‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 323 sur 398 · RIT · texte numérisé non relu

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à cause des serpents qu'on y trouvait ; de Stadia, à cause de sa forme allongée, semblable au stade des athlètes ; de Macaira, bien heureuse ; de Telchinis, à cause des Tclchiniens qui après avoir quitté la Crète pour l'Ile de Cypre, finirent par se rendre dans l'Ile qui plus lard prit le nom de Rhodes. A-l-elle reçu ce dernier nom comme la rose de la Méditerranée, ou a cause de l'abondance de ses roses? Quoi qu'il en soit, l'air en est si pur et si serein, qu'il ne se passe pas un jour de l'année, dit-on, sans qu'on y voie le soleil. Elle était si fertile, et dans une position si favorable pour le commerce, qu'elle fut de bonne heure extrêmement peuplée. Après avoir appartenu aux Romains, elle passa sous la domination des empereurs grecs ; puis Foulques de Villaret, grand maître des Hospitaliers, s'en empara le 15 août 1 310. Enfin sous Villiers de l'Ile-Adam, elle tomba au pouvoir de Soliman II, le 1er janvier 4523, après un siège long et meurtrier, et dès lors elle est restée aux Turcs. Elle porte maintenant le nom de Rhodis, et compte 30,000 habitants. Sa capitale, Rhodes, au nord de l'île sur la côte est, se distinguait par son commerce, sa puissance, la magnificence de ses édifices, ses statues sorties des mains des plus habiles sculpteurs, et surtout par son colosse dont les pieds étaient placés à l'entrée du port sur deux roches, mais non point, comme on le dit souvent, sur les deux môles qui formaient l'entrée. Il fut commencé parCbarès de Linde, et achevé par Lâchés de la même ville (300-288 av. C.) ; douze ans furent consacrés a cet ouvrage, et soixante-six ans après (222 av. C.) le colosse (il avait 70 coudées, 33 mètres de haut) fut abattu par un tremblement de terre; huit cent soixante-quinze ans se passèrent avant qu'on touchât à ses ruines, et neuf cents chameaux furent chargés de ses débris en 635. — Les autres villes de l'île de Rhodes étaient Linde, Jalyse et Camire.

RIBLA (querelle), ville située près des frontières nord de la Palestine, Nomb. 34, 41., dans la province de Hamath, sur la route qui conduit de Babylone en Palestine, 2 R. 23, 33. Jér. 39, 5. C'est là que Jéboachaz fut pris par Pharaon Néco, et que plus tard Nébucadnetzar établit son quartier général dans la guerre des Caldéens contre la Judée, 2 R. 25, 6. 20. 21. Jér. 52, 10. Cette ville n'est pas nommée ailleurs que dans la Bible. Les interprèles juifs ont voulu à tort la confondre avec Anlioche, ou avec Daphné , qui toutes deux sont trop éloignées de la Palestine et de Hamath.

Kl M MON. 1» Ville de la Palestine, donnée d'abord à la tribu de Juda, puis à celle de Siméon, Jos. 45, 32. 19, 7. cf. 1 Cbr. 4, 32., touchant à la frontière d'Edom, cf. Jos. 45, 32. avec 21., et désignée à cause de cela comme

la frontière méridionale du royaume de Juda, Zach. 44, 10. Eusèbe, sous le nom d'Erembon, la place à 46 milles sud d'Eleuthéropolis. — 2° Rocher situé non loin de Guibha dans le désert, Jug. 20, 45. 47., peut être aussi 4 Sam. 4 4,2.-3° Rimmon-Méthoar, ville de Zabulon, Jos. 49, 43., peut-être identique avec Rimmono, 4 Cbr. 6, 77.— 4° Rimmon-Pérets, campement des Israélites dans le désert entre Rithma et Libna, Nomb. 33, 49. : position inconnue. — 5° Divinité des Syriens : Leclerc, Selden, Vitringa, Rosenmuller dérivent son nom de la racine ram qui désigne une hauteur, une élévation, et ils en font le Dieu suprême ; d'autres comparent la racine rimmon, grenade, et ils pensent à Vénus à qui la pomme de grenade était consacrée.

RIMMONO. v. Rimmon 3°.

RIPHATH (remède), Gen. 40, 3., descendant de Gomer, nommé avec Askénas et Tbogarma. On ne peut rien dire de positif sur cette famille ; il paraît même que déjà dans les anciens temps il y avait de l'incertitude sur ce nom, car, 1 Chr. 1 , 6., il est écrit Diphath, mais sous celle forme il n'est pas davantage connu. Josèphe pensait aux Paphlagoniens, et Bochart qui préfère la leçon Diphath se prononce dans le même sens, en pensant au fleuve Rhebaeus de la Bithynie, lequel se jette dans la mer Noire près de'Tobata. Le seul nom que l'on puisse réellement comparer à Riphath, ce sont les monts Ripbéens, qui, d'après Sickler, auraient formé la continuai Ion des monts Ourals vers l'Occident; Braunschweig fait descendre de Riphath plusieurs nations qui occupèrent autrefois les montagnes et les plaines de la Russie actuelle, entre autres les habitants de la Finlande, et les autres tribus de cette race, les Uuns, et les Madschars ou Magyares, les aïeux des Hongrois. Hasse se prononce pour les Karpatbes, Schulthess et Schrœder pour les Rhibiens de la mer Caspienne, etc.

