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termes prophétiques: La viil£ éternelle et toujours la même, était habitée au commencement de l'ère chrétienne par uii grand nombre de Juifs qui s'étaient établis dans un .quartiej? spécial au delà du Tibre, où ils pratiquaient leur culte en toute liberté, faisant même à rn qu'il parait, beaucoup de prosélytes. C'étaient pour la plupart des affranchis, des descendants de ceux que Pompée avait emmenés en captivité. L'empereur Tibère, et Claude après lui, les chassèrent de la ville, Suétone ne dit pas en quelle année; d'après Orose, ce serait en la neuvième de ce dernier règne; le nom de Chrestus, mêlé à ce décret comme celui d'un agitateur dont les désordres auraient provoqué l'expulsion des Juifs, n'est peut-être que la corruption du nom de Christ; peut-être aussi qu'un fait spécial dont un Chrestus (nom assez général et qui reparaît sur plusieurs inscriptions), aurait été le promoteur, a provoqué une mesure sur les causes de laquelle les détails nous manquent.
Une Eglise composée de Juifs, de prosélytes et de païens convertis, n'avait pas tardé à se former à Rome, à la suite de la prédication de l'Evangile, que des voyageurs venus de Palestine avaient occasionnellement fait connaître à leurs amis de la métropole; en 58, a l'époque où nous découvrons par l'Ephre aux Romains la première trace de cette Eglise, on voit qu'elle était déjà assez nombreuse, quoiqu'elle n'eût encore eu aucun ministère régulier, et que le grand apôtre des gentils ne l'eût pas encore visitée. Saint Paul, cependant, déjà dès son troisième voyage missionnaire, s'était proposé d'aller visiter ces chrétiens, Act. 49, 2t. Rom. 15, 23.; il s'y rendit en effet, mais comme prisonnier, Act. 28, 46. r. Paul.
Dans l'Apocalypse, Rome est clairement désignée sous le nom symbolique de Babylone, 44, 8. 4C, 49. 47, 5. 48, 2., etc. Siège du paganisme, elle est opposée à Jérusalem, le siège du judaïsme, et le lieu de naissance du christianisme : la corruption est opposée à la sainteté, les ténèbres sont mises en présence de la lumière. Déjà les Juifs avaient l'habitude de désigner sous le nom fatal de Babylone, celte Rome qu'ils baissaient, et les prophètes en regardant l'avenir y voyaient le paganisme ressuscitant toujours aussi païen, mais avec des dehors chrétiens, avec un nom chrétien. Les sept collines et la domination du monde, 47, 9. et 48., ne peuvent laisser aucun doute sur la ville que saint Jean avait en vue. Les interprètes sont généralement d'accord sur ce point. Seulement les uns, les catholiques surtout, qui veulent soustraire leur capitale à un opprobre, et les incrédules qui n'admelieul pas de prophéties, pensent qu'il s'agit de la Rome païenne