‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 325 sur 398 · S ROM · texte numérisé non relu

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dont Jean rajoute, les crime* et te* «hAUtn^ts, la ndts* quelles autres, hre orthodoxes, y volent b> Rome des jstpefc.Coai te 'ta première lttc*r«> «relation l'on peut objecter^ - YocactoAvofe 47, 44. à 48, 84., ne s'est pa^acconipftJ sur l'ancienne Rotor, et que mé bi a il *o*4&r pttP encore accompli auJourrtbnJ; il : lieC peuV donc eonoernei que la1 Renie moderne. On invr^ùe en faveur de la seconde «e fait quetbufckte caractères indiqués dans Apocalypse afappftiquent à la Rome papale d'une manière frappante ; vfie a encore les sept colline*, et nn empire plus étendu que Jamais; elle est faible par ellemême, c'est une femme, mais elle est/ assise sur une bête, appuyée par le pouvoir temporel ; ce n'est pas par Cépée, mais par le' vin de sa prostitution, par la superstition , par les Intrigues de sa politique, qu'elle maintient sa domination; plus qu'aucune autre, elle s'est enivrée du sang des martyrs i elle renferme enÛn dans son sein, et renfermera jusqu'à la On un résidu du peuple de Dieu. C'est donc bien elle que Jean entrevoyait dans l'avenir, et ceux qui prennent garde àurf signes des temps

et si l'accomplissement est encore.

Quant au chiffre 666, t. Nombres.

3° EpUre aux Romains. Dictée par l'Apâlre à un certain Tertius, et portée anx chrétiens de Rome par la diaconesse Phébé (Rom. 46, t.sq), cette èpitre renferme, sur le lieu et l'époque de sa rédaction, des indices si positifs, que les opinions n'ont jamais beauepop varié sur l'un et sur l'autre point. Ce fut après avoir été chassé d'Athènes, et pendant son séjour eu Macédoine, que Paul, étant à Corinthe, écrivit cette lettre. On voit par 4 Cor. 46, 3. 4., que l'A poire se proposait de faire un voyage à Jérusalem pour assister les saints, après qu'il aurait été recueillir à Corinthe les dons de la libéralité chrétienne; or, d'après Rom. 45, 25., il est sur le point d'entreprendre ce voyage; il était donc à Corinthe en écrivant ces lignes. Aquila et Priscille, qui étaient encore à Epbèse lorsque saint Paul écrivait, 4 Cor. 16, 49., cf. Act. 48, 48. 26., étaient arrivés à Rome, Rom. 46, 3. Enfin le voyage que Paul avait résolu de faire à Rome après celui de Jérusalem, Act. 49, 24., il annonce qu'il va le faire, Rom. 45, 28., se proposant même de se rendre jusqu'en Espagne- D'autres détails confirment encore l'opinion généralement reçue ; il salue les chrétiens de h orne de la part de Caîus, 46,23., or Caïus était à Corinthe, 4 Cor. 4, 44.: il les salue de la part d'Eraste , et celui-ci demeurait , à Corinthe, 2 Tim. 4, 20.; Phébé la diaconesse était de Cenebrée, port de Corinthe, etc. D'après ce que nous avons dit ailleurs, ce serait donc vers l'an 58 ou 59 que cette leUre aurait été écrite.

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i Bolten et Berlhold, prenant toujours le parti

' de l'invraisemblance, ont essayé de prouver que l'Epltre aux Romains avait d'abord été écrite en araméen ; le P. Hardouin soutient en revanche que saint Paul l'a écrite en latin, telle qu'elle se trouve dans la Vulgate, et il a un certain intérêt à l'établir ; mais sauf ces deux tentatives désespérées, l'ancienne tradition est restée généralement admise, que Paul a écrit en grec. La circonstance que l'Apôtre écrivait en Grèce, dans une ville entièrement grecque, et l'examen du texte dont le style trahit un travail original, seraient, lors même qu'il n'y aurait pas de tradition, des arguments suffisants pour répondre a toutes les inductions contraires. La langue grecque était d'ailleurs parfaitement connue à Rome (Suét., Claude, 4. Dial. des Orat., c. 29. Juvénal, Sat. IV, 185.)