RISSA (arrosement), campement des Israélites au désert, Nomb. 33, 21., peut-être le même endroit que le Rasa que l'on trouve sur quelques caries, à 32 milles romains d'Elana, mais différent du Ressa que Josèphe place près de Mesada.

RITSP A (charbon, foyer), 2 Sam. 3, 7. 21, 8., concubine de Saûl, qui passa, après sa mort, entre les bras d'Abner. Is-Boseth, flls de SaUl, ayant reproché cet acte à Abner comme une trahison, le général s'en vengea en passant au parti de David. Après la mort d'Abner, Ritspa n'ayant plus l'appui de son nom se vit poursuivie comme une veuve de Saûl ; ses enfants, Armoni et Méphiboseth, furent mis â mort par les Gabaonites à qui David les abandonna. Elle n'avait pas compris ses devoirs de femme, elle

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comprit ses devoirs de mère, et veilla depuis les premiers jours de la moisson jusqu'au commencement des pluies, de mars en automne, sur les 'cadavres crucifiés de ses fils et des autres enfants de Sattl, éloignant le jour les oiseaux des deux, et la nuit le> bétes des champs, du corps de ces infortunés. Elle avait eu le douloureux courage de faire dresser, sur un roeher voisin, une tente de deuil de laquelle elle pouvait contempler et protéger encore ses enfants; David, ému de celle preuve d'amour maternel, la récompensa de la seule récompense qu'il pût offrira la mère sans enfants; il fit détacher les corps de la croix, et les fit ensevelir dans les sépulcres de leurs ancêtres.

ROUE. r. Vêlements.

ROROAM (agrandissement du peuple {) fils de Salomon par l'Hammonite Nahama, ej son successeur au trône de Jérusalem, 1 R. 11, 43. 14, 21. 31. Il fut le premier roi de Juda. La prospérité du règne de son père ne permettait pas de prévoir la division du royaume qui devait éclater sous son règne, et l'affaiblissement qui eh serait la suite. Il avait quarante et un ans lors de son avènement. If se hâta de réunir les tribus, mais au lieu de les convoquer à Jérusalem, il choisit Sichem comme lieu de rendezvous, peut-être â l'instigation de ses ennemis non encore déclarés. Ce fut une Taule de sa politique, et il l'expia. Le peuple parla librement, il demanda la diminution des impôts ; les mécontentements comprimés sous le règne précédent éclatèrent^ les jalousies se firent jour; Roboam, fort comme le sont les faibles, demanda un délai avant de répondre, et prêtant l'oreille à des conseils de jeunes gens, il vou lut faire de Péne. gie, repoussa brutalement les légitimes demandes de ses sujets et mit le feu a la révolution. Ephraîm et les tribus qui marchaient avec lui ne voulaient pas d'un roi de Juda; T. évasion était bonne, le prétexte honnête, la division éclata, et dix tribus se séparèrent de Roboam, de Juda, de Jérusalem, et du temple. Elles choisirent pour roi Jéroboam. Le fils de Salomon voulut courir aux armes, mais le prophète Sémahja, déclarant la séparation consommée, le fait accompli, fil renvoyer les troupes, 1 R. 12, 21. 2 Chr. 11,1. Roboam songea dès lors à fortifier le peu qui luf restait de rhérftage paternel, il bâtit des forteresses et les approvisionna: il donna asile aux prêtre et aux lévites fidèles des dix tribus qui, chassés par lés vt-aux d'or, se réfugiaient en Judée, en protestant contre la révolution et contre ses conséquences. Les Israélites fidèles des dix tribus, Eglise libre aussi quoique lepue en suspicion, continuaient de venir sacrifier a Jérusalem, et le pouvoir de Roboam se fortifiait de ces adhésions morales. Il continua de rattacher

par des alliances tout ce qui restait de la maison de David, choisit Abija pour son successeur, et donna à ses autres fils des postes importants dans ses villes fortes. Mais après trois années de sagesse, il se fatigua du culte de l'Eternel et de ses bénédictions ; le péché et l'idolâtrie reprirent le dessus, et en la 5e année de ce règne (vers 965), Sisak, roi d'Egypte, l'ancien protecteur de Jéroboam, monta contre Jérusalem, ravagea le pays, et ne cessa de triompher que jorsque le peuple, averti par Sémahja, cessa de pécher. Roboam ne racheta la paix qu'au prix des trésors du temple et du palais, et il dut remplacer par des boucliers d'airain les magnifiques boucliers d'or que l'on portail en pompe devant Salomon. Il régna douze ans encore, sans gloire, ennemi de Jéroboam et sujet de Sisak, puis il mourut à l'âge de cinquante-huit ans, après en avoir régné dix sept (970-951) et fut enseveli avec ses pères en la cité de David. Les prophètes Hiddo et Sémahja ont écrit des mémoires <|e ce rè^ne si important par les résultats que produisit la nullité de celui qui lui donna son nom. Abija luimême méprisa son père, l'appelant « un enfant, et de peu de courage, qui ne sut pas tenir ferme, » 2 Chr. 13, 7.; si ces paroles ne sont pas respectueuses, elles caractérisent du moins parfaitement l'esprit et le système de Roboam. — On peut conclure de 1 R. 14, 30. 2 Chr. 12, 15., que s'il n'y eut pas guerre proprement dite entre les deux royaumes, il n'y eui pas de paix non plus, et que des hostilités de détail continuèrent de donner issue à la vieille rivalité d'Ephraîm et de Juda. v. ce qui a été dit à l'article de ces deux tribus. — Quant aux femmes et aux enfants de Roboam, p. 2 Chr. 11, 18.

