous les peuples de l'antiquité, et notamment les Orientaux, sans en excepter les Israélites avant l'exil, ont cru à des revenants, à des esprits habitant particulièrement les lieux déserts et les sépulcre», cf. Es. 43, 21 . 34, 44. et Tob. 8, 4. L'hébreu lilUh de Es. 34, 4 4., que nos versions rendent par orfraie, désigne proprement un spectre nocturne du sexe féminin, les lamiie et les slriges des Romains, les goules des contes arabes. L'Ecriture n'en parle pas ailleurs, mais les (almudistes prétendent que ces belles lililh tourmentent les petits enfants et les hommes pendant la nuit , les rabbins racontent des choses plus absurdes encore, et les Juifs faisaient porter aux enfants nouveau-nés des amulettes préservatrices. Les ste irim de Es. 13, 21. 34, 44. cf. Lév. 47, 7. 2 Chr. 41,15., seraient des hommes-boucs, espèce de revenants semblables aux satyres des Grecs et des Romains, démons dansant dans les lieux sauvages, conformément à l'opinion générale des anciens habitants de l'Egypte et de l'Asie, r. Matlh. 12, 43. et Apoc. 18, 2. Les shedim (idoles, ou démons) de Deut. 32, 17. Ps. 106, 37., étaient des démons du même genre, et le bouc Hazazel lui-même, avec une signification tout à fait particulière, devait rappeler au peuple les démons du désert, Lév. 46, 10. 21. p. Possédés. — Quant à ce que l'on appelle proprement chez nous des revenants, l'exemple de la pythonisse évoquant l'ombre de Samuel, est le seul qui nous fournisse l'occasion d'en parler, v. Saùl, et Pythonisse.

RÉZKPH, ville aramèenne qui fut soumise par les Assyriens, 2 R. 49, 4 2. Es. 37, 12. Abulféda mentionne plusieurs villes de ce nom : la Résapha de Ploiémée (5, 45.), était située dans la Syrie Palmyréné, c'est peut-être la même que la Hësapha Heschami d'AbuIféda, située à environ une journée a l'ouest de l'Euphrale ; il est probable que c'est celle dont parle le texte sa-

cré. Une autre Rézeph était située sur les bords de l'Euphrale, plus au midi, dans la contrée où est aujourd'hui Bagdad.

RÉZON (prince), fondateur et premier maître du royaume de Syrie, au temps de David et de Salomon, 4 R. 4 4 , 23. Fils d'EIjadah, il avait été d'abord comme officier au service de Hadadhéser, mais il ne lui fut pas plus fidèle que la fortune; il l'abandonna lorsqu'il le vit vaincu, se mit avec quelques aventuriers à vivre de brigandage, enleva Damas au roi d'Israël, et rétablit l'ancien royaume de Syrie (d'après une autre manière d'entendre le texte, ce serait Hadad et non Rézon qui aurait conquis Damas).— Cette biographie, qui embrasse on espace d'une soixantaine d'années et qui se termine par un trait d'énergie et par un succès tel que les cheveux blancs n'en voient guères, paraît devoir se partager entre le père et le fils. Le père, Eljadah, aurait été l'officier déserteur et l'aventureux brigand ; le fils aurait été le maître de Damas. Rézon est peut-être le même que Hezjon, peut-être son père. Tout est bref dans ce récit.

RHÉGE, ville de l'Italie méridionale, dans laquelle Paul passa en se rendant de Syracuse à Pouzzoles, Acl. 28, 4 3. C'est le Reggio actuel, la capitale de la Calabre ultérieure, située, dit Pline, comme sur l'épaule de l'Italie, et tirant son nom, dit-on, d'un verbe grec qui signifie séparer, parce qu'on était dans l'opinion que c'est en cet endroit que la Sicile avait été séparée de l'Italie. Fondée par des Cbalcidiens, elle fit partie plus tard du territoire des Bruttiens, bergers révoltés dont les mœurs ont donné a l'épi thète de brute la signification qu'elle a reçue depuis.

RHÉSA, Luc 3, 27., fils ou petit-fils de Zorobabel , q. v. , et ancêtre de notre Seigneur par Marie; du reste, inconnu. C'est à son nom que les deux listes se séparent pour la seconde fois.

RHODE. 4° Servante de Marie mère de Marc, Act. 42, 4 3., et peut-être portière delà maison, car ces doubles fonctions étaient souvent réunies (Jean 48, 46. 47.). Son nom correspond à celui de Rose. Elle n'est connue que par la joie qu'elle éprouva en reconnaissant la voix de Pierre, heurtant dans la rue, et par le singulier effet de celle joie presque enfantine qui lui fil oublier d'ouvrir à l'apôtre, le laissant exposé au danger d'être arrêté, pour courir annoncer cette heureuse nouvelle aux frères réunis en prières au milieu des persécutions de ce temps.

2° Rhodes, Ile située près de3 eûtes de Y Asie- Mineure, vis-à-vis de la Carie, et au nord-est de la Crète ; saint Paul s'y rendit en venant de Cos, Act. 21, 1. Elle a 70 kilom. de long, sur 23 de largeur moyenne, el 1,100 kilom. carrés. Elle porta successivement les noms d'Opbiusa,

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