Si l'on se rappelle que cette épttre a été écrite avant le voyage de Paul à Rome, on s'étonnera que, lors de son arrivée, les Juifs parlent à l'Apôtre comme ne sachant rien de cette secte, sinon qu'on la contredit partout, Act. 28, 22. Comment les chrétiens de Rome, qui avaient attiré l'attention de l'apôtre-missionuaire absent, et qui étaient assez nombreux pour avoir plusieurs lieux de culte, qui s'étaient même avancés jusque près des marches du trône, comment pouvaient-ils n'être pas connus, surtout des principaux d'entre les Juifs? L'Eglise n'était-elle composée que de païens convertis ? même dans ce cas elle n'eût pu rester cachée. Ce n'est d'ailleurs pas probable, et l'Epttre aux Komaius semble indiquer que parmi ceux auxquels l'Apôtre s'adresse, il y avait sinon des divisions et des divergences de vues, tout au moins des positions et des origines différentes, des païens et des Juifs. L'ignorance des chefs de la synagogue à leur égard a donc lieu de surprendre, et les théologiens ont essayé de l'expliquer de diverses manières; Tholuck et Reicbe pensent que les Juifs feignaient seulement de n'en avoir pas entendu parler; d'autres, comme Olshausen dans sa première édition, croient que par suite des persécutions de Claude, la petite Eglise avait été dispersée et presque anéantie ; mais on ne comprend pas les motifs qui auraient pu porter les Juifs à feindre, et quant a la persécution de Claude, comme elle avait eu lieu avant la rédaction de l'Epltre aux Romains, et qu'à cette époque l'Eglise parait de nouveau constituée, elle ne peut non plus expliquer l'ignorance des principaux des Juifs. Il vaut donc mieux admettre avec Olshausen, dans son Introduction à l'Epltre aux Romains (4835), que les Juifs ne connaissaient pas l'existence des chrétiens, parce que ceux-ci avaient cru devoir, peut-être par des motifs politiques, se séparer entièrement et catégorique-

ment du parti juif, afin d'échapper aux mesures de proscription auxquelles ceux-ci étaient exposés sous Claude : les chrétiens, même les judéochrétiens, ne voulaient pas être confondus avec les Juifs, comme plus tard aussi, lors du siège de Jérusalem, ils durent se séparer d'eux d'une manière ostensible, pour pouvoir se réfugier dans la citadelle d'iElia ; cette séparation, qui leur était dictée par leur intérêt, fut peut-être facilitée au point de vue dogmatique, par l'influence de quelques disciples de Paul qui enseignaient la complète rupture avec les traditions juives.

En admettant cette explication, l'on comprend aussi que les questions qui s'agitaient ailleurs, et les divisions entre judéo et pagano-cbrêtieos, ne fussent pas à l'ordre du jour dans l'Eglise de Rome. L'Apôtre, en écrivant aux frères, reste donc sur le terrain abstrait de l'exposition, et ne parle de la position que l'Evangile fait aux Juifs et aux païens que d'une manière générale, sans que rien dans les circonstances de l'Eglise ait provoqué ces observations. Les rapports de la Loi et de l'Evangile sont le sujet de sa lettre. Dans les 47 premiers versets il introduit et expose son sujet, savoir que l'Evangile est la puissance de Dieu, en salut à tout croyant, et que la justice de Dieu se révèle en lui pleinement de foi en fol. La seconde partie va de 4, 48. a 44 , 36.; elle est consacrée aux développements dogmatiques, et forme comme le noyau de l épUre. Dans la troisième (42, 4.-45, 33.), Paul examine les conséquences morales et pratiques de la justification par la foi. Le ebap. 4 6 enfin est un épilogue qui renferme les vœux de l'Apôtre, et de nombreuses salutations.

L'importance de l'Epltre aux Romains a été sentie de tout temps; c'est ce qui lui a valu d'être placée en tête des autres épltres, quoiqu'elle ne soit pas la première en date. La grandeur du sujet, la profondeur des pensées, l'énergie du langage, la puissance du raisonnement, la clarté et la précision de la doctrine, font de cette lettre une lettre à part, et lui assignent aux yeux des chrétiens une place spéciale dans le canon du N. T.; et si le sermon sur la montagne a été considéré comme le commencement de l'Evangile, on peut dire que l'Epltre aux Romains en est le dernier mot. L'Apôtre a cru, c'est pourquoi il a parié, et jusque dans les plus petits détails, on reconnaît que l'inspiration divine n'a parié qu'à travers l'expérience intime et personnelle de l'Apôtre. On ne peut le comprendre aussi que lorsqu'on a failles mêmes expériences que lui ; il faut avoir reconnu d'abord qu'au milieu des œuvres de la loi, l'on se trouvait encore faire la guerre à Dieu et persécuter le Sauveur, pour renoncer entière- I ment au salut par les œuvres et ne plus cher-

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