ROCHET. r. Prêtres.

ROOLIM, ville de Galaad, peut-être sur le territoire de Gad, 2 Sam. 17, 27. 19, 31.

ROCl'EL (piéton), tontaine située près de Jérusalem, datiii la vallée «le Jn s» pliât, sur la frontière de Juda et de Renjamin, 2 $am. (7, 17. I R. \ \ 9. Jo's. 15, 7. 18, l«i. Elle commupiquait autrefois sous (erre avecSiloé, mais elle n'a plus aujourd'hui qu'une eau de médiocre qualité.

ROI, Royauté, Royaume. Dieu fut toujours le roi réel des Juifs sous les dive rses formes de leur gouvernement, sous >|oïse qui, avec l'empire le plus absolu, rappelait cependant un régime répubicain, le régime des doges, sous le commandement militaire de Josué, sous là dictature des juges, et même après l'établissement de la royauté. L'élat normal d'Israël étajl la liberté dans la théocratie; Israël devait être un état libre et indépendant, gouverné de pieu par l'intermédiaiie des prêtres et des prophètes. Cet idéal ne fut jamais réalise, et, si

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de ce peuple rappelèrent de loin cet idéal, ce fut dans la période des juges, et sous sa forme la plus repoussante, celle de l'anarchie. Le législateur àvait prévu cependant qu'un jour ou l'antre, le peuple dégoûté de l'anarchie, de la liberté, ou de la théocratie, se laisserait entraîner a demander un roi, et il avait tracé. Deut. 17, 1 4-20., les règles dont le peuple et le roi devraient sé souvenir lorsque le moment serait venu on ce désir que Moïse blâmé, sans l'interdire, recevrait son accomplissement'. On a voulu voir, dans Ces préceptes relatifs à la royauté, une interpolation postérieure, soit parce que ni lé peuple, ni Samuel, ne font d'allusion à ce passage lors de l'établissement de la royauté, 1 Sam. 8, soit à cause de certains détails qui paraissent être une allusion au règne de Salomon (Wîner, De Welle); Slaudlin et Hsevernick ont maintenu l'intégrité du texte du Deutéronome. — Les pleins pouvoirs des juges étaient une espèce de royauté temporaire ; en offrant à Gédéon l'hérédité de cette charge dans sa famille, Jug. 8, 22., les Israélites montraient déjà cet impérieux besoin de ressembler aux autres nations, dans leur constitution civile, comme dans leurs mœurs et dans leur religion ; Gédéon, en refusant la royauté, parait la regarder comme antinationale, et coniraire à l'esprit de la loi mosaïque. Le jour vint néanmoins où le vœu populaire ne permit plus à Samuel de reculer. On voulut avoir un roi « comme les autres peuples, » paroles qui renferment en elles-mêmes leur condamnation. Dieu accéda à ce vœu dans sa colère, jusqu'à ce que dans sa fureur, il brisa de nouveau cette unité factice. Saill fut sacré par Samuel, le premier des rois par le dernier des grands nommes de la république d'Israël. Le droit du royaume, I Sam. 10, 25., n'est pas mentionné dans le Deutéronome; on peut supposer qu'il n'était que le développement des droits du peuple et des droits du roi, énumérés Deut. 17, et 1 Sam. 8. Le roi, malgré son litre, n'avait rien d'absolu ; régnant sous une constitution théocralique, il ne devait être que le premier représentant de l'Etemel, du roi céleste, lié par sa loi souveraine, et chargé de la faire observer; il conservait le caractère de roi théocralique, et, dans certains cas, l'Urim et le thummim, un prophèle, oh un autre intermédiaire choisi de Dieu, décidaient des choses que le roi devait considérer et exécuter comme la volonté suprême du Roi des fols, 1 Sam. 28, 6. 30, 7. 2 Sam. 4, M 1 R. 22, 7., etc. Dieu continuait donc de se manifester et d'agir' direclement. En réalité, cependant, cette intervention immédiate finit par n'être plus que nominale; lés rois d'Israël s'arl'omnipotence ; Ils prirent sur eux de

déclarer la guerre ou de faire la paix, 1 Sam. H, 5.; ils jugèrent en dernière instance', et s'aitribuèrent le droit de grâce, 2 Sam. H; 15, 2.

1 R. 3, 16. Ils se considérèrent comme les protecteurs et les chefs suprêmes du culte, 1 R. 8,

2 15. 12, 4. Kl,'*. 23, I., et conduisirent, en général, eux-mêmes leurs troupes à la bataille,

1 Sam. 8, 20. Un contre-poids au despotisme se trouvait, soit dans lés capitulations que les rois devaient souscrire avant leur élection, soit dans la constitution des iribus, dont les chefs réunis formaient une sorte de représentation nationale, iSam. 10, 25. 2 Sam. 5, 3. 1 R. 12,4. 2 R. 11.17. 1 Chr. 4, 12-, cf. 13,2. 29, 1.; quelquefois aussi le peuple intervenait directement contre certains actes, et se faisait écouter, I Sam. 14. 45. Enfin, les prophètes que Samuel avait établis comme les conservateurs vigilants dq régime théocralique, et dont il avait fait un ordre que Dieu renouvelait toutes les fois que cela devenait nécessaire, les prophètes s'opposaienj! aux envahissements de l'arbitraire et du despotisme, les uns en profilant de leur position à la cour comme conseillers intimes, Nathan. Esaîe, les autres en se procurant des audiences spéciales, 1 R. 20, 22. 38. 1 R. t. 15.; d'autres fois enfin, en flétrissant publiquement des mesures illégales, et en s'opposant à leur exécution. Mais ces moyens de détail, ces garanties de circonstance, n'empêchèrent pas toujours les empiétements et les excès du despotisme; on vit des règnes entiers se soustraire a l'influence thëocratique.

La légitimité de la famille de Saûl commença avec lui et finit avant lui. Avant la mortdeSaùl, David commençait déjà une nouvelle légitimité qui ne devait cesser qu'avec le royaume. Le fils aîné parait presque toujours avoir succédé de droit à son père, 2 Chr. 21, 3., et avoir pris les rênes de l'Etat même avant l'âge de majorité,

2 R. 11, 21. On ne voit nulle part exprimée l'idée d'une régence à l'égard d'un roi mineur, à moins qu'on ne veuille donner ce nom aux soins paternels dont Joas, le roi de sept ans, fut entouré pendant la vie de celui qui l'avait soustrait aux fureurs ri'Hatalie. Parfois cependant, en dépit du droit d'ainesse, le roi choisissait librement parmi plusieurs (ils celui qui devait régner après lui, 1 R. I, 17. 20. 2 Chr. 11, 22. plus tard, à l'époque de la décadence, la volonté du peuple, ou l'influence étrangère des puissances voisines, contribuèrent â faire des rois en modifiant la ligne de succession sans toutefois sortir de la deseend,ahcé directe, 2 R. 21, 24. 23, 50. 34. 24, 17. Dans le royaume d'Israël, le premier roi, Jérobbam, fut choisi et annoncé par un prophète, 1 R. il, M. S mais le troue devait être héréditaire dans sa famille et passer soit aù fils, s'il en avait, soit au frère du

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monarque, 2 R. 3, 4 . ; mais les continuels chan- 1 gements de dynastie laissent à peine apercevoir la succession naturelle, et le choix du peuple intervint de bonne heure dans les élections, 4 R. 16, 24. Dans l'antiquité, Ton regardait à la taille et à la beauté du roi qu'on choisissait, 4 Sam. 40, 23. Ez. 28, 42., cf.Ps. 45, 2. lliad.,

3, 4 06. Il fallait en outre, chez les Hébreux, que le roi appartint à la nation, Deut. 47, 45. Ceux qui ouvraient une nouvelle dynastie cherchaient souvent à la consolider par l'entière destruction de la famille déchue, 4 R. 46, 44. 2 R. 40, 14. 47. 44, 4. (Les nations modernes ont remplacé la mort par le bannissement ; on a banni les familles de Charles X, de Napoléon, de Louis- Philippe ; l'exécution du duc d'Enghien, et la lente mort du duc de' Reichstadt, pourraient peut-être seules rappeler ces anciennes exterminations). Les premiers rois, SaOI , David et Salomon furent solennellement sacrés par des prophètes ou des souverains sacrificateurs, 4 Sam. 9, 44. 40, 4. 45, 4. 47. 46, 42. 2 Sam. 2, 4. 5, 3. 4 R. 4, 34. 39. 5, 4.; les seuls dont plus tard le sacre soit également mentionné, sont Joas, après l'usurpatrice Hatalie, Joacbaz, fils de Josias, que le peuple lit monter sur le trône, et en Israël, Jéhu, le chef d'une nouvelle dynastie, 2 R. 41, 42. 23, 30. 9, 4.; le sacre paraît donc n'avoir été renouvelé que pour ceux dont la succession n'était pas tout à fait régulière et légitime; il sanctionnait une élection qui avait besoin de se faire reconnaître. Le nom d'oint du Seigneur, ou simplement oint, était, dans le style élevé, donné à tous les rois légitimes, alors même que la cérémonie du sacre n'avait pas été nécessaire pour valider leur couronnement, 4 Sam. 2, 40. 35. 46, 6. 24, 7. 26, 46. 23. 2 Sam. 19, 24. 22, 54. Ps. 2, 2. Lam.

4, 20. On ne voit pas qu'il y eût d'autres cérémonies prescrites pour célébrer un avènement au trône; le peuple témoignait sa joie par des cris, de la musique et des sacrifices; le roi montait sur sa monture, et les acclamations l'accompagnaient îi sa sortie, 4 R. 4, 25. 38, 40. 4 Sam. 40, 24. 2 R. 9, 43. 41, 44. 2 Chr. 23, 44.

Quant au costume du roi, outre ia magnificence de ses vêtements, et les ornements, bracelets (2 Sam. 4,40), etc., dont il était couvert, on distinguait comme les attributs de sa charge le diadème, 2 Sam. 4, 40. 2 R. 44, 4 2., la couronne ornée de pierres précieuses, 2 Sam. 42, 30. Cant. 3, 41. Ez. 24, 34. 4 Macc. 40, 20., le sceau, Dan. 6, 47., le sceptre, Ez. 49, 44. (il était de bois; ceux d'Homère sont d'or ou dorés), et le trône, Prov. 46, 42. On trouve la description du trône de Salomon, 4 R. 40, 48. 2 Chr. 9, 47. Chez les Perses, le trône était un siège garni d'or, et si élevé qu'un marchepied était nécessaire pour y monter ; on peut sup- 1

■ poser que celui de Est. 5, 4 . avait cette forme. Plus tard, le manteau de pourpre fut ajouté aux vêlements royaux, 4 Macc. 6, 4 5., cf. Mattb. 27, 28. Act. 42, 24.

Les revenus des rois d'Israël, qui servaient indifféremment a l'entretien de leur cour et aux besoins du service public, provenaient, soit des dons volontaires et fréquents de leurs sujets, 4 Sam. 40, 27. 46, 20. 2 Sam. 8, 44. 4 R. 40, 25., soit de domaines, champs, jardins, vignobles, appartenant à l'Etat, 4 Sam. 8, 44. 4 Chr. 27, 26. 2 Cbr. 26, 40., soit des confiscaliODs, 4 R. 24, 46., cf. Ez. 46, 48. 2 Sam. 46, 4., soit de régies, 4 R. 4 0, 44. 26. Am. 7, 4., soit de corvées, 4 R. 5, 43. 9, 24., cf. 4 Sam. 8, 4 3., soit d'impôts en nature perçus régulièrement sur le peuple, ou sur les pays conquis, 4 Sam. 8, 45. 47, 25. Es. 46, 4. Il est parlé encore d'une espèce d'impôt foncier levé dans des moments de besoins extraordinaires, 2 R. 23, 35.; le roi, enfin, s'appropriait toujours dans les guerres heureuses une notable portion des dépouilles ennemies, 2 Sam. 8, 2. v. Butin et Impôts. — Avec de pareilles sources de revenus, on s'explique ces trésors royaux parfois si considérables, ces riches gardes-robes, ces monuments, ces palais, ces jardins de plaisance, et ces riches et somptueuses tables auxquelles c'était un si grand honneur d'être invité comme convive ordinaire, 4 R. 2, 7. 4, 22. 7, 4. 40, 24. 44, 26. 2 Sam. 9, 7. 2 R. 44, 44. 40, 22. 24, 48. 25, 4. Jér. 39, 4. 52, 7. Dan. 5, 4. Est, 4, 3. Un harem nombreux ne larda pas à faire partie des plaisirs des rois, 2 Sam. 5, 43. 42, 8. 2 Chr. 4 4 , 24 . 4 R. 4 4 , 4 . 20, 3. ; gardé par des eunuques, il appartenait à l'héritage du successeur ; celui qui s'en approchait et qui s'appropriait une des femmes du monarque, se posait en prétendant; la déclaration d'amour devenait une déclaration de guerre ; Abner contre la famille de SaOI, Absalon contre son père, Adonija contre son frère Salomon, manifestèrent de cette manière leurs prétentions à la couronne ; 2 Sam. 46, 22. 4 R. 2, 47.

Les rois témoignaient leur bienveillance par de riches présents en argent, en armes ou en vêtements; c'était une distinction particulière s'ils faisaient asseoir quelqu'un à leur droite, 4 R. 2, 49. Le respect qu'on leur devait était très grand, Prov. 24, 24.; on se jetait k terre devant eux, de telle sorte que le front touchât la poussière, 4 Sam. 24, 9. 25, 23. 2 Sam. 9, 6. 49, 48.; les femmes du roi elles-mêmes étaient obligées à de pareilles démonstrations, 4 R. 4, 46. : celui qui se trouvait sur le passage du roi, devait descendre de sa monture,4 Sam. 25, 23. On embrassait les rois, et dans les rues ou dans les audiences, on leur criait des vivats et des vœux de prospérité, 4 Sam. 4 0,24. Ps. 2, 4 2. Dan. 2, 4. 3, 9.

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Jos. , Bell. Jud . , 2, 1 . 4 . On se faisait une haute idée de leur intelligence et de leurs facultés, el l'on cherchait à rapter leur bienveillance quand on se l'était aliénée, 2 Sam. 49, 4 8. 20. A leur entrée dans les villes ils étaient reçus avec grande pompe, 2 R. 9, 43. 4 Sam. 48, 6. Les offenses à la majesté royale étaient punies de mort, 4 R. 24, 40.; si le coupable appartenait à la famille même du roi, on se contentait de l'éloigner de la cour, 2 Sam. 44, 24. 28. Les rois hébreux étaient d'ailleurs beaucoup plus populaires que tous les autres monarques de l'Orient; ils se montraient fréquemment au milieu de leurs sujets, et se laissaient facilement aborder par eux, 2 Sam. 49, 8. 4 R. 3, 46. 20, 39. 2 R. 6, 26. 8, 3. Jér. 38, 7. A leur mort ils étaient déposés dans les sépulcres royaux, les rois de Juda étaient enterrés à Jérusalem, 4 R. 2, 40. 4 4 , 43. 44, 34.; quelques rois vicieux furent cependant privés de cet honneur, 2 Chr. 28, 27., ce qui ne va pas jusqu'à établir que les Israélites eussent, comme les Egyptiens, la coutume de juger les rois après leur mort ; ce pouvait fort bien n'être que l'explosion momentanée et spontanée de l'irritation publique. Entre eux, les rois s'honoraient par de riches présents, 4 R. 40, î., el par des ambassades n'ayant d'ordinaire qu'une mission spéciale de félicitations ou de condoléances, 2 Sam. 40, 2. 2 R. 20, 4 2.

Les principales charges de la cour étaient : 4° celle de grand-maltre, 4 R. 4, 6. 48, 3. 2 R. 48, 48. 49, 2. Es. 22, 45. ; les portiers du palais, 2 R. 7, 14., lui étaient subordonnés, et il avait l'inspection générale de tout ce qui concernait la maison royale; — 2° le percepteur des impôts, commis sur les tributs, 2 Sam. 20, 24. 4 R. 4, 6. 42, 48., cf. 44, 28. — 3° Le maître de la garde-robe, inspecteur du vestiaire, 2 R. 40, 22. — 4° Le ministre ou commis des finances, intendant des villes, châteaux, vignobles, jardins de la couronne, 4 Chr. 27, 5. ; il y avait douze directeurs des domaines dans les douze cercles du pays, 4 R. 4, 7., et il est a croire que Chuzas et l'officier de Candace, Luc 8, 3. Act. 8, 27., remplissaient des fonctions de ce genre, à la fois inspecteurs, percepteurs, et payeurs. Les serviteurs du roi étaient en général des eunuques, 2 R. 8, 6. Jér. 52, 25., de même que l'échansoo, 4 R. 40, 5. Est. 4, 40. Ceux qui se tenaient près de la personne du roi, et dont parle Jérèmie, étaieot peut-être une classe spéciale de serviteurs; peut-être aussi ces mots désignent-ils simplement les plus hauts fonctionnaires de la cour, ceux qui avaient l'honneur d'approcher le roi de plus près. — Il faut nommer encore les gardes du corps, chargés de pourvoir à la sûreté du château et du palais, 2 R. 44, 5., de remplir l'office de bourreaux à l'occasion, et de faire exécuter

les édits dans les provinces. Ce n'est que par exception que les princes du sang avaient quelquefois une garde, 2Sam. 45, 4. Les Kérélhiens et les Péléthicns mentionnés 2 Sam. 15, 48. 20, 7. 4 R. 4, 38. 44., et réunis sous les ordres de Bénaja, 2 Sam. 8, 48., comme gardes du corps de David, étaient peut-être des soldats appartenant à des tribus parentes des Crétois et des Philistins; mais leur nom a aussi une signification particulière, et l'on peut traduire les exécuteurs et les courriers (karath signifiant tuer, et palath s'enfuir, se hâter, courir}. On voit par 4 R. 2, 25. 34., que les soldats du roi étaient souvent chargés des hautes-œuvres, de même qu'en Egypte et en Babylonie, Gen. 37, 36. 40, 3. 44, 10. Dan. 2, 4 4., et par 1 Chr. 30, 6., qu'ils faisaient l'office de messagers estafettes. Celle traduction est préférable à celle qui ferait de ces noms des noms propres ; on comprendrait difficilement en effet, que David se fût fait une garde de soldats étrangers et païens; c'eût été une mesure antilbéocratique et impopulaire au dernier point, et de nos jours, les quelques monarques qui se font garder encore, ou restaurer par des soldats étrangers, ont pu comprendre que c'est un danger plutôt qu'un secours. — v. Gouvernement, Israël, Juda, etc.

Livres des Rois. Composés d'après un grand nombre de sources qui sont indiquées au fur et à mesure, et qui ont presque toutes pour auteurs des prophètes, Nathan, Abija, Hiddo, Sémaja, Jèhu, etc., ces deux livres racontent l'histoire d'Israël et de Juda, depuis Salomon Jusqu'à Sêdécias et Jéhojachin, qui fut tiré de prison la 37e année de sa captivité, et vécut en liberté jusqu'au jo«r de sa mort, sous Evilmérodac, roi de Babylone, qui lui accorda une pension. Ce dernier trait sert à fixer l'époque de la rédaction définitive de ces livres. On assiste à la mort de Jéhojachin; il meurt sous Evilmérodac, et, au dire de Bérose, rapporté par Josèphe, Evilmérodac n'a régné que deux ans. La date est précise, ou à peu près. Or, sauf une mention incidente faite d'Urie (v. Jér. 26, 20.), Jérémie est le seul prophète de cette époque, où les oracles de Dieu étaient rares. Jérémie parait donc avoir été le collecteur-rédacteur de ces deux livres qui conduisent jusqu'à son temps, et le témoignage talmudique (Baba Batbra), qui n'est jamais complètement à mépriser, reçoit, dans ce cas particulier, la sanction de la vraisemblance et de toutes les probabilités réunies. Les Livres des Rois sont placés, dans le canon hébreu (où ils n'en formaient primitivement qu'un seul], parmi les livres prophétiques (N'hum), ce qui suppose qu'au point de vue dos Juifs ils jouissaient d'un haut caractère d'inspiration. Le style a beaucoup d'analogie avec celui de Jérémie (r. Haever-

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nick), et les rapports sont souvent frappants, j

quelquefois textuels; cf. par exemple 2 R. 17, I 10. Jér. 4, 20.— 4 R. 25, I. Jér. 39, 4. — ï R. I 47, 1 l. Jér. 7, 26. — Quelques idées reviennent i avec fréquence dans les Rois et dans Jéremie, notamment celle de la permanence de la maison de David sur le trône, cf. 1 R. 2, 4. 8, 25. 9, 5. Jér. 33, 17. 13, 4 3. 47, 25. 22, 4., et i'auleur des deux ouvrages affecte de rechercher volontiers des expressions empruntées à la loi de Moïse, les appliquant d'une manière tantôt historique, tantôt prophétique, suivant le but qu'il poursuit, cf. Deut. 13, 17. 2 R. 23. 26. Jér. i, 8. Quant au rapport qu'il y a entre Jér. 52, et 2 R. 24,, 18. sq., on peut voir que ce morceau, tout à fait conforme à l'ensemble de l'histoire des Rois, et sorti de la même plume, se présente isolé a la lin des prophéties, et il est évident que le collecteur des prophéties de Jéremie ne l a placé à la tin de ce recueil que parce qu'il ne pouvait y avoir aucun doute sur la per>onne de son auteur; en outre, comme, ce morceau, dans Jérémie, est plus développe qu'il ne l'est dans le Livre des Rois, il y avait de l'intérêt à ce qu'il ne lût pas retranche el laissé de côté. Le prophète avait éeril les mémoires de son temps comme, d'autres l'avaient l'ait avant lui, el ce sont ces mémoires qui tei minent à la fois ses orac.es et son histoire des Rois. L'opinion qui fait d'Esdnts ou d'Ezéchiel l'auteur de celte collection, se justiff difficilement, el n'a pour elle ni la tradition, ni des raisons suffisantes.

Le but que s'est proposé l'auteur de l'histoire des rois est à la fois didactique et prophétique; il a moins en vu/ de raconter el de décrire, que d'instruire et de rendre attentif. Il apprend aux peuples el aux rois que le principal de la sagesse, c'est la crainte de l'Eternel; il leur rappelle la fidélité de Dieu, les avantages de la pieté, les dangers de l'idolâtrie, l'incertitude des choses humaines; il met enfin devant leurs yeux Punique et véritable roi de Juda selon l'Esprit, Jésus le descendant des lois selon la chair, dont la sainteté, les perfections, la justice, doivent être prises d'avance pour modèles par ceux qui occupent le trône que le Messie doit occuper un jour. Il met en relief aussi les rapports du prophélisme avec la royauté, faisant pénétrer l'un dans l'autre, et montrant combien la royauté est essentiellement ihéocratique, puisqu'elle succombe toutes les fois qu'elle méconnaît les enseignements transmis de Dieu par la bouche des prophètes. Les oracles el la vie de ceux-ci occupent, surtout en ce qui concerne Israël, une aussi grande place dans ces deux livres que les actions des rois, et se combinent avec elles de manière à n'offrir aux lecteurs qu'un ensemble d'ensei-

gnements éminemment religieux et pratiques.

Le premier livre renferme l'histoire de 4 18 ans; le second raconte les faits des 320 dernières années de la vie nationale d'Israël el de Juda. On peut diviser plus logiquement ces livres en trois grandes périodes : 4° Gloire du .règne de Salomon, 1. 1 à 11; 2° Histoire des déni royaumes, I. 12 à II. 47; 3° Histoire de. Juda seulement II. 48 à 25. Quant aux difficultés chronologiques qui résultent de la comparaisoq de ces livres avec les Chroniques, r. Israël el Chroniques. Outre la place que ces livres occupent dans le canon hébreu, le N. T. renferme plusieurs témoignages en faveur de leur authenticité : cf. \ il. 4 0, Matin. 12. 42. 4 R. 47; 2 R. 5, Luc 4, 25- 4 R. 6, Act. 7, 47., etc. v. surtout 1 R. 19, 10. 48., cf. Rom. 44, 2-4. où ces livres sont appelés l'Ecriture.

ROME (empire de Rome). Sans nous arrêter ici à faire une histoire même fort abrégée de ce vaste empire, si puissant qu'il n'a fini par mourir que pour rénaître bientôt après avec d'autres noms, et sous une autre forme; sans essayer non plus de rappeler comment les différents commentateurs ont voulu trouver l'empire romain tour a tour dans les Kiltim de Nomb. 24, 24., et dans le Tubal d'Es. 66, 49., à côté d explications (v. Edom) et de contradictions plus bizarres encore, nous nous bornerons à rappeler les rapports de l'histoire romaine avec l'histoire juive, tels que nous les indiquent les livres canoniques du N. T. et les apocryphes de l'Ancien. Les prophètes déjà, et Daniel en particulier ont parle de cet empire, mais d'une manière trop obscure, et dans uo but trop spécial, pour que i examen de leurs oracles appartienne à noire travail.

Ce fut l'an 161 av., C. que les Juifs entrèrent, pour la picmière fois, en rapport avec les Romains comme nation. Judas Maccabée conclut avec eux une alliance défensive, dans le but de mettre sou pays à l'abri des tentatives, toujours renouvelées, de Deméirius, roi de Syrie, 1 Macc. 8. Ce furent cependant moins ces alliances que U s querelles de succession au trône de Syrie, qui procurèrent aux Juifs un peu de repos, ci qui donnèrent à leurs princes uo certain poids et une certaine indépendance dans les questions de la politique de l'Orient, 1 M. icc. 40, et 41. Jonathan, en 444, puis Simon, l'un et l'autre frères de Judas Maccabée, renouvelèrent successivement encore l'alliance avec, le sénat romain, 1 Macc. 4 2, 4-46. 4 4, 24., cl Simon, ayant envoyé Ruménius avec un grand bouclier d'or, eut l'avantage de voir son ambassadeur 1res bien reçu, et son peuple appelé l'ami, l'allié, le fi ère du peuple romain, dangereux houneur qui ne lui valut jamais rien de bon. Jean Hyrcau, son successeur, sut se

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maintenir, spu! ci «ans secours étranger, au *4 milieu ues agitations continuelles de la Syrie, * et ne sentit qu'une fois, 5 propos de quelques « (Jt'préd Uions occasionnées iar Antiocbjis Sidctcs, l'utilité dé l'alliance romaine fjbs, Aniiq., Il 43. 9, 2.). Les Romains acquirent une influence et une prépondérance plus décisive sur les affaires juives, lor> dis lntles qui s'élevèrent entre Hynan II et Arislobule II, a propos du trône. Les deux partis sollicitèrent l 'intervention du général Scaurus, que Pompée envoyait contre Tigrane, puis c< Ile de Pompée lui-même, qui venait d'arriver ;'i Damas ; celui-ci marcha contre Jérusalem, la prit d'assaut, et nomma Hyrcan souverain pontife et prime des Juifs, en réduisant sou territoire à ses anciennes limites, et sous la condition qu'il paverait aux Romains un tribut annuel. Dès lors les Juifs furent soumis à l'administration militaire du président dé la Syrie, de l'avidité duquel ils eurent maintes fois à se plaindre, et la monarchie dégénéra peu à peu en une aristocratie. Jules César, qui porta en Orient la politique modifiée de l'empire romain, reconstitua là monarchie, et se montra, par plusieurs décrets, assez favorable aux Juifs; mais il donna comme adjoint à Ilyrcau, un astucieux Iduméen nommé Aiilipater, qui, en réalité, exerça seul les droits et les fondions de la royauté. Les Juifs lurent de nouveau déclarés les amis du peuple romain, quoiqu'ils ne fussent que ses sujets, et ils restèrent tels assez longtemps, sauf un moment d'indépendance que leur procura une irruption des Parlbes sur les possessions romaines. L'an 40 av. C., lé sénat de Rome nomma Hérode comme roi (mais roi vassal) des Juifs; on a vu, à l'article des llérodes, ce que devint le peuple sous la domination de cette famille. Après qu'Archélaûs eut été détrôné, une partie du pays passa directement sous la domination et l'administration romaine, tandis que la Judée et la Samarie, annexées à la Syrie, furent soumises à l'administration de procurateurs q. y.;| dont la résidence habituelle fut fixée à Césarée; la Ratanée et la Gaulonile éprouvèrent le même sort, l'an 33 de Christ. En 38 et en iz, Hérode Agrippa devint roi de la Galilée et de la Pérée, puis de la Judée et de la Samarie; mais il mourut en 44, et dès lors la Palestine tout entière demeura romaine, à l'exception de la Ratanée et de quelques villes de la Galilée, qui furent données, en 52, au tétrarque Agrippa H.

La religion juive et l'exercice du culte restèrent libres, même sous la domination la plus immédiate de la politique romaine qui, par indifférence ou par principe, sut toujours respecter la foi des provinces conquises. L'administration de la justice civile fut de même abandonnée aux autorités municipales des Juifs,

et le Sanhédrin paraît n'avoir eu à s'occuper en

gêner l que des causes essentiellement criminelles. Les procurateurs étaient chargés de l'exécution des sentences, mais les chefs provinciaux paraissent avoir eu aussi le droit de grâce.

Les Romains prélevaient des impôts fonciers et personnels, parfois même des droits de douane ou d'octroi, qu'ils affermaient assez habituellement A des chevaliers romains1. Des cohortes étaient mises à la disposition des procurateurs eh Judée, même au temps des Hérodes, et une division militaire occupait, spécialement lorsque la pique attirait un grand concours de peuple dans la ville sainte, la citadelle Anton ia, d'où elle pouvait dominer à la fois le temple et le peuple, Act. St. 31. Le ijtiariier général était I Césarée, Act. tO, et 27, 1. Une cohorte italique est nommée Act. 10, t. Elle portait ce nom, saris douté parce qu'elle se composât de soldats venus d'Italie, tandis que la plupart des troupes qui se trouvaient en Svrie et en Judée, étaient composées de soldats indigènes. On a vu tour ft tour, dans les archers de Act. 13, 33., des archers, des licteurs, des huissiers, des gardes du corps, sans qu'il soit possible de déterminer exactement ce que signifie le terme grec, qui ne se trouve que dans ce seul passage. — Les poids, les mesures et les monnaies romaines furent reçues des Juifs pendant toute la durée de la domination, et la langue latine parait même n'avoir pas été étrangère aux classes élevées de la Palestine, d'autant plus qu'elle était régulièrement employée dans les débats judiciaires et dans les publications officielles, Cf. Jean 19, 20.; quelques latinismes, quoique peu nombreux, se sont même glissés dans la langue grecque des écrivains inspirés. — Dans lés autres provinces de l'empire, les Juifs, non-seulement continuèrent de jouir de leur pleine et entière liberté religieuse, mais ils étaient même exempts du service militaire; les nombreux Juifs d'Alexandrie étaient en particulier, depuis les Plolémées, les objets de faveurs tout à fait spéciales; au dire d'Alabarque, ils avaient même une espèce de représentation nationale. On peut en dire autant des Juifs d'Anlioche. Toutefois cèla ne tarda pas à changer, et de sanglantes persécutions eurent lieu, surtout aux jours de Calignla.

2° liome (la ville). Cette vieille capitale du paganisme, sise sur sept coltines aux bords du Tibre, avec ses trente-sept p6rtes et une circonférence de treize mille pas, est nommée pour la première fois dans le premier livre des Maccabées, où elle désigne (l'nne manière générale tout 1 empire, puis plusieurs fois dans les Actes, et enfin dans l'Apocalypse, mais en

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